FRANCE
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ITW PHILIPPE MAILHABIAU : "POUR ARBITRER, IL FAUT AVOIR JOUÉ"

Philippe Mailhabiau
Crédit photo : DR

Ancien arbitre français numéro 1, Philippe Mailhabiau nous parle de cette fonction souvent décriée.

Entretien réalisé par Richard Ferraguti pour BeBasket

Parfois décrié mais essentiel au jeu, l’arbitre fait partie intégrante d’une rencontre de basket. Une fonction qui, comme dans tous les sports, est en crise de vocation, même si les instances fédérales poussent les clubs à avoir un vivier obligatoire d’arbitres dans ses licenciés (sous peine de sanctions). Pour en savoir plus sur ces hommes en gris, BeBasket a rencontré chez lui un ancien arbitre français et pas des moindre, puisqu’il a été pendant de nombreuses années, numéro 1 au classement des arbitres de Pro A mais également arbitre international. Cet arbitre, c’est Philippe Mailhabiau.

BeBasket : Philippe, peux tu nous énumérer ton CV d’arbitre ?

Philippe Mailhabiau : C’est 25 ans de Pro A et d’international FIBA, un peu plus de 550 matchs en Pro A, plus de 350 matchs de coupe d’Europe, 20 clasicos dont le célèbre de 1987 (qui s'est terminé en bagare générale, NDLR), numéro 1 des arbitres français pendant de nombreuses années, 4 Final Four, 3 finales de Coupe des Coupes, 4 championnats d’Europe, 1 championnat du monde féminin en 1997 à Sidney, et les JO de Barcelone en 1992 avec la « Dream Team » en vedette de la compétition basket […] ce fut un grand moment, si j’avais voulu j’aurais pu vendre mon accréditation 500 fois pour la finale (rires), mais moi aussi je voulais la voir cette finale des JO… de bons souvenirs !

Tu as été également joueur auparavant ?

Oui à un niveau d’excellence région, au poste 4/5, mais un peu par hasard. Très vite on m’a poussé vers l’arbitrage, à l’époque j’avais 15 ans, et puis tout a été très vite : après un stage régional à Avallon, je me retrouve arbitre de Pro A à 21 ans, et j’ai stoppé vers 46-47 ans, j’étais toujours en Pro A, ce qui m’a fait arrêter… (réflexion), c’est que le sac était plus lourd (sourire). Je commençais à manquer de niaque, et puis j’ai été blessé à un genou, donc quand j’ai annoncé que j’arrêtais, j’ai sifflé mon dernier match ce jour-là, ce fut mon dernier et j’ai arrêté !

Venons-en au fait. L’arbitre est souvent décrié…

Oui…

Voire même pas très apprécié du public parfois…

Euh non… mais ça met un peu de piment et d’adrénaline, ça oblige à se remettre en question, à travailler. Les arbitres actuels travaillent beaucoup, on a la chance d’avoir mis en place en France, depuis 4 ou 5 ans, des choses qui payent maintenant, et on fait partie sûrement d’une des plus fortes nations en Europe au niveau de l’arbitrage.

Du coup, comment vient la vocation d’arbitre ?

Alors moi, c’est tout à fait bizarre, j’allais jouer, un match ou je devais être minimes (U14-U15)… match de benjamins avant, on me met le sifflet dans les mains, et on me dit : « Dans 15 jours c’est les vacances, tu pars en stage à Avallon », j’ai jamais dit que j’allais faire arbitre, ça a été un concours de circonstances et ça m’a tout de suite plu. C’est bizarre mais c’était a l’époque où dans les clubs, on était plusieurs jeunes à arbitrer pour donner des coups de mains, et il fallait des arbitres. Moi ça c’est passé au club de Varennes-Vauzelles. On était plusieurs à arbitrer, il n’y avait pas de problèmes d’arbitres. Il y avait moins de matchs et plus d’arbitres, alors que maintenant il y a plus de matchs et moins d’arbitres. C’est les anciens qui m’ont pris en charge, les gens d’ici, du comité de la Nièvre et de la ligue de Bourgogne et après je suis monté très vite en Nationale. Comme je n’avais pas le permis et pas de voiture, j’arbitrais souvent avec un copain de Cosne-sur-Loire, qui lui a profité du fait que l’on puisse se promener. On était souvent ensemble et c’était sympa. C’est de très bons souvenirs cette période là, j’ai eu la chance d’être désigné un peu partout et pas que en Bourgogne, donc ce qui fait qu'on s’est bien promené.

