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RÉTROSPECTIVE : CE QU'ON A AIMÉ EN 2016

Crédit photo : Euroleague

2017 s'avance déjà pleine de promesses pour le basket français, avec deux Euros cet été et des Tricolores qui brillent en NBA et en Europe. Mais avant de se jeter complètement dans cette nouvelle année, petit coup d'oeil dans le rétroviseur, histoire de revenir sur les cinq moments qui nous ont le plus marqué en 2016. 

* Nando De Colo roi d'Europe *

Quinze ans d'attente. Depuis 2001 et le deuxième sacre d'Antoine Rigaudeau avec le Virtus Bologne, aucun Français n'avait réussi à soulever l'Euroleague. En 2016, Nando De Colo ne s'est pas contenté de mettre la main sur le trophée et de succéder au "Roi" Rigaudeau. Il a éclaboussé le continent de son talent, accumulant titres et distinctions individuelles avec le CSKA Moscou : Euroleague, dont il a été élu MVP de la saison et du Final Four, mais aussi VTB League, où il a également été désigné meilleur joueur. Une magnifique saison qui valide son choix de revenir en Europe après avoir échoué à s'imposer en NBA. Courtisé de toutes parts, et notamment outre-Atlantique, il a décidé de prolonger en Russie, et s'est remis à marcher sur l'Euroleague dès septembre, avant qu'une blessure ne coupe son élan en fin d'année. Si l'équipe de France avait réussi à ramener une médaille de Rio, 2016 aurait été parfaite pour l'Arrageois. Malgré son titre de MVP (encore un!) du TQO de Manille, l'été en Bleu s'est hélas achevé sur une incompréhension née des propos de Tony Parker dans l'équipe. Qu'importe. 2016 aura aussi été l'année de son mariage, fin août. Le bonheur on vous dit.
Ce qu'on lui souhaite pour 2017 : Autant de réussite qu'en 2016, mais s'il nous fallait choisir, on préfèrerait un titre avec les Bleus à l'EuroBasket (du 31 août au 17 septembre).

* Les U18 sacrés : la fête avant les fêtes *

Et dire que la compétition a failli être annulée. La tentative de coup d'État en Turquie l'été dernier avait conduit la FIBA à repousser la tenue de l'Euro U18. Finalement, celui-ci a été reprogrammé en décembre, juste avant les fêtes de fin d'année, et les Bleuets étaient bien au rendez-vous. Déjà titrée en U16, la génération 1998 a remporté tous ses matchs, dominant physiquement et techniquement ses adversaires. Elle s'offre un  superbe doublé, comme ses glorieux aînés de 1988-89 (Diot, Batum, Ajinça, Moerman etc...) avant elle. Malgré les absences de Killian Tillie et Renathan Ona Embo, les jeunes Français sont allés chercher l'or, dans le sillage d'un Frank Ntilikina fantastique lors des deux dernières rencontres. Lancé dans le grand bain professionnel par Vincent Collet à la SIG, celui à qui l'on prédit un avenir NBA a dominé la finale de cet Euro U18 avec toute sa classe et son sang-froid, terminant logique MVP du tournoi. Un tournoi également marqué par les performances de Sékou Doumbouya, pas encore 16 ans à l'époque mais déjà dominateur malgré son jeune âge. 
Ce qu'on leur souhaite pour 2017 : De continuer leur belle aventure collective aux Mondiaux U19 en Égypte au mois de juillet, même si Ntilikina devrait être retenu aux États-Unis en cas de draft.

* La France découvre Marine Johannès *

Il y a d'abord cette feinte de départ main gauche. Puis un dribble main droite, un cross sous la jambe, et enfin cette flèche décochée à 3-points. Ficelle. Maya Moore, l'une des meilleures joueuses de la planète, s'en sort avec un bon torticolis. En une action, Marine Johannès vient de conquérir le coeur des Français. Car ils sont nombreux devant leurs téléviseurs à ce moment là, demi-finale des J.O. oblige. Face à l'armada américaine, la native de Lisieux signe 13 points et plusieurs actions de classe. Surtout, la voilà propulsée figure de proue d'une équipe de France orpheline de Céline Dumerc, blessée. Mais si le grand public la découvre, elle n'est déjà plus une inconnue pour les amateurs de basket. Avec Mondeville, son club formateur, elle a tourné à plus de 14 points de moyenne à tout juste 21 ans. Avant de signer à Bourges... qui tourne la page Céline Dumerc. Promise à un brillant avenir, celle dont les dribbles rappellent son idole Stephen Curry poursuit désormais son apprentissage avec les Berruyères. Et si ses statistiques ont logiquement baissé (7 points de moyenne), elle découvre le très haut niveau en club et continue de régaler le public avec ses inspirations. Son culot et son talent font plaisir, et la paire qu'elle forme avec Olivia Epoupa - aussi jeune et électrisante - laisse entrevoir un futur des plus radieux pour l'équipe de France rentrée bredouille de Rio.
Ce qu'on lui souhaite pour 2017 : Une médaille à l'EuroBasket (du 16 au 27 juin) pour un passage de relais en beauté avec Céline Dumerc, pour qui ce sera sans doute la dernière compétition en bleu.

