ÉQUIPE DE FRANCE
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ITW BERNARD FAURE : "EN FINALE, ON A JOUÉ COMME DANS UN RÊVE"

Crédit photo : FIBA

Au lendemain du titre européen, l'entraîneur de l'équipe de France U16 s'est confié à BeBasket. Fatigué mais heureux, Bernard Faure est revenu sur le parcours d'abord chaotique des Bleus, avant une fin de tournoi maîtrisée jusqu'au sacre. 

C'est votre deuxième titre européen avec une équipe de France U16. Quel sentiment domine au lendemain de ce second sacre ?

Beaucoup de joie évidemment ! Surtout, quand on s’occupe de jeunes comme ça, de voir les visages épanouis en fin de campagne. C'est parfois difficile, on donne beaucoup, les joueurs subissent une certaine pression. Donc c’est le sentiment du devoir accompli, du devoir bien fait, qui domine. Et c’est ce que j’avais dit à mes joueurs en début de campagne. Le bonheur que j’avais ressenti il y a trois ans (lors du titre européen avec la génération 1998 de Frank Ntilikina NDLR), je voulais qu’ils le vivent avec moi à nouveau. Et ça a été au-delà de nos espérances. C'est un immense bonheur.

C’est une génération très suivie, avec des joueurs dont on parle déjà beaucoup malgré leur jeune âge. Est-ce que toute cette attente complique le travail du staff de l’Équipe de France ?

Inévitablement ça complique un peu la tâche, parce qu’aujourd’hui les jeunes sont sollicités de plus en plus jeunes. Il y a beaucoup de monde dans leur entourage très tôt, certainement trop tôt malheureusement. Ils n’arrivent pas tous à le gérer. Ceux qui sont bien entourés y arrivent mieux, mais c’est vrai que c’est déstabilisant pour un groupe. Et oui il y a de la pression, et nous en tant qu’adultes, en tant qu’éducateurs, on le ressent et on essaie de faire passer un message : c’est seulement en jouant en équipe qu’on aura des résultats. Pas en cherchant la performance individuelle.

Message apparemment bien reçu pendant cette compétition.

C’est l'une des grandes satisfactions. On a eu un parcours difficile, surtout pendant le premier tour, et c’est ce qui a permi de faire grandir le groupe. C'est ce qui a permi à notre discours de se faire entendre davantage. Parce qu’on s’est rendu compte qu’on était dans la difficulté, et qu’on ne pouvait s’en sortir que par le collectif. Ces rappels à l’ordre qu’on a eu à chaque fois nous on fait progresser. Sur les derniers matchs, le plan de jeu a été respecté à la lettre. Les joueurs ont dû prendre conscience des choses et la machine s’est mise en route.

"1998 et 2001 ce sont des générations exceptionnelles"

Jusqu’à cette finale dans une ambiance dingue, où votre équipe n’a jamais paniqué.

On savait que le Monténégro à domicile serait un gros morceau. Un tel environnement, c’était la première fois pour tous les joueurs. Énormément de pression, énormément de bruit. On a bien préparé ce match et on a eu de la réussite d’entrée. On leur a posé de gros problèmes. La preuve, ils ont pris deux temps morts dans les cinq premières minutes. Et nous on a joué comme dans un rêve. Même dans mes rêves les plus fous je ne pouvais pas imaginer qu’on commencerait un match comme ça. On a galéré pour mettre un panier à 3-points pendant tout le tournoi, et là on commence par un 5/5 ! C’était un peu irréel. On savait que ça ne durerait pas 40 minutes, donc tout mon discours a été de dire aux joueurs de rester lucide. Que de toute façon l’adversaire allait revenir et qu’il fallait qu’on reste serein. Ce qu'on a su faire jusqu'au bout.

Cette génération 2001, on la compare déjà à la génération 1998, avec laquelle vous aviez déjà remporté l’Euro il y a trois ans. Ce sont des générations qui vont rapidement apporter au basket français ?

On sait que dans chaque génération il y a un ou deux joueurs qui percent au plus haut niveau. Ces génération 98 et 2001 ce sont des générations exceptionnelles, donc il devrait y avoir quelques joueurs supplémentaires. C’est le cas en 98, où je pense que Frank Ntilikina, Killian Tillie et Bathiste Tchouaffé vont à terme intégrer l’équipe de France senior. Peut-être d’autres, on peut citer Abdoulaye Ndoye par exemple. Et cette génération 2001, elle est au moins équivalente en termes de talents. Des Killian Hayes, des Théo Malédon, devraient pouvoir intégrer le haut-niveau. Plus quelques joueurs encore un peu hésitants mais qui ont du potentiel, à l’image d’Essomé Miyem qui n’était pas prêt, mais qui a énormément progressé pendant la compétition.    

itw-bernard-faure----en-finale--on-a-joue-comme-dans-un-reve-1503247566.jpegLes U16 du capitaine Théo Maldon peuvent savourer : ils sont champions d'Europe ! (Photo : Fiba)

20 aout 2017 à 18:13
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