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ITW DAMIEN INGLIS : "REPASSER LES ÉTAPES UNE À UNE"

Damien Inglis Hoops Factory GPJ
Crédit photo : GPJ

Damien Inglis est actuellement en France, sans club. A 22 ans, cet ancien très gros potentiel du basketball français nous parle de son parcours et de sa situation.

S'il y a un Français récemment passé par la NBA qui ne fait que très peu parler de lui, c'est bien le discret Damien Inglis (2,06 m, 22 ans). Très jeune, le Guyanais est parti aux Etats-Unis, à 19 ans après une seule saison professionnelle en France, à Roanne en 2013/14. Après trois ans sur place, où il a vécu blessures, piges en NBA et passages plus longs en D-League, il est de retour en Europe. Après une expérience avortée en Italie à Capo d'Orlando en début de saison, il est désormais sur Paris où il s'entraîne.

Malgré ses expériences, que l'on peut qualifier d'échecs jusqu'ici, celui qui a longtemps fait saliver les scouts NBA reste confiant. Et surtout positif. Damien Inglis est un garçon affable, surprenamment loquace quand on évoque son parcours. A l'opposée de l'image que l'on pouvait imaginer étant donné sa discrétion.

"Il a une constante, c'est un garçon qui a toujours été très calme, nous a confié sa grande soeur Yasmina. Il est très sociable comme il peut rester tout seul, ça ne le dérange pas du tout." Celle-ci, qui vit de nouveau proche de son jeune frère dont elle s'est occupée à son arrivée en Métropole à 14 ans, est également confiante pour la suite du parcours de basketteur professionnel de son jeune frère. "Je ne le sens pas démotivé. Je pense qu'il garde le moral, on veille à ça. Il n'y a pas de raison que cela se passe mal pour la suite. Il est toujours motivé, il est confiant. Il faut que des opportunités s'offrent à lui."

En attendant ces opportunités, retour sur son parcours de basketteur.

 

Sa découverte du basketball

J'ai commencé à 10 ans. Je faisais du foot et du basket. Je vivais à Matoury, à 2 minutes de l'aéroport Félix-Eboué. La première chose que tu vois quand tu arrives en Guyane, c'est ma maison. J'ai choisi le basket parce que je grandissais et ça m'allait mieux. Je commençais vraiment à aimer ce sport.

Son arrivée à l'INSEP, avec un an d'avance

Ca c'est passé plutôt vite, j'ai fait la sélection Guymargua, derrière Evan Fournier est parti de l'INSEP (avec un an d'avance ppur signer à Nanterre, NDLR), ce qui fait qu'il a laissé une place à l'INSEP. Comme j'avais cartonné au Camp Inter Zones (CIZ) à Temple-sur-Lot, ils ont voulu me prendre avec un an d'avance.

C'était assez fou, je suis arrivé à l'aéroport d'Orly après le CIZ pour retourner en Guyane. C'est là que mon entraîneur m'appelle en salle d'embarquement, me met sur le côté et m'explique que les gars de l'INSEP me veulent et attendent une réponse là, tout de suite. Si je suis d'accord il faut que dans deux jours je reprenne l'avion et que je vienne m'installer en Métropole. J'étais déjà à l'école en Guyane, j'avais commencé mon année de troisième. C'était plutôt fou mais bon je suis parti. Je ne savais pas trop ce que je faisais en fait. Sur le moment j'ai dit oui mais je ne savais pas à quoi m'attendre. Je suis rentré en Guyane, j'ai fait mes valises, je suis passé voir la famille et je suis reparti en Métropole. J'ai de suite commencé, je suis arrivé le matin à 6 heures, je suis directement parti en cours, j'ai eu l'entraînement après... c'était différent.

 

"L'INSEP, un souvenir fantastique"



J'étais déjà venu en Métropole, ce n'était que ma troisième fois et auparavant je n'avais été qu'en Province. Heureusement, il y avait déjà ma soeur (Yasmina) sur place à Paris à l'époque et j'avais aussi Livio (Jean-Charles) à l'INSEP que j'ai connu en Guyane. Ils étaient mes seuls deux points de repère que j'avais en amont.

