À L'ÉTRANGER


FINAL FOUR DE BERLIN : LA PREVIEW DES DEMI-FINALES

Euroleague Final Four Berlin
Crédit photo : Euroleague

C’est ce vendredi que les quatre dernières équipes encore debout (CSKA Moscou, Krasnodar, Fenerbahce et Vitoria) sur la scène continentale vont en découdre. Le tenant du titre, le Real Madrid, s’est fait évincer en playoffs, battu par le Fenerbahce.

Les portes sont donc grandes ouvertes à Berlin pour le sacre d’une équipe sur la voie de la rédemption (CSKA), en quête de trophées (Fenerbahce, Vitoria) ou carrément débutante à ce niveau (Krasnodar).

Les favoris

CSKA Moscou

Meilleure attaque de la saison, avec plus de 90 points en moyenne, le CSKA peut aussi bien jouer la transition que le jeu placé. Avec la doublette infernale, De Colo – Teodosic, au cœur de son dispositif, coach Itoudis aime voir le ballon circuler avant de prendre un tir. Ce n’est donc pas une surprise de voir les Moscovites truster également la première place au classement des passes décisives (19,7). L’équipe de l’Armée Rouge est précisément armée jusqu’aux dents avec des bons joueurs à tous les postes, et un Victor Khryapa (qui jouera son dixième Final Four, un record all time) en vieux sage. Meilleur bilan de l’année avec 22 victoires pour 5 défaites, le CSKA arrive comme grand favori. Pour enfin reconquérir un trophée qu’ils n’ont plus gagné depuis 2008…

Le joueur : Nando De Colo. Fraîchement élu MVP de la saison régulière, l’arrière tricolore est au sommet de son art. Si le Nordiste tutoie les étoiles cette saison, c’est avant tout car il est le véritable maître à jouer de son équipe. A ses côtés, Milos Teodosic joue les meneurs organisateurs, mais c’est bien notre Nando national qui est le finisseur attitré (d’où son titre de meilleur scoreur et le trophée Alphonso Ford qui va avec). En pleine confiance et en pleine possession de ses moyens, le petit prodige venu d’Arras voudra faire mieux que l’an passé… et une triste sortie de route en demi-finale face à l’Olympiakos (68-70).

Le chiffre : 20. C’est la différence de points marqués entre le CSKA (90) et le Lokomotiv (70). Les deux clubs russes, qui se sont rencontrés deux fois cette année en championnat (pour une victoire chacun) ont un style de jeu diamétralement opposé et ce sera donc un match disputé, où il faudra imposer sa griffe pour s’imposer. Pour le CSKA, il faudra donc courir et augmenter le tempo à chaque occasion.

La tendance : 70% de chances de passer en finale.

Fenerbahce

Comme le CSKA, le Fenerbahce est une constellation de stars. Jan Vesely, Bogdan Bogdanovic, Luigi Datome, Ekpe Udoh, Pero Antic ou encore Bobby Dixon (ou Ali Muhammad, c’est selon) ; ça fait évidemment du monde ! Un roster quasiment digne de la NBA. Et ce d’autant plus que cet effectif quatre étoiles est bonifié par la présence sur le banc du meilleur technicien de l’histoire, Zeljko Obradovic, qui en est à son seizième Final Four pour huit sacres continentaux. Rien que ça ! Capable de jouer l’attaque ou de défendre le plomb (deuxième meilleure défense de la saison), le Fener semble un adversaire quasiment hors de portée pour Vitoria. Mais c’est toujours le terrain qui délivre son verdict.

Le joueur : Bogdan Bogdanovic. Avec 12 points, 3 rebonds et 3 passes de moyenne cette saison, l’arrière serbe a réalisé une saison pleine au sein du club turc. Surtout, le gamin convoité par les Suns de Phoenix a su hausser son niveau de jeu pour mettre le champion en titre à terre : 17 points, 4 rebonds, 3 passes, le tout à 55% de réussite aux tirs. Lors du dernier match, il a même inscrit ses 17 points après la mi-temps. Plus complet que jamais, Bogdanovic voudra certainement briller pour sa première apparition à ce stade de la compétition où, dit-il, « il n’y a plus de favoris ».

Le chiffre : 0. C’est le nombre de victoire au Final Four pour le Fener. Jamais sacré car jamais en finale, le club stambouliote voudra remédier à tout ça en venant à bout de Vitoria. O, c’est également le nombre de rencontres entre ces deux équipes cette saison. Etant l’une et l’autre première et deuxième au pourcentage de réussite laissé à l’adversaire, respectivement à 44 et 45%, on risque fort d’avoir à faire à une demi-finale défensive, voire irrespirable.

La tendance : 80% de chances de passer en finale.

Les outsiders

Lokomotiv Krasnodar

On ne les attendait pas du tout à pareille fête, mais à l’image de leurs Américains passés par la France, Dontaye Draper (Hyères-Toulon) et Malcolm Delaney (Chalon/Saône), le Loko a fait mentir les pronostics toute la saison. Equipe explosive à souhait, avec par exemple 11 tirs à 3-points réussis en moyenne lors du Top 16, Krasnodar est avant tout une équipe qui monte les barbelés. Sous la houlette de coach Bartzokas, le Lokomotiv est tout simplement la meilleure défense de la saison, avec 70 points encaissés (devant le Fener à 72). Autour de ses gros scoreurs, Delaney et Randolph, l’escouade russe a fondé son succès sur son assise défensive à toute épreuve. De quoi faire douter le grand CSKA ?

