EUROLEAGUE
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DE COLO OU DONCIC : QUI SERA MVP DE L'EUROLEAGUE ?

Crédit photo : EuroLeague

Adversaires en demi-finale de l'EuroLeague, Nando De Colo et Luka Doncic se disputent également le trophée de MVP de la compétition qui sera décerné lors du week-end du Final Four (du 18 au 20 mai) à Belgrade. Le point sur les chances de chacun.

Excepté Anthony Parker, lauréat des deux premiers trophées de meilleur joueur de l’EuroLeague (2004 et 2005), personne ne totalise deux titres de MVP de la compétition reine en Europe. Mais l’ancien joueur du Maccabi Tel-Aviv pourrait bientôt recevoir de la compagnie. Déjà sacré en 2016, Nando De Colo (1,95 m, 30 ans) est de nouveau en course pour recevoir la plus belle distinction individuelle.

De Colo, moins de chiffres, plus de rentabilité

Le dossier de l’Arrageois porte déjà un argument de poids, souvent considéré comme le plus important dans la course au titre de MVP : il est le meilleur joueur de la meilleure équipe de la compétition. Après un départ en mode diesel dans la foulée de son EuroBasket décevant (11,3 d’évaluation sur les trois premiers matchs), l’arrière du CSKA Moscou a retrouvé son rythme de métronome, enchaînant les prestations de classe avec une régularité vertigineuse (17,2 points à 56%, 2,4 rebonds et 4 passes décisives pour 20,2 d'évaluation en 26 minutes).


En course pour être élu MVP de l'EuroLeague : une saison ordinaire pour De Colo
(photo : CSKA Moscou)

Cela dit, afficher une constance dans l’excellence est un prérequis indispensable à n’importe quel MVP et c’est aussi le propre du principal concurrent de NDC, Luka Doncic (1,99 m, 19 ans). Propulsé leader du Real Madrid suite à la grave blessure du maître à jouer et tenant du titre, Sergio Llull, le prodige slovène - qui a souvent confié s'être inspiré de son homologue français - n’est descendu qu’à trois reprises sous la barre des 10 d’évaluation : lors de son expulsion prématurée contre Valence, lors du naufrage collectif à Barcelone et à l’occasion d’un match sans enjeu face à Bamberg lors de la dernière journée.

Si Doncic, du fait de sa remarquable précocité, a immanquablement plus fait les gros titres des journaux que De Colo cette saison, les deux ont marqué les esprits. Parmi les principaux faits d’armes du Français, on citera son incroyable adresse longue distance (53/103 à trois points), son remarquable buzzer beater sur le parquet des champions d’Europe du Fenerbahçe Istanbul, ainsi que quelques chefs d’œuvre comme son retour à Valence (30 points) ou sa démonstration contre l’Olympiakos (25 points à 9/10 en 27 minutes). Certes un peu moins scoreur que ces deux dernières saisons (17,2 points de moyenne, contre 19,4 et 19,1), l’ancien Choletais a cependant gagné en efficacité (56% aux tirs, contre 52% l'année dernière) et s'est érigé comme le joueur le plus clutch d'Europe dans le cinq dernières minutes. Pas véritablement gêné par le départ de Milos Teodosic, efficacement remplacé par Sergio Rodriguez, De Colo a paradoxalement révélé toute son importance lors des playoffs. Sans lui ni Kyle Hines, le CSKA Moscou a eu toutes les peines du monde à se débarrasser du Khimki, son voisin qui lui fait habituellement office de simple faire-valoir. Autant dire que le club russe espère fortement voir son leader offensif signer son retour de blessure pour le Final Four, et la demi-finale contre le... Real Madrid.

La tentation de la postérité :
une longueur d'avance pour Doncic ?

Néanmoins, l’international français pourrait souffrir du déficit d’attention médiatique dont a pâti sa saison par rapport à l’explosion de Luka Doncic (16,1 points à 46%, 4,8 rebonds et 4,4 passes décisives pour 21,8 d'évaluation en 26 minutes). Attendu au tournant après son EuroBasket vertigineux et la blessure de Sergio Llull, l’enfant de Ljubljana a dépassé toutes les attentes, réalisant une entrée en matière fracassante (41 d’évaluation contre Milan, 35 à Kaunas, 33 points au Pirée). Mieux ciblé par la suite, cela ne l’a pas empêché de faire étalage de sa panoplie ultra-complète, surtout à un si jeune âge. Si cette première campagne d’EuroLeague dans le costume du patron a mis en lumière certains de ses défauts comme une sélection douteuse de shoots à trois points (32,2%) ou un manque de dissuasion sur certaines situations défensives, Doncic a durablement marqué les esprits, avec en point d’orgue son game-winner sur le parquet de son club de cœur, l’Étoile Rouge de Belgrade.


Grimé en vacancier avant la saison par l'EuroLeague, Doncic a pourtant bien fait le boulot avec le Real
(photo : EuroLeague)

Pas forcément à l’aise lors du quart de finale contre le Panathinaïkos Athènes, Luka Doncic a pourtant réussi son challenge de conduire le Real Madrid au Final Four, rendu encore plus ardu par l’absence de son compère Facundo Campazzo. Alors que son week-end stambouliote l’année dernière avait constitué le premier gros échec de sa carrière météorique, le champion d’Europe n’aura pas d’autre objectif que de briller et de s’offrir une nouvelle couronne continentale avant de partir découvrir la NBA. Avant ce grand saut, c’est justement la tentation de le voir laisser une marque historique en EuroLeague qui pourrait inciter certains électeurs à opter pour Luka Doncic. Question de prestige et d'impact sur le long-terme. Aussi méritant Nando De Colo puisse-t-il être...

Derrière, quels outsiders ?

Largement en retrait, le troisième homme de ce duel pourrait être Nick Calathes, le génial meneur du Panathinaïkos Athènes. Avant d’envisager un retour en NBA, l’ancien joueur de Memphis a livré une saison magnifique (14,5 points à 48%, 3,8 rebonds et 8 passes décisives pour 18,5 d’évaluation). Mais paradoxalement, le Grec n’est pas assuré de faire partie de l’équipe type de la saison, menacé par la boulimie offensive d’Alexey Shved. A l’image de son dernier match contre le CSKA Moscou (36 points à 11/17), l’international russe a tenu le Khimki Moscou à bout de bras (21,8 points à 41%, 2,6 rebonds et 5,2 passes décisives pour 20,4 d’évaluation) et pourrait être récompensé par une place dans le cinq idéal.

Dans la raquette, on devrait retrouver un habitué, le champion d’Europe en titre, Jan Vesely. Certes privé de son alter-ego Ekpe Udoh, l’intérieur du Fenerbahçe Istanbul a encore imposé sa loi dans les raquettes européennes cette saison (12,9 points à 62%, 5,2 rebonds et 1,6 passe décisive pour 16,8 d’évaluation). Il pourrait figurer aux côtés de Tornike Shengelia. Efficace au possible (cinquième joueur le plus rentable de la compétition), le Géorgien de Vitoria sort de son exercice référence sur la scène européenne (13,7 points à 57%, 6,1 rebonds et 2,2 passes décisives pour 18,1 d'évaluation). À moins qu'un Will Clyburn ou un Paulius Jankunas ne viennent créer la surprise ?

Le vote de la rédaction de BeBasket : Luka Doncic - Nando De Colo (MVP) - Alexey Shved - Tornike Shengelia - Jan Vesely.

04 mai 2018 à 08:30
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77
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Boulazac
96
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86
Chalon-sur-Saône
Châlons-Reims
102
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