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LA ROCHE VENDÉE BASKET SE DIT PRÊT POUR LA MONTÉE

Manu Body Manon Sinico
Crédit photo : Nicolas Parage

La Roche Vendée est deuxième de Ligue 2 féminine cette saison. Est-ce l'heure de la montée au premier niveau national pour le club ?

Pensionnaire de Ligue 2 Féminine depuis sept ans, la Roche Vendée Basket est devenue une grosse cylindrée de la division. Avant de recevoir Dunkerque ce samedi 28 janvier, le coach Emmanuel Body et sa capitaine Manon Sinico nous ont livré leur ressenti sur cette saison et leurs ambitions.

Le club vendéen réalise pour l’instant une première partie d’exercice idéale en se classant deuxième du championnat. Malgré un début de phase retour commencé par une défaite à Reims le week-end dernier (63-55), le RVBC conserve sa deuxième place au classement derrière Chartres avec un bilan de douze victoires en quatorze rencontres, de quoi pleinement satisfaire le technicien vendéen.

« Terminer la phase aller avec douze victoires pour une seule défaite, on aurait signé de suite parce que cela reste une première partie de saison exceptionnelle pour nous. Même avec cette défaite à Reims le week-end dernier, je reste pleinement satisfait de notre première partie de saison. »

D’ailleurs même si cette défaite est loin d’être alarmante, lors du shooting de ce vendredi matin, on pouvait voir qu’elle avait eu pour conséquence de remobiliser les troupes, à l’image de la capitaine Manon Sinico.

« Cette défaite à Reims est un mal pour un bien, même si la blessure de Berni (Bernadette N’Goyisa) a eu un impact, on ne doit pas se cacher derrière ça car nous ne sommes pas à l’abri que cela se répète. Il nous faut vite rebondir dès ce week-end. »

L’objectif de cette saison est très clair pour la Roche, ce sont les playoffs. Avec cette nouvelle formule, l’obtention de la première ou de la deuxième place est importante en vue de recevoir une éventuelle belle en quart et en demi-finale. Pour l’instant seul Chartres est devant les Vendéennes avec seulement une défaite à leur compteur. Si pour certains cela relève d’une surprise, Manu Body lui n’est pas étonné.

« Au début tout le monde pensait que ce championnat allait être très serré et disputé avec notamment les anciens pensionnaires de Ligue, mais forcé de constater qu’aujourd’hui ce n’est pas vraiment le cas. Après Chartres pour nous ce n’est pas une surprise, car nous les avions affronté en amical et avec des grosses recrues comme Tiffany Clarke associé à Magali Mendy on savait que si l’alchimie prenait elles allaient être dures à jouer, et c’est le cas. Et sur le plan physique et athlétique c’est clairement l’équipe numéro 1. »

Pour Manon Sinico non plus cette équipe est loin d’être outsider : « Pour celles et ceux qui suivent la Ligue 2, il ne faut pas oublier que Tiffany Clarke c’est elle qui fait monter Calais… Avec le retour de (Magali) Mendy qui a prit pas mal d’expérience l’année passée en Allemagne associé au bon boulot du staff, cela en fait une très bonne équipe. »

Sans oublier que depuis plusieurs années, le niveau de la division ne cesse de progresser : « Le niveau est vachement élevé pour moi par rapport à avant. Moi qui ai eu la chance de faire plusieurs fois la passerelle, j’ai pu constater toutes ces évolutions. Et la diminution de clubs en Ligue a fait que beaucoup de très bonnes joueuses sont descendues en Ligue 2, même la NF1 est plus forte aujourd’hui et avec quatre descentes cette année de LF2, ça va encore s’accentuer », relate Manon Sinico. Son entraineur partage ce point de vue : « Depuis mon arrivée à la Roche il y a six ans, le niveau ne cesse de se rapprocher de celui de la Ligue. On le voit bien sur la Coupe de France. Regardez Bernadette N’Goysia quand on la fait venir tout le monde nous prenait pour des fous, contenu de son gabarit pas adapté soit disant à la division. Mais regardez aujourd’hui tout le monde vient à recruter une poste 5 d’une certaine envergure. »

Le club vendéen qui bataille depuis plusieurs années pour accéder au niveau supérieur, espère que cette saison sera la bonne d’autant qu’il n’y a plus qu’une seule montée sportive. Si le règlement a changé car auparavant le premier de la saison et le vainqueur du Final Four montaient, Emmanuel Body comprend la décision de la Fédération.

« Personnellement je comprends ce choix, qui est de verrouiller la Ligue féminine parce que la Ligue 2 se devrait d’être une ligue de développement et en fait que très peu de jeunes joueuses y ont accès. Tout le monde joue le coup à fond pour essayer de remonter, après ce qui est moins cohérent c’est que l’équipe qui va terminer première de la saison régulière ne va pas monter automatiquement alors qu’elle aura été la plus régulière. Pour notre part on n’a jamais eu trop de chance dans ce dernier carré, mais c’est clairement une envie du club et de l’équipe d’aller chercher ce titre, et je pense que l’on va bien finir par y arriver. »

Monter est donc l’objectif, mais la question réside principalement dans le fait de savoir si le club vendéen est en mesure d’y parvenir tant au niveau de ses infrastructures, qu’au niveau économique. Doté d’un centre de formation en partenariat avec un lycée de la ville depuis quatre ans, le côté sportif semble assuré.

« Notre centre de formation vraiment adéquat nous permet de sortir de bonnes joueuses comme Line Sergent (poste 2, 17 ans) qui commence à jouer avec nous. On possède une réserve en Nationale 2, des cadettes (U18) France et Minimes (U15) France évoluant au plus haut niveau donc le travail au niveau de la formation paie et ça c’est très important. Puis on a Johanna Tayeau qui nous permet via son camp (basket) du Volcan en Guadeloupe, de repérer d'autres potentiels intéressants (la sixième édition se déroulera du 29 juillet au 3 août 2017, NDLR). »

Après avoir pas mal baroudé durant sa carrière (Reims, Calais et Limoges), la capitaine yonnaise fait le même constat : « Je ne peux parler qu’au niveau du sportif. À mon arrivée je savais que La Roche-sur-Yon avait toujours eu de grosses ambitions mais peinait à les atteindre. J’entame ma deuxième saison ici et je peux le dire que le club a les infrastructures sportives et les effectifs pour pouvoir prétendre à la montée. » 

Sans oublier que depuis deux/trois ans les dirigeants se sont affairés a augmenter le nombre d’investisseurs privés. Pour l’entraineur vendéen il n’y a plus de doute, le RVBC est prêt pour la Ligue Féminine :

« On a fait vraiment fait un gros travail au niveau des partenaires privés, mais aussi La structure financière est vraiment devenue conséquente avec environ une centaine de partenaires privés en plus des collectivités. Sachant que si l’on accède au niveau supérieur cette structure économique devrait augmenter. Si l’on devait monter en cette fin de saison on serait prêt. »

Réponse donc à partir du mois d'avril avec le début des playoffs.

28 janvier 2017 à 11:41
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