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LES 10 ÉVÈNEMENTS BASKET QUI ONT MARQUÉ 2014

Les 10 évènements basket qui ont marqué 2014
Crédit photo : Sébastien Meunier

L'année 2014 fait désormais partie du passé.

De la découverte de la WNBA pour Céline Dumerc au sacre du géant limougeaud, de la prise de pouvoir des Français au triomphe de Spurs à la touche tricolore, d'une Coupe du Monde historique pour les hommes à une autre au goût d'inachevé pour les femmes, en passant par l'entrée en jeu de Victor Mopsus en Pro A, il a fallu faire des choix.

Retour en dix points sur les principaux faits marquants de 2014, une année qui s'écrit déjà en lettres d'or dans le grand livre de l'histoire du basketball français.

Par Benjamin Bonneau, Boris Delagnes, Gabriel Pantel-Jouve et Alexandre Lacoste

 

10 - Céline Dumerc, une rookie de 32 ans

Prenez n'importe quel basketteur de 16 ans. Demandez lui quel est son rêve. Il vous dira "la NBA". S'il existe une pendant féminin de la grande ligue nord-américaine, celle-ci ne fait pas rêver les jeunes basketteuses. Ni les plus anciennes.

La WNBA, on lui en avait déjà parlé à Céline Dumerc. Jamais intéressée, la Tarbaise avait toujours déclinée les approches de cette ligue qui rassemble une bonne partie des meilleures joueuses du monde chaque été. Mais à 32 ans, après avoir tout gagné en France, toujours performé en EuroLeague, enchaîné les médailles en équipe de France, il lui fallait vivre un nouveau challenge dans sa carrière de basketteuse.

C'est donc à Atlanta, triple finaliste WNBA entre 2010 et 2013, qu'elle a atterri au lendemain de la finale perdue de LFB (voir plus bas). Intéressante sur le terrain (3,3 points, 4 passes décisives et 2 rebonds et 19 minutes de jeu par rencontre), ce qui lui a permis d'être titulaire à 11 reprises sur 28 matchs de saison régulière, elle s'est acclimatée aussi bien au jeu qu'à la vie nord-américaine qu'elle découvrait.

Reste à savoir si, durant l'été qui vient, à 33 ans, après une longue saison avec Bourges et un EuroBasket, elle aura la volonté et la force de retenter l'expérience. Peu importe après tout. En regardant derrière elle à l'issue de sa carrière de joueuse, elle pourra se dire "ça aussi je l'ai fait".

9 - Edwin Jackson, 39 ans après...

L.C. Bowen, Ed Murphy, Ron Davis, Bill Jones, Jerry McCullough, Rick Hughes, Dewarick Spencer, Eric Chatfield... Inutile de faire la liste complète. Mais pendant quarante saisons, jamais un joueur français n'a été couronné meilleur marqueur de Pro A. Un véritable règne américain sur l'élite du basket tricolore.

Sauf que le cours de l'histoire s'est inversé le 5 mai 2014 au coeur de la Halle Vacheresse à Roanne. Alors qu'Edwin Jackson pointait à la deuxième place du classement, onze unités derrière A.J. Slaughter, l'ancien arrière de l'ASVEL s'est fendu d'une performance historique dans la Loire pour que Jacques Cachemire puisse enfin trouver un successeur : 44 points à 15/20 aux tirs. 547 unités sur la saison, 18,23 par match, le natif de Pau était bien le meilleur attaquant de Pro A.

Pas de quoi faire taire ses détracteurs qui lui reprochaient de ne pas parvenir à faire de l'ASVEL un club qui compte en France, lui qui n'a encore jamais connu la joie de soulever un trophée avec son club. Toutefois, EdJacks peut remplir, avec succès, des rôles différents : de la rentabilité en sortie de banc (8/20 à 3 points et une seule balle perdue) avec l'équipe de France pour remporter la médaille de bronze lors de la Coupe du Monde, une défense étouffante à l'image de sa première sortie avec Barcelone. Car oui, Edwin Jackson a tapé dans l'œil du grand Barça et c'est désormais lui qui attend son héritier parmi les meilleurs marqueurs de Pro A.


Photo : Sébastien Meunier

8 - Joakim Noah, pivot majeur


Qui restera comme le premier Français de l'histoire nommé dans le meilleur cinq NBA d'une saison ? Tony Parker, forcément ! Eh bien non. Pour une fois, TP s'est fait doubler par l'un de ses compatriotes : Joakim Noah, désigné meilleur pivot de l'Association en 2013/14 devant les Dwight Howard ou Al Jefferson, excusez du peu.

