EUROBASKET 2017
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LE BILAN DE L'EURO DES BLEUS, JOUEUR PAR JOUEUR

Crédit photo : Sébastien Meunier

Après un Euro raté et collectivement frustrant, BeBasket dresse le bilan individuel des Bleus présents à Helsinki et Istanbul. 

 

  • Mention bien

Boris Diaw, ailier-fort

Ses statistiques : 9.2 points à 56,4% aux tirs dont 50% à 3-points, 5,7 rebonds, 3,5 passes pour 14,2 d'évaluation en 26 minutes.
Notre avis : Comme d'habitude, le dernier rescapé de la génération Parker a mis du temps à monter en régime cet été. Et si certains pouvaient s'interroger sur sa légitimité à poursuivre l'aventure internationale après les premiers matchs, le capitaine a mis tout le monde d'accord lors des trois dernières rencontres. Pendant que le collectif des Bleus coulait lentement, le champion NBA 2014 a haussé son niveau de jeu et fut le tricolore le plus régulier (13,7 points à 73%, 6,3 rebonds et 4 passes décisives). Toujours sans club pour la saison prochaine, l'homme aux 241 sélections a laissé planer le doute sur la suite de sa carrière internationale, même s'il y a fort à parier qu'il continuera tant qu'il pourra.

Kevin Séraphin, pivot

Ses statistiques : 8,2 points à 73,3% aux tirs, 3,5 rebonds pour 9,5 d'évaluation en 15 minutes.
Notre avis : Blessé au genou lors de la préparation, il est passé complètement à côté du premier match (0 point et 3 balles perdues). Après une longue discussion avec le staff, la suite a été de très bonne facture. Joueur le plus adroit de l'équipe, il a fait admirer ses bonnes mains et ses entrées ont souvent redonné de l'élan offensif à une équipe qui se cherchait des leaders réguliers en attaque. Lors du naufrage contre la Slovénie, il est l'un des rares à avoir surnagé, avec 12 points pour 15 d'éval. Au point de faire son entrée dans le cinq majeur contre l'Allemagne. En vain.

  • Mention assez bien

Evan Fournier, arrière/ailier

Ses statistiques : 15,8 points à 47,7% aux tirs dont 37% à 3-points, 2,3 rebonds, 1,7 passe pour 13,2 d'évaluation en 24 minutes.
Notre avis : Scoreur le plus prolifique des Bleus, il a manqué de régularité. Il est passé à côté contre la Pologne (4 points) et s'est violemment emporté contre les arbitres face à la Slovénie. Pas toujours canalisée, son énergie a tout de même fait un bien fou sur certaines séquences. En huitième de finale, il ramène presque à lui seul la sélection dans le dernier quart-temps. Quel dommage que sa relation avec Nando De Colo, si prometteuse en préparation, ait disparu dans cet Euro. Snobé lors des J.O., il devrait être le leader offensif de l'équipe lors des prochaines grandes échéances.

Joffrey Lauvergne, pivot

Ses statistiques : 10,7 points à 50% aux tirs et 6,2 rebonds pour 11,5 d'évaluation en 20 minutes.
Notre avis : Son énergie et son envie au rebond étaient évidentes, mais il n'est pas le roc défensif dont cette équipe avait besoin dans la raquette. S'il a battu son record de points en carrière contre la Grèce, le nouveau joueur des Spurs n'a pas non plus été la menace offensive qu'on attendait à l'intérieur. Il a disparu contre la Slovénie (1 rebond, 14 minutes de jeu) mais fait partie de ceux qui ont lutté vaillamment contre l'Allemagne, peut-être vexé d'avoir débuté sur le banc. 

Louis Labeyrie, ailier-fort

Ses statistiques : 5,5 points à 50% aux tirs, 4,3 rebonds pour 8,7 d'évaluation en 17 minutes.
Notre avis : Vincent Collet a longuement hésité avant de le préférer à Kim Tillie à la veille du début de la compétition. Il n'a pas eu à le regretter. Le futur Strasbourgeois a amené ce que le staff attendait de lui : de l'énergie, de l'intensité et de la présence aux rebonds. Intégrant à part entière la rotation des Bleus, Labeyrie a commencé très fort (trois rencontres à plus de 10 d'évaluation) avant de s'éteindre progressivement, jusqu'à traverser le 1/8e de finale comme un fantôme (1 point à 0/2 et 2 rebonds en 11 minutes). Nul doute qu'il a énormément appris au cours de cet EuroBasket, lui qui pourrait être le seul joueur de cette équipe de France version 2017 à pouvoir se libérer pour les nouvelles fenêtres internationales de qualifications pour la Coupe du Monde. Son +/- était le meilleur de l'équipe sur ce tournoi (+9,5).

  • Mention passable

Axel Toupane, ailier

Ses statistiques : 2,8 points à 55,6 % aux tirs, 1 rebond, 2,8 d'évaluation en 10 minutes.
Notre avis : Le seul vrai poste 3 de l'équipe était assigné aux tâches défensives. Mission au combien ingrate au sein d'une formation dont c'était précisément le point faible. Envoyé en mission sur Goran Dragic ou Dennis Schröder, il a parfois ralenti ses adversaires mais n'a jamais pris le dessus sur eux, comme on peut l'attendre d'un vrai chien de garde. Mais avait-il le temps de jeu suffisant et le soutien nécessaire pour le faire ? Son apport en attaque a été anecdotique. 

