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L'ANNÉE OU JAMAIS POUR LE CSKA MOSCOU ?

CSKA Moscou Euroleague
Crédit photo : Euroleague

Les playoffs d'Euroleague se sont terminés. L'occasion de faire le point sur la saison 2015/16 avant le Final Four qui se déroulera du 13 au 15 mai à Berlin.

Par Emmanuel Laurin

Et si la malédiction qui poursuit le CSKA Moscou s’arrêtait en ce mois de mai 2016…

Eternel candidat au titre mais jamais couronné (depuis 2008), le CSKA Moscou va à nouveau aborder le prochain Final Four de l’Euroleague de Berlin (13 au 15 mai prochain) comme le principal favori. Mais cette fois, la route semble plus dégagée…

Le Fenerbahce, le dernier cador

Sans le tenant du titre, le Real Madrid, ni le Barcelone de Juan-Carlos Navarro, ou encore le Panathinaikos Athènes de Dimitris Diamantidis, c’est Fenerbahce qui semble poser la plus grande menace à l’armada moscovite de Nando De Colo. Le monstre stambouliote a effectivement écarté, avec la manière, le Real.

Bien que privés de Jan Vesely, les hommes de Zeljko Obradovic ont réussi le coup parfait en playoffs. Ekpe Udoh (voir par ailleurs) a pris la place du planeur tchèque et il a brillé dans ce rôle de finisseur (24 d’éval). Avec un effectif qui ferait pâlir d’envie certaines franchises NBA, le Fener sera dangereux. Si jamais les Turcs arrivent en finale face au CSKA, ce serait un sacré bras de fer entre deux superpuissances, voire une opposition de styles entre le jeu d’attaque moscovite et le jeu posé du Fener.

Outre l’escouade stambouliote armée jusqu’aux dents, le public berlinois pourra admirer le jeu léché de Vitoria ainsi que les explosifs scoreurs du Lokomotiv Kuban. A priori un ton en dessous, ces deux équipes ne seront cependant pas des sparring partners bienveillants.

D’un côté, il y aura donc les Basques qui montent en puissance, avec notamment Darius Adams et Mike James qui ont fait exploser la défense du Pana par leurs pénétrations incessantes et hyper agressives. Il faudra également garder un œil sur Davis Bertans qui a retrouvé tout son jus après une saison tronquée par une grosse blessure. Face à Vitoria, le Fenerbahce devra ralentir une attaque survitaminée et dynamique.

De l’autre, ce sera Krasnodar et sa bande de baroudeurs américains (Draper, Delaney, Randolph, Singleton). On attendait plus logiquement le Khimki Moscou mais c’est donc le Loko qui s’invite au rendez-vous berlinois ; et le groupe mené de main de maître par coach Bartzokas l’a fait en resserrant sa défense et en se reposant plus que jamais sur ses scoreurs patentés. Opposé au CSKA en demi-finale, Kuban ne part pas favori… et c’est certainement ce qui pouvait leur arriver de mieux !

Les ogres espagnols au tapis !

Huit ans. Ça n’était plus arrivé depuis 2008 (décidément)… Ni le Barça, ni le Real ne seront présents pour le Final Four de l’Euroleague cette année et c’est une assez grosse surprise.

Barcelone avait de fait toutes les cartes en main pour poursuivre cette série mais ils se sont d’abord fait surprendre lors du match 4 à domicile, face à un Anthony Randolph complètement révolté en prolongation ; avant, cette semaine, de carrément perdre pied à Krasnodar dans la cinquième et ultime manche.

Certes limités par la blessure de leur soutier, Joey Dorsey, les catalans n’ont pas réussi à ralentir la dynamique de la loco du Loko, tractée comme il se doit par son trident d’américains : Malcolm Delaney – Anthony Randolph – Chris Singleton, respectivement à 19, 18 et 11 d’évaluation sur les playoffs.

De leur côté, les champions en titre du Real Madrid, qui avaient déjà montré de grands signes de faiblesse (car trop d’inconstance) en saison régulière et lors du Top 16, se sont carrément fait « sweeper » par Fenerbahce. N’ayant pas trouvé de remplaçants à Marcus Slaughter ou Salah Mejri, la raquette madrilène a été dominée par celle du Fener, et un Ekpe Udoh carrément élu MVP du mois d’avril grâce notamment à un dernier match à 33 d’éval’ (15 points, 12 rebonds, 4 passes décisives, 2 interceptions et 2 contres).

Un peu trop sûrs d’eux, les coéquipiers de Sergio Rodriguez (le seul – à peu près – au niveau) n’ont jamais retrouvé la sérénité qui avait fait leur force lors de leur épopée de l’an passé.

Les adieux du Diamant

Egalement éliminé, le Panathinaikos ne verra donc pas Berlin. Et son vétéran, son âme pourrait-on même dire, Dimitris Diamantidis a donc fait ses adieux à la scène continentale sur ce triste coup de balai reçu des mains des basques de Vitoria.

N’ayant pas démérité avec 8 points, 5 passes décisives et 3 rebonds de moyenne (soit la deuxième meilleure évaluation de son équipe – à 14 – à 36 ans !), et un tir ultra-clutch en step-back sur un pied, qui a forcément rappelé de bons souvenirs à ses fans les plus fervents (et de moins bons à nous autres français…), Diamantidis n’a cependant pas pu empêcher la furia de Vitoria, plus rapide, plus physique, plus jeune.

Le point sur nos Français

Avec 18,9 points de moyenne, Nando De Colo est le meilleur scoreur de la saison régulière en Euroleague et il va donc recevoir le trophée Alphonso Ford. Particulièrement régulier, l’arrière tricolore a mis la concurrence loin derrière lui, ne descendant qu’une seule fois sous la barre des 10 points marqués, avec un record à 30 points face à Barcelone. Mieux, le Nordiste pourrait faire le doublé (jamais réalisé) avec le trophée de MVP de la saison, pour lequel il est le grandissime favori.

De son côté, Kim Tillie a été orphelin de son pote, Fabien Causeur touché au dos, mais l’intérieur de Vitoria a été plutôt solide avec 6 points et 6 rebonds de moyenne en playoffs.

Nando De Colo (CSKA Moscou) : 13 points à 58% de réussite à deux points, 5 passes, 3 rebonds mais 4 balles perdues en 26 minutes (19 d’évaluation).

Kim Tillie (Vitoria) : 6 points à 43% de réussite à deux points, 6 rebonds, 1 passe, 1 interception, 1 contre en 29 minutes (7 d’évaluation)

Fabien Causeur (Vitoria) : n’a pas joué – blessé au dos

Le meilleur cinq des playoffs

Mike James (Vitoria) – 15 points, 6 rebonds, 4 passes, 1 interception

Darius Adams (Vitoria) – 23 points, 3 rebonds, 3 passes

Bogdan Bogdanovic (Fenerbahce) – 17 points, 4 rebonds, 3 passes

Anthony Randolph (Kuban) – 17 points, 7 rebonds, 1 contre

Ekpe Udoh (Fenerbahce) – 14 points, 8 rebonds, 2 contres

Le Top 10 des playoffs

Le film des playoffs

 
29 avril 2016 à 10:18
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