Il faut dire que la saison de Jooks a été tout bonnement époustouflante. En l'absence du chouchou de Windy City, Derrick Rose, le vice-champion d'Europe 2011 est devenu le véritable patron des Bulls, tant sur le terrain qu'en dehors. Un leader émotionnel à la hargne inégalée qui a marqué l'année 2014 de quelques chefs d'œuvre : 17 points, 21 rebonds et 6 passes décisives contre les Lakers le 15 janvier, 19 points, 16 rebonds et 11 passes décisives face à Atlanta le 11 février, deux triple-double en trois jours au début du mois de mars...

Celui qui incarne le fameux fighting spirit de Chicago, double champion NCAA, a été récompensé de son activité incessante par le gain du trophée du Defensive Player Of The Year, soit le meilleur défenseur. Un véritable plébiscite puisqu'il a reçu 555 points, loin, très loin, devant son dauphin Roy Hibbert (166 points). Bref, en 2014, Joakim Noah est devenu une véritable star mondiale.

7 - La France fait tomber l'invincible Team USA

Il s'agissait certes d'un simple match de préparation à la Coupe du Monde, mais la victoire de prestige de l'équipe de France féminine face aux Etats-Unis (76-72) demeure un véritable exploit. Sur le parquet de Coubertin, les coéquipières de Céline Dumerc ont tout simplement battu ce qui est incontestablement la meilleure équipe au monde. Rendez-vous compte, la bande à Maya Moore n'avait pas chuté depuis huit ans jusqu'à ce faux pas, certes anecdotique. Portées par une Sandrine Gruda omniprésente (26 points et 15 rebonds), les filles de Valérie Garnier avaient conclu leur phase de préparation de la meilleure des manières avant de s'envoler pour la Turquie. 


Un exploit historique pour les Bleues de Gruda (photo : Olivier Fusy)

Quelques jours plus tard, les Bleues n'ont malheureusement pas pu rééditer leur exploit et se sont inclinées en quart de finale de la Coupe du Monde face à cette même sélection états-unienne (94-72). Les Tricolores ont finalement terminé à la septième place de la compétition, une petite déception à relativiser du fait des nombreux remaniements qu'a dû opérer le staff par rapport aux campagnes 2012 et 2013.

6 - Lattes-Montpellier met fin à la suprématie de Bourges

Depuis trois saisons, le mythique club de Bourges avait remis la main sur le titre de champion de France, redémarrant ainsi une nouvelle phase d'hégémonie sur la Ligue Féminine. Championnes de France 2011, 2012 et 2013, troisièmes de l'Euroleague en 2013 et quatrièmes en 2014, les partenaires d'une Céline Dumerc MVP de LFB se présentaient donc une nouvelle fois en tant que favorites de la finale face à Lattes-Montpellier.

Pourtant, les Lattoises de la capitaine Gaëlle Skrela ne se sont pas laissées impressionner par les Berruyères et ont empoché la première manche 63-54 grâce au duo Géraldine Robert (11 points, 6 rebonds et 4 interceptions) - Fatimatou Sacko (15 points et 12 rebonds). Défaites de justesses à Bourges lors du match retour (succès 55-53 des Tangos), les joueuses de Valéry Demory ont su trouver les ressources pour décrocher la troisième rencontre (44-50) grâce à une Géraldine Robert encore une fois très en forme (14 points, 7 rebonds, 3 passes et 3 interceptions). Les Héraultaises décrochent ainsi leur premier titre de champion après deux finales perdues en 2012 et 2013 (en plus de celle de 2008, toujours comme Bourges), stoppant la série de Bourges et replaçant sur la carte du basket français la ville de Montpellier.

5 - Olivia Époupa et Killian Tillie, symboles d'un été doré

Si les équipes de France sénior féminine et masculine figurent dans les évènements marquants de cette année 2014, il nous faut également rendre hommage aux équipes de France de jeunes, qui ont elles aussi obtenu de probants résultats cet été. Les U20 féminines ont décroché le titre de championnes d'Europe, de même que leurs camarades masculins chez les U16, tandis que les U18 féminines terminaient leur Euro avec une médaille d'argent autour du coup. Parmi tous ces jeunes prodiges, deux individualités se détachent et se posent d'ores et déjà comme des futurs cadres de l'équipe de France A dans quelques années.

Figure de proue de l'équipe de France U20 féminine championne d'Europe cet été, Olivia Époupa a une nouvelle fois terminé MVP de la compétition. De quoi faire partie des favorites pour le titre de jeune joueuse européenne de l'année 2014. La meneuse, passé cet été de Basket Landes à Toulouse dont elle est l'une des leaders, présente un palmarès exceptionnel chez les jeunes avec sept médailles acquises depuis ses débuts en Bleu et également trois titres de MVP.

