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ITW CHRIS JOHNSON : "JE SUIS LE DERNIER À AVOIR MARQUÉ SUR KOBE BRYANT"

Crédit photo : Valentin Delrue

Si l'on avait dit à Chris Johnson il y a deux ans qu'il réaliserait un carton lors d'un BCM Gravelines-Dunkerque - Boulazac Basket Dordogne, il aurait peut-être eu du mal à le croire. Après cinq premières saisons professionnelles aux États-Unis, dont quatre en NBA, il découvre actuellement le basket européen sur les rives de la mer du Nord.

Héroïque samedi (32 points à 11/17, 14 rebonds et 5 passes décisives pour 45 d'évaluation en 46 minutes) lors du match épique remporté en quatre prolongations contre Boulazac (113-111), Christapher Johnson (1,98 m, 27 ans) a définitivement gagné l'estime du public de Sportica. Une juste logique des choses pour un joueur débarqué mi-novembre à Gravelines-Dunkerque afin de remplacer le décevant William Buford, qui n'avait pas trop fait parler de lui jusque-là mais qui a rapidement su convaincre son monde au BCM (11,5 points à 41%, 5,8 rebonds et 1,6 passe décisive pour 13,7 d'évaluation en 10 rencontres de Pro A). "Nous avons trouvé en Chris Johnson un grand professionnel, sur et en dehors du terrain", se réjouit Arnaud Marius, le directeur sportif du club maritime. "Il est d’une grande humilité vis-à-vis de son parcours NBA et il met tout en œuvre pour atteindre son objectif d’y retourner. Son investissement est total et c’est un vrai plaisir de le compter dans nos rangs."

De la Floride à la Côte d'Opale, des projecteurs de la NBA à l'anonymat relatif de la Pro A, Chris Johnson est actuellement plongé dans un univers totalement inédit pour lui. Né à Orlando, élevé à Colombus dans l'Ohio, le nouvel ailier du BCM a grandi au rythme du basket américain : formé entre le lycée de Brookhaven et l'université de Dayton, il n'a ensuite jamais cessé d'alterner entre la NBA et la D-League. Fidèle à la seule franchise de Rio Grande en ligue de développement, il a en revanche défendu les couleurs de cinq équipes différentes en NBA : Memphis (2013), Boston (2014), Philadelphie (2014), Milwaukee (2015) et Utah (2015/16). Abonné aux contrats de dix jours ou aux bails de courte durée, le Gravelinois a tout de même pu disputer 147 matchs au sein de l'Association pour un bilan honorable (4,4 points à 39%, 2 rebonds et 0,6 passe en 15,5 minutes de moyenne) et des souvenirs en pagaille. Voici les plus marquants, contés par ses propres soins.

Vingt jours à Memphis (2013), les premiers pas en NBA :
"J'essayais de ne pas sourire mais c'était Kevin Durant en face de moi"

