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EUROLEAGUE : TREIZE FRANÇAIS SUR LA LIGNE DE DÉPART

Nando De Colo CSKA Moscou Champion 2016
Crédit photo : EuroLeague

La saison 2017/18 d'EuroLeague commence ce jeudi soir, avec treize Français cette saison.

Certes il n'y a pas de club français engagé en EuroLeague pour la deuxième saison consécutive. Mais cette compétition n'est pas sans intérêt pour le basketball hexagonal, loin de là. Ce jeudi, la meilleure compétition européenne (et deuxième meilleure ligue du monde, derrière la NBA), lance sa saison 2017/18. Pas moins de treize joueurs français sont dans les starting-blocks. Présentation, joueur par joueur.

  • Nando De Colo (CSKA Moscou)

Il vient d'être encore annoncé comme le meilleur joueur de l'EuroLeague dans un ranking effectué par Sportando. Malgré la déception de l'élimination en demi-finale de l'EuroLeague en mai dernier, malgré son EuroBasket raté (avant tout collectivement mais aussi individuellement), Nando De Colo se sait, à désormais 30 ans, très attendu. Dans le jeu up-tempo du CSKA Moscou, sa polyvalence, son talent et son adresse lui permettent briller. Reste à savoir s'il aura perdu au change avec le départ de Milos Teodosic et l'arrivée de Sergio Rodriguez. Ses premières sorties en VTB League nous ferait dire que le résultat sera encore le même : il va dominer. Avec la blessure de Sergio Llull, MVP de la dernière saison et absent encore plusieurs mois, il retrouve le statut de favori pour ce titre individuel. Mais lui veut bien sûr le titre suprême : une deuxième EuroLeague.

  • Léo Westermann (CSKA Moscou)

A Moscou, De Colo ne sera plus le seul Français. Après une saison plutôt réussie au Zalgiris Kaunas, Léo Westermann passe encore un cap dans sa carrière en rejoignant l'ogre russe. Derrière le très agressif et plus petit Sergio Rodriguez, il sera complémentaire. Sa polyvalence devrait être bien exploitée par Dimitris Itoudis qui adore jouer avec trois arrières créateurs sur le terrain. Sa capacité à se sacrifier pour le collectif, son état d'esprit remarquable et remarqué, sont autant de nouveaux atouts pour le CSKA. Il est dans une équipe pour gagner et ça tombe bien car il est fait pour être dans une équipe qui gagne.

  • Fabien Causeur (Real Madrid)

Changement de club et de perspective pour Fabien Causeur. A 30 ans lui aussi, le Breton a profité d'une belle saison à Bamberg (champion d'Allemagne, MVP des finales) pour signer un beau contrat dans un club ambitieux, le Real Madrid. L'arrière Sergio Llull absent pour de longs mois (rupture des ligaments croisés), il va donc bénéficier de responsabilités encore plus importantes que prévues. Joueur polyvalent, il n'a cessé de devenir plus percutant dans sa carrière, et que son tir lui est devenu de plus en plus efficace. Bref, sa papatte gauche devrait encore faire mal. L'objectif ? Gagner l'EuroLeague et reprendre le championnat espagnol, tout simplement.

  • Thomas Heurtel (FC Barcelone)

Après deux ans et demi à courir après les titres en Turquie, Thomas Heurtel est de retour dans le championnat espagnol. Non loin de chez lui (il y a 3 heures de route entre Agde et le Palau San Jordi de Barcelone), il devrait être l'un des nouveaux chouchous des fans locaux. Ses trois premiers matchs l'ont d'ailleurs confirmés (17 d'évaluation en moyenne). Connu pour sa vitesse, sa capacité de création et son jump-shoot après dribble, l'Héraultais doit maintenant enrichir son palmarès de titres collectifs, chose qui pour l'instant ne lui a pas trop réussi en club. Ca tombe bien, après plusieurs saisons décevantes (pas de playoffs en EuroLeague la saison passée, élimination en quart de finale des playoffs espagnols), Barcelone a le même objectif. Pour y arriver, il sait ce qu'il devra faire : être capable d'augmenter sa pression défensive.

  • Kevin Séraphin (FC Barcelone)

Séraphin retrouve l'Europe mais aussi Heurtel, qu'il a côtoyé en équipe de France (ils sont tous deux de la génération 89) et à Vitoria en 2011. Après quatre saisons frustrantes en NBA, le Guyanais a jugé qu'il était temps pour lui de retrouver un rôle important dans une équipe et que pour ça le FC Barcelone était l'idéal. Comme pour Heurtel, on ne doute pas de ses capacités à briller sous les paniers. Sa puissance, ses bonnes mains, son jeu d'appuis devraient être redoutables en EuroLeague. Mais il doit faire preuve de constance, et ce surtout en défense. Attention également aux balles perdues (3 puis 4 sur ses deux premiers matchs).

  • Adrien Moerman (FC Barcelone)

Très fort avec Banvit en 2015/16, il a rejoint dans la foulée un club ambitieux stambouliote, le Darussafaka. Sous les ordres de David Blatt, l'ancien joueur du Limoges CSP a connu des matchs avec et des matchs sans. Une irrégularité en partie due à ses tendinites au genou. Ayant fait une croix sur l'Euro pour se soigner, le jeune marié s'est installé en Catalogne où il espère trouver plus de stabilité que sa nouvelle région. Avec 24 minutes de temps de jeu moyen et 14 d'évaluation de moyenne, il semble bien lancé. A voir si cela suivra en EuroLeague.