* Renversante ASVEL *

Qui, à l'attaque des playoffs, aurait parié sur un 18e titre pour Lyon-Villeurbanne ? La Green Team venait de boucler à la cinquième place du général un exercice moyen. David Lighty soufflait le chaud et le froid, Trenton Meacham n'était pas le capitaine de route attendu et D.J. Newbill, décevant au possible, avait quitté le navire en janvier.  Mais un homme allait tout changer. Le meneur Casper Ware, arrivé dans le Rhône en avril, vient sublimer la fin de saison des hommes verts. J.D. Jackson trouve les mots pour entretenir la flamme, et ses troupes attaquent les playoffs en faisant tomber les shooteurs fous de Chalon. En demi-finale, le promu monégasque, récent vainqueur de la Leaders Cup, est écarté en quatre manches. Mais reste une dernière marche très haute, face au favori strasbourgeois bien décidé à effacer trois ans de déceptions. Pleine de maîtrise, la SIG remporte les deux premiers matchs à domicile. Elle n'est plus qu'à une victoire du titre. Mais la magie va opérer. Avec son président porte-bonheur en tribune, l'ASVEL va égaliser à 2-2, à l'issue d'un match 4 remporté sur le fil. Tony Parker et ses hommes débarquent alors au Rhénus sans pression et s'adjugent un premier titre depuis 2009. A l'époque, l'entraîneur de Villeurbanne s'appelait... Vincent Collet. Casper Ware est élu MVP des finales, et la Green Team signe l'un des plus beaux renversements de situation de l'histoire.
Ce qu'on leur souhaite pour 2017 : Le titre sera très dur à conserver, mais si l'ASVEL tient à nous offrir un final aussi épique que l'année dernière, on prend.

* La belle aventure continentale de Strasbourg *

Les victoires en Euroleague contre le Fener et le Real avaient sonné comme des avertissements envoyé à l'Europe du basket. Oui, la SIG avaient le moyens d'exister à l'échelle du continent. Sous l'égide de Vincent Collet, les Alsaciens ont certes échoué à rejoindre le Top 16, mais c'était pour mieux réaliser un magnifique parcours en EuroCup. Sortie deuxième de son groupe derrière Gran Canaria, la SIG va tour à tour éliminer Oldenbourg puis Nijni Novgorod, au terme d'un quart de finale à suspense. En demi-finale, face aux Italiens de Trente, Strasbourg s'incline de 6 points sur son parquet à l'aller. Mais après un match retour fou, où Romain Duport inscrit un tir de loin qui aura fait trembler tout le monde, les Alsaciens renversent Trente et s'offrent une finale européenne de C2, la première pour un club français depuis Chalon en 2001 (défaite face au Maroussi Athènes en finale de la coupe Saporta).  Le basket tricolore se met à vibrer pour cette équipe menée par le talentueux Mardy Collins, où l'on admire la renaissance de Rodrigue Beaubois, le leadership de Louis Campbell ou encore la combativité de Matt Howard. Malheureusement pour la SIG et ses supporters, les Strasbourgeois vont céder en finale à Galatasaray, malgré une victoire de 4 points à l'aller au Rhénus. Une belle aventure et un final douloureux, de quoi alimenter un peu plus la malédiction des finales strasbourgeoises ces dernières années. 
Ce qu'on leur souhaite en 2017 : De gagner une finale évidemment. Pourquoi pas celle de la toute nouvelle Champions League ?     

Eux-aussi ont marqué 2016 : Les cinq Français sélectionnés à la draft NBA (un record), les filles de Lattes-Montpellier, auteures d'un magnifique doublé coupe-championnat, la nouvelle génération d'entraîneurs français (Bartecheky, Espinosa, Fauthoux), Sandrine Gruda, première tricolore championne WNBA avant de rejoindre avec succès le Fener, ou encore Batum et Gobert, piliers de leurs franchises et qui ont tous deux décroché des contrats records. 

04 janvier 2017 à 17:45
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