Après j'ai réussi à m'adapter même si c'était compliqué. J'ai aimé, je prenais plaisir à aller à l'entraînement contre les meilleurs joueurs français de mon âge, et même plus âgés. Il y avait Léo Westermann, Hugo Invernizzi, Livio Jean-Charles, William Howard qui était déjà très dominant, Yanis Morin qui était bien aussi... Chacun avait un registre, il y avait du monde, c'était impressionnant pour moi. Et même de voir les matchs de NM1. A l'époque, il y avait un Américain dont je ne me souviens plus le nom, Burke quelque chose je crois (sans doute Larry Blair, petit arrière américain qui tournait à plus de 25 points par match en 2009/10 avec Denek Bat Urcuit), il plantait souvent 40 points par match. J'étais parti le voir... C'était la première fois que je voyais un mec mettre 40 points dans un match de basket. C'était vraiment différent, c'était vraiment la culture basket que j'apprenais, la culture de haut niveau. A l'INSEP j'avais les machines de tirs, j'avais les entraîneurs qui étaient à ma disposition, donc je pouvais vraiment m'entraîner.

J'en garde un souvenir fantastique, parce qu'il y a une histoire derrière. Je suis arrivé à l'improviste, j'ai connu quelques galères à l'INSEP, j'ai eu des coups de blues comme tout le monde, j'étais seul parce que je n'avais pas forcément ma famille. Mais le basket a pris le dessus. Dès que j'avais un petit coup de blues, j'allais sur le terrain et ça passait. C'est vraiment un bon souvenir, ça m'a vraiment préparer pour la Pro A.

Le buzz après ses cartons lors de l'EuroLeague Junior en 2013

J'avais ma famille qui m'aidait à rester sur terre. Déjà naturellement je ne me prends pas la tête avec ça. J'étais plus content parce que j'avais énormément travaillé pour passer de poste 4 à ailier. J'avais eu un an et demi pour m'adapter à ce poste. Je suis arrivé au tournoi Nike et je tournais à un triple-double de moyenne (19 points à 60,4% de réussite aux tirs, 8,5 rebonds, 7,2 passes décisives, 2,5 balles perdues et 1,7 contre en 27 minutes), je ne m'attendais pas à ça. J'étais à l'aise... J'étais plus content de mes performances que le fait que les gens parlent de mes performances.

 

"Roanne, la découverte du monde pro en accéléré"



Sa saison à Roanne, en 2013/14

J'ai choisi Roanne parce qu'à l'époque c'était le meilleur projet. Je voulais essayer la culture serbe (Luka Pavicevic était le coach, NDLR). Je voulais changer de façon de m'entraîner. Je voulais vraiment apporter une discipline à mon jeu. Je savais faire beaucoup de choses mais ce qu'on me reprochait tout le temps c'est que je manquais de discipline dans mon tir, dans mon jeu etc. Avec la façon d'entraîner de Luka (Pavicevic), c'est exactement ce que j'ai eu. Sur le moment, c'était le bon choix à faire. J'ai eu raison parce que derrière lui m'a pris la tête sur les petits détails et ça a apporté une autre dimension à mon jeu.

Les vétérans de l'équipe pour l'accompagner

Pape(-Philippe Amagou), il m'a pris sous son aile. Il m'a préparé pour le monde pro. Victor Samnick aussi. Ils m'ont vraiment plus appris plein de choses en dehors du basket qui faisaient de toi un joueur pro. L'année a été difficile parce qu'on perdait beaucoup de matchs, il y avait des tensions entre le coach, les joueurs, le management... C'était compliqué à vivre. Une découverte accélérée du monde professionnel. Au bout du troisième ou quatrième match, le président (Emmanuel Brochot) est venu nous mettre un coup de pression. Pour moi c'était nouveau. Il y avait ce monde serbe qui faisait que quelque soit si on jouait bien ou mal, on s'entraînait tout le temps. On avait une heure de vidéo par jour, deux entraînements par jour... C'était différent pour moi. Et puis les entraînements étaient vraiment longs. On faisait beaucoup plus de fondamentaux que de jeu quoi. S'il y avait des tensions, c'était aussi pour ça. Les vétérans jouaient depuis 10/15 ans, revenir à l'école du basket, ça les embêtait un petit peu. Au contraire pour moi c'était idéal.

