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ITW GEORGE EDDY / DAVID COZETTE, 1ÈRE PARTIE

ITW George Eddy  David Cozette, 1ère partie
Crédit photo : Sébastien Grasset

C'est fini, le mythique duo de commentateur de Canal+ n'est plus.

George Eddy / David Cozette, leur maitre mot : « L’enthousiasme » (partie 1)

C'est fini, le mythique duo de commentateur de Canal+ n'est plus. David Cozette rejoint la rédaction de L’Équipe 21, tandis que George Eddy, encore sous contrat avec Canal+, va officier régulièrement pour la chaine Canal+Afrique. Ils nous ont accordé un long entretien. Le tout, rempli d’anecdotes savoureuses.

Entretien réalisé par Thibaut Paquit.

Votre premier match ensemble, c'était il y a plus de 20 ans. Vous vous en souvenez ?

George Eddy : Oula. Je ne sais pas.
David Cozette : Moi oui. C’était un match NBA pour à l’époque Canal+ Horizon, la version africaine de Canal+, aux alentours de 1994. Je me souviens que c’était Golden State, mais alors l’adversaire, je ne m’en souviens plus. À l’époque, pour moi, c’était presque un rêve de gosse. Quand j’étais au lycée, on regardait la NBA comme tous les jeunes la nuit. Et au fond de la classe, on s’imitait à faire George Eddy, en faisant « Oulalalala » (George rit). Et quelques années plus tard, me retrouver à ces côtés pour commenter, j’étais un gamin avec des étoiles plein les yeux.

George, vous pouvez revivre une bonne partie de votre carrière à travers justement toutes ces générations de journalistes qui se remémorent leur première fois à vos côtés ?

G.E. : Je suis très fier de penser que presque tous les journalistes de Canal+ ont démarré à côté de moi : Thierry Gilardi, Éric Besnard, Grégoire Margotton, Thierry Dugeon. Charles Biétry disait : il n’y a pas de risque, personne ne regarde la NBA, ils vont faire leur classe avec moi ! Très rapidement, ils sont passés au football. Je ne dis pas que c’est grâce à moi. Cela traduit juste les 30 ans que j’ai passés sur Canal+, avec tous ces jeunes qui sont arrivés les uns après les autres et qui ont brillé par la suite. David en fait partie !

Justement, David, on apprend beaucoup au côté de George Eddy au tout début ?

Oui bien sûr ! Au début, je devais avoir 23, 24 ans. Même si j’avais déjà commenté du hockey sur glace, George, c’est une institution. Les connaissances que j’ai construites au fur et à mesure, elles étaient microscopiques à côté de George.

(George Eddy reprend) Je peux vous dire qu’il s’est bien rattrapé depuis ! David est toujours bien préparé, bien informé.

David, par la suite, vous êtes passé par Eurosport, Pathé Sport. Vous vous êtes reformés comment ensuite ?

Au départ, George commentait avec Bruno Poulain. Moi qui étais tout jeune, j’étais le commentateur numéro 2, comme l’est aujourd’hui Joris Sabi. Je remplaçais ponctuellement Bruno et je commentais avec George. C'est quand je suis revenu de Pathé à Canal+ que l’on a eu plus de commentaires à faire ensemble.

George, dans quel domaine a le plus progressé David depuis votre première collaboration ?

Je l’ai toujours trouvé très professionnel, même très jeune. J’ai toujours recherché ça chez les jeunes : est-ce qu’il se passionne pour le sujet, est-ce qu’il prépare bien leur match ? C’est ce qu’a apporté Charles Biétry à Canal+...

(David Cozette coupe) La rigueur de l’info !

(George Eddy) Beaucoup de sérieux ! David faisait partie de ces jeunes qui en voulaient le plus.

Par rapport à votre duo, comment pouvez-vous le décrire ? En un mot ?

G.E. : Enthousiaste, je dirai.

D.C. : Pas mieux.

G.E. : D’ailleurs, il a fallu que l’on adapte nos commentaires. Pendant des années, je faisais beaucoup de cris. David, c’est son registre aussi ! Il a fallu le faire à bon escient, et ne pas se marcher sur les pieds, laissez de la place à l’autre. Deux commentateurs qui crient en même temps, on peut casser les oreilles du téléspectateur. On a justement trouvé un très bon équilibre pendant les années, surtout quand on a commencé à commenter le basket français.

D.C. : Tout à fait d’accord. Il fallait trouver le juste équilibre, pour que chacun de nous puisse s’épanouir sans que l’autre en souffre.

G.E. : En plus, ce n’est pas facile de commenter avec moi, car je fais beaucoup de commentaires journalistiques, ce qui envahit un peu le domaine du commentateur numéro 1. Il fallait que je reste dans le commentaire technique, coaching. J’ai fait numéro un pendant des années. C’est en bonne intelligence que l’on a réussi à faire en sorte que cela a fonctionné.

La deuxième partie à suivre ce lundi soir.

21 septembre 2015 à 08:50
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