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BILAN ET PERSPECTIVES, LE PRÉSI JEAN-PIERRE SIUTAT PASSE À L'OFFENSIVE

JeanPierre Siutat Patrick Beesley
Crédit photo : Guillaume Poumarede

Le président de la Fédération française de basketball Jean-Pierre Siutat a fait le point sur la situation internationale.

Ce jeudi 21 septembre, le président de la Fédération française de basketball, Jean-Pierre Siutat a donné une conférence de presse. Le Tarbais s'est montré offensif, que ce soit pour dresser un bilan de ses sept années à la tête du basketball français ou concernant les échéances à venir, qui s'annoncent importantes.

De retour de l'EuroBasket 2017, avec un intermède furtif à Lima au Pérou pour aller soutenir la candidature de Paris aux Jeux olympiques de 2024, Jean-Pierre Siutat avait la niaque.

"On attaque un nouveau cycle, l'excellente nouvelle c'est que les Jeux olympiques de 2024 seront organisés sur notre notre territoire. J'ai eu le plaisir de faire partie de la délégation. J'ai aussi passé beaucoup de temps sur l'Euro à discuter de plein de choses. Comme tous, je lis ce qui se dit sur les réseaux sociaux."

Huit médailles en 2017

Pour réussir "cette nouvelle ère", Jean-Pierre Siutat a rappelé que la Fédération française de basketball (FFBB) bat chaque saison son record de licenciés, le dernier en date ayant été établi à 660 000 inscrits. Grâce à cela et une augmentation significative des revenus marketing, le budget fédéral est passé de 18 à 36 millions d'euros sous sa gouvernance. Enfin, il a rappelé que la FFBB ne bénéficiait pas des plus grosses subventions de l'état, celle-ci s'établissant à 2,3 millions "en cash" contre 3,5 millions pour le handball qui compte pourtant moins de licenciés. A ce bilan chiffé s'ajoute le palmarès.

"On livre une copie pas si mauvaise que ça. On est troisième au ranking mondial (qui comprend les compétitions masculines, féminines et de jeunes, NDLR). Il y a dix/quinze ans, nous étions la risée sur les équipes de France de jeunes. Maintenant, c'est presque anormal quand on n'a pas de médaille. En 2017, nous avons fait le meilleur bilan de (l'histoire de) l'équipe de France avec huit médailles, dont trois en or, sur un même été."

Les séniors filles ont ramené l'argent, l'équipe de France A' l'or aux Jeux de la francophonie, les U20 finissent quatrièmes, les U18 filles en bronze et les U16 en or à Bourges. Chez les garçons, les U20 ont pris le bronze et les U16 l'or. En 3x3, les séniors garçons ont fini en bronze à Nantes lors de la Coupe du Monde tout comme les U18 à l'Euro en Hongrie. Mais il n'oublie pas la compétition phare de l'été, l'Euro sénior masculin, qu'il qualifie "d'échec".

"C'est une contre-performance. Il faut qu'on se pose les vraies bonnes questions. On a échoué en huitième, comme la Lituanie. On faisait partie des équipes qui devaient passer. On a eu des absents par choix (Gobert, Batum) ou par blessures (Beaubois, Fall, Luwawu-Cabarrot et Causeur). La préparation a connu des difficultés avec là aussi des blessés (Séraphin, Diot, Poirier et Lauvergne).

Je veux quand même saluer ceux qui sont venus. Mais il faut rebondir. J'ai posé la question aux sept autres fédérations qui ont été sorties en huitième de finale et personne n'a remis en cause son staff. La Lituanie, dès le lendemain ils travaillaient sur les fenêtres."

Après un debriefing en compagnie du staff technique, à qui la confiance a été renouvelée, place aux échéances à venir. Et la première arrive avec la campagne de qualification pour la Coupe du Monde 2019, qui commence dès novembre avec une première fenêtre internationale. Membre du "board" de la FIBA, Jean-Pierre Siutat assure avec été contre ce nouveau calendrier dès qu'il a été évoqué.

"Depuis 2012, j'ai oeuvré pour dire qu'on n'était pas tout à fait d'accord avec ce calendrier. Je disais qu'il fallait que les équipes nationales jouent de vraies compétitions dans leur pays. Mais avec leurs meilleurs joueurs. Sans eux et dans un groupe difficile (Russie, Bosnie et Belgique), cela va être compliqué au niveau sportif. Et ce n'est pas bon pour la marque qu'est l'équipe de France."

Les Français jouant en EuroLeague seront sélectionnés

Sans langue de bois, Jean-Pierre Siutat a été virulent concernant l'EuroLeague qui n'a pas prévu de trêve dans son calendrier 2017/18 pendant les fenêtres internationales.

"La FFBB est membre de la FIBA. Donc il faut être légaliste et mettre en place les calendriers en conformité avec ceux de la FIBA. C'est pour ça que je me suis battu contre l'EuroLeague. J'accuse le cadre de la structure privée de ne pas faire en sorte de mettre en place un calendrier. Notre mission à nous, c'est service public, donc l'intérêt général. L'ECA (la société privée qui gère l'EuroLeague) a signé un document en juillet pour dire qu'ils libéreraient les joueurs. Finalement, ils ne le font pas."

Jordi Bertomeu, en qui il avoue "ne plus avoir confiance", en a également pris pour son grade. La FFBB a également annoncé que des joueurs évoluant en EuroLeague seraient convoqués par le sélectionneur pour les fenêtres internationales. Reste à savoir si ceux-ci seront libérés par leur club. Si ce n'était pas le cas, le niveau sportif de l'équipe de France s'en retrouverait très affecté.

"Dans les 37 joueurs du Team France Basket, nous avons 10 joueurs en NBA (en comptant Boris Diaw) et 13 joueurs en EuroLeague. Donc nous avons 23 joueurs indisponibles pour les fenêtres d'hiver. J'ai mis beaucoup de pression auprès de la FIBA car je trouve dommage que l'on ne puisse pas profiter des bénéfices de notre travail."

En cas de non qualification pour le Mondial 2019, les Bleus ne pourraient pas disputer les Jeux olympiques de Tokyo en 2020... Sauf s'ils bénéficient d'une "wild-card" pour participer au Tournoi de Qualification Olympique (TQO) en 2020. Deux d'entre elles seront attribuées pour la zone européenne, comme cela a déjà été le cas en 2016 (la Turquie, qui a affronté la France aux Philippines, en avait reçu une). Lésée par ce nouveau calendrier et influente sur la scène mondiale, l'équipe de France espère être invitée au TQO en cas de non qualification par la voie "normale".

Manquer les JO 2020 serait dommageable pour l'objectif de ceux de 2024 à Paris.

"Même si ce n'est pas garantie, on a de bonnes chances d'y être (en 2024) en tant que pays organisateur. On a un effectif en capacité d'être opérationnel pour cette échéance. Mais si on veut bien préparer 2024, il faudra qu'on soit à Tokyo en 2020 et donc à la Coupe du Monde en Chine en 2019. Surtout que ce n'est pas facile d'évoluer à domicile. Depuis les JO de Barcelone en 1992, seules trois sélections ont gagné une médaille à domicile : les Etats-Unis en filles et garçons à Atlanta en 1996 et l'Australie chez les féminines en 2000."

Un chantier qui s'ouvre avec beaucoup d'incertitudes dans un monde du basketball en pleine mutation. Pas facile de s'y retrouver.

21 septembre 2017 à 18:43
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