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ITW NICOLAS BATUM, LES PREMIERS PAS D'UN DIRIGEANT

Crédit photo : Lyon ASVEL féminin

Toujours engagé comme joueur à 100% avec Charlotte, Nicolas Batum prépare pourtant déjà son après-carrière. Directeur des opérations basket de l'ASVEL et du Lyon ASVEL féminin, il a fait le point sur son nouveau costume lors d'une conférence de presse lundi à Lyon.

Il est le petit nouveau de la bande. Mais pas le moins important. "Sans Nicolas, il n'y a pas de club féminin car on fait tout 50-50 et il n'y a beaucoup de personnes qui vont faire du mécenat dans le basket féminin donc je le remercie tous les jours d'être venu avec moi dans cette aventure", a prévenu d'emblée Tony Parker.

Présenté à la presse lyonnaise lundi à l'hôtel de ville de Lyon, Nicolas Batum s'est confié sur ses ambitions nées de cette nouvelle aventure. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elles sont nombreuses. Particulièrement pour le club féminin, appelé à tutoyer les sommets à terme.

Nicolas, pourquoi avoir décidé de rejoindre le projet de Tony Parker à Lyon ?

Il m'avait déjà proposé le projet avec l'ASVEL et l'académie mais ce qui a vraiment fait pencher la balance, c'est justement la présence du club féminin. Je suis très fan du basket féminin, j'ai grandi avec. Le seul club professionnel dans ma région était l'USO Mondeville. Le premier match pro que j'ai regardé, c'était Mondeville. Mes premières rencontres avec des professionnelles, c'était Mondeville. J'ai toujours eu cet amour du basket féminin, c'est une grande part de ma vie basket. J'ai commencé à suivre aux JO de Sydney en 2000, j'étais présent lors de la médaille d'or européenne du Mans en 2001... Il y a eu Clermont-Ferrand, Valenciennes, Bourges et nous à Lyon, on aimerait être la prochaine étape du basket féminin français. Si on peut en venir-là, cartonner en EuroLeague, aller au Final Four comme le fait Bourges régulièrement, ce serait une belle chose pour nous. Pouvoir prendre part à ce projet, reconstruire un club dans une ville comme Lyon, ça a été un très gros facteur dans ma décision.

Quelles sont vos fonctions ?

Le même qu'avec les garçons ! Même si je connais un peu mieux le basket masculin, étant donné que j'ai un meilleur réseau. Là, j'entre à petits pas dans l'équipe. On a dû appeler une ou deux joueuses pour les recruter et j'y ai participé.  C'est un réseau que je suis en train d'apprendre, un peu comme tout métier que l'on vient de commencer. Mais je vais donner mon maximum pour les deux équipes.

"Si on peut se calquer à l'Olympique Lyonnais..."

Que pensez-vous pouvoir apporter aux filles ?

Qu'est ce que, elles, peuvent m'apporter surtout ? C'est ça la question. Une autre vision du basket, une autre pratique. C'est quelque chose que j'ai beaucoup apprécié dans ce projet-là. On reprend un club qui a failli s'écrouler la saison dernière : il faut reconstruire, redorer l'image, donner un nouveau nom, un nouveau logo, de nouvelles couleurs. C'est un beau projet. Il s'agit aussi d'aider une ville importante comme Lyon à avoir un club d'envergure. Il faut un peu reprendre l'image de l'Olympique Lyonnais au féminin. Elles cartonnent au plus haut niveau européen, on ne peut pas faire mieux. Mais si on peut un peu se calquer à elles... Et pourquoi pas aller aussi haut, je l'espère, même si ce ne sera pas évident car les clubs russes et turcs dominent en Europe. Mais si on peut se rapprocher des meilleures, à long terme...

Cet investissement à l'ASVEL, c'est une histoire de transmission au basket français ?

On ne peut pas rendre au basket français seulement en allant en équipe de France. Avec Tony, on essaye vraiment d'être investis. S'investir autant avec les Bleus, dans le basket masculin, féminin et chez les jeunes, financièrement et quasiment à plein temps, voilà... C'est comme ça qu'on doit rendre à notre sport qui nous a tant apportés. Pour moi, c'est naturel. Je pense que pour lui aussi.

Comment allez-vous faire pour gérer votre emploi du temps ?

Quand on est passionné, c'est très simple de gérer un emploi du temps. J'ai la chance de jouer et de vivre de ma passion et maintenant d'avoir à côté un autre job différent, mais de ma passion aussi. Alors ça va être très facile.

Quel sera l'objectif sportif du Lyon ASVEL féminin ?

C'est de faire partie du haut de tableau et de faire les playoffs. On ne va pas trop se projeter car on part pratiquement de zéro. Mais on essaye de faire un bon recrutement. On ne va pas se proclamer meilleure équipe de France et dire qu'on vise le titre mais les playoffs, c'est une certitude.

