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JAYLEN HOARD, CE JEUNE QUI MONTE

Jaylen Hoard, ce jeune qui monte
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Par Louis Cros

Jaylen Hoard, selectionné aux côtés d'Yves Pons et de la sélection européenne, s'envolera dans une semaine pour le Jordan Brand Classic à Brooklyn. Il revient avec nous sur sa participation au Jordan Brand Camp de Zagreb, en Croatie.

« Quand j'ai appris la nouvelle, je ne savais pas comment réagir, j'étais content mais j'étais quand même un peu stressé. » C'est par un appel de Nike Basketball que Jaylen Hoard a su qu'il allait participer au Jordan Brand Camp de Zagreb, un camp réunissant les meilleurs basketteurs européens de 16 ans et moins. « Je l'ai appris assez tard par rapport aux autres joueurs, et je ne m'y attendais vraiment pas. » Arrivé à Zagreb, il a dû faire ses preuves et sortir du lot parmi les 40 joueurs présents le temps d'un week-end. « Je pense m'être démarqué par mon intensité, j'ai joué comme si je jouais ma vie, j'ai tout donné, dans l'application, l'attitude. Après techniquement, j'ai beaucoup travaillé avant d'aller là-bas, et du coup, tout ce que j'avais travaillé, j'ai pu le réutiliser en match et ça m'a beaucoup aidé. » Au final, le Français a été le meilleur marqueur de la finale avec 20 points et a été sélectionné pour participer à la Jordan Brand Classic qui se déroulera à New-York à la mi-avril au Barclays Center, l'enceinte de la franchise NBA des Brooklyn Nets. Un honneur qu'il partagera avec son compatriote Yves Pons, lui aussi sélectionné pour l'événement réunissant les meilleurs basketteurs du monde de sa classe d'âge.

Le basket dans l’ADN

C'est à l'âge de 3 ans et demi que cet arrière de 2,02 mètres a commencé à pratiquer le basketball. Aujourd'hui, cet élève de seconde générale du lycée Mermoz de Montpellier évolue en U18 France, à Castelnau-Le-Lez, commune située en périphérie de Montpellier. Blessé au pied, le jeune prodige sortait pourtant de deux saisons blanches avant de reprendre le basket à l’été 2014. « J'avais des fractures de fatigue, donc c'est ma première année de basket depuis mes blessures. » L'adolescent est né dans le milieu du basket. Ses parents, Antwon Hoard et Katia Foucade, sont d'anciens joueurs professionnels. Son père a fait une longue carrière en France avec notamment un titre de champion de Pro B en 2008 en étant élu MVP de la finale à Bercy. Sa mère compte 27 sélections en équipe de France. Sa marraine n’est autre qu’Edwige Lawson-Wade, légende du baketball français et future agent de joueurs. « J'ai eu la passion de mes parents qui a été transmise, un peu comme à mes trois frères et sœurs. »

"Pas la grosse tête"

Malgré sa réussite, le jeune joueur sait qu'il faut garder les pieds sur terre, chose que lui ont toujours rappelé ses parents. « Je n'ai que 16 ans, il y a beaucoup de chose après, mes parents sont contents pour moi. Ils m'ont appris à garder les pieds sur terre, ils font vraiment en sorte que je ne prenne pas la grosse tête et que je garde un juste milieu, car je ne dois pas oublier les études. Après, ils me donnent des conseils en fonction des erreurs qu'ils ont pu commettre dans leur carrière pour éviter que je fasse les mêmes. » En bon élève, c'est d'abord le championnat universitaire américain, la NCAA, que Jaylen suit avec attention. Un championnat par lequel sont passés ses deux parents au début des années 90. S'il s'inspire de certains joueurs de ce championnat amateur, il « n'essaie pas de les copier. » Pour le joueur de Castelnau-le-Lez, un bon joueur doit être à la fois fort physiquement et techniquement. Mais aussi mentalement, un vrai leader, « quelqu'un qui n'a pas la grosse tête, qui sait encourager ses coéquipiers. »

L’INSEP à la rentrée

Blessé, Jaylen Hoard n’avait pas pu faire les détections pour intégrer l’INSEP avec les joueurs de sa classe d’âge en 2014. Mais de retour sous le feu des projecteurs, il a été contacté par la plupart des centres de formation français et a été testé à l’INSEP en début d’année. Résultat, il y fera son entrée en septembre prochain. Il retrouvera les meilleurs jeunes français de son âge qu'il a côtoyé en février lors du tournoi de Konya avec l'équipe de France U16 en Turquie où les Bleuets ont brillé. Aux côtés du meneur de l’Élan Chalon Victor Mopsus – son coéquipier à Liévin en U13 lorsque Laurent Mopsus était entraîneur d’Antwon Hoard en Nationale 1 - il fut des plus rentable (6,7 points et 5,2 rebonds en moins de 14 minutes).

Et pour plus tard, il voit les choses en grand. « Si tout se passe bien, si je ne me blesse pas, et que je continue bien à bosser, en NBA j'espère. »

L’avis de Baptiste Salaville, coéquipier de Jaylen Hoard à Castelnau-le-Lez :

Baptiste, tu joues avec Jaylen Hoard depuis cette saison. Un joueur que tu ne connaissais pas avant car il vient d'arriver dans la région. Comment est-il ?

Jaylen est quelqu'un de très modeste, malgré toutes les choses dont il pourrait se vanter. Il est presque gêné de parler de ses expériences incroyables, que ce soit les sélections du Jordan Brand Classic ou le tournoi international qu'il a disputé en Turquie en début d'année. C'est un jeune comme nous, si ce n'est qu'il est peut-être encore plus passionné de basket que nous. C'est aussi un grand stressé. Finalement il est arrivé timidement et maintenant il est notre ami comme les coéquipiers de longue date.

Comment c’est, de jouer avec Jaylen Hoard ?

Jouer avec Jaylen, cela simplifie le basket. On peut prendre des tirs plus relâchés, il sera au rebond, en défense, quand il est motivé il peut tout casser, et ça donne de la confiance. En attaque, et plus spécialement sur le jeu à deux type pick and roll, Jaylen a une vision du jeu qui facilite le jeu. Ensuite il y a aussi des moments où on a presque envie de le regarder jouer... C'est une petite fierté d'avoir le même maillot que lui. On espère tous pouvoir dire "j'ai joué avec Jaylen Hoard à l'époque".

Comment as-tu appris sa sélection à la Jordan Brand Classic ?

Déjà, j'ai appris sa sélection pour les sélections européennes à Zagreb le mercredi à l'entraînement, soit 4 jours avant un des plus gros matchs de la saison (à Fos-sur-Mer où Castelnau s’est imposé 84 à 70 avec 26 points de Baptiste). Forcément on est partagé entre la déception pour l'équipe, la joie pour lui, et la surprise parce que c'est quand même réservé aux 40 meilleurs Européens les sélections ! Et le dimanche soir quand j'ai su qu'il était retenu pour la version américaine, cela m'a fait drôle. C'est vraiment quelque chose de grand qu'il va vivre, quelque chose d'irréalisable pour le commun des basketteurs. Je suis réellement ravi pour lui, et quelque part fier aussi de lui, il travaille beaucoup et il mérite tout ce qui lui arrive.

07 avril 2015 à 12:57
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GABRIEL PANTEL-JOUVE
Tout ça pour mettre une balle dans un cercle.
Gabriel Pantel-jouve
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