À L'ÉTRANGER
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JAYLEN HOARD, UNE PREMIÈRE SAISON AMÉRICAINE TRÈS RICHE

Jaylen Hoard Team CP3
Crédit photo : scoutcom

De retour en France, Jaylen Hoard revient sur sa première saison aux Etats-Unis.

Il a beau être en vacances, Jaylen Hoard se lève aux aurores chaque matin avec comme première direction : la salle de basketball. En compagnie de sa soeur, Anaia, membre du Pôle France à l'INSEP, il s'impose une séance de travail individuel de 2 heures mise en place par Sylvain Lautié.

Les deux ne veulent pas couper entre une saison chargée et la préparation de leur Euro respectif, avec l'équipe de France U18 masculine pour le premier et l'équipe de France U16 féminine pour la deuxième.

Car c'est bien simple, Jaylen Hoard a un objectif en tête pour cette compétition : "la médaille d'or". Toujours la tête sur les épaules, le prospect NBA semble sûr de lui après une riche saison 2016/17.

Stoppé par des problèmes physiques liés à sa croissance entre 2012 et 2014, le fils d'Antwon Hoard et Katia Foucade a repris la compétition en 2014 à Castelnau-le-Lez. Montant en puissance toute l'année, il a été jusqu'à New York pour être élu MVP du Jordan Brand Classic international à Brooklyn. Dans la foulée, il a rejoint le Centre Fédéral, institution qu'il a finalement quitté l'été dernier pour tenter l'aventure américaine.

Une formation complémentaire

Doté de la double-culture franco-américaine, Jaylen s'était jusque là contenté de visites en Amérique du Nord pendant les vacances scolaires. Mais afin de voir autre chose, connaître le système où sont passés ses parents plus jeunes, il a décidé de rejoindre la Wesleyan Christian Academy, un lycée où entraîne l'ancien Chalonnais Keith Gatlin. Après des premières semaines compliquées, lors desquelles il a du faire face à de multiples changements, son expérience a finalement été à la hauteur de ses attentes. Poste 3 très délié pour sa taille (2,05 m), le deuxième meilleur marqueur du Mondial U17 2016 a fini par se faire à ce nouveau monde, même quand il a du étudier deux heures par semaine... la Bible.

"Au début j'ai eu un petit moment d'adaptation, pas pendant les matchs mais pendant les entraînements car le jeu est différent. Mes trois premiers matchs se sont bien passés. Ensuite j'ai eu un trou car le jeu est différent, l'arbitrage et les règles aussi... Le jeu est beaucoup plus rapide, il y a moins de système, ce sont plus des principes de jeu."

Exemple : dans le championnat lycéen de Caroline du Nord, il n'y a pas de temps limite pour prendre un tir. Ce qui n'empêche que le "run & gun" y est très répandu. De quoi apporter une plus value à son jeu, lui qui avait l'habitude de s'exprimer dans des collectifs structurés. Il a ainsi du élever son niveau d'agressivité, sa capacité à prendre rapidement des initiatives et a tout simplement du dominer face à des joueurs de sa classe d'âge.

"Ca m'a beaucoup aidé de voir un autre basket. Ca m'a permis de devenir beaucoup plus agressif. Car là-bas si tu ne joues pas agressif, c'est compliqué. J'ai progressé physiquement, dans la lecture de jeu paradoxalement. Les choses qui me manquaient un peu, j'ai pu les améliorer, remplir des trous."

Finalement, son équipe a atteint la finale de l'Etat de Caroline du Nord, s'inclinant sur un 3-points au buzzer. C'était au mois de mars. Epoque où une saison se termine (celle des lycées) et une autre débute, celles des tournois AAU.

Face aux meilleurs joueurs du pays

Après ses trois premiers matchs en High School, Ball is Life lui a consacré une vidéo qui a fait un petit buzz. De quoi attirer les regards. Les coachs de "CP3", l'équipe AAU parrainée par le meneur NBA Chris Paul, lui ont rendu visite avant de le rencontrer, lui et sa famille. Dès le mois d'avril, la saison AAU était lancée.

"C'était complètement différent, c'était vraiment dur. En High School, parfois tu joues des joueurs qui ne sont pas très bons, à part si ce sont les meilleures équipes de l'Etat. Là ce sont les meilleurs joueurs de chaque état. En gros c'est une sélection. Les gabarits changent complètement, il n'y a que des gars de plus de 2,00 m. Du coup, le premier tournoi c'était compliqué, je n'étais vraiment pas dedans. J'ai du revenir à l'école et travailler sur des choses qui n'ont pas été."

