LIGUE DES CHAMPIONS
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SON RETOUR, LA QUÊTE DU TITRE EN BCL, SES SOUVENIRS À L'AEK ATHÈNES... AMARA SY SE CONFIE

Amara Sy AS Monaco Sébastien Grasset 201718
Crédit photo : Sébastien Grasset

Amara Sy, bientôt de retour à la compétition, se rappelle de son passage à l'AEK Athènes, chez qui il va bientôt disputer le Final4 de la Ligue des Champions.

Après une période très intense passée entre matchs de Jeep ELITE, Ligue des Champions (BCL) et Coupe de France, l'AS Monaco va avoir un petit peu de répis d'ici début mai et le Final4 de la BCL. Prochainement, le club de la Principauté va même récupérer Amara Sy (2,02 m, 36 ans). Blessé au poignet depuis février, l'Amiral a repris l'entraînement. C'est ce qu'il a confié à Thomas Berjoan, de la FIBA.

"J’ai repris l’entrainement, je pourrais reprendre les matches mais il n’y a pas d’urgence. Le club vient de vivre une période cruciale mais désormais il y a moins d’urgence donc il n’y a aucun intérêt à précipiter mon retour."

On imagine son retour d'ici la fin avril, pour être dans un rythme de compétition au Final Four début mai. Car son impact sera essentiel pour cet événement coché en rouge par les joueurs de l'ASM sur leur calendrier depuis de longs mois.

"Avec le titre de champion de France, c’est l’objectif prioritaire de la saison, poursuit Amara Sy. La demi-finale sera pour nous le match le plus important de la saison. On a gagné la Leaders Cup, on est ravis, mais ça reste moins prestigieux que la Champions League. Tous les ans, une équipe française gagnera la coupe de France, tous les ans, une équipe française gagnera la Leaders Cup mais participer à un Final4 et avoir une chance de décrocher un titre européen, c’est forcément plus rare."

Amara Sy et l'AEK Athènes, une grande histoire d'amour

Si l'AS Monaco a dominé la phase régulière, l'AEK Athènes sera le club hôte de l'événement. Après avoir renforcé son équipe, réaliser un énorme quart de finale contre Strasbourg, l'AEK Athènes sera favorite selon le vétéran.

"On a beaucoup parlé de nous cette saison comme les favoris, mais là, avec la qualification de l’AEK Athènes et l’organisation du Final4 chez eux, vu que l’équipe est en pleine bourre, pour moi, ce sont automatiquement eux les favoris. C’est très très compliqué de s’imposer là-bas. Si on tombe sur l’AEK, ça va être encore plus compliqué qu’on ne le pense. Mais on va là-bas pour gagner, comme tout le monde je pense. Maintenant, j’ai vu jouer l’AEK contre Strasbourg en quart et je connais bien le club. Mon frère (Bandja Sy) a commencé la saison là-bas, et l’équipe est sur une belle dynamique. Ils sont très impressionnants, ils ont des joueurs référencés qui sont très forts, ils ont battu deux fois l’Olympiakos, notamment en finale de coupe. C’est une grosse écurie. Mais c’est pour ça qu’on joue en BCL aussi, pour se frotter à ce genre d’équipe."

L'AEK Athènes, c'est un club qui parle pour Amara Sy, lui qui y a vécu une très riche expérience  en 2007/08.

"L’AEK est un tournant dans ma carrière. Ça a été un club très important pour moi, c’est là-bas que j’ai vraiment côtoyé le haut niveau. A l’époque, le championnat était énorme. Olympiakos, Pana, Aris, Panonios, PAOK, jouer toutes les semaines contre ces équipes, ça m’a forgé. Quand je suis revenu en France, je n’étais plus le même joueur et c’est grâce à l’AEK. Là-bas, on m’a donné beaucoup d’amour, les supporters chantaient des chansons pour moi. J’étais vraiment bien considéré, j’ai vraiment appris, grandi. D’ailleurs, j’ai toujours des contacts avec les supporters qui m’envoient des messages, qui prennent des nouvelles, qui me demandent de revenir (rires) ! C’est ma meilleure expérience à l’étranger."

