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VITALIS CHIKOKO, LE PIONNIER ZIMBABWÉEN

Crédit photo : Sébastien Grasset

Pivot de l'Élan Béarnais depuis un an et demi, Vitalis Chikoko est une figure singulière de la Pro A. Premier basketteur professionnel de l'histoire du Zimbabwe, il est une voix qui porte dans ce pays qui a fait l'actualité en novembre avec la démission forcée du président Mugabe. Portrait d'un homme souriant, désireux de faire bouger les choses.

Saviez-vous qu'une superstar nationale arpente régulièrement les rues paloises ? Non, pas une personnalité française, mais une célébrité zimbabwéenne. "Dès que je suis de retour à la maison, où que je sois, tout le monde chuchote Chikoko, Chikoko", sourit le principal intéressé. "Vitalis fait vraiment partie des sportifs les plus connus du pays", confirme Daniel Nhakaniso, journaliste local pour Alpha Media Holdings. Une belle performance car le basket est loin d'être le sport préféré des Zimbabwéens. Le football et le cricket sont largement devant, suivent le tennis, la natation, le hockey sur gazon et le rugby. De fait, leurs athlètes tendent à avoir plus de notoriété. Derrière la nageuse Kirsty Coventry, devenue une icône nationale suite à ses deux titres olympiques en 200m dos (Athènes 2004 et Pékin 2008), on retrouve deux footballeurs qui évoluent en Belgique, Knowledge Musona et Marvelous Nakamba, formé à l'AS Nancy-Lorraine. On peut aussi citer le joueur de cricket, Brendan Taylor, ou encore le rugbyman Tendai Mtawarira, devenu international sud-africain. Chikoko complète le cercle d'or des personnalités sportives majeures au Zimbabwe. "Beaucoup de personnes regardent mes matchs, ou du moins les statistiques", explique-t-il. "Ils sont toujours en train de discuter de mes performances, de savoir comment j'ai joué ou si je me suis amélioré."

D'ores et déjà considéré comme le meilleur joueur de l'histoire du basket zimbabwéen, Vitalis Chikoko (2,08 m, 26 ans) a ouvert la voie pour ses compatriotes. Le pivot de l'Élan Béarnais est le premier de son pays à être devenu basketteur professionnel en Europe. Il fut rapidement rejoint par Julian Mavunga - professionnel depuis 2012 et passé par l'Italie, l'Ukraine, Israël et le Kosovo - mais l'actuel intérieur de Kyoto (Japon) est parti assez jeune aux États-Unis, où il a été formé. Chikoko et Mavunga sont actuellement les deux seuls joueurs du monde, originaires du Zimbabwe, à évoluer à un bon niveau, à la différence près que le Palois n'a pas eu besoin de s'exiler pour apprendre les bases.

Il commence le basket pour suivre ses amis

Né le 11 février 1991 à Harare, la capitale nationale, Vitalis Chikoko est issu d'une famille aisée de ce pays enclavé de l'Afrique australe. Son père travaille pour le gouvernement, au sein de la banque centrale. Sa mère, retraitée depuis peu, était infirmière. S'il est surnommé "Alefu" (le grand), personne, dans cet environnement, ne l'a poussé à faire du basket. Son père et son frère jouaient au football, sa sœur pratiquait l'athlétisme, la balle orange était loin du foyer des Chikoko. Vitalis s'est aussi essayé au foot, au cricket et au tennis avant de basculer vers le basket à l'âge de douze ans, voulant simplement imiter ses amis. Un coup de foudre. "Je suis aussi tombé amoureux de ce sport. Rapidement, j'ai tout arrêté et je n'ai fait plus que ça. J'allais en cours de 8h à 15h puis je m'entraînais de 15h à 17h avec l'équipe de mon école et de 17h à 19h avec mon club." Il est alors en dernière année d'école primaire à Glen View, une banlieue extrêmement peuplée d'Harare. "Je ne me suis pas rendu compte rapidement que j'étais bon", nous confie-t-il. "C'était difficile au début mais j'étais plus grand que les autres, ce qui m'a aidé. Et sourtout, je suis devenu celui qui aimait le plus le basket." Pour assouvir sa nouvelle  passion, Vitalis Chikoko s'attelle à regarder le plus de NBA possible. C'est l'époque du sommet de Kobe Bryant et Tim Duncan, son joueur préféré. Sur le terrain, les moves du totem des Spurs dans un coin de la tête, il progresse vite.