Est-ce que l’on peut être arbitre en ayant été joueur ou est-ce que l’on peut devenir arbitre de façon innée sans jamais avoir joué ?

Moi, je pense qu'un bon arbitre, à mon époque, c’était tous ceux qui avaient joué. Je pense qu’il fallait jouer, maintenant la différence est un peu… (hésitation) il faut travailler, il y a la vidéo, mais je pense qu’il faut avoir joué, sinon il y a des sensations que tu ne perçois pas et tu ne sens pas le jeu. Je dis toujours, il faut pas être en réaction mais en anticipation. Si l’arbitre n’a jamais joué, il ne peut pas comprendre, et il ne voit pas ce qui se passe. Il va arbitrer mais il va pas diriger, alors que l’on doit connaitre le jeu, on doit travailler sur ce que font les entraineurs, ce que font les joueurs, pour analyser au plus vite ce qui va se passer.

Quels sont les tests et examens pour devenir arbitre ?

Ça se passe déjà au niveau départemental, et en ligue régionale, il y a des plateformes où ils passent des tests et des stages. Après pour monter en Nationale, c’est pareil (stage de CF1 et CF2 pour les niveaux N3 et N2) et après il y a les stages de haut niveau, qui regroupent la Nationale 1, Ligue féminine, Pro A et Pro B, après il y a certains niveaux où il y a des observations, des évaluations, des notes qui établissent un classement, et en fonction de ce classement on monte d’étage. Et pour monter en Nationale 1, il y a une plateforme qui se déroule tous les ans à l’INSEP à Paris où on regroupe les meilleurs,  et on regarde ceux qui ont le potentiel pour arriver au dessus. Pareil pour les féminines. Et au niveau médical, c'est pareil que pour un joueur, la visite médicale est obligatoire tout comme les électrocardiogramme d’efforts obligatoire.

Comment se prépare une rencontre en tant qu’arbitre, est-ce que l’on va faire une étude des équipes par le scouting par exemple ?

Oui comme je disais les arbitres maintenant travaillent beaucoup plus, ils ont une obligation de scouter les équipes avant, je parle en Pro A, parce que le briefing d’avant match se passe a l’hôtel avec le commissaire, ils scoutent les équipes en place, les blessés, les nouveaux… Ils analysent ce qui s’est passé sur d’autres matchs, sur d’autres clips, car il y a des clips vidéos qui sont envoyés tous les mois, et un débriefing toutes les semaines et à partir de là on analyse le jeu des équipes, les évolutions. Les arbitres doivent être au fait de ce qui se passe dans les équipes. Après il y a le brief qui se passe dans le vestiaire… oui les arbitres sont obligés de bosser, c’est beaucoup de vidéo, une autoévaluation, ils vont voir ce que font les autres et ils communiquent beaucoup entre eux… Oui ça travaille beaucoup en amont !

Est-ce qu'au niveau d’une rencontre, il y a une certaine préparation mentale qui se fait ?

Alors ça ce fait de plus en plus, certains voient des coachs pour cela.

Sur des clasicos ou des matchs de Coupes d’Europe, par exemple à Belgrade ou en Turquie.

Oui c’est sûr que l’on y pense un peu plus à l’avance que sur d'autres matchs, mais c’est une préparation individuelle, même si on fait partie d’une équipe… qui n’est jamais la même ! Faut surtout bien se connaitre en tant qu’homme et la préparation se fait naturellement. Mais en stages nationaux maintenant, on essaie de faire une préparation mentale comme une préparation physique.

Tu parlais des briefings tout à l’heure, qu’est-ce qui se dit dans les briefings ?