Où en est le recrutement ?

Plus en avance que l'ASVEL masculin, c'est sûr.. Encore quelques dossiers à gérer et ce sera bon.

Est-ce que la marque ASVEL aide à recruter ?

Je pense, oui. Déjà, Tony Parker en tête d'affiche, ça aide pas mal. Mais je crois aussi que le projet sportif va plaire à certaines joueuses car on a une ambition à long terme. Ce n'est pas que jouer pour Tony Parker.

"Dumerc, l'héroïne de beaucoup de petites filles et une icône du sport français"

Avez-vous la volonté de vous appuyer sur le vivier local ?

Aussi, oui. Pour les filles, comme pour les garçons, c'est un projet qu'on a envie de mettre en place. C'est important d'intégrer les enfants du cru.

Vous parlez beaucoup de "famille" pour le projet ASVEL...

C'est ce qu'on essaye de construire. Nous voulons vraiment être soudés et connectés car nous sommes une même famille, les deux clubs. C'est ce qu'on veut montrer aux gens, aux joueuses et aux joueurs qui vont venir chez nous, qu'on sera tous ensemble pour aller le plus haut possible.

On sent le désir de mettre les femmes et les hommes sur un même pied d'égalité.

C'est ce que le président Macron est en train de montrer dans son gouvernement ou à l'Assemblée Nationale. Il y a de plus en plus de femmes qui sont intégrées dans la société avec des rôles hauts placés. Et nous, on essaye de retranscrire cela dans le sport car on ne peut rien faire sans le sport. Le basket féminin fait déjà de grandes choses en équipe de France et en club et on veut essayer, avec Tony, de l'amener à un niveau encore plus haut qu'il ne l'est maintenant. C'est des héroïnes pour nous, elles devraient être des exemples pour certaines personnes. Si on peut les mettre encore plus en valeur, ce serait une bonne chose.

Qu'avez-vous pensé de la défaite de l'équipe de France en finale de l'EuroBasket ?

Maudite Espagne (il sourit). L'Espagne est très forte. C'est un peu dommage que Céline Dumerc et Gaëlle Skrela finissent leur carrière internationale sur une défaite mais c'est une belle médaille. Elles ont fait une très belle compétition. Elles ont été les Braqueuses, celles qui nous ont fait rêver depuis des années, depuis cinq ans en particulier. Elles n'ont déçu personne. Endy Miyem termine dans le meilleur cinq, félicitations à elle. Les jeunes pousses comme Marine Johannès et Olivia Epoupa ont montré la voie et ce qu'elles pourront faire quand elles auront le flambeau dans quelques années. C'est que du bonheur pour la France.

Vous parlez de Céline Dumerc. Quelle trace va t-elle laisser dans l'histoire ?

Elle est quand même recordwoman, tous sexes confondus, du nombre de sélections en équipe de France. Déjà, ça, c'est impressionnant. Elle a un énorme palmarès, une médaille olympique, championne d'Europe en 2009, plusieurs médailles. Elle laissera une très grande trace. Elle a été l'héroïne de beaucoup de petites filles qui la regardaient, elle a dû en inspirer beaucoup et les pousser à se mettre au basket. C'est ça surtout, Céline. C'est une icône du sport français maintenant.

Connaissiez-vous déjà la ville de Lyon ?

Je ne venais que partiellement pour jouer des matchs mais je ne restais pas vraiment. Je ne connais pas trop la ville et c'était une bonne raison pour venir ici. J'ai eu pas mal d'échos. Tony essaye vraiment de me faire tomber amoureux de Lyon, il m'en parle tout le temps. Je vais revenir dans quelques semaines avec ma femme et mon fils pour redécouvrir la ville et on verra plus tard.

Une question au joueur : quel est votre avis sur la signature de Dwight Howard à Charlotte ?

C'est très excitant. J'ai découvert le transfert de Dwight Howard le matin en me réveillant. J'avais plein d'appels en absence du staff qui m'appelaient par rapport à ça. C'est une très bonne chose. On avait besoin d'une présence intérieure : de points, de rebonds, de contres. Je pense que l'on a avec Dwight Howard. Je crois aussi que l'on a fait deux bons choix à la draft avec Malik Monk et Dwayne Bacon. Il y aura encore quelques mouvements mais Michael Jordan et son staff sont en train de faire du très bon boulot. Je suis impatient de recommencer, surtout après une saison comme ça.

Et un été de repos ?

Reposer, non, car j'ai l'impression de bosser encore plus que si j'étais en équipe de France. Ce n'est pas forcément du repos dont j'avais besoin cet été. J'ai repris plus vite et plus intensément qu'avant.

27 juin 2017 à 07:45
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