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ITW RACHID MEZIANE, COACH DE CES NIÇOISES QUI ÉPATENT

ITW Rachid Meziane :
Crédit photo :

Après un retour en Ligue 2 la saison dernière, le Cavigal de Nice Basket 06 est remonté et, est bien parti pour ne pas refaire le chemin inverse.

Preuve en est, les « Niss’angels » sont invaincues après cinq matchs et ont accroché à leur tableau de chasse Lattes-Montpellier et Basket Landes. Raison de plus de faire un point avec celui qui est la tête de cette équipe depuis quatre saisons : Rachid Meziane.

Propos recueillis par Frédéric Dussidour.

Un promu en tête du championnat à la cinquième journée, ça interpelle.

Effectivement, et on savoure notre situation car le championnat va être dense avec les trois descentes en fin de saison et qu’une série a toujours une fin, même si je la souhaite la plus tardive possible. Puis hormis contre Arras à l’ouverture du championnat (Open LFB à Paris) où nous étions favoris, sur les matchs suivants nous avions plutôt un rôle d’outsider. Nous faisons une très bonne performance à Lattes-Montpellier (+5) et nous enchaînons dans notre salle Leyrit face à Basket Landes, Lyon chez elles et pour terminer Angers chez nous. Battre des équipes jouant l’Europe (Basket Landes et Angers), c’est encourageant, cela permet d’emmagasiner de la confiance. Nous sommes sur la bonne voie.

Après avoir fait l’ascenseur ces dernières saisons (montée en LFB en 2013, descente en LF2 en 2014 puis remontée en mai dernier), quelle était votre stratégie pour éviter de revivre la même chose ?

Depuis le club a grandi, il a appris. J’ai envie de dire une stratégie de recrutement d’un club promu. Il y a deux ans nous avions recruté 7 joueuses. Cette inter-saison, j’ai fait le choix de faire un recrutement moins important et de le limiter à 5 joueuses qui ont déjà performé en LFB pour composer le 5 majeur. Avec Gregory Muntzer (son assistant, ndlr), nous avons effectué un gros travail de scouting pour choisir ces joueuses. Ensuite, nous avons su conserver les joueuses de la saison passée que nous voulions garder et avons intégré des jeunes issues de notre centre de formation. Cela a permis d’avoir une hiérarchie des fonctions au sein de l’équipe assez naturelle. Toutes les joueuses ont assimilé le rôle de chacune dans l’équipe et l’alchimie s’est faite assez vite. Nous avons vraiment un bon groupe, avec de la qualité humaine, équilibré, de la complémentarité dans les compétences des joueuses. Même avec le talent offensif individuel de mes joueuses, je trouve que la balle est bien partagée, le scoring est plutôt bien réparti et c’est aussi pour cela que nous avons ces résultats.

Le coach Auvergnat (Rachid Méziane est Clermontois et a fait ses gammes à l’ASM) que vous êtes ne va pas s’enflammer pour autant !

Oh que non ! Notre feuille de route est de prendre les matchs les uns après les autres. Nous allons nous y tenir et tant que mathématiquement le maintien ne sera pas assuré, nous n’aurons pas d’autres idées derrière la tête. Nous verrons par la suite si nous pouvons être plus ambitieux et ajuster nos objectifs mais pour le moment ce n’est pas d’actualité, nous n’allons pas nous enflammer ! Je n’oublie pas d’où nous venons et nous allons bien garder les pieds sur terre.

Quels sont vos objectifs au Cavigal Nice Basket 06 ?

A court terme, nous devons stopper l’effet ascenseur, stabiliser l’équipe première en LFB. Cela nous permettra également de mettre en avant le travail accompli par le Centre de Formation dirigé par Alexandre Michaïloff, en cours d’agrément cette saison et ainsi asseoir notre forte politique de formation.

A moyen terme, nous souhaitons devenir une valeur sûre de la division, et je pense qu’une métropole comme Nice mérite l’Eurocoupe. Il y a une vraie volonté de la part des institutions (Mairie, CG06) et de nos partenaires de nous accompagner. Laurence Laporte - notre Présidente - et Diego Noto - Président du Cavigal Omnisport - mettent tout en œuvre pour que cela prenne forme.

A long terme, le projet est de faire de Nice un bastion du basket féminin et créer une structure (salle et logement) pour avoir un outil de travail adapté.

Vous faites partie du staff de l’équipe de France Féminine depuis deux saisons où vous êtes chargé de la vidéo. Quelles expériences retirez-vous de ces campagnes ?

Déjà être au service de l’Equipe de France et faire partie de ce staff est un honneur. Ces expériences font forcément grandir : c’est l’opportunité de côtoyer les meilleures joueuses françaises, passer plusieurs mois à leur contact, les voir travailler, constater leur niveau d’exigence, etc. Mais aussi partager, échanger avec le staff technique et d’autres coachs permet de faire évoluer son approche technique, tactique, physique et mentale du basket de haut-niveau. J’ai eu la chance de participer à un championnat du Monde en 2014 (Turquie) et à un Euro en 2015 (Roumanie et Hongrie), et là déjà les styles de jeu sont bien différents (plus dense pour l’un avec les Etats-uniennes et australiennes, très technique pour l’autre avec les Espagnoles et les Serbes). Puis à chaque nation sa philosophie de jeu : autour du 1c1 et/ou du pick and roll, du jeu passe, du jeu sans ballon, du jeu rapide ou du jeu placé ; d’un jeu orienté vers l’attaque ou axé sur la défense. A travers ma fonction de scouting, je vois tellement de situations que forcément cela donne des idées, que ce soit dans le registre offensif comme défensif. Mais bien au-delà, quand je vois les joueuses chinoises avec des mécaniques de tirs, que l’on qualifierait ici de pas très académiques, shooter avec des hauts pourcentages de réussite, il y a une vraie réflexion à avoir. Les pistes de travail sont encore nombreuses !

29 octobre 2015 à 09:28
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