Je parle en haut niveau, en Pro A, même si ça arrive en Pro B et en NM1. Dans les niveaux en dessous, il n’y en a pas. Il y a deux briefings obligatoires, les arbitres arrivent à l’hôtel entre 12h et 14h, et on fait le briefing vers 18h, où on scoute les équipes, les points particuliers, les forces en présences, ce qui peut être délicat, les coachs, les joueurs majeurs, ceux qui peuvent t’emmerder ou pas. On fait une synthèse sur les situations qui peuvent arriver, sur les clips qui sont montés. Après il y a un deuxième briefing avec les marqueurs (les OTM) qui a lieu une heure environ avant le match, comme en Nationale.

Justement, qu’elle est la relation de l’arbitre avec les coachs, les joueurs, les OTM ?

Avec les OTM, on a un besoin, on a un « job » à faire, c’est très important, il faut qu’il y ait une confiance, que les OTM soient au niveau de l’arbitrage. C’est pas la sortie du samedi soir, on doit être des professionnels, pour des professionnels, c’est le terme qui doit toujours être là. Après, au niveau des joueurs : on se connait. Il y a moins d’affinités qu’il y a 20 ans, avec les coachs aussi ! Après, le respect, je dirais que c’est la performance qui va faire que l’arbitre est accepter. C'est-à-dire qu’un jeune arbitre, bon il va se faire un peu chahuter. Normal, comme un jeune joueur. Après, c’est la performance, la faculté de faire des performances de haut niveau régulièrement, l’attitude également : comment parler à un joueur, comment parler à un coach toutes les consignes qui sont données en début de saison et à chaque début de saison, que les arbitres doivent appliquer. Mais je dirais qu’il y a moins de connivences. Par exemple, les arbitres qui font les stages avec l’équipe de France, ils ont avec les joueurs, un peu plus de relations mais ce n’est plus comme dans le temps.

Parfois le joueur, le coach ou le public ne comprend pas la décision de l’arbitre, est-ce que ça peut être déstabilisant pour l’arbitre ?

Normalement NON ! Parfois le public ne comprend pas parce que il ne connait pas la règle. C’est un sport difficile le basket, donc des fois, ils réagissent à l’instinct et parfois l’arbitre se trompe. Donc il y a des réactions et l’arbitre le sait tout de suite, il s’en rend compte. Maintenant ils sont trois (en LNB), ils ont les oreillettes, ils peuvent communiquer, normalement ils ont moins de risque d’avoir des situations conflictuelles, je dirais des situations qui peuvent amener des problèmes…

Quand le coup de sifflet est donné, est-ce que l’on peut revenir dessus ?

Oui on peut y revenir, ca dépend de la décision, des choses, c’est pour ça que l’important c’est de communiquer facilement. Et les oreillettes, ça va faire trois ans que c’est en place en LNB, ça permet de communiquer plus facilement !

Tu parles des oreillettes. Quelles ont été les évolutions dans le jeu, dans les règles, dans la vidéo, que tu n’avais peut être pas du temps où tu arbitrais ? 

Oulala ! Au niveau du jeu et des règles il y a eu de l’évolution. La vidéo, on l’avait mais pas à ce niveau actuel, on n’avait pas les ordis, on avait des cassettes, on copiait des matchs à la télé, c’était les prémisses. C’était surtout un travail d’entrainement, de jeu, de mise en forme, d’instinct par rapport aux consignes qui avaient été données. Il y a eu une grosse évolution à partir des années 2000, où la vidéo est devenue indispensable, où tout le monde travaille dessus. Au haut niveau les arbitres font un débrief vidéo qu’ils nous envoient à nous en tant que commissaires superviseurs. Ils coupent et montent des clips sur plusieurs thèmes et on travaille tous dessus. On se rapproche de la NBA, même si on est loin encore.

 

"On est le pays en Europe le plus en avance sur la formation des arbitres de haut niveau"

 

Quelles sont tes activités de « l’après arbitre » auprès des instances fédérales et des pôles de formations arbitrales ?