"J'ai effectué une douzaine de workouts avant la draft 2012. Je pensais que j'allais être appelé lors du second tour. J'étais devant la télé pour la draft. Bon... Ce n'était pas la fin du monde. Mon entourage me disait que la draft n'étais pas une fin en soi, que tout le monde suivait un chemin différent pour arriver au même endroit. J'étais vexé mais cela m'a motivé à travailler encore plus dur. J'ai bénéficié d'un fort soutien familial, j'ai gardé confiance en moi. Ensuite, tout est allé si vite... J'ai reçu un appel de mon agent un matin me disant que Memphis voulait me faire venir et le lendemain, je me retrouve en face de Kobe Bryant pour mon premier match NBA. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en arrivant là-bas. Je me rappelle de mon premier entraînement, où j'essaye d'apprendre les systèmes, puis du moment où je défends sur Kobe Bryant et je pense : "Wow, c'est Kobe ! J'étais en D-League il y a deux jours et là, j'essaye de stopper Kobe Bryant." Sur la première action, Kobe voulait me scorer dessus. Après un changement sur un écran, il se retrouve à m'enfoncer en me postant à droite du panier, jusqu'à ce que Zach Randolph ne vienne m'aider pour faire une prise à deux. On en a ri après le match, il m'a dit qu'il ne pouvait pas me laisser tout seul face à Kobe. Je lui ai répondu que j'appréciais l'attention (il rit). Les Grizzlies jouent ensemble depuis longtemps, ce sont de bons gars. Mike Conley vit à Colombus, dans l'Ohio, comme moi. Ils jouent avec énormément d'intensité. Ça me fait penser à Tony Allen. Quand je l'ai rencontré, il avait un gros problème aux dents. Je le regarde dans le vestiaire, je me dis qu'il va devoir déclarer forfait. Et il me dit : "Non, je suis un dur au mal, je vais jouer." Je n'ai pas réellement été bizuté en tant que rookie. Je devais juste faire passer les serviettes sur le banc, faire en sorte que l'eau soit chaude dans les douches, ce genre de petites choses. Si tu es un mec cool, ils sont sympas avec toi. Tout le monde passe par là de toute façon. Mais si tu es une tête brûlée qui ne veut rien faire, c'est autre chose. Je me souviens aussi du jour où Rudy Gay a été tradé (à Toronto, ndlr). On affrontait le Thunder en direct sur la télévision nationale le soir-même et du coup, je savais que j'allais avoir beaucoup de temps de jeu car il y avait peu de rotations à l'aile. J'essayais de ne pas sourire, d'être concentré sur ce que j'avais à faire mais bon... "Wow, c'est Kevin Durant en face de moi". C'est vraiment spécial que de se retrouver opposé contre ce genre de joueurs qui te servent habituellement de modèle. Honnêtement, j'ai été surpris d'être appelé par Memphis, je ne m'y attendais absolument pas. Mais c'était vraiment une bonne expérience que de me retrouver dans cette situation. J'ai énormément appris en vingt jours. Et cela m'a donné encore plus de motivation après coup. Quand tu es en NBA, tu n'as qu'une envie : c'est d'y rester. Ou alors d'y retourner."

Un trimestre avec des Celtics en pleine transition (2014) :
Le début de la reconnaissance

"J'ai adoré mon passage aux Celtics. Boston est une super ville, le club est top, j'ai eu de bons coéquipiers comme Rajon Rondo, Brandon Bass ou Avery Bradley. C'est la première fois que je pouvais avoir autre chose qu'un contrat de dix jours, où j'ai pu être prolongé pour la saison. Après beaucoup de changements, j'étais content de pouvoir trouver une maison en quelque sorte. À l'époque, Boston était dans une phase de transition, de reconstruction. Mais notre bilan final ne rend pas honneur à la qualité de l'équipe. On gagnait peu mais il y avait un vrai sens du collectif dans ce groupe. Et le coach Brad Stevens est vraiment bon, je l'aime bien."


C'est à Boston que Johnson a été le plus performant en NBA : 6,3 points et 2,4 rebonds de moyenne.
(photo : www.nba.com)

Coupé par Philadelphie, dix jours et puis s'en va à Utah :
2014/15, un retour en arrière

"C'était différent... J'ai été remercié au milieu du mois de novembre (pour faire de la place à Robert Covington). Je n'étais pas moi-même à cette époque, je ne sais pas (pourtant, c'est avec les Sixers qu'il a établi son record de points en NBA, 16 unités à Toronto, ndlr)... Tout ce "Trust the Process" (faire confiance au processus, le slogan de la franchise) n'était pas encore l'image de marque des 76ers lorsque j'y étais, même si Joel Embiid avait déjà été drafté. Après mon départ des Sixers, je suis rentré chez moi. Cela m'a permis de me ressourcer, de travailler sur mon jeu. Je suis retourné en D-League et j'ai été appelé par Utah un mois plus tard pour un nouveau "ten-day contract". Au début, on ne sait pas trop à quoi s'attendre avec les contrats de dix jours. Ensuite, j'appréhendais mieux cela, sans trop penser à grand chose : simplement jouer au basket et le reste suivra. J'avais un peu de pression avec Memphis vu que c'était la première fois mais cela allait par la suite. Bon après, c'est évidemment différent quand arrive le huitième ou le neuvième jour et si tu ne sais toujours pas si tu vas être conservé ou non."

