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GROUPE A : LES SERBES SANS PITIÉ POUR LES ESPAGNOLS

Espagne-Serbie
Crédit photo : FIBA Europe

Pour leur premier match de la compétition, les Serbes ont fait preuve d'une solidité et d'un niveau de jeu très élevés.

En battant l'Espagne (80-70), ils se placent déjà parmi les grands favoris de l'EuroBasket. Les Espagnols ont montré quelques faiblesses qu'il leur faudra corriger au plus vite pour espérer jouer dans la cour des grands à Lille. 

Le début de match est placé sous le signe de la défense. Les Serbes imposent une intensité défensive aux Espagnols pendant les cinq premières minutes du match, les empêchant même d'inscrire le moindre point pendant près de cinq minutes. Malgré cela, la machine espagnole se met peu à peu en marche pendant que la machine adverse s'enraye. Il n'en faut pas plus pour que les hommes d'un Felipe Reyes des grands soirs prennent un peu de marge avec 10 points d'avance après les 10 premières minutes (21-11).

Alors qu'on les pense mal en point, dominés et maladroits, les Serbes relèvent peu à peu la tête au coeur du deuxième acte. Nemanja Nedovic est le facteur X attendu. En sortant du banc, l'ancien Warrior de Golden State inscrit 8 points de suite pour les siens. Cela permet aux hommes de Sasha Djordjevic de recoller au tableau d'affichage. Sergio Llull, peu en vue, donne tout de même un peu d'air aux Espagnols avec un shoot à quelques centièmes du buzzer leur donnant deux longueurs d'avance à la pause. Les deux équipes nous ont livré vingt minutes de très bon basketball sans pour autant se départager.

Un match de très haut niveau

Et les deux sélections ne sont pas décidées à lever le pied à l'entame du troisième quart-temps. Elles se rendent coup pour coup pendant 5 minutes. Nemanja Bjelica continue d'éclabousser la rencontre de toute sa classe offensive pour maintenir son équipe dans la rencontre. Et puis, les Serbes se décident à accélérer. En cinq minutes, le score passe de 43-45 à 62-50 en faveur des coéquipiers de Milos Teodosic. Ce dernier n'y est évidemment pas étranger et permet donc aux siens d'aborder les dix dernières minutes avec une avance de 12 points. 

Le début du dernier acte a un air de déjà-vu... mais en sens inverse. Les Serbes calent et les Espagnols reviennent à grandes enjambées de la même manière que les Serbes étaient revenus au cours du deuxième quart-temps. Il ne reste plus qu'une minute et trente secondes dans cette très belle rencontre et les deux équipes ne sont plus séparées que par un unique point. Sergio Scariolo peut compter sur son leader, Pau Gasol, qui martyrise la défense adverse dans ce dernier quart.

Les Serbes n'ont pas pour autant dit leur dernier mot. Alors qu'on pensait le momentum espagnol, Bjelica et Bogdan Bogdanovic plantent à longue distance deux tirs magnfiques qui mettent fin aux espoirs adverses. Si les Espagnols rentreront la tête baissée aux vestiaires, abattus par cette défaite, les deux équipes nous auront fourni une partie de très bonne facture qui lance parfaitement cet EuroBasket.

Le show Bjelica

Cette rencontre est marquée par l'empreinte du MVP de l'Euroleague en titre. Celui qui rejoindra la NBA et les Timberwolves du Minnesota cette saison a délivré une superbe copie. Au final, il finit avec 24 points à 8/16 au shoot, 10 rebonds et 4 passes décisives. Excusez du peu. Avec Teodosic (12 points) et Nedovic (14 points à 100%), les Serbes ont pu compter sur un trio de très haut niveau pour venir à bout des Espagnols.

Pau Gasol est à l'image de son équipe. Il a réalisé une belle partie, finissant à 16 points et 4 contres, mais a manqué de tranchant aux bons moments (5 points et un +/- de -14). Il n'a pas non plus été aidé par une ligne arrière Sergio Rodriguez-Sergio Llull complètement absente (2/17 au shoot à eux deux).

Si la défaite espagnole n'est pas alarmante sur leur niveau de jeu, elle est la preuve d'une certaine fébrilité qu'on ne leur connaît peu. Des réglages sont à apporter très vite pour éviter que cette compétition leur échappe totalement. De leur côté, les Serbes ont démontré qu'ils avaient peu de faiblesses et qu'il faudra être très forts pour aller les chercher lors des phases finales. De bon augure pour la suite de la compétition !

05 septembre 2015 à 20:35
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