Du côté de l'équipe de France U16 masculine, c'est à l'intérieur qu'il faut rechercher la révélation de la compétition. Outre l'ailier Bathiste Tchouaffé, proche de Nicolas Batum et élu dans le meilleur cinq de la compétition (14,7 points, 4,4 rebonds et 1,9 passe décisive en 21 minutes), c'est bien Killian Tillie qui a éclaboussé l'Euro de toute sa classe. Élu MVP de la compétition (14,3 points, 9,6 rebonds, 1,7 passe décisive et 1,2 contre en 20 minutes sur le tournoi), le pensionnaire du CFBB a dévasté la raquette lettonne en finale avec 25 points, 18 rebonds, 5 interceptions et 3 passes pour 45 d'évaluation ! Déjà intéressant lors de la rentrée en NM1 (10 points à 53,3 %, 3 rebonds, 2,3 passes et 1,3 interception en 22 minutes et 4 matchs disputés) avant une blessure au pied, le frère de Kim dispose d'un avenir doré et devrait faire très bientôt parler de lui.

4 - Limoges de retour au sommet

14 ans que le peuple limougeaud attendait ça ! 14 ans après son dernier sacre national, le Limoges CSP est de nouveau sur le toit du basket français, seulement deux ans après son retour dans l'élite. Grâce à son succès 3 manches à 0 en finale du championnat de France de Pro A face à Strasbourg, les troupes de Jean-Marc Dupraz décrochent le dixième titre de champion de l'histoire du club.

Cette saison 2013/14 aura également été l'occasion de revivre plus que jamais la ferveur qui a construit la légende du Palais des sports de Beaublanc, les places s'arrachant au cours des playoffs. C'est toute une ville qui a poussé les coéquipiers de Joseph Gomis vers cette victoire finale, à l'image des milliers de supporters venus assister à la finale sur l'écran géant installé sur le stade de rugby voisin, faute de place dans l'antre surchauffée du CSP.

La saison n'aura pas toujours été simple et les joueurs cerclistes auront parfois été poussés dans leurs retranchements, comme lors de la demi-finale en 5 manches face à Dijon. Mais les verts ont fait preuve de maîtrise et de talent pour décrocher ce titre tant espéré depuis la reprise du club par Frédéric Forté en 2004. Un véritable aboutissement donc pour le travail effectué par le champion d'Europe 1993 et son équipe depuis une décennie.

Cette grande saison du Limoges CSP aura également été l'occasion de voir éclore pour de bon un certain Nobel Boungou-colo, récompensé par une sélection au sein du groupe élargi de l'équipe de France l'été dernier. L'occasion également pour le peuple limougeaud de retrouver enfin les folles soirées d'Euroleague à l'automne. Si la campagne européenne a été difficile avec une élimination en phase de poules, les supporters du CSP auront eu la chance de voir leur équipe tenir tête à des écuries du calibre du Maccabi Tel-Aviv ou du CSKA Moscou. Des motifs d'espoir pour les saisons à venir puisque l'objectif avoué du club est de retrouver au plus vite la plus préstigieuse des compétitions européennes.

 
Milos Teodosic, une star du basket mondial à Beaublanc (photo : Hervé Bellenger)

3 - Tony Parker et Boris Diaw, deux amis d'enfance devenus champions NBA

Tony Parker - Boris Diaw, voilà une relation qui ne date pas d'hier. C'est au Centre Fédéral, à l'adolescence, que les deux joueurs se sont rencontrés. Énormes potentiels à l'époque, ils ont depuis réalisé des carrières à tel point réussies qu'ils sont désormais respectivement considérés comme le meilleur et le deuxième meilleur joueur de l'histoire du basketball français. Un titre honorifique incontesté pour TP, une place de dauphin dans ce classement historique qui va le devenir pour Babac.

Malgré les années, la distance, ils sont toujours restés très proches, notamment grâce à l'équipe de France à laquelle ils sont si attachés depuis leur titre de champion d'Europe U18 en 2000 à Zadar. C'est donc en toute logique que les San Antonio Spurs ont signé Boris Diaw quand celui-ci s'est fait couper par les Charlotte Bobcats en mars 2012. Étant donné son aura dans sa franchise de toujours, Tony Parker n'a pas dû beaucoup pousser pour convaincre son entraîneur Gregg Popovich.

Déjà, ils avaient tout gagné ou presque. Il manquait le Graal pour Boris Diaw : le titre NBA. Quant à TP, le titre NBA lui manquait, lui qui l'avait remporté trois fois lors de ses six premières saisons dans la grande ligue. En juin 2013, ils l'ont touché du bout des doigts. La frustration de cet échec fut quelque peu évacuée lorsqu'ils gagnèrent, ensemble encore une fois, le premier titre de champion d'Europe de l'histoire pour l'équipe de France masculine trois mois plus tard. Cette frustration rendit le titre NBA 2014 encore plus beau.