"Ses performances impressionnantes ont attiré l'attention de certaines des écoles les plus renommées du pays", se remémore Daniel Nhakaniso. "Il a pu recevoir une bourse pour intégrer Churchill School puis le lycée du Prince Edouard, les deux meilleures équipes scolaires du pays. Et alors qu'il était toujours à l'école, il a pu intégrer la première division locale, avec l'équipe championne en titre, Dzivarasekwa Raiders. "Le championnat n'est pas professionnel", explique l'intérieur de Pau-Lacq-Orthez, qui en détaille les raisons. "Il n'y a que deux entraînements par semaine, la plupart des joueurs jouent pour le fun, seules deux équipes offrent de véritables salaires..." Un niveau "pas très compétitif" mais où Vitalis Chikoko fourbit ses armes pendant trois saisons, deux avec les Raiders puis une avec le Mbare Heat en 2010/11, avec qui il devient champion du Zimbabwe. Le bon moment pour prendre le large.

Une année auparavant, il aurait déjà pu partir pour l'Angola, le pays phare du basket africain. L'enfant de Kuwadzana s'était fait remarquer au cours d'un tournoi à Harare où il avait pris le dessus sur l'emblématique Joaquim Gomes, alors âgé de 29 ans, capitaine de la sélection angolaise et quadruple champion d'Afrique en titre. Nombre d'entraîneurs furent impressionnés, "Vitah" avait donné son accord mais l'affaire ne s'était jamais conclue pour des raisons restées obscures. Un mal pour un bien puisque cela lui a ensuite permis de devenir le premier joueur de l'histoire à passer directement du championnat zimbabwéen à un club européen. Propriétaire du Heat, Peter Mubanda est devenu son représentant et a facilité son départ pour l'Allemagne, direction Göttingen.

11 février 2012, le tournant

Si la transition entre Harare et la Basse-Saxe a de quoi en effrayer plus d'un, Vitalis Chikoko s'adapte rapidement. D'abord venu pour un essai, il convainc rapidement son monde. "En arrivant, je pensais que je serais vraiment largué par rapport à tous les autres ici en Europe", avoue-t-il. "Mais je me suis entraîné avec l'équipe réserve et les professionnels et je me suis rendu compte, à mon grand bonheur, que je n'étais pas si en retard que ça." En vérité, le Zimbabwéen se montre très rapidement au niveau et détruit les raquettes de quatrième division où il tourne en double-double avec l'ASC 46 Göttingen. Tout bascule six mois après son arrivée en Europe, le 11 février 2012, le jour de ses 21 ans. Alors qu'il ne l'a fait jouer que neuf minutes au total sur toute la première partie de saison, le coach Michael Meeks prend son poulain par surprise en lui annonçant quelques instants avant l'entre-deux qu'il débutera la rencontre du jour contre l'ALBA Berlin. L'ancien pivot de Mbare termine avec 12 d'évaluation en 14 minutes et ne quittera plus jamais le groupe professionnel par la suite. Il profite même de la fin de saison déprimante de Göttingen, lanterne rouge de BBL, pour véritablement exploser sur les cinq dernières rencontres du championnat, tournant à 19,8 d'évaluation de moyenne (15,4 points à 65% et 8,4 rebonds). Lui qui évoluait encore au Zimbabwe il y a moins d'un an tient désormais la dragée haute à des pivots confirmés du championnat allemand comme l'international Maik Zirbes ou Zachery Peacock. Le début d'une belle carrière européenne puisque, hormis une courte escapade en Italie, il gravit tous les échelons en Allemagne, "[sa] seconde maison", de Trier jusqu'au Bayern Munich, "une super expérience".


Un jeune Chikoko (20 ans) à Göttingen (photo : Beko BBL)

En août 2016, Vitalis Chikoko décide de donner une nouvelle orientation à son parcours en rejoignant la France, du côté de l'Élan Béarnais. Deux raisons à cela, "la philosophie de jeu du coach Bartecheky et le beau temps permanent". Un dernier point non négligeable pour celui qui avait été choqué par la grisaille du ciel de Francfort le jour de son arrivée en Europe. Depuis son arrivée à Pau, il fait l'unanimité dans les couloirs de l'EBPLO grâce à sa bonne humeur. "C'est très agréable de côtoyer Vitalis au quotidien", confirme l'entraîneur palois, Serge Crevecoeur. "L"homme est vraiment très sympa, il vient toujours aux entraînements avec plaisir. Il est le sourire de l'équipe et c'est vachement important d'avoir quelqu'un comme ça." Sportivement, ses premiers pas sous le maillot vert et blanc avaient aussi été fracassants la saison dernière. "La Pro A convient parfaitement à mon style de jeu", se réjouit-il. "Il y a des joueurs athlétiques, qui courent, et c'est le type de basket que j'aime jouer." Poste 5 aussi physique que technique, il a mis à profit ses mains en or pour terminer avec le meilleur pourcentage d'adresse en Pro A (69,4%) et en FIBA Europe Cup (81,7% !). Assez pour persuader Pau-Lacq-Orthez de lui offrir un nouveau contrat de deux ans. Sauf que Chikoko a depuis été ralenti par une vilaine blessure au pied, qui l'a éloigné des parquets du 10 avril au 22 octobre. Si son retour avait été tonitruant contre l'ASVEL (17 points à 8/9 en 19 minutes), il cherche actuellement un second souffle (6,4 d'évaluation). "J'essaye de retrouver mon rythme en ce moment, je crois que je suis sur le bon chemin", positive-t-il. Serge Crevecoeur abonde dans le même sens : "On ne voit pas encore tout son potentiel cette saison car il a passé sept mois hors des terrains. C'est la première fois qu'il a dû gérer une longue blessure, il a gagné en sérieux et en maturité. Tout le monde s'est un peu enflammé après son premier match contre l'ASVEL en se disant que c'était extraordinaire. Nous, on se doutait bien qu'il allait y avoir un peu de volatilité dans ses performances mais il est capable de nous apporter ce point d'ancrage dans la raquette. On l'a vu lors de la dernière rencontre à Bourg-en-Bresse, il a vraiment attiré beaucoup de ballons. Il est capable de les ressortir également. Pour l'instant, il a un peu de maladresse à la finition mais j'espère que cela va vite changer. Il travaille pour, en tout cas."

