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VINCENT COLLET : "UNE DÉFAITE QUI FAIT MAL"

Crédit photo : Sébastien Meunier

Inquiet par les nombreuses carences observées contre la Slovénie, le sélectionneur n'en garde pas moins un espoir pour la suite du tournoi où "tout peut se passer", à notamment par le huitième de finale samedi contre l'Allemagne.

Vincent Collet a trop d'expérience pour ne pas s'étendre sur les lourdes conséquences de la défaite  du jour contre la Slovénie. Un revers qui précipite les Bleus vers les bras empoisonnés de l'Espagne dès les quarts de finale. Mais avant de penser à cette éventualité, il va falloir changer de visage. Car, tout comme Edwin Jackson, le sélectionneur national l'affirme : "En faisant ce qu'on fait depuis le début du tournoi, on ne peut pas prétendre à aller beaucoup plus haut".

Vincent, que dire de cette défaite ?

L'objectif était d'être dans les deux premiers, donc de gagner d'au moins deux points. C'est une défaite qui fait mal. Au niveau des huitièmes de finale, les adversaires sont équivalents mais là, on sait que si l'on se qualifie, on jouera contre l'Espagne en quart de finale. Ce n'est pas ce que l'on espérait. Malgré tout, il faut se concentrer sur le huitième de finale et, surtout, retrouver un état d'esprit qui nous permette d'avoir une chance de passer en quart.

Outre l'état d'esprit, faut-il aussi une remise en question ?

C'est exactement les termes que j'ai employé. On est dans le dur, comme ça peut arriver dans un tournoi. Le fait d'avoir mal abordé le match d'hier nous a fait mal. Et aujourd'hui, nous sommes tombés sur une forte équipe, certainement plus forte que nous actuellement. Elle a plus d'agressivité que nous, plus d'intensité et ça s'est senti sur une grande partie du match. On a réussi à inverser la tendance sur quelques séquences mais un match de basket dure 40 minutes. Sur la durée, la Slovénie maîtrisait beaucoup mieux ce qu'elle faisait.

Il y a eu beaucoup de défaillances individuelles, notamment chez les leaders, comme Evan Fournier qui est sorti disqualifié ?

Déjà, j'espère qu'il n'y aura pas de rapport et qu'on pourra l'avoir samedi. Mais je ne peux pas le certifier. Pour Evan, je crois que c'est de la frustration. C'est ce que j'ai dit à l'arbitre pour essayer de faire en sorte qu'il n'y ait pas de rapport. Mais on doit être effectivement être capable de dompter tout ça et d'avoir la bonne réaction. C'est ce que j'espère justement pour le match de samedi, que l'on puisse aller puiser dans cette frustration afin d'y trouver les ressources pour avoir plus d'intensité et d'agressivité. Il faut qu'on se batte d'avantage ensemble, il ne faut pas que ce soit une réaction sporadique. De temps en temps, on monte en régime mais on ne le fait pas suffisamment dans la durée, et surtout pas ensemble. Il faut que les cinq joueurs sur le terrain soient capables de faire des choses ensemble, et pour l'instant, ce n'est pas le cas.

"L'Allemagne a le vent en poupe"

Avez-vous l'impression que les joueurs n'avaient pas pris la mesure de l'importance de ce match ou est-ce plutôt un révélateur du niveau de l'équipe ?

Je pense que c'est plutôt révélateur. En faisant ce qu'on fait depuis le début du tournoi, on ne peut pas prétendre à aller beaucoup plus haut. C'est clair et net. On n'est pas assez dans les standards du basket européen, pas assez dans la contestation. On voit aujourd'hui dès le début du match chez les Slovènes qu'ils viennent contester nos démarquages, nous toucher. Et nous, on a tendance à ne pas le faire. Il faut absolument que l'on monte d'un cran dans ces domaines. Le basket européen est particulier et je trouve qu'on est vraiment en dedans sur ces aspects-là. À nous de nous faire conscience. J'ai dit dans le vestiaire qu'on arrive maintenant aux matchs couperets : on sait qu'il y a beaucoup de choses possibles, même si on n'a pas très bien joué auparavant. On a des bons joueurs et ça ne les remet pas en cause. Il faut qu'on ait la saine réaction, à l'inverse de certains gestes d'humeurs. Il faut avoir plus de dureté et arrêter de s'agacer à chaque coup de sifflet. On n'a pas le choix si on veut battre l'Allemagne, qui est une équipe qui a le vent en poupe. Malgré sa défaite contre la Lituanie, elle a réussi son premier tour. Leurs trois victoires n'ont pas la même signification que les autres. Il va falloir défendre et arrêter Dennis Schröder. On va être dans la situation des équipes qui nous jouaient ces dernières années et qui devaient arrêter Tony Parker. Ce n'est pas une mince affaire et ça va commencer par là. Ce ne sera pas l'affaire d'un joueur ou de celui qui défendra sur nous, ce sera l'affaire d'une équipe. Il faudra que la volonté collective nous permette d'arrêter Schröder et son armée.

Avez-vous de l'espoir ?

Oui, j'ai un espoir. Ça s'est déjà vu. Il faudra le faire "step by step" et on verra jusqu'où ça nous mènera. Mais pour samedi, je pense qu'on en est capables. On les a joué il y a dix jours. C'est une équipe qui est à notre niveau, on peut les jouer.

Quel est l'état d'esprit des joueurs ?

Je pense qu'ils sont abattus mais il faut qu'ils le soient ce soir. Il faut qu'ils réfléchissent et que la remise en question s'opère véritablement. Chacun doit comprendre que c'est individuellement qu'il doit réagir, mais au service du collectif. Et pas aller chercher ailleurs les raisons de nos difficultés.

À Helsinki,

06 septembre 2017 à 17:05
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