EUROPE
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ITW GEORGE EDDY / DAVID COZETTE, 2E PARTIE

ITW George Eddy  David Cozette, 2e partie
Crédit photo : Sébastien Grasset

C'est fini, le mythique duo de commentateur de Canal+ n'est plus.

George Eddy / David Cozette, leur maitre mot : « L’enthousiasme » (partie 2)

C'est fini, le mythique duo de commentateur de Canal+ n'est plus. David Cozette rejoint la rédaction de L’Équipe 21, tandis que George Eddy, encore sous contrat avec Canal+, va officier régulièrement pour la chaine Canal+Afrique. Ils nous ont accordé un long entretien. Le tout, rempli d’anecdotes savoureuses.

Entretien réalisé par Thibaut Paquit.

C’est votre dernier après-midi ensemble (entretien réalisé dimanche avant le match pour la troisième place), même si on ne sait jamais ce qui peut arriver. Qu’est-ce qui restera de votre duo ?

D.C. : Les matchs qui t’ont marqué en priorité. Le match contre l’Espagne l’an dernier, je m’en souviendrai jusqu’à la fin de mes jours ! Je me souviendrai de l’émotion intense que j’ai eue, et c’était avec George que je l’ai vécu. Même les défaites aussi. 2005, on a eu le top en battant la Serbie chez elle, puis la catastrophe face à la Grèce.

G.E. : C’est ça le sport. C’est pour cela que l’on se passionne pour un métier pareil. Dans le très haut, comme dans les mauvais moments.

Est-ce que vous regardiez les matchs ensemble, pour faire une critique de vos commentaires ?

D.C. : Jamais. Débriefer, oui. On ne s’est jamais réunis pendant une heure, en évoquant un passage qui n’allait pas. On en parlait de manière complètement informelle.

G.E. : Tout se passait au feeling justement. On était très exigeant avec nous même.

Le plus mauvais souvenir ensemble ?

D.C. : Paradoxalement, ce n’est pas jeudi, mais bien cette défaite de 2005 contre la Grèce. À l’époque, j’étais très jeune et j’ai pris ça très à cœur. Avec l’expérience, on relativise un petit peu. En 2005, à la fin du match, j’étais en larme !

G.E. : Et même en 2003 ! On ne va pas aux Jeux olympiques ! C’était un peu la traversée du désert, catastrophique pour le basket français. 2005, le scénario t’arrache le cœur ! T’as l’impression d’avoir neuf orteils en finale, et on t’enlève tout à la dernière seconde.

David, un mot pour décrire George ?

Badabouum (rires).

George, un mot pour décrire David ?

Professionnel. C’est peut-être pas très drôle...

D.C. : Ah je le prends comme un compliment George.

À l’image des duos historiques de la télévision française, comme ce clash en Thierry Rolland et Jean-Michel Larqué : il y a-t-il eu déjà un clash entre vous deux ?

G.E. : Je n’ai presque jamais eu de clash avec un collègue de Canal+. Bon, je suis très mauvais joueur sur un terrain de basket, et là, oui, avec tout le monde j’ai eu des clashs ! Souvent ridicule d’ailleurs. Mais au travail, non jamais. J’ai souvent pris sur moi-même. Par contre, mon premier commentaire avec Thierry Gilardi, j’ai eu le malheur de lui dire « Olala, j’ai l’impression que l’on parle trop ». Il a posé son casque, et il a refusé de parler pendant cinq minutes ! Ça m’a appris à ne jamais rien dire, notamment ce genre de propos pendant les commentaires. C’était une bonne leçon pour moi. Parfois, je vais trop loin, mais je traduis le ressenti d’un fan devant son écran.

Êtes-vous déçu de vous séparer à l’issue de cet Euro ?

D.C. : Bien évidemment. C’est sur la durée que tu touches les gens, que tu les accompagnes. Le duo, il fonctionnait. Il suffisait juste que l’on mette le casque, sans même nous dire de mots. C’était une évidence ! Ce sera très difficile à retrouver. Je ne sais pas du tout si je vais la retrouver et combien de temps cela va prendre. Mais c’est super valorisant de savoir que tu as accompagné les gens comme cela pendant des années. Et d’être reconnue.

G.E. : C’est vrai que l’on se sépare par la force des choses. Il n’y aura plus de basket sur Canal+ désormais. C’est 30 ans de basket qui s’envole. Ça m’attriste profondément. Canal+ a conquis de nombreux abonnés avec le basket pendant toutes ces années. Je pense franchement que l’on a fait du très bon boulot.

Votre duo se reformera-t-il un jour ?

D.C. : C’est tellement un petit milieu que tout est possible, bien sûr !

G.E. : Très honnêtement, je fais encore ce métier par passion. Donc oui, on peut se retrouver avec David. J’ai envie de commenter encore jusque 70 ans ! Juste par plaisir ! Et d’ici-là, j’espère que l’on va se retrouver avec David.

Retrouvez ici la première partie de l'interview. 

 

21 septembre 2015 à 19:45
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