En pleine saison de Pro A, séisme politique au Zimbabwe

Peut-être Vitalis Chikoko avait-il aussi un peu la tête au pays ces dernières semaines. En novembre, le Zimbabwe a connu un changement politique de premier plan. Tout commence le 6 novembre avec le limogeage du vice-président Emmerson Mnangagwa, volonté à peine voilée du président Robert Mugabe (93 ans) de placer son épouse, Grace (52 ans), sur les rails de sa succession. Désireux d'être au pouvoir jusqu'à ses 100 ans, Mugabe a vu son règne autoritaire s'écrouler brutalement en quelques jours. Plus vieux dirigeant du monde, il a été contraint de démissionner le 21 novembre à la suite de l'intervention des forces armées zimbabwéennes et du lancement d'une procédure de destitution. Rien de cet évènement, plutôt bien médiatisé en Europe, n'a échappé à Vitalis Chikoko qui assure avoir "tout suivi". Du haut de ses 26 ans, il n'avait connu jusque-là qu'un seul président dans toute sa vie...  "Je pense que ce qui s'est passé est bien. Mugabe était au pouvoir depuis 37 ans, il était temps pour lui de partir. Personne n'aimait Mugabe, au Zimbabwe et ailleurs. Il n'était pas juste avec tout le monde, surtout avec le peuple zimbabwéen. Au début, ça allait mais ces dernières années, il agissait comme s'il se fichait des conséquences pour les citoyens." Robert Mugabe laisse derrière lui un pays exsangue, plombé par une économie au bord du gouffre, malgré de grandes richesses minières. Citons un taux de chômage aux alentours des 90%, un taux de pauvreté (moins d'1,60 euro par jour pour vivre) estimé à 72%, 4,1 millions de personnes en situation d'insécurité alimentaire, une espérance de vie de 60 ans... Alors même si Mugabe a été remplacé par son vice-président en poste depuis 2014, Emmerson Mnangagwa, Chikoko espère que le changement sera bénéfique pour le Zimbabwe. "Nous sommes impatients d'avoir quelqu'un d'autre au pouvoir car notre économie est extrêmement basse actuellement. Il faut un esprit nouveau et des idées neuves pour aider le pays à se développer. De ce que je peux en voir ou de ce que j'entends, notamment de la part de mes parents, ça a l'air plutôt bien pour l'instant. La situation n'est pas bonne mais les nouveaux dirigeants montrent de la bonne volonté. Nous allons avoir des élections en juillet, j'espère que le peuple prendra la bonne décision dans les urnes."

En attendant le redressement tant espéré, Vitalis Chikoko tente de faire bouger les choses à son niveau, grâce à ce qu'il sait faire de mieux : le basket. Tous les étés, il retourne au pays et enchaîne les camps à destination des jeunes. "Je pense que je peux être une inspiration pour les jeunes au Zimbabwe", affirme-t-il. "Beaucoup d'enfants viennent à mes camps et lorsque je leur parle, ils me disent qu'ils veulent faire comme moi, c'est à dire devenir professionnel." L'ancien Gladiateur de Trier prouve aussi son attachement à son pays en venant défendre, dès qu'il le peut, les couleurs de sa sélection nationale, anonyme 115e du classement FIBA, intercalée entre la Moldavie et la Guinée. Il fut international pour la première fois en 2010 et a pris part à l'AfroBasket 2015, la deuxième apparition du Zimbabwe à ce niveau après le championnat d'Afrique 1981. Malgré son leadership (13,4 points et 8,8 rebonds), son équipe fut la seule à ne pas remporter une seule victoire, terminant à la 16e et dernière place, mais qu'importe, l'essentiel est ailleurs pour une sélection qui ne demande qu'à prendre de l'envergure avec un tel leader. "J'aime vraiment représenter mon pays", clame-t-il avant d'embrayer sur les axes de développement de l'équipe zimbabwéenne. "Nous avons beaucoup de travail à faire. Personnellement, je pense qu'il nous faut des coachs. Il y a du talent chez les jeunes mais nos entraîneurs n'ont jamais officié ailleurs, à l'international. Ils ne savent pas vraiment comment coacher dès lors que l'on affronte d'autres pays. Si l'on peut avoir quelqu'un d'expérimenté, qui sait ce qu'il fait, cela pourrait être plus facile pour nous."


