ÉQUIPE DE FRANCE
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ITW D'ARNAUD GUPILLOTTE, COACH DES U18 F CHAMPIONNES D'EUROPE

EDF U18F
Crédit photo : FIBA Europe

L'équipe de France U18 féminine est devenue championne d'Europe face à notre meilleur ennemi, l'Espagne, dimanche dernier à Sopron. L'occasion pour BeBasket de revenir sur cette belle aventure avec le coach Arnaud Gupillotte. 

30 points. C'était l'écart final dimanche soir à Sopron en faveur de l'équipe de France U18 féminine en finale de l'EuroBasket contre l'Espagne. Une belle réussite pour la génération 1998-99. Coach de cette équipe, Arnaud Gupillotte est revenu sur ce très beau succès permettant d'ailleurs à l'équipe de se qualifier pour le Mondial U19 2017.

Cette finale contre l'Espagne avec un tel écart est une bonne conclusion à cette campagne.

Oui la fin est très belle, nous avons toujours été devants. Elles ont craqué physiquement et ensuite mentalement. L'Espagne joue avec la "grinta", une forte pression défensive tout terrain notamment le premier rideau. Si on ne contrôle pas ce que l'on fait, ça peut rapidement devenir un vrai rouleau compresseur et subir leur jeu. Face à cette défense nous n'avons perdu que 3 ballons, forcément en étant devant tout le match et voyant qu'elles récupéraient peu de ballons, elles ont commencé à douter puis à décrocher dans la dernière période.

Quelle était votre plan de jeu face à l'Espagne ?

Notre plan de jeu était assez simple, nous nous étions concentrés sur trois points. Le premier était de casser leur pression tout terrain en passant ce premier rideau et jouer les surnombres. Le deuxième était de casser leurs 1 contre 1, pour cela il fallait tenir ces duels,  contester les coupes sans ballon, sortir très fort sur les pick and roll tout cela afin de réduire au maximum leur jeu sur le petit périmètre. Enfin, sur le dernier point, nous voulions jouer le plus possible sur demi-terrain, pour cela nous avons organisé notre jeu de tel façon à avoir des possibilités de rebonds offensifs où provoquer des sorties de balles difficiles afin de les perturber le plus possible sur leurs contre-attaques.

Cette génération 1998 française n'avait rien remporté sur les campagnes précedentes.

C'est ce qui rend la performance encore plus belle. En début de préparation on sentait une certaine frustration, un manque de confiance dans le groupe, cependant on savait qu'il était possible de faire quelque chose sur cet Euro. Pour cela nous avons mis en place un "process" dans les attitudes à avoir, dans le comportement du groupe sur et en dehors du terrain, avec un seul objectif qui n'était pas de pouvoir gagner mais de GAGNER. Sur ce process, les filles ont été très matures et se sont révélées, pour preuve après avoir remporté la demi-finale, 5 minutes après le débriefing les filles étaient déjà tournées vers la finale. 

Avec Sissoko, Pouye, Tahane retenues pour le Mondial U17 et Chartereau pour l'Euro U20, vous n'avez eu votre groupe au complet que quelques jours avant le début de la compétition. 

Oui cela n'a pas été évident mais on est parti du principe de faire la même préparation avec ou sans elles. Le groupe a bien réagi à leurs arrivées tardives et, de notre côté avec le staff il a fallu gérer et préserver leurs états de forme afin qu'elles soient prêtes pour les matchs couperets. Mais comme je l'ai dit précédemment, elles ont vraiment été formidables, tout le monde, toutes les joueuses ont tiré dans le même sens et se sont appropriées le "process". Cela nous a rendu les choses plus simples.

Quelles sont les joueuses qui t'ont marqué lors de cet Euro ?

Tout d'abord il y a la Russe Raisa Musina qui arrivait juste de l'Euro U20 où elle avait été élue dans le meilleur cinq du tournoi. Ensuite il y a les deux Hongroises Reka Lelik et Kata Juhasz, la Lettonne Digna Strautmane et puis il y a Alexia Chartereau qui termine MVP du tournoi et arrivait également de l'Euro U20. Quand on regarde ses stats avec le temps de jeu qu'elle a eu durant cet Euro, on peut encore mieux se rendre compte de sa très grande performance.

Un dernier mot sur ce groupe ?

Elles m'ont rappelé la génération 1993 que j'avais eu auparavant, cohérence, cohésion, vie de groupe. J'ai retrouvé cela avec cette génération, ce titre elles ont été le chercher ensemble.

02 aout 2016 à 18:34
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