Le joueur : Anthony Randolph. L’ancien des Wolves ou des Warriors a débarqué en Europe avec la réputation d’un joueur soft, délié et très doué offensivement, mais qui ne se donnait pas nécessairement la peine de défendre. Et qui, globalement, renâclait à aller jouer au contact. Evidemment dommageable pour un intérieur de son calibre (2,11 m, 104kg)… A Krasnodar depuis maintenant deux saisons, Randolph s’est mué en véritable homme à tout faire dans le dispositif de Bartzokas. Il shoote de loin, il part à la corde, il joue dos au panier. L’ancien prodige de LSU est devenu un joueur complet. En saison à 11 points et 3 rebonds (il a été blessé), en Top 16 à 14 points et 6 rebonds, en playoffs à 17 points et 6 rebonds, Randolph a été un des grands artisans de la montée en puissance de son équipe (qui a éliminé le Barça au bout de cinq manches).

Le chiffre : 14. C’est le nombre de balles perdues que force le Loko sur son adversaire. Sa défense est sa marque de fabrique, on l’a dit plus haut, mais Krasnodar a également la réputation d’une équipe qui joue beaucoup l’interception (7 par match) et fait ainsi déjouer son opposant. Face au CSKA qui est la meilleure équipe à la passe, la défense du Loko aura du pain sur la planche. Mais elle pourrait bien être ce grain de sable qui dérègle la belle machinerie moscovite. Après tout, Krasnodar a déjà battu le CSKA cette saison en VTB League…

La tendance : 30% de chances de passer en finale.

Vitoria

Vitoria attendait ça depuis 2008 ! Ça y est, enfin, le club basque a réussi à passer le cap des playoffs pour s’inviter à Berlin pour le Final Four. C’est déjà, en soi, une superbe récompense au parcours des coéquipiers de Fabien Causeur et Kim Tillie. L’arrière français, d’ailleurs, devrait être en tenue pour cet événement qui n’arrive pas si souvent dans une carrière de basketteur. De la même manière, Vitoria pourra à nouveau s’appuyer sur son pivot grec, Ioannis Bourousis, élu dans le meilleur cinq de la compétition, et qui aura fort à faire (lui comme Tillie) pour contenir le secteur intérieur stambouliote. Ce sera une des clés du match sachant que Vitoria est la meilleure équipe du Final Four aux rebonds. Et c’est sans évoquer la qualité des arrières basques, et notamment Mike James et Darius Adams, deux feux follets très difficile à contenir.

Le joueur : Darius Adams. Justement parlons en ! L’ancien de Nancy est un sacré scoreur. Longtemps décrié (à juste titre) pour son jeu individualiste, voire carrément soliste, Adams a pris une nouvelle dimension à Vitoria. Recadré par son staff, voire ses coéquipiers (dont Causeur), le micro-arrière (1,89 m) sort de sa saison la plus aboutie, et de loin. Il a tourné à 12 points cette saison, montant même sa production à 23 points, 3 rebonds, 3 passes en playoffs (face au Pana). Et puis, comment ne pas mentionner sa performance proprement hallucinante en Liga ACB, face à Fuenlabrada, et seulement cinq jours après la qualification au Final Four, avec 41 points, soit la plus grosse saillie offensive de ces 25 dernières années en Espagne ! A surveiller comme le lait sur le feu…

Le chiffre : 1. C’est le nombre de joueur avec une expérience du Final Four ; et il s’agit de Ioannis Bourousis, sacré (mais sur le banc) avec le Real l’an passé. Vitoria arrive donc dans ce rendez-vous au sommet avec des yeux de rookie. Idéal d’une certaine manière quand on sait qu’ils partent largement outsiders face au Fenerbahce.

La tendance : 20% de chances de passer en finale.

Le programme

 

Vendredi 13 mai

CSKA – Krasnodar (18h)

Fenerbahce – Vitoria (21h)

Dimanche 15 mai

Match pour la troisième place (17h)

 

Finale (20h)

13 mai 2016 à 07:37
TAG
DID YOU LIKE IT ?
0 PARTAGE
Facebook share
0 COMMENTAIRE
QUI A ÉCRIT CE PAPIER ?
EMMANUEL LAURIN
Elevé au bon grain des Mauges, j'ai découvert le basket pro dans la Grange de la Meilleraie avant de voler de mes propres ailes aux US of A pour étancher ma soif de NBA
Emmanuel Laurin
VOUS EN PENSEZ QUOI ?
LAISSEZ UN COMMENTAIRE
TOUTE L'ACTU
<
1
/
5
>
pro a
-
pro b
-
lfb
-
nm1
Résultats
Classement
10ème journée
17 novembre
Dijon
101
-
81
Boulazac
18 novembre
Châlons-Reims
76
-
85
Nanterre
Chalon-sur-Saône
82
-
67
Hyères-Toulon
Le Mans
77
-
63
Le Portel
Limoges
98
-
80
Antibes
Levallois Metropolitans
55
-
67
Cholet
Pau-Lacq-Orthez
68
-
90
Monaco
19 novembre
Gravelines-Dunkerque
18h00
Bourg-en-Bresse
Strasbourg
18h30
Lyon-Villeurbanne
Autres journées
PROGRAMME TV
20 novembre - 00h00
Moscou
Fenerbahçe Ülker
20 novembre - 03h45
Strasbourg
Lyon-Villeurbanne
20 novembre - 05h30
Žalgiris Kaunas
Laboral Kutxa
20 novembre - 11h45
Pau-Lacq-Orthez
Monaco
20 novembre - 13h30
Strasbourg
Lyon-Villeurbanne