Chikoko (n°11) voit aussi la sélection comme une belle opportunité de progresser (photo : FIBA Afrique)

Lorsque l'on discute de la situation du basket au Zimbabwe, Vitalis Chikoko a beaucoup de choses à dire. Tant mieux, car il ne s'imagine nulle part ailleurs une fois sa carrière terminée. "M'investir dans le basket zimbabwéen, c'est le plan pour la suite. Si le pays va mieux économiquement, c'est tout ce que je pourrais faire." Encore au statut de sport amateur, le basket ne bénéficie même pas, par exemple, d'un championnat national global au Zimbabwe. Il s'agit de poules régionales, dont les meilleures équipes se rencontrent ensuite à l'occasion d'un tournoi inter-groupes. C'est à cette occasion que Chikoko a pu être sacré champion du Zimbabwe en 2011 alors que son équipe d'Mbare évoluait au sein de la Harare Basketball Association, la poule de la capitale. "Même si le basket n'est pas un sport professionnel, certaines personnes ici sont extrêmement passionnées et s'y impliquent pour l'amour du jeu", nous explique Daniel Nhakaniso. "Mais, naturellement, la plupart des bons joueurs locaux sont obligés de s'exiler en Afrique du Sud, et un peu au Mozambique, qui ont des championnats professionnels. Ce qui n'empêche pas les matchs d'attirer de nombreuses personnes au Zimbabwe. Le basket est en pleine ascension ici, tel que le prouve la qualification pour l'AfroBasket en 2015."

Le retour des sponsors comme solution miracle ?

S'il tempère les propos du journaliste quant à l'affluence des matchs de championnat, Vitalis Chikoko veut voir en les salles combles des matchs de la sélection nationale un révélateur du potentiel du basket zimbabwéen. Des promesses pour l'avenir renforcées par la présence de nombreux playgrounds à Harare et une formation performante. "Nous avons un très bon programme pour les jeunes de 10 à 18 ans, Hoops 4 Hope. J'en ai bénéficié et cela m'a beaucoup aidé." Le réseau Hoops 4 Hope offre un accompagnement à plus de 10 000 jeunes issus d'Afrique du Sud et du Zimbabwe ainsi que certaines possibilités comme l'obtention de bourses aux États-Unis, ou la participation au camp Basketball Without Borders, à l'instar de Watida Mukukula. Néanmois, c'est ensuite que le bât blesse. "Jusqu'au lycée, le système est bon mais c'est après que le basket n'arrive pas à se développer au Zimbabwe." À cause d'une simple raison : l'agonie de l'économie nationale. Dans un pays où l'argent se fait aussi rare, les joueurs locaux ne peuvent évidemment pas se consacrer uniquement au basket. "Les basketteurs pensent d'abord à nourrir leur famille", explique Vitalis Chikoko. "Même s'ils sont passionnés, travailler est la priorité, le basket ne reste qu'un loisir au final."

Par conséquent, celui que l'on imagine volontiers en futur président de la fédération zimbabwéenne a déjà son plan d'action en tête : aller chercher des formateurs sportifs puis un soutien économique en démarchant des sponsors, pour peu que le pays parvienne à une certaine stabilité. "Nous avons besoin d'entraîneurs et de publicité", assène le Palois. "Si nous pouvons avoir de bons coachs, alors les joueurs seront mieux exposés et pourront aller jouer partout dans le monde. Il faut que plus de joueurs se frottent à un autre style que le basket zimbabwéen, cela nous aidera. Et si tout s'améliore économiquement pour le pays, on pourra alors s'atteler à décrocher des sponsors. Si on parvient à le faire, plus de gens seront investis dans le basket donc les joueurs seront plus concernés, s'entraîneront plus dur, etc." Tout un cercle vertueux dont la mise en place pourrait encore être facilitée par un évènement inhérent à Vitalis Chikoko : qu'il atteigne l'objectif majeur de sa carrière, devenir le premier Zimbabwéen de l'histoire à évoler en NBA.


S'il ne parvenait pas à rejoindre la NBA, Chikoko aimerait emmener son n°23 jusqu'en EuroLeague
(photo : Guillaume Poumarede)

07 décembre 2017 à 17:50
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