ESPOIRS
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BENJAMIN DELAGE, CE PÉRIGOURDIN QUI MÈNE LE LIMOGES CSP

Benjamin Delage Limoges CSP Espoirs
Crédit photo : GPJ

Ce mardi soir, l'une des deux équipes du Limoges CSP, celle disputant le 32e de Coupe de France à Poitiers, sera menée par A.J. English. Mais pas seulement. L'autre meneur sera Benjamin Delage, meneur des Espoirs. Retour sur son parcours.

Meneur titulaire d'une équipe Limougeaude qui commence à trouver son rythme de croisière, Benjamin Delage nous raconte son parcours, comment il est arrivé en terre limousine et devenu un élément incontournable du collectif des Vert et blanc sur et en dehors du terrain.

Son parcours de basketteur

Né en 1997 à Périgueux, non loin de Boulazac, Benjamin est venu au basket « un peu par hasard » à l'âge de dix ans. « J'avais touché à beaucoup de sports avant de démarrer dans un petit club : l'AOL Périgueux ». Il restera dans sa ville natale jusqu'à la fin de ses années minimes France. En cadet, il fera le court déplacement jusqu'à Boulazac pour deux saisons. « Je suis arrivé à Limoges pour ma dernière année cadet donc j'entame ma quatrième saison au club ». S'il complète parfois le groupe professionnel, il passe la majeure partie de son temps avec le groupe Espoirs et un coach, Mehdy Mary, qu'il affectionne particulièrement : « pour moi c'est vraiment très bien de m'entraîner tous les jours avec Mehdy. On a du contenu technique et individuel de qualité ».

Son parcours scolaire

Il est venu à Limoges pour le double projet : « J'avais un an d'avance à l'école. Il n'y avait pas d'autre fac que le droit à Périgueux. Donc quand je suis arrivé à Limoges j'ai intégré le STAPS ». Un double parcours réussi : « j'ai obtenu ma licence en juin dernier ». S'il ne se rend plus quotidiennement sur les bancs de la fac, il garde cet objectif dans un coin de sa tête. « Sachant que je restais sur Limoges pour le basket, je n'ai pas pu avoir de master. J'ai l'intention de continuer mon cursus dès que possible ».

Ses objectifs sportifs

À son poste, les places sont particulièrement chères à tous les niveaux du basket français. Le meneur du CSP est concentré sur ce qu'il a à faire cette année pour viser « le plus haut possible » en fin de saison. « Je ne me fixe pas de niveau particulier. J’attends de voir comment la saison va se passer individuellement et collectivement ». Surtout, et s'il ne sera plus espoir, il conserve « l'ambition de continuer à progresser ». « Je pense qu'à 21 ans la progression n'est pas terminée ». Seule indication, avec un large sourire « je sais que je n'irai pas en NBA ».

Sa vision du championnat Espoirs

Souvent décrié sur son niveau de jeu, ce championnat divise ceux qui l'aime et ceux qui préféreraient voir les jeunes évoluer en NM2 ou NM3. Il réplique : « On ne peut pas comparer les divisions ». Puis d'ajouter : « J'aime le championnat Espoirs ». Comme de nombreux joueurs qui y évoluent. S'il le juge comme « un championnat très athlétique », il concède qu'il y a parfois un manque de « densité physique ou d'expérience » par rapport à la NM2. Toutefois, il fait le même constat que plusieurs spécialistes du championnat U21 : « Pour moi, le championnat s'améliore. Cette saison il est très homogène. Je ne pense pas que se soit un mauvais championnat. Il y a de très fortes individualités ». Il justifie ses dires par un exemple : « Elie Okobo. C'est un championnat qui permet aux jeunes talents d'évoluer ».

EuroLeague ou NBA

Meneur rapide d'1,80 m et 75 kg, il est lucide : « Pour jouer à un haut niveau avec un gabarit comme le mien il faut 2-3 très grosses qualités : le tir, la vitesse, la défense... par exemple. À mon poste la dimension du QI basket est très très importante ». Naturellement, il « aime beaucoup » l'EuroLeague et essaie d'en regarder « toutes les semaines ». Pour ce qui est de la NBA, « je ne suis pas très assidu, la saison régulière est hyper longue ». Avantage basket européen.

Le début de saison

Lorsqu'on lui parle d'un début de saison difficile (3 défaites pour commencer), il réagit immédiatement : « Sur les trois, on en perd un de deux points et un en prolongation. Il nous fallait un peu de temps pour intégrer les nouveaux joueurs et ceux qui montaient de cadet. Et puis il y a malheureusement eu quelques blessures ». Il se veut rassurant : « En interne on ne s'est jamais pris la tête. On savait que les victoires allaient venir ». Effectivement, depuis le CSP n'a plus perdu que ce samedi chez le leader choletais (et de peu) et son bilan est équilibré (4 victoires pour 4 défaites). « On prend les matchs les uns après les autres. L'important c'est que l'on progresse tout au long de l'année. Notre niveau du mois d'octobre est bien inférieur au niveau que l'on aura en deuxième partie de saison ». Il justifie ses propos en ajoutant avec beaucoup de conviction : « On a un coach qui nous permet d'avoir la tête sur les épaules. On ne s'inquiète pas et on travaille ». Il termine sur une notre d'optimisme : « On verra mais je pense que l'on va faire une bonne saison ».

Son rôle dans l'équipe

BeBasket était présent la saison dernière au trophée du futur disputé à domicile par Benjamin Delage et ses partenaires. Un habitué des matchs espoirs à Beaublanc nous avait alors confié : « Ben, c'est le vieux sage de cette équipe, celui qu'on écoute ». L'intéressé explique lui son rôle avec plus de modestie : « L'année dernière j'étais co-capitaine avec Vincent (Fauché). Cette saison je récupère le capitanat. De nature je suis quelqu'un qui va vers les autres. Je suis aussi un peu le relaie de Mehdy quand il y a des choses à faire passer ». Un rôle qu'il apprécie et qui est selon lui « simplifié » par ses partenaires : « On a un groupe avec quelques ancien et des joueurs qui ont les mêmes valeurs ».

Les objectifs collectifs

Le premier objectif est très simple : « progresser ». Il estime qui « si tous les joueurs deviennent meilleurs individuellement, on sera meilleurs collectivement ». En terme comptable la « qualification pour le trophée du futur » est dans toutes les têtes. « À quelle place on ne sait pas. : la saison est longue et il va encore y avoir beaucoup d'aléas, des absents... Le plus haut que l'on peut ». Une fois ce premier objectif atteint, Limoges doit viser « la meilleure place possible » dans ce tournoi si particulier.

Le plus...

  • Talentueux : Ryan Bordin
  • Bosseur : Tim Eboh
  • Chambreur : Moi
  • QI Basket : Louis-Marin Alix
  • Escroc : on est tous des escrocs
07 novembre 2017 à 16:28
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Classement
10ème journée
17 novembre
Dijon
101
-
81
Boulazac
18 novembre
Châlons-Reims
20h00
Nanterre
Chalon-sur-Saône
20h00
Hyères-Toulon
Le Mans
20h00
Le Portel
Limoges
20h00
Antibes
Levallois Metropolitans
20h00
Cholet
Pau-Lacq-Orthez
18h30
Monaco
19 novembre
Gravelines-Dunkerque
18h00
Bourg-en-Bresse
Strasbourg
18h30
Lyon-Villeurbanne
Autres journées
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Lyon-Villeurbanne
Trente
19 novembre - 00h45
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19 novembre - 01h45
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Limoges
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