Mars 2015 avec les Milwaukee Bucks :
"Giannis Antetokounmpo est toujours à fond"

"J'y suis resté vingt jours. J'ai vu beaucoup de potentiel en Giannis Antetokounmpo, c'était évident qu'il allait devenir un très grand joueur. C'est une personnage à part entière : il adore chanter (il sourit), il est toujours à fond, constamment positif, le sourire aux lèvres. Il maintient le moral de l'équipe au beau fixe, tu as toujours besoin d'un gars comme ça qui tire le meilleur de l'état d'esprit de ses coéquipiers. C'était bien aussi d'être coaché par Jason Kidd. C'est un entraîneur intelligent, il ne veut pas seulement que tu joues au basket mais aussi que tu puisses comprendre le jeu. Il veut que tu devances l'adversaire par la pensée : que tu saches toi-même qu'il sait ce que tu vas faire, afin de pouvoir effectuer autre chose. Après, il fait froid à Milwaukee (il sourit). Mais c'est une ville sympa. C'est proche de Chicago, j'ai de très bons amis là-bas qui pouvaient donc venir à mes matchs. C'était ma quatrième équipe de la saison, la troisième en NBA. Ce n'est pas la meilleure chose à faire mais cela peut arriver partout, y compris ici en Europe. Mais j'ai gardé confiance en moi, j'avais la conviction que ma place était en NBA. Je ne voulais pas voir le côté négatif des choses."


Huit matchs avec les Bucks au printemps 2015
(photo : www.nba.com)

Une saison entière à Utah, l'accomplissement d'une carrière :
"Rudy, c'est... Rudy"

"C'est comme si pour moi, tout s'était construit petit à petit pour en arriver là : d'abord un contrat de dix jours, puis une demi-saison complète, et enfin la saison entière. J'étais vraiment heureux d'avoir un vrai contrat, de la stabilité en NBA, d'en être arrivé là après un tel parcours. Utah est un endroit atypique, il y a des montagnes partout, j'en ai profité. Le dénouement de la saison fut une vraie déception : on était en mission pour les playoffs, cela aurait été ma première participation à la post-season. Et tout s'est joué lors du dernier match, que Houston a gagné. On a laissé filer des victoires que nous aurions dû prendre, cela nous a vraiment contrarié. J'aurais adoré jouer les playoffs et voir ce que c'était plus précisément. Il y avait Rudy Gobert dans l'équipe. Rudy, c'est... Rudy (il sourit). Premièrement, c'est un incroyable bosseur. Il est toujours à la salle et cela se ressent dans ses performances : il s'améliore saison après saison. Il a travaillé dur pour mériter son contrat et sa situation actuelle. Grand respect à lui pour cela. Mais si on parle de lui en tant que Rudy le personnage, je ne sais pas comment l'expliquer mais il fait toujours les petites choses qui vont te faire dire : "Mais arrête Rudy, mince, qu'est ce que t'es encore en train de faire ?" Des petits trucs dignes d'un enfant (il rit). Il est vraiment drôle.

