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ITW MOUSTAPHA FALL, ROOKIE COMBLÉ EN TURQUIE

Crédit photo : Sakarya BB

L'international français Moustapha Fall vit en Turquie sa première saison à l'étranger, qui se passe plutôt bien pour le moment. Entretien.

Tout juste auréolé de sa sélection pour  le All-Star Game de BSL (10,3 points à 72%, 5,8 rebonds, 2,2 passes décisives et 1,9 contre),  Moustapha  Fall (2,18 m, 25 ans),  parti l'été dernier au Sakarya Büyükşehir Basketbol, a accepté de faire un point avec BeBasket sur sa nouvelle vie en Turquie.

Moustapha, à 25 ans, c'est la première fois que tu évolues à l'étranger, à Sakarya, en Turquie à quelques 150 kilomètres à l'est d'Istanbul. Comment s'est déroulé ton intégration ?

Tout s’est très bien passé. Je suis quelqu’un qui s’adapte rapidement, j’ai bien pris mes marques, mon rythme. Bien que le club soit assez jeune, tout est très bien organisé.

Comment s’est passé pour toi cette première partie de saison ?

J’ai eu du mal au début avec ma blessure au pied (lors du match 5 des finales de playoffs de Pro A 2017, il s'est donné un trait de fracture au pied et a marqué l'Euro, NDLR). Ma préparation n’a pas été très bonne à cause de cela. J'ai un peu galéré. Maintenant, tout est résolu, je suis très bien physiquement et je continue à prendre mes marques.

Vous êtes actuellement cinquième à égalité avec le Darüşşafaka et Banvit. C'est plutôt encourageant pour un promu. Quel est l'objectif fixé par les dirigeants pour cette première saison en BSL ?

Les dirigeants, le staff et nous, les joueurs, sommes plutôt très satisfaits de ce début de saison. Les dirigeants nous avaient demandé d'assurer le maintien le plus tôt possible. Mis à part un ou deux matchs où nous avons perdu de plus de dix points, le reste est assez serré. Nous sommes sur la bonne voie. Maintenant, avec les joueurs, nous avons bien l’intention d’accrocher les playoffs.

Quelles sont tes impressions vis-à-vis du championnat turc ?

Le championnat est d’un très bon niveau, légèrement supérieur à celui de la France. La plus grosse différence entre la Pro A et la ligue Turque est sur les joueurs américains. Ils sont beaucoup plus forts qu’en France. Les clubs turcs ont de plus gros moyens financiers que les clubs français et sur les étrangers, la différence par rapport à la Pro A est importante. En revanche, les joueurs locaux sont moins forts que les joueurs français.


En BSL, Fall peut se confronter à des joueurs du calibre de Vladimir Stimac
(photo : Sakarya BB)

Est-ce plus physique à ton poste qu’en Pro A ?

Oui, mais c’est aussi plus athlétique,. Les postes 5 sont en moyenne plus grands qu’en Pro A. Par contre, ce qui ne me change pas du championnat français, c’est que je suis « trappé » systématiquement à tous les matchs. Que ce soit le Fenerbahçe, Banvit ou l'Anadolu Efes Istanbul, je suis trappé.

Tu avais choisi Sakarya notamment parce que le club ne jouait pas de coupe d’Europe et que cela allait te permettre de travailler ton jeu...

Oui c’est vrai. C'est l'un des aspects qui a fait pencher la balance vers la Turquie. J'ai discuté longuement avec le coach avant de signer. Je dois dire que je ne suis pas déçu. À Sakarya, nous avons un préparateur physique qui s’occupe de nous quatre à cinq fois par semaine. Pour le travail individuel, c’est pareil. Grâce à tout ce travail, je me sens plus à l’aise dans mes « moves », je suis vraiment plus en confiance. Cela me permet également d’être très bien mentalement.

"J'étais un peu timoré en équipe de France"

Et tu as même été sélectionné pour le All-Star Game.

Oui, c’est super gratifiant pour moi et le club. Ça valide le travail fourni depuis mon arrivée à Sakarya.

Après avoir manqué l'EuroBasket 2017 sur blessure alors que tu aurais sûrement fait partie du voyage pour Helsinki et Istanbul, tu as découvert l'équipe de France en novembre dernier lors deux premiers matchs de qualification pour la Coupe du Monde face à la Belgique et la Bosnie-Herzégovine. Quel était ton sentiment sur tes premiers pas avec les Bleus ?

Bien que le contexte était particulier avec les nombreuses absences, j’étais fier de représenter la France pour ces deux rencontres. En repensant à ces matchs, je pense que j’aurais pu mieux faire. J'étais un peu timoré alors que j’aurais dû jouer comme je le fais d’habitude. Vincent Collet était satisfait mais je sais que sur les prochains matchs, je devrais être plus agressif.

Enfin, tu as quitté l'Élan Chalon sur un titre de champion l'été dernier. Le club est actuellement dernier de Pro A... Qu'est ce que cela t'inspire ?

Je suis attristé par ce qui leur arrive, sincèrement. On a fait une grande saison l’année passée. Je me suis attaché à ce club pour diverses raisons et j’espère qu’ils vont s’en sortir.


Une seule saison en Bourgogne pour Moustapha Fall, mais quelle saison !
(photo : Sébastien Grasset)

18 janvier 2018 à 12:15
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