Alors déjà, quand j’ai arrêté, j’ai eu besoin de faire un break. J’ai mal encaissé, j’ai arrêté toutes activités liées au basket et je me suis concentré sur mon activité professionnelle (agent SNCF dans un Technicentre). Après, j’ai repris au comité de la Nièvre, à la Ligue de Bourgogne, j’ai été président du club de mes débuts. Et puis je suis toujours à la LNB, à la commission sportive mais également superviseur. Dans les instances fédérales, je suis actuellement au HNO (Haut Niveau des Officiels) où j’officie en tant que commissaire observateur en Pro A, mais également superviseur d’observateur et coach en NM1. Je coache les arbitres qui sifflent en Nationale 1, ils m’envoient un débriefing, je débrief ce débriefing et on travaille sur des clips pour que ces arbitres là, soient une sorte de vivier pour les futurs arbitres internationaux. Et j’ai deux arbitres de N1 en « Padawan » qui ont un tuteur en Pro A ou Pro B et ensemble on communique toutes les semaines. Avec eux, je parle plus d’approches de matchs, de préparation mentale, plus que de technique. On ne parle pas technique. Tout ça c’est une grosse, grosse activité qui prend du temps, et puis quand tu es retraité, ça évite de t’encrouter. Et puis je suis La Charité Basket de près puisque je suis dans le directoire de LCB58.

Quand tu repasses supporter La Charité Basket (NM2), tu regardes comment le match ? En tant que supporter ou tu as quand même l’œil de l’arbitre qui est encore présent ?

Oui j’ai toujours l’œil de l’arbitre, mais je suis obligé de me restreindre, au vue des fonctions que j’ai. Je dois me tempérer, surtout avec le sang du sud ouest qui coule dans mes veines. C’est vrai que des moments, je bous un petit peu sur certaines décisions. Mais bon, au contraire, je vais toujours les voir avant et après les matchs et ils me demandent des conseils et c’est normal. Je peux difficilement ne pas leur en donner. Le but du jeu c’est qu’ils progressent et que moi je transmette mon expérience.

Justement quels conseils et quelle approche donnerais-tu à un jeune qui veut arbitrer ?

Aah ça, ça serait déjà  bien s'il y en avait beaucoup plus qui veuillent devenir arbitre. Après, ce que je vois au haut niveau, ils sont déjà arrivés, après ce que je souhaite, c’est qu’il arrive encore plus haut. Mais un jeune qui veut arbitrer ? Il faut qu’il aime ça ! Faut déjà qu’il ai la passion, et qu’il ne fasse pas ça pour les 15 ou 20 euros qu’on lui donne sur le match, parce que ça ira pas loin. Par contre si il a la passion du jeu, si il a un déclic pour siffler, ça sera la passion du jeu. Après ça va venir, après les bons arbitres c’est ceux qui râlaient étant joueur parce que l’arbitre ou les arbitres ne voyaient pas tout. Après moi je dis, « jouez », si on n’a pas les sensations du jeu, on ne les sentira pas en tant qu’arbitre, il faut savoir que c’est un sport compliqué, un jeu rapide dans un espace réduit, y a des contacts tout le temps, lequel on siffle ? Lequel on ne siffle pas ? Faut se positionner, faut être prêt physiquement, mentalement, nerveusement et appliquer tout les critères que le règlement nous donne, bien qu’il se soit alléger un peu mais que l’on doit connaitre pour faire un bon arbitre ; mais faut pas brûler les étapes. Un bon arbitre en région ou en département, il faut qu’il joue, après à partir de Nationale, faut faire un choix : joueur ou arbitre. Il y a une crise de vocation et je le vois en LNB, où la ligue m’a déjà demandé de revenir prendre en charge certaines choses, mais je n’ai pas envie et je n’ai pas le temps surtout, car j’ai envie de faire les choses bien et jusqu’au bout, que je suis en retraite, que j’ai envie de profité de mes amis, de ma famille. Donc non, je n’irai pas, car là en ce moment je suis parti, comme quand j’arbitrais. De plus je ne ferai pas ça jusqu’à 70 ans ; l’âge des observateurs qui venaient me voir quand j’arbitrais et où je leur râlais dessus (sourire). De plus, les arbitres actuels sont bien lotis, car la ligue pro et la fédération ont mis en place des éléments qui permettent aux arbitres de pouvoir évoluer au plus haut niveau et des jeunes surtout, et ces structures sont reconnues par la FIBA. Je pense que l’on est le pays en Europe le plus en avance sur la formation des arbitres de haut niveau. Et avec le nouveau protocole d’évaluation des arbitres internationaux, on peut se retrouver avec 8 ou 15 arbitres français qualifiés internationaux, dans les prochaines années. Faut rester dans le coup, le basketball a évolué et c’est dommage que l’on ne le voit pas plus à la télé. D’ailleurs quand j’ai vu le niveau de la Nationale 2, je m’attendais à un niveau en dessous, j’ai été surpris !

