ESPOIRS
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DEUX ANS APRÈS SES PREMIERS PAS EN PRO A, VICTOR MOPSUS PROGRESSE DANS L'OMBRE

Victor Mopsus Elan Chalon
Crédit photo : Elan Chalon

Deux ans après avoir créé la sensation en entrant en jeu en Pro A à seulement 15 ans, Victor Mopsus continue de travailler loin de l'exposition médiatique que lui avait offert cette entrée en jeu très précoce.

Par Théo Quintard

Mopsus. Ce nom ne vous est peut-être pas inconnu. Le gène de sportif est, dans la famille Mopsus, une caractéristique omniprésente. Certains furent joueurs de rugby (son grand-père et son oncle) ou d’autres basketteurs professionnels. Fils de Laurent Mopsus (ex- joueur et entraîneur professionnel), Victor a, quant à lui, décidé de s’orienter vers la balle orange.

Il y a deux ans, l’enfant prodigue d’Agen faisait ses débuts en Pro A à seulement… 15 ans, 3 mois et 9 jours. Mieux qu’Hervé Dubuisson ou même Antoine Rigaudeau. Du presque jamais vu en Ligue Nationale de Basket (LNB), seul Emmanuel Schmitt ayant fait mieux (ou plutôt plus jeune) en 1981.

Victor Mopsus (1,80 m, 17 ans) a toujours été précoce. Il a ainsi souvent joué avec des joueurs ayant 4 ou 5 ans de plus que lui. Lors de sa première saison cadet, il côtoyait déjà le niveau Espoirs.  Né en 1999, le jeune meneur de l’Élan Chalon continue d'évoluer à ce niveau.

De retour sur de bons rails en 2016/2017

Mais depuis cet épisode de décembre 2014 qui l'avait révélé au grand public, Victor Mopsus est rentré dans le rang parmi les nombreux Espoirs qui tentent de se faire une place au sein du monde professionnel. Sa saison 2015/16 a été très compliquée (3,7 points à 20,8% de réussite aux tirs, 2,9 rebonds, 2 passes décisives, 1,5 balle perdue pour 5,2 d'évaluation en 21 minutes).

Cette saison, le Girondin est reparti du bon pied. Sans exploser les compteurs (9,8 points à 40,9%, 5,4 rebonds, 3,6 passes décisives et 2,8 interceptions pour 15,7 d'évaluation en 32 minutes), il a repris sa marche en avant, en étant MVP de la neuvième journée notamment.

"Je suis satisfait de ma première partie de saison car mon jeu a énormément évolué et en bien. Je dirais que, j'ai un peu plus ''européanisé'' mon basket. De plus, je suis également heureux de pouvoir contribuer aux victoires de notre équipe espoirs qui est aujourd'hui cinquième du classement (11 victoires et 6 défaites, NDLR)."

Pourtant l'équipe n'utilise que très peu Assane Ndoye (1 match avant son prêt à Blois en Pro B) et Ibrahima Fall Faye (9 matchs), les deux leaders l'an passé. Sans oublier le départ d'Abdoulaye N'Doye pour San Sebastian en Espagne.

"Nous sommes moins fort individuellement que les années précédentes mais nous le compensons très bien avec notre collectif qui s'affine de jour en jour. Chaque joueur connaît son rôle donc le groupe vit bien. Nous avons procédé par étape. Au début de saison, on s’est fixé comme objectif prioritaire de progresser collectivement et individuellement. Aujourd'hui, il ne serait pas prétentieux de nous dire que nous avons quelque chose à jouer dans le championnat. Nous jouons bien évidemment pour le Trophée du Futur."

Victor Mopsus est donc concentré à 100% sur la saison en Espoirs, lui qui ne s'entraîne pas avec le groupe professionnel. Il n'a en effet été appelé que deux fois à participer à une séance d'entraînement avec eux cette saison.

"Je continue de travailler pour pouvoir l'intégrer et surtout y jouer quand le coach aura besoin de moi. J'aimerais m'entraîner plus, je serais prêt quand il le faudra."

 Un retour dans le groupe France U18 cet été ?

L'autre objectif, c'est un retour en équipe de France. Présent à l'EuroBasket U16 en 2015 (4,4 points, 3,6 rebonds et 3 passes décisives en 8 rencontres), l'ancien joueur de Liévin n'a même pas été appelé dans le groupe élargi pour participer aux championnats du monde U17 à Saragosse l'été dernier. Plus performant cette saison, il espère cette fois recevoir une convocation de la part de Frédéric Crapez.

"Ce serait un honneur de pouvoir une fois de plus représenter mon pays. Je n’ai pas été sélectionné cet été car le style de jeu que j'avais n'était pas compatible avec le profil d'équipe que voulait construire l'entraîneur des U17 (Frédéric Crapez déjà, NDLR). J'étais déçu mais c'est le sport et je respecte le choix qu'a pris l'entraîneur. C'est sans aucun doute, que de mon côté, les portes seront toujours ouvertes pour l'équipe de France."

Il pourrait d'ailleurs bénéficier de l'absence de meneur dominant sur la génération 99. Lors du Mondial U17, Louis Rucklin s'est montré en grosse difficulté au niveau de l'adresse et Ludovic Beyhurst trop petit (1,72 m) à ce niveau. Avec son 1,80 m, Victor Mopsus reste lui aussi un petit gabarit. Mais il n'est pas trop petit pour arriver à s'exprimer chez les professionnels un jour.

"J'aime beaucoup le challenge. De nos jours, le basket est répertorié comme étant un sport de grand. Pourtant en Pro A, de nombreux meneurs ne dépassent pas les 1,85 m et ça ne les empêchent pas d'être performants. Les deux meilleurs meneurs actuels en Pro A font un 1,80 et 1,83 (John Roberson et D.J Cooper). J'ai juste envie de montrer qu'il ne faut pas trop nous sous-estimer parce que nous sommes petits. Je suis persuadé que beaucoup de gens ne veulent pas que je réussisse et ne croient pas en moi. Mais j'ai confiance en moi, je suis un bosseur, ma famille a confiance en moi et c'est le principal. Le chemin est déjà semé d'embûches, il continuera de l'être et je continuerai de surmonter les obstacles pour arriver à mes fins. J'y arriverai."

Ce sera donc étape par étape, mais avec une accession chez les pros en deux temps.

23 janvier 2017 à 18:16
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