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FRANCE - CROATIE : UN POINT SUR CHAQUE BLEU

Edwin Jackson France
Crédit photo : Studio Toniomodio

Retour sur les performances individuelles des Bleus contre la Croatie.

Mardi soir à Orléans, l'équipe de France masculine A s'est inclinée 92 à 87 contre la Croatie pour son deuxième match de préparation. Une belle performance offensive, avec notamment 25 passes décisives pour 30 tirs marqués. Défensivement en revanche, l'équipe a été coupable de trous d'air, une nouvelle fois, même si elle a connu quelques séquences prometteuses dans ce secteur. On fait le point joueur par joueur après cette rencontre.

Evan Fournier : D'entrée de jeu, l'arrière d'Orlando (NBA) s'est montré très efficace en attaque, que se soit en attaquant le cercle ou sur du tir extérieur (4/5 à 3-points). Il a gardé son adresse jusqu'à tard dans la partie, ce qui lui a permis de battre son record de points en équipe de France A. Ses derniers tirs ont été manqués de peu puis il est sorti pour 5 fautes à moins de 2 minutes de la fin après avoir été gourmant sur une prise à deux au milieu de terrain. Défensivement, il a montré une vraie envie de bien faire, parfois même trop en montant très haut, ce qui a engendré des erreurs (duel perdu ou faute). Il a été opposé à Bojan Bogdanovic (21 points à 5/12 en 29 minutes), un poste 3 dur et fort shooteur. Cela n'a pas toujours été facile mais il devra y être habitué puisqu'il sera essentiellement utilisé à cette position durant l'Euro.

Nando De Colo : Comme Evan Fournier, NDC a quasiment tout marqué avant le dernier quart-temps où il a manqué plusieurs tirs à 3-points et eu du mal à faire la différence sur ses derniers drives. Plus gros temps de jeu du match côté français (27 minutes), il a régalé sur plusieurs passes, notamment une adressée à Boris Diaw dans le corner.

Thomas Heurtel : Froissé avec son adresse avant la toute de fin de match (9 points à 2/7 au final), l'Héraultais a trouvé un autre moyen de participer à l'effort collectif (6 passes décisives et 4 rebonds). Pour vraiment s'imposer comme le meneur français des prochaines années, il devra être plus régulier défensivement parlant.

Boris Diaw : A 35 ans, on ne va pas le changer. Boris Diaw prend son temps pour retrouver son forme et sa motivation. Le capitaine a bien-sûr apporté un peu partout (5 points à 2/6, 5 passes décisives et 3 interceptions), mais il a un peu pêché au rebond (3 prises seulement en 24 minutes) avec des oublis d'écran de retard. Surtout, il a eu du mal face à la vitesse du poste 4 adverse Dario Saric, MVP du match.

Joffrey Lauvergne : Pivot titulaire de l'équipe de France, l'Auvergnat s'est montré productif en début de match même s'il a un peu manqué de dureté sur les contacts intérieurs, ce qui explique son 2/5 aux tirs. A son retour sur le parquet, il a pris un coup de genou et est sorti sur l'action suivante, sans jamais revenir. Avec 0 rebond en 10 minutes, il devra faire mieux dans ce secteur, lui qui était énorme pour ça à ses débuts en Bleu. En défense également, il doit corriger ses quelques oublis qui ont engendré des points faciles.

Kévin Séraphin : Avec moins d'espace et plus de taille en face, Kévin Séraphin a eu moins de facilités que contre la Tunisie samedi. Malgré tout, il a encore montré qu'il faisait mal dessous tout en ayant un vrai touché de balle (à l'image de son très beau tir crochet marqué avec la planche). Le Guyanais a su ressortir de bonnes balles lorsque la raquette était fermée, ce qui n'était pas toujours le cas par le passé, preuve une nouvelle fois de ses progrès et de son envie de bien faire. En revanche, comme Diaw ou Lauvergne, il a connu quelques ratés en défense même s'il a parfois haussé le ton dans ce secteur, provoquant des pertes de balle adverses.

Antoine Diot : Installé dans le cinq au retour de la mi-temps, le meneur de Valence a montré une vraie volonté défensive, en demandant notamment à Kévin Séraphin de monter en défense en plein pick & roll. D'ailleurs, il était sur le terrain au moment du 13-0 pour les Bleus dans le troisième quart-temps. Un bon match dans l'ensemble (4 points à 2/4 et 4 passes décisives pour 7 d'évaluation en 17 minutes).