Et comme si cela ne suffisait pas, les deux amis d'enfance ont joué un rôle majeur dans le parcours en playoffs des Spurs ainsi que durant la finale. Tony Parker a terminé meilleur marqueur de son équipe (18 points de moyenne) sur la série ainsi que deuxième passeur derrière... Boris Diaw. Malgré ses 6,2 points de moyenne, le MIP (meilleure progression de la NBA) 2006 a été si décisif (8,6 rebonds, 5,8 passes décisives) qu'il fut cité parmi les potentiels MVP des finales.

Bref, une magnifique histoire entre deux amis de longue date. Peut être la plus belle du sport français en 2014.

2 - Un EuroBasket à domicile

Ils ont été de toutes les campagnes des Bleus à l'extérieur, de tous les hôtels improbables aux quatre coins de l'Europe. Le seul match décisif qu'ils avaient pu disputer sur le sol français était le match retour de la finale des barrages pour l'EuroBasket 2009 contre la Belgique à Pau. Tony Parker, Boris Diaw, Florent Piétrus et Mickaël Gelabale (certes absent de 2006 à 2010) vont enfin être récompensés de leur fidélité au maillot bleu par la perspective de jouer un championnat d'EuroBasket à domicile. Une formidable opportunité marquée par la patte d'un homme : Jean-Pierre Siutat.

Quand le président de la FFBB a appris que l'Ukraine ne pourrait plus assumer l'organisation de l'EuroBasket 2015, il a rémué ciel et terre pour monter un dossier en un temps record. Un exploit d'autant plus remarquable qu'il ne disposait pas du Palais omnisports de Paris-Bercy. Le natif de Cahors s'est assuré le soutien du gouvernement - Najat Vallaud-Belkacem en tête -, a travaillé de concert avec les municipalités de Lille, Montpellier et Nantes, a investi TP et les autres d'une véritable mission de communication en faveur de la FFBB. Mieux, pourquoi ne chercher qu'à obtenir l'organisation du premier tour lorsqu'on peut également viser la phase finale ?

C'est ainsi que la FIBA Europe a décidé, le 8 septembre, d'attribuer une grande partie de l'EuroBasket à la France. Montpellier accueillera un groupe du premier tour (France, Bosnie-Herzégovine, Russie, Israël, Pologne et Finlande) tandis que Lille - et sa salle de 27 000 places - servira de cadre inédit aux matchs couperets d'un Euro paneuropéen - également organisé par l'Allemagne, la Lettonie et la Croatie - qui s'annonce historique.

 
Photo : Sébastien Meunier

1 - Une médaille de bronze pour l'histoire

Pau Gasol - Juan Carlos Navarro - Felipe Reyes - Jose Calderón. "Los ninõs de oro", la fameuse génération 1980 championne d'Europe U18 1998 puis championne du monde U19 1999, s'était de nouveau réunie pour former la "Dream Team" espagnole lors de la Coupe du Monde 2014 à domicile. Mais, après avoir été déboutée par la Russie en finale de l'EuroBasket 2007 à Madrid, cette équipe de rêve est encore tombée à Madrid. Cette fois contre l'équipe de France.

Sans Tony Parker, on ne donnait pas cher des Bleus en quart de finale de la Coupe du Monde. Déjà massacrés par ces mêmes Espagnols en poule (88-64), ils faisaient office de petit Poucet dans ce quart de finale. Très bien préparés par Vincent Collet et son staff, ils ont donné une leçon de maîtrise aux Espagnols (seulement 37 d'évaluation collective) pour s'imposer 65-52.

Après l'exploit, les Bleus ont pris la peau du favori en demi-finale contre la Serbie. Bien moins présents défensivement, ils ont déchanté. Grâce aux exploits de Nicolas Batum ils sont revenus en fin de match pour échouer à 5 points de Miloš Teodosić & co.

Après s'être couchés à 4 heures du matin pour cause de contrôle antidopage, ils affrontaient la Lituanie le lendemain en fin d'après-midi. Fatigués physiquement comme mentalement, ils ont failli s'écrouler en début de quatrième quart temps avant de revenir puis de passer devant grâce aux exploits de capitaine Boris Diaw. Dans un concours interminable de lancers francs, ils ont maîtrisé leurs nerfs pour s'offrir la première médaille à un Mondial de l'histoire de l'équipe de France masculine. Historique.

01 janvier 2015 à 12:30
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