EUROLEAGUE
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QUELLE SAISON ATTENDRE POUR LES SEPT FRANÇAIS EN EUROLEAGUE ?

Léo Westermann Zalgiris Kaunas
Crédit photo : Zalgiris Kaunas

La saison d'Euroleague débute ce jeudi pour deux de nos sept représentants en Euroleague. Que peut-on attendre d'eux ?

Si aucun club Français n'est engagé en Euroleague cette saison, sept Français vont tout de même disputer la reine des compétitions européennes en 2016/17.

Ces sept Français sont pour la plupart au top de leur carrière. Tous dans la force de l'âge (29 ans pour les plus vieux, De Colo et Causeur, 24 ans pour le plus jeune Westermann) et tous responsabilisés, ils vont bénéficier de la réforme de l'Euroleague qui se jouera désormais comme un vrai championnat avec trente matchs de saison régulière puis des playoffs.

La saison d'Euroleague a débuté ce mercredi par la large victoire du Real Madrid contre l'Olympiakos (83-65). Mais les Français n'entreront en lice que ce jeudi. Présentation joueur par joueur.

  • Nando De Colo (CSKA Moscou) : Vainqueur et MVP de la compétition la saison passée, le Nordiste est attendu dans toutes les salles européennes. Au top de sa carrière, l'arrière polyvalent d'éclate dans le jeu up-tempo de Dimitris Itoudis où il peut jouer 1, 2 ou 3 selon les possessions. Ce jeudi, il attaque sa saison par un premier déplacement à Istanbul pour affronter le Galatasaray de Blake Schilb. Sur le papier, pas d'inquiétude.
  • Thomas Heurtel (Anadolu Efes Istanbul) : Meilleur passeur de l'Euroleague en 2015/16, Thomas Heurtel veut désormais faire mieux encore : atteindre le Final Four, ce qu'il n'a jamais vécu au cours de sa carrière. Eliminé en quart de finale par le Real Madrid en 2015 puis au Top 16 la saison passée, l'Héraultais espère cette fois emmener l'Anadolu Efes Istanbul jusqu'en demi-finale. La saison s'annonce longue et compliquée mais l'équipe stambouliote possède l'un des plus long effectif d'Europe malgré le départ de Dario Saric. Premier match pour Heurtel, vendredi soir à Vitoria, son ancien club.
  • Adrien Moerman (Darüşşafaka Doğuş) : S'il a déjà goûté à l'Euroleague par le passé avec Orléans, Nancy et Limoges, il n'avait pas le même statut et surtout son équipe n'était pas compétitive puisqu'aucune d'entre elle n'a passé le tour principal. Au Darüşşafaka Doğuş, il sera l'un des leaders d'une équipe annoncée comme un sérieux outsider grâce entre autre à l'expérience de l'entraîneur David Blatt et les arrivées de joueurs référencés, Brad Wanamaker, James Anderson et Dairis Bertans en tête. Après avoir battu des équipes telles que le Fenerbahçe ou le Maccabi Tel-Aviv en préparation, on verra ce que donne cette nouvelle équipe stambouliote ce jeudi contre l'Etoile Rouge de Belgrade.

  • Kim Tillie (Vitoria) : Installé comme titulaire d'une équipe ayant manqué de très peu la finale de l'Euroleague la saison passée, Kim Tillie est une belle surprise pour le basketball français. Poste 4 repositionné en 5, sa mobilité, sa verticalité et son QI basket lui permettent d'être un joueur fort utile dans un collectif sans jamais faire le moindre carton. Blessé fin septembre à la cuisse, il est remis sur pied et pourra tenir sa place lors de la première journée contre l'Anadolu Efes Istanbul. A 28 ans, il entre dans "son prime". Sera-t-il capable de continuer à prendre plus de place dans le collectif basque ?

  • Rodrigue Beaubois (Vitoria) : Comme Adrien Moerman, Rodrigue Beaubois a déjà joué en Euroleague, la saison passée avec Strasbourg. Mais l'arrière français n'avait pas non plus passé le premier tour. Appelé à avoir un rôle important à Vitoria, Rodrigue Beaubois a été coupé dans son envol suite à une blessure en pré-saison. Il ne sera d'ailleurs pas remis à temps pour jouer contre l'Anadolu Efes Istanbul ce vendredi. Après avoir effectué l'ensemble des 71 matchs de la SIG en 2015/16, parviendra-t-il à enchaîner sur une autre saison pleine ? Si tel est le cas, nul doute que son talent fera parler de lui car même à ce niveau il est capable de cartons. Mais il est avant tout attendu sur sa propension à être régulier, chose qui lui fait défaut depuis le début de sa carrière.

  • Fabien Causeur (Bamberg) : Passé de Vitoria à Bamberg, le Breton veut grandir en même temps que le club allemand qui connait une dynamique intéressante et devrait servir d'exemple aux clubs français, Bamberg étant une simple ville de Bavière de 70 000 habitants à peine. Encadré par la nouvelle star du coaching européen Andrea Trinchiera, Causeur veut s'affirmer comme un arrière de premier plan. Plutôt efficace en championnat (10 points à 46,2% de réussite aux tirs, 3,2 rebonds et 3,2 passes décisives en moins de 20 minutes après quatre matchs), l'ancien Choletais doit confirmer au plus haut niveau continental. Mais l'ex Broses Basket reste l'un des petits poucets de la compétition et la première rencontre que le Fenerbahçe Istanbul s'annonce compliquée. Bamberg a néanmoins un avantage : la saison allemande a repris depuis plusieurs semaines alors que la saison turque vient tout juste de commencer. Les Allemands devraient doit être plus prêts.

  • Léo Westermann (Zalgiris Kaunas) : Après avoir joué dans trois clubs européens historiques (l'ASVEL, le Partizan Belgrade et le Limoges CSP), Léo Westermann en découvre un autre. Au Zalgiris Kaunas, son style de jeu devrait râvir le jeune mais déjà légendaire (grâce à sa carrière de joueur) entraîneur, Sarunas Jasikevicius. Entre le championnat lituanien (qui a commencé), la VTB League (qui a commencé) et l'Euroleague (que commence ce vendredi contre le Panathinaikos Athènes), l'Alsacien va vivre une saison pleine et devrait continuer à progresser, lui qui n'a que 24 ans, ne l'oublions pas. Joueur complet, combatif, doté d'un QI basket élevé, il doit être capable de tenir des petits arrières plus vifs mais aussi être un shooteur extérieur plus régulier de façon à passer un cap. En tout cas, à Kaunas il ne manquera pas de responsabilités pour cela.

Avec quatorze représentants en NBA et sept en Euroleague, le basketball français est bien représenté au plus haut niveau mondial. Reste à savoir si dans l'une comme dans l'autre ligue, des joueurs appelés à avoir des premiers rôles (Gobert, Heurtel ou même Batum et Moerman) arriveront à s'imposer tout en haut de l'échelle.

En tout cas, bien qu'elle puisse faire grincer des dents par son côté privé et sa propension à ne pas respecter le modèle du sport européen, l'Euroleague version 2016/17 s'annonce, d'un point de vu sportif, diablement excitante.

13 octobre 2016 à 18:12
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Tout ça pour mettre une balle dans un cercle.
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