ÉQUIPE DE FRANCE
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DENNIS SCHRÖDER : ET POURTANT, LES BLEUS ÉTAIENT PRÉVENUS

Crédit photo : FIBA

Dennis Schröder était attendu, ciblé. Un traitement de faveur lui avait été réservé. Las, le meneur allemand a tout de même fait mal à l'équipe de France, et guidé les siens à la victoire.

Ils s'y sont pourtant mis à plusieurs. Thomas Heurtel avec ses moyens, Axel Toupane et ses longs bras, Edwin Jackson et son envie. Pendant longtemps, il ont réussi à museler Dennis Schröder. 17 minutes exactement, pendant lesquelles le meneur dragster n'a pas trouvé la moindre ouverture. S'il est parfois passé en un-contre-un, c'était pour ensuite mieux buter sur une rotation défensive longtemps impeccable. 0/7 pour commencer la rencontre, le joueur des Atlanta Hawks a connu des entames plus fastes. Mais il ne s'est jamais affolé.

"Je suis resté agressif", explique le meneur allemand. "En première période la pression était forte, ils nous faisaient beaucoup courir. Il a fallu continuer à se battre, et des espaces ont fini par s'ouvrir. Et par chance nous avons réussi à l'emporter."

Dennis Schröder est modeste. Car si l'Allemagne a eu de la réussite, elle a su forcer sa chance, en s'engouffrant dans le sillage de son meneur supersonique. En souffrance en terme d'adresse, massé à quelques reprises par la défense française, il a effectivement augmenté son agressivité au fil des minutes. Il est d'abord allé chercher les fautes (8 provoquées au total), ce qui lui a permis de débloquer son compteur et de reprendre confiance.

Dennis la malice

Ciblé par la défense qui lui fermait l'accès au cercle, il a su s'en jouer à des moments clés, comme dans le troisième quart, lorsque grâce à son premier pas ultra rapide il est allé conclure de près. Il a aussi su lire les prises à deux pour ressortir parfaitement (8 passes décisives). Et c'est sur deux services de son meneur que Daniel Theis, ouvert en fin de rencontre, a fait mouche  par deux fois pour assommer les Bleus. Presque fataliste, Vincent Collet ne pouvait que constater les dégâts en fin de partie :

"L'Allemagne est adossée sur son meneur de jeu, qui aujourd'hui est le joueur le plus proche de Tony Parker. Cette équipe aura ce point fort dans les années à venir, les joueurs autour sont ce qu'ils sont mais sont valorisés par ce joueur d'exception. Aujourd'hui, on a fait un gros travail sur lui pendant longtemps mais il a fini par déclencher beaucoup de situations favorables pour son équipe, et montré pourquoi il était un très grand joueur. "

Un très grand joueur qui signe une ligne de statistiques très complète : 21 points à 5/15, 4 rebonds, 8 passes décisives, 8 fautes provoquées et 11/11 aux lancers francs en 33 minutes. Il profite aussi du mauvais match de Goran Dragic contre l'Ukraine pour prendre seul les commandes du classement des meilleurs scoreurs de la compétition. Avant de remettre ça en quart-de-finale ? Comme les Bleus l'étaient, les futurs adversaires de l'Allemagne sont prévenus.  

09 septembre 2017 à 20:50
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