Vivre tout seul à 18 ans à Roanne

C'était plus facile tout seul à Roanne à 18 ans qu'à 14 ans tout seul à l'INSEP. J'étais déjà en place, j'avais la famille qui venait quasiment tous les week-ends. Ce qui était plus compliqué, c'était ce monde pro. Que tu joues ou que tu ne joues pas, il faut rester la même personne à l'entrainement, venir travailler en dehors de l'entraînement. C'est ce qu'il m'a manqué. Avec l'équipe, on passait par beaucoup d'émotions. On gagnait, on perdait et puis derrière moi humainement, ce sont des choses qui m'ont touché. Des fois je ne jouais pas, des fois je ne jouais pas bien, j'avais du mal à m'exprimer... Ce sont des choses qui m'ont affecté. Je pense que c'est la seule chose que j'ai eu du mal à gérer, à rester impartial sur ces moments d'émotions.

Se faire drafter en NBA en juin 2014, en étant blessé

A la fin de la saison de Pro A, j'étais déjà blessé à la cheville. On a quand même pris trois semaines de repos pour être prêt. Je suis reparti aux Etats-Unis m'entraîner un mois. Mes work-outs NBA, c'était ma dernière semaine avant la Draft. J'étais à New York avec les gars de ProHoops qui entraînent Evan Fournier maintenant. Cela s'est super bien passé. J'étais avec d'autres joueurs comme Tyler Ennis, Jordan Clarkson, Noah Vonleh... pleins de gars qui ont été draftés derrière. Arrivé à mon premier work-out individuel à Philly, j'étais seul pendant 30 minutes, ils ont ramené un mec de 25 piges super balèze. Après le work-out j'ai appris que c'était un gars des 76ers. Ils voulaient que j'ai de l'opposition. Cela s'est super bien passé, j'ai eu de supers bons retours. Je suis parti à Oklahoma City le lendemain, j'ai mangé avec le GM et à l'échauffement du work-out je me pète la cheville. Sur un truc bidon, j'ai sauté pour prendre le rebond tout seul, je redescends et derrière ça j'ai eu 18 mois d'arrêt !

A Milwaukee derrière, les gars me connaissaient. Ils me voulaient malgré tout. Si je n'étais pas blessé, cela se serait sûrement passé différemment. Il y avait des équipes avant Milwaukee qui m'auraient pris, c'est sûr et certains. C'était déjà acté. Après la blessure, ces équipes là ont voulu voir les images de mon opération. Comme ils savaient que j'allais raté un an et demi, les équipes se sont retirées et ont pris d'autres joueurs. Milwaukee, ça ne les dérangeait pas plus que ça. Ils ont vraiment voulu que je prenne mon temps. Arrivé sur place ils m'ont tout de suite dit "écoute on n'est pas pressé, cette saison tu l'as joue, tu ne l'a joues pas, ce n'est pas très important. Au moins tu te prépares pour la saison d'après." C'est ce qu'il s'est passé, j'ai pris 18 mois où j'avais du mal à marcher puis à courir. Après ces 18 mois là, je me suis remis sur pied puis j'ai pu jouer.

J'ai eu la première opération au mois de juin avant la Draft puis je me suis fait opérer une seconde fois, au même endroit, aux Etats-Unis à Charlotte. Il était prévu que je finisse la saison 2014/15 après la première opération. Je devais avoir six mois d'arrêt. Au final, ma cheville n'était toujours pas prête. Là j'ai eu la grosse opération avec quatre vis et une plaque. Ca m'a pris un an pour revenir de ça.