Être du mauvais côté lors des 60 points de Kobe Bryant ? Bon déjà, Kobe a pris 50 shoots (il sourit). Je n'ai pas vraiment réalisé la portée de cette rencontre jusqu'à ce que l'on arrive au Staples Center. On était dans le bus et on voyait des gens absolument partout le long de l'avenue menant à la salle. C'était impressionnant. J'ai mis du temps à me rendre compte de l'importance de ce match mais c'était complètement fou... C'était la dernière apparition de l'un des meilleurs basketteurs de tous les temps et je me retrouvais à défendre sur lui devant le monde entier (il réfléchit). Oui, c'était vraiment spécial. Et de mon côté, je suis le seul extérieur du Jazz sur qui Kobe n'a pas scoré et je suis le dernier à lui avoir marqué dessus. Les commentateurs l'ont dit à la télé, beaucoup de personnes m'en parlent aussi. C'est vraiment quelque chose de particulier à mes yeux, c'est quelque chose que je vais garder longtemps et que je pourrais raconter à ma fille plus tard.

C'est donné à peu de monde de pouvoir prendre part à un tel évènement. Si c'était possible de l'arrêter ce soir-là ? (il souffle) Il a pris juste feu. Lors des trois dernières minutes, le jeune Mamba a pris possession de son corps. Il savait que c'était son dernier match donc c'était évident qu'il allait tout donner pour quitter la scène sur une victoire. Tout le monde le regardait, sa famille était au premier rang... Il est l'un des meilleurs à avoir jamais joué au basket, cela aurait été bien diffiicile de pouvoir le ralentir sur cette fin de match."


Un tir raté... Comme tous ceux pris par Kobe sur Chris Johnson lors de cette soirée historique
(photo : Bleacher Report)

Avant Gravelines, la déception des Rockets :
"Avec Harden et Paul, tu n'as rien à faire"

"En octobre dernier, Houston représentait une belle opportunité pour moi mais malheureusement, cela ne l'a pas fait. Sur le papier, c'est une super équipe. À l'époque, on voyait qu'il leur suffisait simplement de pouvoir se trouver une âme collective. Mais il y a  beaucoup de joueurs expérimentés, intelligents, qui comprennent le jeu donc ce n'était qu'une question de temps avant qu'ils n'y parviennent. Si tout est plus facile avec James Harden et Chris Paul ? (il siffle d'admiration) Bien sûr, tu n'as rien à faire. Tu t'écartes, et soit tu les laisses shooter, soit tu attends le ballon pour tirer. Ton seul boulot, c'est de défendre dur, et de l'autre côté du terrain, d'être prêt à rentrer tes shoots ou à couper vers le panier."

121 matchs et un trophée en D-League :
"Il faut être costaud mentalement pour jouer là-bas"

"J'ai gagné le titre en 2013 lors de ma saison rookie (avec les Rio Grande Valley Vipers, ndlr). Cette équipe était folle (il sourit). Il y avait vraiment une bonne alchimie entre nous. C'est le meilleur groupe que j'ai pu connaître, là où j'ai le plus rigolé de toute ma carrière. Tout le monde s'entendait vraiment bien. La D-League a des bons et des mauvais côtés, comme n'importe quel championnat. Mais c'est dur de jouer là-bas, il faut vraiment être costaud dans sa tête. On y trouve tous les types de mentalités : les jeunes qui ne comprennent pas ce que le professionnalisme veut dire, les joueurs qui veulent absolument aller à l'étage supérieur, ceux qui sont là depuis longtemps.... Mais le niveau de jeu est bon, surtout en ce moment vu que le championnat est en plein développement. Personnellement, j'ai aimé jouer en D-League."

Gravelines-Dunkerque, la découverte d'un nouveau monde
"Un saut dans l'inconnu"