Antoine Diot, meneur

Ses statistiques : 3 points à 35% aux tirs, 2,8 passes décisives et 1,3 rebond pour 3,3 d'évaluation en 15 minutes. 
Notre avis : Arrivé blessé au début de l'EuroBasket, le Bressan n'a pas livré sa meilleure campagne internationale, loin de là. Ménagé lors des deux premières rencontres, il a d'abord semblé monter en puissance contre l'Islande puis la Pologne avant de passer au travers, à l'image de toute l'équipe, face à la Slovénie et l'Allemagne, où il a été certes peu utilisé (7 minutes). Quand le collectif ne va pas, un joueur comme Diot ne peut pas briller. Son implication en défense et sa force vocale sur le terrain sont exemplaires, mais il était très seul dans ces deux domaines.

Léo Westermann, meneur

Ses statistiques : 3,2 points à 41,7 % aux tirs, 2,8 passes décisives et 1,7 rebond pour 5,7 d'évaluation en 14 minutes.
Notre avis : Pendant la préparation, il s'était plaint de son rôle peu clair dans la rotation. Dans cet Euro, il l'a finalement accepté avec sérieux et implication, sans plus. Un rôle plus important lors des deux premiers matchs, en raison de la blessure d'Antoine Diot. L'équipe semblait alors mieux tourner collectivement quand il était aux manettes. Par la suite, son temps de jeu s'est considérablement réduit. 

  • Mention insuffisant

Thomas Heurtel, meneur

Ses statistiques : 10,8 points à 59% aux tirs dont 44,4% à 3-points, 4,5 passes décisives, 3,5 rebonds pour 14,2 d'évaluation en 25 minutes. 
Notre avis : Ses statistiques très correctes ne disent pas tout de sa défense souvent plus qu'hasardeuse. Attendu comme un chef d'orchestre, il n'a jamais semblé en mesure d'organiser le jeu de l'équipe de France. Son immense talent offensif lui a permis de briller par séquences, comme lorsqu'il sauve les Bleus contre la Pologne (23 points et 6 passes). Mais il a disparu lors des deux matchs les plus importants, contre la Slovénie et l'Allemagne (4 et 6 points). 

Edwin Jackson, arrière

Ses statistiques : 5 points à 44 % aux tirs dont 50% à 3-points, 1,7 rebond et 1,7 passe décisive pour 5,5 d'évaluation en 14 minutes.
Notre avis : Vincent Collet l'avait emmené pour sa faculté à sortir du banc et apporter un danger offensif immédiat. Au final, le nouvel arrière de Guangdong n'aura montré son talent offensif qu'à une seule reprise, contre la faible Islande (14 points en 5/7 en 21 minutes, son record en Bleu). Mais dans une équipe de France adepte des opérations portes ouvertes, on aura noté ses véritables efforts défensifs. Malheureusement, ses deux tirs à 3-points manqués dans le dernier quart-temps contre l'Allemagne, quelques heures après une large participation à un débat Twitter sur les JFL, lui resteront sûrement longtemps en travers de la gorge. Surtout sa gamelle à 60-64.

 

  • Le joueur clé : Nando De Colo

Ses statistiques : 13,8 points à 44,8 % aux tirs dont 56,8 % à 3-points, 2,3 passes décisives et 2,2 rebonds pour 13,2 d'évaluation en 27 minutes.

Notre avis : Attendu comme le joueur cadre de cette équipe de France, le Nordiste n'a pas convaincu. Une véritable surprise lorsqu'on regarde ses distinctions individuelles depuis son retour en Europe en 2014 : meilleur arrière de l'EuroBasket 2015, double MVP de la VTB League, MVP de l'EuroLeague en 2016 et MVP du Final Four la même année.

Pourtant, son début de compétition laissait penser qu'il était en train de monter en puissance (17,7 points à 57%) mais De Colo a suivi la dynamique collective et n'a pas su hausser son niveau de jeu quand l'équipe de France perdait de sa superbe. En panne complète d'adresse lors des trois dernières rencontres (0/11 à 3-points), l'arrière du CSKA Moscou est même complètement passé à côté de son huitième de finale contre l'Allemagne (6 points à 3/11 et 4 passes décisives). De quoi attrister Vincent Collet, incapable de donner les raisons de la faillite offensive de l'ancien Choletais.

"Je ne peux pas l'expliquer... C'est le basket, il faut l'accepter. Il en est le premier triste à coup sûr, et je le suis avec lui. On est tellement habitués à ce qu'il soit métronomique qu'on est presque surpris quand il ne l'est pas, mais c'est le jeu. Il y avait de la pression et il l'a subie comme toute l'équipe, on savait qu'il fallait gagner ce match. Mais il a l'habitude (de cette pression), donc je ne pense pas que ce soit ça."

Après, il est évident que les points manquants de De Colo ont pesé dans la balance au moment des calculs finaux contre l'Allemagne. Mais l'arrière originaire d'Arras ne doit pas être tenu pour responsable de cette défaite. Fut une époque où la France gagnait automatiquement lorsqu'elle marquait 81 points. Le problème était avant tout défensif. Les faillites offensives individuelles ont été compensées, pas le manque collectif d'intensité défensif.

  •  Non évalué

Vincent Poirier, pivot

Ses statistiques : 3 points et 1,5 rebond pour 3 d'évaluation en 7 minutes.
Notre avis : Invité surprise de la liste, le futur pivot de Vitoria n'a que très peu joué (26 minutes au total, sur l'ensemble de la compétition). Mais sur le seul match où il a vraiment été responsabilisé, l'ancien Parisien a été convaincant (10 points à 3/4, 4 rebonds et 2 contres en 16 minutes contre l'Islande). Cette expérience va le faire grandir, Poirier a pris rendez-vous pour l'avenir.  

Par Gaëtan Delafolie et Alexandre Lacoste, à Helsinki puis Istanbul

11 septembre 2017 à 20:02
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