Il faut dire que Jaylen Hoard a d'abord été utilisé au poste 5, lui le joueur extérieur.

"J'étais perdu, je jouais contre des gars physiques comme mon père. Après ils (les coachs) se sont adaptés, je jouais 4 fuyant. C'est à partir de là que j'ai pu bien jouer."

Le déclic a lieu sur le troisième match du deuxième tournoi. Lors de son troisième tournoi, il a même intégré le cinq de la compétition. Au final, Jaylen Hoard s'est rendu à Hampton en Virginie, en Indiana, à Atlanta en Géorgie et à Los Angeles en Californie. Lors de tous ces tournois, il a affronté les plus gros prospects évoluant au lycée en Amérique du Nord, comme "CA Bound", formation composée par les meilleurs joueurs canadiens.

"J'ai retrouvé toute l'équipe que j'ai affronté lors du Mondial U17."

Encore un an avant la NCAA

Face aux meilleurs joueurs des Etats-Unis, sa cote a grimpé au point qu'il est désormais classé 16e joueur de sa classe d'âge sur tous le pays par Scout.com et 22e par ESPN. Sa saison senior s'annonce décisive dans la suite de son parcours.

"L'objectif c'est de gagner le titre de l'Etat. Individuellement, c'est d'être McDonalds All-American, de faire le Jordan Brand Classic côté américain, le Hoop Summit..."

Avant de choisir son Université. Démarché par de nombreux programmes de renom, il a pu visiter le campus voisin de Wake Forest - où l'un de ses coéquipes va jouer la saison prochaine mais aussi son ami Olivier Sarr -, celui de Maryland avec un coéquipier et USC avec son père.

"Il faut être sélectif. Quand les coachs te racontent que tu es le meilleur joueur au monde, que tu vas venir jouer dans leur école directement sans aucune concurrence... Ils te mentent. Il ne faut donc pas les écouter. Les écoles sérieuses, tu sais que tu vas devoir travailler pour mériter ton temps de jeu."

Jaylen Hoard a déjà une idée de ce qui compte pour choisir un programme.

"La relation avec le coach, si vraiment il reste en contact avec toi, s'il te donne l'impression que tu es une priorité, le style de jeu, comment tu vas pouvoir t'intégrer avec l'équipe, le campus... Après il faut que mes parents soient d'accord, c'est un choix collectif. La conférence maintenant c'est moins important, il y a plein de "mid-majors" (d'équipes évoluant en dehors des grosses conférences NCAA, NDLR) qui s'en sortent."

Une expérience de vie très bénéfique

C'est donc avec des souvenirs plein la vue que Jaylen est rentré des Etats-Unis. Une saison riche sur les parquets mais aussi pour sa maturité, sa confiance. Ce qui pourra sans doute se retranscrire dans son activité fêtiche. Après avoir vécu dans le cocon du Centre Fédéral, il a joué dans des salles pleines, où son nom commence à être connu.

"L'environnement est carrément différent. Ils sont vraiment à fond dans le basket, si tu fais un bon match, tout le monde t'en parle le lendemain à l'école. Tu vas au magasin, des fois il y a des gens qui te connaissent. Je suis arrivé et directement l'ensemble de l'équipe m'a bien intégré, on était soudé."

C'est avec un enthousiasme toujours certain que les étapes se sont enchaînées pour lui. Du "trash-talk" de ses adversaires directs qui le provoquent à coup de "overrated" (surrestimées), à la présence de coachs de légende dans les tribunes comme Mike Krzyzewski pour ses matchs AAU, en passant par celle de Chris Paul sur le banc de son équipe AAU, il est entré dans un nouveau monde où il semble s'épanouir.

"Chris Paul, c'est vraiment un mec cool, assure-t-il. Quand on est arrivé à Los Angeles, on est directement allé chez lui où on a mangé un barbecue. Le reste de la semaine, il l'a passée avec nous. C'est le parrain, tu parles avec lui, il te donne des conseils... Pendant les matchs il intervient, tu l'entends pendant que tu joues, sur les temps d'arrêt etc."

Après le nouvel objectif de cet été et le retour dans le contexte FIBA, il arrivera les batteries chargées à bloc pour son année senior. S'il vivra toujours chez son entraîneur, Keith Gatlin, il sera avec sa soeur Anaia au quotidien, elle qui intégrera l'équipe féminine à la rentrée. "Je suis trop content" annonce-t-il. Une nouvelle expérience, à deux cette fois.

Sur les plages de carnon, Jaylen Hoard travaille dur en compagnie de Sylvain Lautié

19 juin 2017 à 13:18
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