EUROBASKET 2017
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ÉDITO : 2017, DÉBUT D'UNE NOUVELLE ÈRE INTERNATIONALE

Crédit photo : FIBA

Émergence de nouvelles stars et chutes de grandes nations : cet Euro 2017 a en partie redistribué les cartes du basket international. Avec l'incertitude liée aux fenêtres de qualifications pour la Coupe du Monde, c'est donc une époque toute nouvelle qui s'ouvre.

Le parquet du Sinan Erdem Dome est encore chaud des exploits de Dragic et Prepelic, mais l'heure est déjà au bilan de cet Euro 2017. Un cru qu'on annonçait fade, privé de ses meilleurs ingrédients, et qui s'est pourtant révélé des plus savoureux. Il a sacré la Slovénie et son jeu spectaculaire, meilleur bilan (9 victoires - 0 défaite) depuis la Yougoslavie de Djordjevic (1995). Une sélection au parcours impressionnant, qui a fait tomber trois des grandes nations du basket : France, Espagne et Serbie, quatorze médailles internationales à elles trois entre 2009 et 2016. Parmi les places fortes, la France et la Lituanie sont restées scotchées en huitièmes, la Grèce en pleine transition a paru fragile, et l'Espagne en fin de cycle s'est arrêtée en demi-finale. 2017, c'est l'année du renouveau, avec la Slovénie de Doncic bien sûr, mais aussi l'émergence affirmée de la jeune et séduisante Lettonie ou de l'Allemagne post-Nowitzki. Seule la Serbie, grâce à son incroyable réservoir de talent, a résisté presque jusqu'au bout à ce vent neuf. 

Place à la jeunesse

Un grand chambardement incarné par la jeunesse triomphante de Luka Doncic, 18 ans, dont le rôle clef dans cette équipe slovène a sans cesse été souligné. À ses côtés, le Letton Kristaps Prozingis et le Finlandais Lauri Markkanen forment un trio majeur appelé à dominer le basket européen pendant de longues années. Comme Tony Parker, Dirk Nowitzki et Pau Gasol l'ont dominé depuis le début des années 2000 ? Cet Euro, parce que de nombreux leaders étaient absents, a permis à ces jeunes pousses de prendre la responsabilité et la lumière normalement réservées à leurs aînés. Leur maturité et leur talent ont autant impressionné que régalé les amoureux du basket. S'ils sont un poil plus âgés, Evan Fournier, le Turc Cedi Osman, l'Allemand Dennis Schröder et le Serbe Bogdan Bogdanovic représentent eux-aussi ce futur radieux en termes de talents. Mais paradoxalement, alors que cette compétition a consacré le spectacle et la jeunesse, la destinée collective est des plus incertaines.

Les fenêtres internationales, ce grand flou

Les fenêtres internationales, qualificatives pour la Coupe du Monde 2019, arrivent à grands pas. En novembre, se joueront déjà les premières rencontres. Et elles se feront sans la plupart des perles découvertes ou confirmées lors de cet Euro, puisqu'elles seront retenues dans leurs clubs en NBA ou en Euroleague. Comment alors ne pas s'interroger sur le spectacle proposé avec des nations privées de leurs meilleurs éléments ? Le plus inquiétant étant sans doute les réponses des pontes de la FIBA, qui ne trouvent pas grand chose à redire à cette refonte du calendrier. Les stars rechignent à venir à l'Euro parce qu'il n'est plus qualificatif pour les compétitions suivantes ? La Fédération internationale rétorque que la valeur de l'Euro est au contraire renforcée, parce qu'on ne vient désormais que pour la médaille, et non plus pour un éventuel ticket. Les fenêtres internationales se feront sans les joueurs NBA ? Pas grave, ils sont minoritaires, répond une FIBA sourde aux critiques.

Et les Bleus dans tout ça ?

L'Euro, dont de nombreuses rencontres se sont jouées dans des salles presques vides, a prouvé que l'attachement du public au basket n'était pas automatique, et ce malgré un spectacle de grande qualité. Interrogé sur le sujet, la FIBA botte en touche, arguant que les sièges vacants sont dûs à l'élimination précoce de la Turquie et aux inquiétudes sur la sécurité. Des raisons légitimes, certes, mais là encore le manque de remise en cause interpelle.

C'est donc dans ce contexte international si flou, avec un été 2018 vierge de toute compétition, que la France va devoir partir en reconquête. Il faudra lutter avec des nations européennes au niveau de plus en plus homogène. Digérer la déception de l'Euro et aller chercher avec les dents, et le caractère de joueurs qui vont avoir une chance peut-être unique de se faire une place parmis les Bleus, une qualification pour le mondial 2019. On l'espère. On y croit. Mais on n'est plus trop sûrs de rien.  

 À Helsinki et Istanbul,

19 septembre 2017 à 10:30
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