 

"Je pouvais faire 50 sauts par jour"



Une si longue blessure si jeune, comment c'était ?

C'était compliqué... En plus à cette époque là j'étais tout seul aux Etats-Unis, en béquilles. Ma famille a fait ce qu'elle pouvait, ils sont venus dès qu'ils pouvaient. Après Milwaukee a fait un super job pour m'entourer de personnes pour m'aider. Il y avait tout le temps du monde avec moi, il y avait une infirmière avec moi H24, elle faisait mes pansements. C'était galère mais j'ai pris trois mois à ne rien faire, je ne pouvais pas bouger du lit parce que j'avais mal à dos également. Derrière j'ai passé sept mois à faire ma rééducation. J'ai travaillé tout le corps, de mes orteils à mon cou. Je suis revenu sur pied après. J'ai repris l'entraînement à la fin de la saison 2014/15, on a fait les playoffs contre Chicago, et c'était là que j'étais autorisé à courir. Je pouvais faire 50 sauts par jour. Il fallait vraiment que j'utilise avec parcimonie mes 50 sauts. Ils comptaient vraiment les mecs (sourire). Je tirais beaucoup de lancers francs. C'était vraiment progressif.

Je n'étais pas censé faire la Summer League mais au mois de juillet j'étais tellement bien physiquement que l'entraîneur a voulu que je la joue. Tout était bien sauf la cheville opérée. J'ai joué la Summer League, j'ai joué deux matchs et après j'étais out. Le coach m'a dit "écoute on a déjà vu assez". Je me sentais bien, je n'ai pas fait des grosses stats, je jouais 15 minutes par match (3,7 points et 2,5 rebonds en 13 minutes sur quatre matchs). Il y a eu des fenêtres où je me suis fait plaisir et eux (les Bucks) ont apprécié. Derrière je suis arrivé en saison, le coach (Jason Kidd) savait comment m'utiliser. En pré-saison, j'ai cartonné. J'ai fait des double-doubles (11 points et 9 rebonds en 28 minutes contre Chicago, NDLR), je ne m'attendais pas à ça. J'avais tellement bien travaillé l'été que j'étais prêt à travailler. Hormis une semaine en France, j'ai passé l'été à Milwaukee à travailler. J'étais avec Jabari Parker, lui aussi s'était blessé au genou, on a vraiment passé tout l'été ensemble. Je suis revenu plus tôt que lui, en octobre et lui en décembre je crois. Quand je suis revenu, j'étais bien. Jusqu'à ce qu'il (Jabari Parker) revienne car c'était le titulaire donc moi je suis reparti sur le banc. C'est à ce moment là que j'ai connu des grosses galères, j'ai fait des aller-retours en D-League. Ça c'est super bien passé, c'est là que j'ai montré mon talent aux États-Unis. Derrière j'ai encore eu des mêmes problèmes à la même cheville, ce qui m'a coûté une trentaine de matchs. Et derrière la rotation (des Bucks) était déjà faite. Ce n'était pas trop tard mais c'était dur de revenir... Je suis reparti à Wechester où j'ai fait un gros mois, quelque chose comme 15 points, 8 rebonds et 5 passes décisives. Je suis revenu à Milwaukee mais vers la fin de saison j'ai joué (20 matchs au total sur la saison 2015/16).

