EUROPE
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MORITZ WAGNER, LE SYMBOLE DE LA NOUVELLE GÉNÉRATION ALLEMANDE

Crédit photo : Fiba Europe

Turquie-Allemagne est le choc des huitièmes de finale entre deux équipes prétendantes à la victoire finale dans cet Euro U20. BeBasket est allé à la rencontre de Moritz Wagner, leader de cette équipe allemande.

Quand on lui évoque Dirk Nowitzki, un sourire apparait sur le visage de Moritz Wagner (2,11m, 20 ans), leader de l'Allemagne candidate à une médaille dans ce championnat d'Europe U20. Au même titre que Tony Parker en France, la légende allemande est l'idole de toute une jeunesse désireuse un jour de pouvoir porter haut les couleurs de la Nationalmannschaft dans la plus grande ligue du monde.

Né à Berlin en 1997, Moritz Wagner baigne dans le basket depuis sa plus tendre enfance. Joueur de grande taille capable de jouer loin du cercle, il a décidé l'an dernier de tenter sa chance outre-Atlantique, afin de pouvoir lui aussi un jour jouer en NBA. Joueur majeur des Wolverines du Michigan, l'intérieur allemand brille depuis maintenant 2 ans en NCAA. Très bon durant la dernière March Madness, il ne regrette pas d'avoir décidé à tout juste 18 ans de quitter son pays pour vivre son rêve.

"Berlin, c'est tout pour moi. Je suis né là-bas, j'ai appris à jouer au basket à Berlin, mais quand l'opportunité s'est présentée de pouvoir jouer en NCAA et vivre des moments magiques alors j'ai foncé. Les Etats-Unis m'ont permis de voir une autre culture, un autre basket. J'avais besoin de ça pour m'épanouir en tant que joueur, mais aussi en tant qu'homme. J'ai le total soutien de ma famille et de mes proches, donc c'est le principal. Et puis, l'été je rentre jouer avec mes amis en sélection donc ce n'est que du bonus. Je ne peux pas nier que ces deux années à Michigan m'ont permis de passer un cap. Ce n’est pas donné à tout le monde de jouer la March Madness..."

Très en vue lors de la March Madness

La March Madness, tournoi universitaire qui regroupe toutes les meilleures facs du pays. A l'instar de Killian Tillie, Wagner a brillé durant le tournoi. Deuxième meilleur marqueur de son équipe, il n'a pas réussi comme le français à atteindre le Final Four. Eliminé en huitième de finale par Oregon, il ne garde de cette expérience que des bons souvenirs.

"Jouer un Final Four, c'est le rêve de tout universitaire. Malheureusement, on n'a pas eu la chance d'y parvenir. Nous avons quand même réussi un super parcours. Jouer devant autant de monde, devant un campus qui te soutient au quotidien reste une chose d'extraordinaire. J'avais le choix de m'inscrire à la draft où de continuer une saison de plus à l'université. J'ai longuement hésité, mais j'ai vraiment envie de revivre une March Madness. Pour rien au monde je ne regrette mon choix. La NBA ça viendra un jour, à l'heure actuelle je n'y pense pas trop."

Jouer en NBA reste quand même la prochaine étape pour le poste 4/3 allemand. A l'image d'un Paul Zipser très bon lors de sa première saison rookie à Chicago, ou d'un Dennis Schröder leader à Atlanta, il espère un jour être capable de se faire un nom dans le pays de l'Oncle Sam.

"Paul et Dennis sont deux excellents joueurs. J'espère avoir moi aussi un jour la chance de jouer en NBA. C'est le rêve de tous les jeunes ici en Allemagne et dans le monde. Mais il me reste tellement d'étapes à accomplir avant. A commencer par tout faire pour remporter le championnat d'Europe U20, malgré notre phase de poule assez mitigée."

Très lucide sur les prestations de son équipe mais des aussi des siennes, il souhaite oublier le début de cette Euro, et ne penser qu'au match de ce mercredi face à la Turquie.

"On ne réalise pas l'Euro que l'on aurait espéré en début de compétition. Lors du premier match face à la Suède, nous sommes passés à côté de notre sujet. La République tchèque, sans leur manquer de respect, ça reste une petite nation. Hier contre la Grèce, on a très bien joué durant trois quart-temps. Malheureusement, je pense que mentalement, nous n’avons pas été assez lucides dans les moments importants pour remporter ce match, qui nous aurait sans douter évité de jouer la Turquie dès les huitièmes de finales. Mais c'est la difficulté de cet Euro. Toutes les équipes se valent... Et pour être champion, il faut être capable de battre tout le monde. Turquie, Espagne, Grèce même la France sont des équipes redoutables. A nous de montrer que l'Allemagne a son mot à dire."

Il doit éléver son niveau 

Pour passer le cap turc, les Allemands espèrent que Moritz Wagner sera en mesure de faire plus. Gêné par les fautes, il doit encore s'adapter à l'arbitrage ici en Europe.

"Bien sûr que je dois faire mieux. J'en suis conscient. L’arbitrage ? C'est le même pour tout le monde. A moi de m'adapter. Après nous sommes forts quand nous jouons ensembles. Personne ne mettra 30 points. Notre point fort c'est le collectif. Tout le monde peut faire la différence et nous sommes déterminés à le montrer demain (mercredi) !"

Représenter l'Allemagne est un sentiment très fort pour lui. C'est pour cette raison qu'il ne veut pas s'incliner dès le premier match couperet.

"Entendre l'hymne, savoir mes amis avec moi me donne énormément de force. J'aime mon pays et avoir la possibilité de le représenter reste pour moi la plus belle chose au monde. C'est pour ça que je ne veux pas perdre demain (mercredi). Je donnerai tout ce que j'ai en moi, vous pouvez en être persuadés."

Ce match face à la Turquie est le véritable choc des huitièmes de finales. Ce mercredi aux alentours de 13h30, un favori sera au tapis et devra quitter la compétition.

En Crète,

19 juillet 2017 à 12:58
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