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RENCONTRE AVEC GUY PRAT, LE FIDÈLE ASSISTANT QUI CHERCHE À PRENDRE DU GALON

Guy Prat Gaëlle Skrela
Crédit photo : LFB

Guy Prat, entraineur adjoint de Valéry Demory à Lattes-Montpellier, club autour du doublé championnat - Coupe de France en 2016, revient sur sur sa longue carrière de joueur.

Les rares habitués du Palais des Sports de Lattes ont l'habitude de le voir debout derrière Valéry Demory. Fidèle assistant de ce dernier, Guy Prat est aussi un travailleur de l'ombre. Il n'y est pas pour rien quant au développement de Gaëlle Skrela, qui s'est bonifiée avec le temps au point de devenir une internationale incontournable à 33 ans. Mais avant de devenir technicien, Guy Prat a joué au basketball. Et il a joué longtemps, dans divers championnats français. Jusqu'à frapper à la porte de l'équipe de France.

Cet été, nous avons pu longuement nous entretenir avec lui.

Tu viens d'une famille de basketteur. T'es tombé dedans tout petit ?

Toute ma famille faisait du basket, mes oncles, mes tantes, mon père, ma mère, ma sœur... J’ai baigné dedans dès l’âge de 5 ans. J’ai eu ma première licence dans un petit club de Lyon où j’ai joué jusqu’à mes 16 ans avant d’être repéré pour aller jouer à l’ASVEL. J’y ai fait mes deux années de junior. J’étais souvent sur le banc des pros, je m’entrainais tous les jours avec eux.

Après cette expérience à l’ASVEL, tu t'es dirigé à Mulhouse.

Lors d’un match à l’ASVEL, un des plus grands entraineurs de France de l’époque, Jean Galles, m’a repéré pour aller jouer avec lui à Mulhouse. Il m’a demandé si ça m’intéressait de jouer meneur de jeu puisqu’à l’époque je jouais à l’aile. J’allais vite, j’étais très, très adroit. J’ai accepté. Mais j’ai demandé la différence entre les deux postes. Il m’a expliqué que je devrais faire jouer les autres.

Ca t’intéressait vraiment de passer d’un poste dans l’aile où tu as plutôt la balle pour tirer à un poste de meneur où tu as plutôt le ballon pour le passer ?

C’est aussi glorifiant de faire une passe que de scorer. Rendre les autres meilleurs c’est quelque chose d’hyper jouissif. J’ai adhéré rapidement. Si je voulais jouer au haut niveau, vu ma taille, c’était obligatoire.

Après Mulhouse, direction Vichy. Un peu plus proche de Lyon.

Le club est descendu et mon beau-père qui était mon coach est parti à Vichy. Je l’ai suivi.

Attends. Ton entraineur était ton beau-père ?

Ca a d’abord été mon entraineur puis mon beau-père. J’ai joué pendant quatre ans à Vichy.

Après Vichy, c’est la Bretagne ? Lorient.

J’y pars pour deux ans. A Vichy j’ai fait les stages équipe de France. C’est vraiment là-bas que j’ai explosé. A Lorient, j’ai connu Bruno Lejeune.

Ah oui ? On l'a rencontré dernièrement.

J’ai vu l'interview. J’ai joué avec lui à Lorient, en équipe de France A’ et dans les stages de l'équipe de France A. C’est un très très bon copain à moi.

Après Lorient, te voici dans la fameuse ville de Montpellier, où tu vis actuellement.

J’y ai joué la coupe d’Europe. Un cadre de vie très intéressant, il y avait une bonne ambiance dans l’équipe.

Puis tu as fini par l'autre extrême, à Gravelines.

J’ai fait un an là-bas, c’était moyen. Ils ont coupé mon contrat. Après j’ai été en Nationale 2 puis j’ai terminé en Pro B où je termine meilleur passeur du championnat à 36 ans.

Et dans tout ça, t'as connu diverses expériences en équipe de France.

J’ai fait différents stages mais j’ai souvent été dans le dernier coupé. J’avais un peu trop de caractère. J’avais une grande bouche il paraît. (rires)

Le caractère, ça sert pour être entraineur, ce que tu es devenu par la suite. Et que tu fais toujours.

J’ai d’abord été agent de joueurs. Quelques années plus tard, mon beau-père m’a proposé de venir travailler pour le comité et d’être entraineur en Nationale 2. Puis j’ai travaillé avec Valory Damory. Je l’ai rejoint dès que possible à Montpellier. Depuis août 2008, je suis au BLMA. Soit depuis huit saisons.

Tu préfères coacher des filles que des gars ?

Non pas du tout. C’est une question d’opportunité. Ce n’est pas une question de niveau ou sexe mais plutôt de caractère d’homme. Peu importe pour moi, c’est le basket qui m’intéresse. Je n’ai jamais eu de propositions chez les garçons. Ca arrive très, très tôt chez les filles. Avec Valéry, on a gagné six titres. Puis, tu vois, les filles aiment beaucoup bosser, ça fait longtemps que je suis avec Gaëlle Skrela, on s’entraine tous les jours. On a des liens particuliers au niveau des entrainements. C’est vraiment intéressant quand tu arrives à faire jouer les filles comme des garçons. Je travaille beaucoup aussi avec Anaelle Lardy ainsi que Virginie Brémont par le passé.

Guy Prat avec Gaëlle Skrela (photo : David Duprey - BLMA)

La saison passée a été énorme avec le doublé Coupe de France - championnat. Quel bilan en tires-tu ? Tu n'as pas reçu de propositions d'autres clubs avec ce succès ?

On ne pensait pas qu’on allait faire le doublé. On savait qu’on allait gagner un titre mais pas deux. C’était magnifique. Une grande expérience. A la fin de la saison, j’ai été approché par deux clubs pour être coach numéro un mais ça ne s’est pas fait donc je termine ma dernière année de contrat à Lattes-Montpellier. Je ne suis pas bloqué à vie à Montpellier même si j’y suis bien. C’est une question d’opportunité.

Pour coacher c’est mieux d’être un ancien joueur ?

Dans ce cas-là, tu as toujours un avantage auprès des joueurs puisqu’ils te respectent dès le départ. Mais cela ne fait pas tout car il faut aussi que tu sois compétent. Joueur de haut niveau, ça rassure. Mais il y a des deux, tu peux ne pas avoir été joueur de haut niveau et être un très bon coach.

Quelles sont tes autres passions dans la vie ?

Je suis un fana de foot et de l’Olympique Lyonnais. J’aime bien les balades et les voyages.

On a aussi vu sur le site de Montpellier que tu aurais aimé devenir chanteur...

(rires) J’aurais bien voulu être acteur de cinéma. J’avais peut-être dit chanteur mais je n’ai pas de voix. Ma fille à une voix magnifique mais elle n’ose pas se lancer. Quand tu es chanteur, c’est extraordinaire ce que tu procures aux gens, quand ils chantent…

En attendant de devenir chanteur, acteur ou entraîneur numéro un, Guy Prat continuera à s'agiter sur les bancs de LFB en tant qu'assitant de Lattes-Montpellier. La saison reprend ce week-end avec le traditionnel Open à Coubertin. Champion de France et vainqueur de la Coupe de France, les Gazelles du tandem Valéry Demory - Guy Prat affronteront Bourges, équipe finaliste tant en playoffs qu'en Coupe.

29 septembre 2016 à 17:07
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