Être coaché par Jason Kidd

Jason Kidd. Il est super simple ! C'est un gros blagueur, il vanne tout le temps. En tant que coach, c'est un sacré technicien. Quand il propose un système, il n'est pas fermé. On le travaille, on le joue, on l'adapte, on le perfectionne. Il joue vraiment sur les forces de tout le monde. C'est là qu'il est fort Jason Kidd, il exploite les forces de tout le monde comme Giannis (Antetokoúnmpo) ou Kris Middleton. C'est là où je me plaisais, parce que j'étais un bon playmaker, il me mettait dans une position où c'était facile de créer. J'étais super à l'aise. Ce qu'ils font en match maintenant, c'est ce qu'ils font à l'entraînement. On s'entraîne une heure par jour, au maximum, on va travailler sur une force précise pour notre plan de jeu. De tous les coachs que j'ai eu, c'est là où il se démarque. Quand je le compare avec Jeff Hornaceck, qui est un très bon coach en attaque, mais J-Kidd c'est vraiment en défense un tacticien très précis avec une vision de joueur. On comprend plus son langage grâce à cela.

 

"La D-League, ça manque de compétition"

 

 

Son départ de Milwaukee, en 2016

Je pensais que j'allais rester. J'avais montré de bonnes choses et entre nous ça se passait super bien. J'avais de très bonnes relations avec les entraîneurs, comme Jason Kidd. Ils ont fait un choix en fait. Ils voulaient prendre Thon Maker à la base. Du coup ils ne voulaient plus de moi dans l'effectif. Il (le GM) m'a appelé, on s'est assis, il m'a expliqué ce qu'il voulait faire. Ils ont pris Thon, ils ont signé d'autres joueurs derrière. Cela s'est bien passé. J'ai compris. Je suis parti à La Nouvelle Orléans derrière avant la Summer League. Dès que j'ai été coupé par Milwaukee, ils ont voulu me voir. J'ai fait deux semaines là-bas avant la Summer League, ça c'est bien passé. La Summer League moins bien. Je ne crois même pas avoir fini la Summer League avec eux (4 points et 3,2 rebonds en 14 minutes sur quatre matchs). Ça ne se passait pas comme cela se passait en Louisiane. On a préféré partir et derrière j'ai atterri aux Knicks où je me suis entraîné en août/juillet. J'étais censé faire le training camp avec eux mais après un dunk je suis retombé sur le pied de Porzingis et je me suis blessé à la même cheville encore une fois. J'ai été arrêté juste deux semaines, mais le training camp c'est deux semaines et je n'ai pas pu faire les matchs. Mon agent m'a dit que j'avais des offres en EuroLeague mais j'ai accepté de partir en D-League avec Wechester en D-League.

Sa saison 2016/17 en D-League

J'ai fait deux/trois premiers mois bétons. Ce qui est chiant en D-League, à la durée, ça manque de compétition, de challenge. Du coup j'ai lâché un peu, c'était un peu chiant. La D-League, c'est vraiment dur d'y rester autant de temps. Je m'attendais à un "call-up" (qu'une franchise NBA le signe pour dix jours, NDLR), je m'attendais à quelque chose, je ne l'ai pas eu et ça m'a un peu démotivé. J'avais prouvé pendant deux mois et demi et franchement je n'avais plus envie de D-League. J'ai eu une période un peu creuse. Derrière je suis revenu à un certain niveau en février parce qu'il y avait encore une période de call-up où j'ai fait mon record de la saison à 28 points. Et je n'ai pas été appelé donc c'était compliqué. Le challenge il n'est que personnel, ça ne va pas venir de l'entraînement, des coachs, du staff. Ce n'est pas comme en Europe où tu dois rester un très haut niveau pour gagner les matchs. En D-League tu joues pour jouer quoi. (sur la saison, Damien Inglis a tourné à 12,9 points à 45,4% de réussite aux tirs, 6,8 rebonds et 3,4 passes décisives en moins de 30 minutes)