  • Antoine Diot (Valence)

Finaliste en EuroCup, Valence a connu une fin de saison 2016/17 de folie. Sortant tour à tour le Barça, Vitoria et le Real Madrid, le club a été sacré champion d'Espagne. De quoi leur donner un accès au précieux sésame : une qualification en EuroLeague. Diot retrouve cette compétition qu'il a découvert au Mans puis retrouvé à Strasbourg. Un jeu qui lui correspond à merveille où son sens du collectif, ses "cojones" et sa défense devraient s'exprimer au mieux. Dans un groupe qui est resté similaire, avec le projet qu'il y a derrière (Valence a ouvert un énorme centre de formation), il espèrera se rapprocher le plus possible des playoffs.

  • Rodrigue Beaubois (Vitoria)

Ils sont treize joueurs français évoluant en Euroleague dont sept jouant en Espagne. Et forcément, il y en a comme toujours à Vitoria. Pour la deuxième saison de suite, Beaubois est un joueur du Saski Baskonia. Connu pour son talent et ses coups de chaud, celui qui a claqué 40 points en NBA un soir de Dallas - Golden State a plutôt bien réussi ses débuts en EuroLeague la saison passée. Mais comme d'autres ci-dessus, avec l'expérience, il devra gagner en régularité. Vitoria reste un habitué des playoffs d'EuroLeague, et les manquer n'est pas envisageable au Pays Basque. Les débuts en championnat de l'équipe (deux défaites en trois matchs) ne sont pas les meilleurs. Et surtout, Beaubois est encore blessé au genou, ce qui lui fera manquer le premier match de ce jeudi soir contre l'Olympiakos Le Pirée de Kim Tillie.

  • Vincent Poirier (Vitoria)

L'un des quatre rookies de la bande. Vincent Poirier, après avoir explosé au Paris-Levallois, vit là une découverte. S'il avait déjà quitté son club formateur, lors d'un prêt d'une saison au HTV en Pro B, l'aventure est cette fois plus importante, avec la découverte d'un championnat étranger, mais surtout l'EuroLeague. Pas encore à la fête en ACB (3,7 d'évaluation en 13 minutes sur trois matchs), on ne s'attend pas encore à ce qu'il explose les compteurs, mais plutôt qu'il découvre ce niveau en sortie de banc... tout en continuant à progresser. Car massif, grand (2,13 m), doté de bonnes mains, il possède un potentiel intéressant pour l'avenir du basketball français comme on a pu le voir cet été lors de séquences avec l'équipe de France en préparation de l'EuroBasket. 

  • Kim Tillie (Olympiakos Le Pirée)

En Espagne depuis cinq ans, Kim Tillie a décidé d'aller tenter sa chance ailleurs. Au sein du mythique club de l'Olympiakos Le Pirée, il va vivre des derbies endiablés contre le voisin du Panathinaikos. Mais hormis ce duel athénien, c'est surtout l'EuroLeague qui intéresse son club. Finaliste de la compétition en mai dernier, l'équipe du légendaire Vassilis Spanoulis reste redoutable. Dans son habituel rôle de poste 4/5 fuyant et discret, Tillie fera le sale boulot, prendra quelques tirs ouverts. Le destin fait qu'il débutera sa saison par une rencontre... contre son ancien club de Vitoria.

  • Amath M'Baye (Milan)

Sans doute le plus méconnu des joueurs de cette liste. C'est bien simple, Amath M'Baye n'a jamais joué professionnel en France. Après ses années universitaires aux Etats-Unis, il a passé trois ans au Japon où il a cumulé les statistiques et signé de beaux contrats. Puis, il a surpris la saison passée en Italie où semaine après semaine il a cartonné à Brindisi. De quoi lui ouvrir les portes du champion d'Italie, où il va découvrir l'EuroLeague. Poste 4/3 athlétique et capable de jouer au large, il a eu du mal en ouverture contre Crémone (1 d'évaluation en 25 minutes) avant d'être plus performant dans la difficile victoire des siens face à Varèse (7 points à 2/4 et 3 rebonds pour 8 d'évaluation en 23 minutes). En tout cas, il joue.

  • Axel Toupane (Zalgiris Kaunas)

Proche de ses joueurs, Sarunas Jasikevicius a déjà envoyé un signe fort à Axel Toupane. Dans la presse, il a déclaré que ce dernier ne savait pas à quel point il était bon. C'est plutôt bon signe... Car après de longues saisons à Strasbourg, Toupane est parti tenter sa chance aux Etats-Unis. S'il a signé des contrats NBA, il a surtout joué dans la très différente (de l'EuroLeague) D-League. Dans le bien moins relevé championnat lituanien, il s'est en tout cas déjà montré à son avantage. Idéal avant de se lancer dans le grand bain.

  • Mathias Lessort (Etoile Rouge de Belgrade)

Badaboom ! Mathias Lessort a lancé sa saison par un gros dunk et un gros match pour l'Etoile Rouge de Belgrade. Après avoir changé d'agent en cours de saison dernière puis encore après la Draft - son entourage était déçu de sa 50e position -, avoir été annoncé à Bamberg, il a finalement trouvé refuge en Serbie. S'ils ont explosé chez le club rival du Partizan Belgrade, Léo Westermann et Joffrey Lauvergne ont donné une très belle dimension à leur carrière en passant par cette école. Chez l'autre club de Belgrade, celui désormais à la mode, Lessort espère faire de même. Entre la Ligue adriatique et l'EuroLeague, tout cela avec un rôle qui s'annonce important, il a tout pour réussir. 

12 octobre 2017 à 16:45
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GABRIEL PANTEL-JOUVE
Tout ça pour mettre une balle dans un cercle.
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