Kim Tillie : Le nouveau poste 4/5 de l'Olympiakos a fait deux passages discrets sur le terrain, comme en témoigne ses statistiques (2 points à 0/2 aux tirs, 1 rebond et 3 balles perdues en 11 minutes). Il a su jouer large, bénéficiant ainsi de trois tirs extérieurs qu'il n'a pas mis. Intéressant face à un poste 4 fuyant et rapide comme Saric dans les duels, il a du mal à trouver de l'impact ailleurs pour le moment.

Léo Westermann : Avec les forfaits de Beaubois, Causeur et même Luwawu-Cabarrot, Vincent Collet n'a pas de choix à faire sur le poste 2 comme prévu. Il y a De Colo et Jackson, pas plus, Fournier jouant 3. Voilà qui devrait donner une chance à Westermann d'intégrer le groupe final, l'équipe pouvant compter deux meneurs sur le terrain. Surtout quand Westermann, poste 1 de grande taille, est utilisé en 3. Un "one three punch" qu'il connaît bien puisque Sarunas Jasikevicius (coach du Zalgiris Kaunas) en est adepte, lui qui a gagné un titre d'EuroLeague en jouant de cette manière aux côtés de Diamantidis et Spanoulis en 2009. La comparaison est flatteuse mais elle a du sens. Avec trois arrières (Heurtel-De Colo-Westermann par exemple), la France peut jouer up-tempo avec trois joueurs rapides dotés d'un fort QI basket et pouvant créer les uns pour les autres. Le CSKA Moscou le fait, l'Espagne le fait, alors pourquoi pas la France ? Bref, cette solution a été testée à deux reprises contre la Croatie et Westermann en a profité pour rentrer deux tirs extérieurs. A suivre.

Yakuba Ouattara : Pour sa première sélection en Bleu, Yakuba Ouattara a voulu montrer qu'il pouvait apporter une intensité défensive supplémentaire à un groupe qui en a besoin. Le Yak l'a fait, et plutôt bien. A tel point qu'il a presque gratté un ballon en milieu de terrain qui aurait pu lui permettre de marquer ses 2 premiers points en Bleu. Car non, il n'a pas marqué, malgré deux tentatives à 3-points. Plein d'enthousiasme, il joue pour une place dans le groupe final et aura certainement encore l'occasion de le montrer sur les matchs à venir.

Louis Labeyrie : Ne se posant pas de question à l'image d'un 3-points tenté et d'un poster-dunk réalisé, Louis Labeyrie semble être une bonne option sur le poste 4 en relai de Boris Diaw. Intense, dur malgré son gabarit filiforme, il possède des qualités intéressantes en sortie de banc. En revanche, il s'est fait avoir par le grand Dragan Bender qui a marqué trois fois de loin et a perdu une balle sur remise en jeu, coûtant 3-points dans la foulée.

Edwin Jackson : Après un passage de 5 minutes à cheval sur le premier et deuxième quart-temps, il n'est pas revenu en jeu. Sans faire de faute grave, il était du cinq qui a encaissé beaucoup de points (14 points dans les 4 premières minutes du deuxième quart-temps). Reste à savoir s'il parviendra à être efficace sur un temps de jeu réduit, lui qui dans sa carrière n'a pas forcément réussi dans ce rôle pour le moment (contrairement aux fois où il bénéficiait de nombreuses responsabilités).

Livio Jean-Charles : Présent sur la feuille de match, il est le seul joueur à ne pas être entré en jeu.

Axel Toupane : De retour de Kaunas dans la nuit de lundi à mardi, il va enfin pouvoir s'entraîner avec le groupe France. Il n'était pas sur la feuille de match.

Vincent Poirier : Lui non plus n'était pas sur la feuille de match. "Il était timoré au départ et depuis deux ou trois jours, il s'intègre plus", a néanmoins commenté Vincent Collet dans L'Equipe. On espère le revoir à l'oeuvre une fois pour se faire une meilleure idée de ses possibilités actuelles à ce niveau.

09 aout 2017 à 11:18
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QUI A ÉCRIT CE PAPIER ?
GABRIEL PANTEL-JOUVE
Tout ça pour mettre une balle dans un cercle.
Gabriel Pantel-jouve
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