On va revenir sur  ta carrière. Tu as des souvenirs ou anecdotes marquants en tant qu’arbitre ?

Oui il y en a toujours. Il y a des finales qui m’ont marqué. La finale de l'EuroLeague à Nantes en 1992, entre le Real Madrid et le PAOK Salonique, où ça se joue à 2 secondes de la fin sur un panier au buzzer, ou 2 secondes avant c’est les Grecs qui avaient gagné et que finalement sur un mauvais rebond suite à lancer franc, ca tombe dans les mains de l’Américain de Madrid qui score à 6 mètres du cercle. C’est des mouvements inoubliables, car c’est chaud, c’est tendu, mais on est là ! Après il y a les finales de Final Four à Split avec les équipes de Kukoč, Rađa et tout ça. J’ai eu la chance de me retrouver sur des gros matchs, de la coupe des champions, de l’EuroLeague, où tu es concentré parce que tu es obligé, et puis tu as la reconnaissance des gens. Si je devais classer les matchs par niveau de difficultés, les matchs faciles, c’était les matchs de sélection nationale même des gros matchs. Espagne - Italie, Espagne - Grèce. Des gros matchs mais dans le respect, où c’est chaud, tendu comme à Salonique, Athènes, ou au Pionir de Belgrade. Faut y aller, faut pas être malade, faut être prêt physiquement et nerveusement. Beaucoup de souvenirs et de relations humaines, des gens que j’aimais bien voir. Split, Belgrade, Tel-Aviv... J’adorais aller à Tel-Aviv, tout comme Pesaro ou Bologne. C’était une ambiance spéciale. Milan c’était un peu moins, mais c’était des salles chaudes, et moi j’avais besoin de la pression, je m’adaptais à la pression, cela n'empêche qu'à des moments tu n'étais pas fier ! Mais je devais pas le laisser transparaitre. Et la notoriété, la reconnaissance, font qu'après tu pars avec un certain avantage. C'est à dire que tout le monde te fait confiance, et après la petite erreur elle passe mais faut pas déconner non plus. Il faut être concentré sur les gros matchs.

Ca t’es déjà arrivé de sortir d’un match en étant raccompagné aux vestiaires ?

Oh oui, oui souvent en Grèce, même quand ils gagnaient. Je me souviens d’un quart de finale d'EuroLeague à Istanbul, où l'Efes jouait contre le Barça ou Badalone. C’était la belle, le vainqueur allait au Final Four et ils perdent chez eux. Et là on a eu de tout, une pluie de briquets, de clés de voiture, de pièces de monnaie sur le terrain, non pas envers nous, les arbitres, mais je pense plus envers le coach turc, et il a fallu quitter le terrain quand même ! C’est comme le Panathinaïkos qui perd chez lui contre Efes d’un point. Grecs, Turcs, à cette époque là, c’était quelque chose, eh bien là aussi on est resté un moment dans le vestiaire, le temps que ça se calme ! (sourire) Je n’ai jamais eu peur sur des matchs comme ça : Milan, Salonique, Belgrade. J’ai fait un match à Belgrade juste avant la guerre de Yougoslavie, pour un Yougoslavie - Espagne. On a changé 5 ou 6 fois de ville avant que je me retrouve à Tuzla, ça commençait à péter à ce moment-là. D’ailleurs j’ai vécu en live à Rome, au championnat d’Europe, ou le Slovène Jurij Zdovc (qui a joué et a été champion d’Europe avec le Limoges CSP) s’est arrêté de jouer. C’était une époque délicate : à l’hôtel, ce n’était pas du sport mais plus de la diplomatie politique; Mais là c’est autre chose.

24 février 2017 à 12:45
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