Son retour en Europe

A la fin de la saison je suis rentré en France, j'ai pris deux semaines puis je suis parti à P3 pour me remettre en forme où énormément de sportifs se rendent, comme Joakim Noah. J'ai travaillé sur mon corps. Je ne savais pas ce que j'allais faire encore. Et plus tard dans l'été, je n'étais pas très emballé pour une Summer League, j'ai préféré revenir en Europe.
J'avais des bons projets en Europe, j'ai pris Orlandina parce que sur le papier je pouvais vraiment m'y affirmer. Cela se passait bien avec tout le monde. Avec le coach il y avait juste deux/trois points sur lesquels on n'était pas forcément d'accord. Il voulait que je joue d'une certaine manière qui ne me permettait pas d'utiliser mes forces. Je ne savais pas jouer comme ça. Il n'y a eu aucun soucis, on s'est mis d'accord pour que je parte. Au début je jouais comme je savais jouer, tout se passait bien. Après on a commencé à me scouter, c'était plus difficile de scorer. Et la manière dont le coach voulait que je joue, c'est quelque chose que je ne pouvais pas faire. Ali Traoré par exemple, ses forces, ce ne sont pas les miennes. C'est plus un Ali qui leur fallait. Il y a mieux à venir. On s'est séparé à l'amiable, il n'y a pas eu de soucis. Eux gagnent des matchs maintenant, tout se passe bien pour tout le monde.

 

"Je suis plus amené à évoluer sur le poste 4"

 

Et maintenant ?

J'ai mon appartement à Paris, je m'entraîne tous les jours. A Hoops Factory, et j'ai un préparateur physique avec qui je garde la forme. [...] J'ai changé d'agent en juin. [...] Je sais qu'il y a de bonnes choses qui arrivent. J'espère. Maintenant ce qu'il me reste à faire c'est me préparer pour. Cela dépend du projet. Je ne sais pas ce que je vais faire. Mais c'est le projet qui compte. Mon agent ne m'en parle que quand c'est concret.

Pas de regrets sur son parcours

Je ne changerais rien du tout. Tout ce que j'ai fait, cela m'a permis d'être où je suis maintenant. Bien sûr il y a des choses où, si j'avais su, je les aurais faite autrement. Je ne suis pas satisfait de là où je suis actuellement mais je suis très satisfait de qui je suis et de ce que je peux faire. C'est là où je me dis que même si je n'ai pas de situation avec une équipe, je suis très relax parce que je sais ce que je peux apporter.

Sa condition physique

Ma cheville ? Cela fait un an et demi que je n'ai plus de galères dessus. Ma dernière blessure, c'était au training camp à New York. Je suis en bonne santé.

Que l'on dise que je sois en surpoids ? J'ai entendu que certains disent cela. C'est différent parce que je suis plus amené à évoluer sur le poste 4. Mais je suis toujours aussi vite qu'avant, je vais toujours aussi haut. Je fais toujours les mêmes choses. La différence, c'est quand j'étais au poste 4 avec le volume que j'avais avant, je me faisais bouger. Je peux toujours défendre face à des meneurs, la défense c'est quelque chose dont j'ai à cœur. Je déteste qu'on score sur moi. On essaye de travailler sur mon poids de forme. Il faut que je sois assez mobile pour bouger mais assez costaud pour ne pas subir au poste 4.

Où sera-t-il dans cinq ans ?

C'est difficile à dire car je ne sais pas ce que l'avenir nous réserve. En tout cas je vais travailler pour être dans cinq ans au meilleur niveau possible. NBA oui mais après la décision que j'ai prise de revenir en Europe, il faut que je repasse des étapes.

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Présent lors du TIL (Tournoi Inter Ligues) 2010, le technicien Nicolas Corbe se souvient de Damien Inglis qui avait cartonné à l'époque et permis à Guymargua d'être bien plus compétitif que d'habitude.

"Je l'ai vu la première fois au championnat de France des Ligues à Bourges (génération 95) à Bourges en 2010. Il était déjà au Centre fédéral Et il était dominant, il avait un physique assez abouti. Par rapport à lui, Guerschon Yabusele (lui aussi de la génération 95) était un bébé à la même période. Mais il était "all around". Scoring, passe, rebond, défense, leadership... Il faisait tout. C'est pour ça qu'il était intéressant d'ailleurs. Et en plus ils avaient eu de bons résultats avec Guymargua."

27 novembre 2017 à 16:00
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