"En recevant cette offre, je me suis dit qu'il s'agissait d'une bonne occasion de pouvoir découvrir quelque chose de nouveau. Il n'est pas donné à tout le monde de pouvoir voyager donc j'ai été intéressé par le fait de découvrir de nouveaux horizons, de pouvoir vivre à l'étranger avec ma famille. Sportivement parlant, c'est une bonne opportunité pour moi que de pouvoir jouer en France. Le club est bien organisé, l'équipe est de bon niveau, j'espère pouvoir tirer le meilleur de cette situation. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre avant d'arriver en France. Ma principale préoccupation était le niveau d'anglais des gens ici mais sinon, c'était un saut dans l'inconnu. Je n'ai pas demandé de conseil à Rudy Gobert avant de signer en France mais nous avons discuté à plusieurs reprises depuis. Je lui ai posé quelques questions, sur Paris entre autres. J'ai aussi pu voir Boris (Diaw) récemment à Gravelines, on a bien échangé. Il a été tradé à Utah lors de l'été 2016 et j'avais passé la présaison avec lui. C'est un bon mec. Tu vois qu'il est plus âgé : il m'a demandé si les gens prenaient bien soin de moi ici, je lui ai répondu de ne pas s'inquiéter. Ils sont attentionnés : ils viennent aux États-Unis et tout le monde s'occupe d'eux, alors ils veulent être sûrs que la pareille puisse être rendue lorsque la situation est inversée.

Au final, les gens sont très accueillants à Gravelines. Ce qui m'a le plus surpris depuis mon arrivée, c'est la nourriture. Ici, vous mangez de petites portions alors qu'à la maison, j'ai le droit à des rations beaucoup plus grosses. Il a fallu que je débrouille pour manger plus (il sourit). Je suis toujours en train de m'habituer à cette nouvelle vie, l'acclimatation n'est pas terminée. Mais c'est une super aventure pour moi, j'en profite vraiment. Une bonne expérience en général. J'espère apprendre un peu chaque jour sur tous les plans : sportivement, culturellement... Vivre à Gravelines, c'est une énorme différence par rapport aux États-Unis (il rit). Peut-être le plus gros truc en fait. Avant que je n'arrive, je demandais des rensignements sur la ville et tout. On me répondait qu'il n'y avait pas grand chose à faire, que je ferais mieux d'amener ma famille. Et il est effectivement difficile de trouver d'autres activités que le basket. Ce n'est pas forcément pratique d'aller à Paris ou ailleurs.

Il faut que je m'habitue à l'arbitrage ici. J'ai falli sortir pour cinq fautes dès mon premier match ! C'est très différent... Par exemple, lors du dernier match (en Coupe de France, contre Bourg, entretien réalisé le dimanche 28 janvier, ndlr), j'étais par terre et je me suis retrouvé à demander un temps-mort à l'arbitre. C'est quelque chose que tu ne peux pas faire ici. Cela prend du temps pour s'adapter. Le niveau de la Pro A est bon. Il y a de bons joueurs ici, des gars talentueux. Mon objectif est d'être un leader, d'apporter à tout le monde ce que j'ai appris ailleurs. Idéalement, tout le monde en fera de même pour que que l'on aille en playoffs. Et bien sûr, que tout le monde reste en bonne santé ! La Pro A, la Coupe de France, la Leaders Cup : au début, je ne comprenais rien... Je jouais, j'essayais de gagner et c'est tout. Au fur et à mesure, je posais des questions. Mais alors vraiment, au début, je n'avais aucune compréhension des évènements. Je m'habitue petit à petit mais cela va encore trop vite pour moi."


En France, Chris Johnson découvre pratiquement un nouveau métier
(photo : Valentin Delrue)

Une croix sur la NBA ?

"Non, je n'ai pas abandonné l'idée de rejouer en NBA. Même si pour l'instant, je suis concentré sur Gravelines. On verra ce qui arrivera. Le plus important pour moi est de rester en bonne santé afin de pouvoir continuer à jouer au basket. J'ai confiance en moi, en mon agent et en Dieu. En NBA, on m'a toujours répété que j'étais un gros bosseur, quelqu'un de professionnel, qui effectuait les bons choix et les petites choses que le grand public ne voit pas. Un bon coéquipier aussi car je me suis toujours bien senti dans chacun des groupes que j'ai pu côtoyer. J'ai toujours été un leader vocal aussi, je suis quelqu'un qui parle beaucoup.