Là-bas, dans un championnat très rugueux et tactique, il a beaucoup progressé.

"J’étais déjà un bon défenseur mais j’ai progressé dans la régularité, la rigueur, la connaissance du jeu. Ce basket est très tactique. Je pense que j’ai gagné cinq ou six ans là-bas. Largement. Ça vient aussi de la façon dont on me considérait. J’ai vraiment pris mon rôle au sérieux. En France, on regardait beaucoup le nombre de points que je marquais et quand ce n’était pas le cas, on me pénalisait au niveau du temps de jeu. Donc je me focalisais là-dessus. A l’AEK, j’étais à 10 points de moyenne, ce qui n’était pas extraordinaire mais je jouais 35 minutes par match parce qu’on appréciait tout ce que je faisais à côté. J’étais récompensé de mon travail donc ça m’a poussé à bosser et j’ai progressé, j’ai pris confiance. Le club voulait me prolonger mais ça ne s’est pas fait. Mais je voulais rester là-bas, j’ai vraiment grave kiffé mon passage là-bas. J’ai gardé de bonnes relations avec eux. Mon petit frère, même s’il n’a pas beaucoup joué là-bas, ils l’ont bien traité, ça s’est bien terminé pour lui. Il y a vraiment un respect mutuel."

"Ça va être extraordinaire"

Si les siens, en cas d'opposition directe avec l'AEK Athènes, seront sifflés, lui pourrait en revanche être épargnés par les fans locaux. Pendant un temps...

"L’année dernière quand on a joué l’AEK, ils ont sifflé tout le monde sauf moi (rires). J’étais apprécié là-bas, les gens se rappellent de l’investissement que j’ai eu. J’ai toujours mouillé le maillot. [...] J’aurai un bon accueil mais après, ils vont m’insulter tout le match, forcément ! (Rires) Mais c’est de l’amour en fait ! Et fois le match terminé, on prendra des photos, on va se parler, signer des autographes. C’est vraiment une relation spéciale que j’ai avec les supporters de l’AEK. Je ne les ai pas oubliés, je repense souvent à mon passage là-bas. On m’a rarement donné autant d’amour, même en France, forcément, c’est inoubliable. Ce club reste gravé dans ma mémoire et mon cœur, c’est certain.

Cette atmosphère, elle plaît au compétiteur qu'est Amara Sy.

"La passion. L’amour du basket mais surtout l’amour de leur club. Avant tout. Là, le stadium va être blindé pour le Final4. Tous les fans de l’AEK seront là, ça c’est extraordinaire. Et puis ils expriment leur amour ou leur rejet de façon très démonstrative ! Moi, j’aime ça, j’adore ! Moi, j’étais content quand j’ai su que l’AEK est passé et qu’ils allaient organiser le Final4. Forcément, ça va être compliqué. Mais quand on joue au basket, c’est pour vivre des moments comme ça. Ça va être extraordinaire. Et si on arrive à gagner dans une ambiance pareille, ce sera d’autant plus beau. Mais qu’on gagne ou qu’on perde, ça va forcément être magique. Ce sont des choses qu’il faut vivre au moins une fois dans sa carrière. On a la chance de participer à ça, il faut donner le maximum pour aller au bout. L’ambiance d’un Final4 est incomparable avec ce qu’on connait en France. La salle est mythique, les fans aussi. J’ai vraiment hâte."

Le Final4 aura lieu du 4 au 6 mai. D'ici là, l'AS Monaco va tenter de reprendre la première place de Jeep ELITE avec 4 dates importantes : ce mercredi à Boulazac, samedi à Cholet, à Strasbourg le mercredi 18 puis contre le HTV le mardi 24 et enfin à Chalon-sur-Saône le samedi 28.

 

11 avril 2018 à 15:38
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Résultats
Classement
34ème journée
15 mai
Monaco
83
-
77
Bourg-en-Bresse
Boulazac
96
-
86
Chalon-sur-Saône
Châlons-Reims
102
-
94
Pau-Lacq-Orthez
Cholet
81
-
80
Le Mans
Gravelines-Dunkerque
79
-
63
Hyères-Toulon
Le Portel
77
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