C'est une bénédiction d'être en NBA. Quand tu es NBA, tu t'en rends compte. C'est marrant, j'en parlais justement à l'un de mes coéquipiers plus tôt aujourd'hui. Il me demandait si les conditions de vie de la NBA me manquaient. Mais bien sûr ! Tu te retrouves à voyager en jet privé, tu dors dans des superbes chambres d'hôtel, tu as à manger quand tu veux. et tout... Mais après, tout est une question d'habitude. Ici, c'est très différent évidemment. On s'entraînait très peu là-bas. Ça aussi, ça change ici (il sourit). Il faut s'adapter. Voilà, tout est très différent."

Le un-contre-un :
"Je me retrouve en défense sur Dwyane Wade, il termine à 3/17"

Le match dont je me souviens le plus ? Le premier et le dernier. (il rigole) C'est fou, je n'avais jamais pensé que les deux étaient contre Kobe Bryant. Bon, j'ai marqué mes deux derniers points sur lui mais pas les deux premiers. Ils étaient sur Pau Gasol.

Mon meilleur souvenir ? Juste vivre le rêve de la NBA au jour le jour. Parfois, il m'arrivait de ne pas réaliser que j'étais en NBA, vraiment pas. Tous les joueurs disent qu'ils veulent évoluer en NBA mais quand tu y es vraiment, c'est ... Wow.

Le meilleur joueur ? Il y en a beaucoup. Difficile de n'en citer qu'un seul. Kobe Bryant, Paul George, Kevin Durant...

Le joueur le plus difficile à contenir ? Je vais dire un duo, celui de Portland : Damian Lillard - C.J. McCollum. Je détestais défendre sur eux.

Le joueur le plus compliqué à attaquer ? (sans aucune hésitation) Kawhi, bien sûr ! Kawhi Leonard.

Mon coéquipier le plus fort ? Je ne peux pas citer James Harden car je n'ai joué que des matchs de présaison à ses côtés, même si... Sinon, je dirais Gordon Hayward. Les gens ne se rendent pas compte. Il est impossible de réaliser à quel point il est fort jusqu'à ce que tu joues avec lui. J'entendais dire que ce n'était pas un si bon joueur que cela mais quand tu es dans son équipe, pffff, c'est n'importe quoi ce qu'il fait. Il est tellement sous-estimé, je l'adore. C'est vraiment un dur au mal.

Mon meilleur coéquipier ? Je me suis super bien entendu avec Alec Burks et Trevor Booker. Même si tous mes coéqupiers étaient des bons gars, ce sont les deux qui me viennent à l'esprit comme ça.

Mon meilleur match ? (il hésite) Mon premier match dans le cinq majeur avec Utah (le 9 janvier 2016, ndlr). On jouait Miami, on avait des blessés et tout le monde nous voyait perdre. Du coup, je me retrouve titulaire et en défense sur Dwyane Wade. Je me suis vraiment bien débrouillé, il a terminé à 3/15 aux tirs (3/17, ndlr) et on a gagné.

Ma meilleure action ? Je ne me suis jamais retrouvé dans le Top 10 (il sourit). Peut-être mon contre sur D-Wade ce soir-là justement.

De qui ai-je le plus appris ? De tous les joueurs. Mais celui que j'observais vraiment était Kevin Garnett. Même s'il était âgé, c'était l'un des plus gros travailleurs de NBA. Le premier à la salle, méticuleux avec son physique, toujours positif et en train de conseiller les autres. Après, les jeunes ont intérêt à apprendre de tous les vétérans en général.

La plus forte équipe ? Le Thunder, lors de ma saison rookie, quand ils avaient Kevin Durant et Russell Westbrook. 


Johnson ici en défense sur James Harden, l'un de ceux qui l'a le plus impressionné
(photo : www.nba.com)

05 février 2018 à 08:30
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95
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09 février
Hyères-Toulon
68
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88
Antibes
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96
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