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ITW TIMOTHÉ LUWAWU-CABARROT : "J'AI UN VRAI RÔLE DANS UNE ÉQUIPE QUI VISE LES PLAYOFFS"

Timothé LuwawuCabarrot Philadelphie Sixers
Crédit photo : NBC

Pour sa deuxième saison en NBA avec les Sixers de Philadelphie, Timothé Luwawu-Cabarrot continue son apprentissage malgré des douleurs constantes au genou. Entretien.

En 2016, Timothé Luwawu-Cabarrot (1,98 m, 22 ans) découvrait la NBA au sein de la très jeune équipe des Sixers de Philadelphie. Tout au long de la saison 2016/17, son temps de jeu a progressé dans une franchise alors loin de la lutte pour les playoffs. L'Azuréen a même terminé dans le cinq majeur, avec un rôle important. Sauf que sa douleur au genou s'est transformée en véritable blessure. Une blessure qui ne l'a pas empêché de prendre part à la Summer League NBA – une erreur reconnaît-il a posteriori – mais qui lui a fait manquer l'EuroBasket 2017 alors qu'un rôle important lui était promis sur le poste 3.

Cette saison, la situation est différente. Avec un rôle régulier (6,3 points à 37,7% de réussite aux tirs, 1,8 rebond et 1 passe décisive en moins de 17 minutes en moyenne) de rotation sur les postes 2 et 3, il participe à la conquête des playoffs au sein d'un effectif très prometteur (Embiid, Saric, Simmons et bientôt Markelle Fultz, le numéro 1 de la Draft qui n'a pu jouer que 4 matchs cette saison).

Après la victoire des siens lors du match de Noël chez le voisin new-yorkais, l'ancien joueur d'Antibes est revenu sur sa situation.

Au Madison Square Garden,

 

Timothé, vous gagnez ce lundi un gros match à New York, un concurrent dans la lutte pour les playoffs. C'est une victoire importante non ?

Ça faisait un moment qu'on n'avait pas eu une victoire comme celle-là. En plus c'était le match de Noël, il y avait la visibilité de la télévision etc. Il ne fallait pas qu'on perde parce que sinon on entrait dans une mauvaise spirale.

A titre personnel, et c'est pourtant rare cette saison (seulement trois fois), vous n’êtes pas entré en jeu. Savez-vous pourquoi ?

Je ne sais pas.

"Je pense traîner ma douleur au genou toute la saison"

Comment va votre genou droit qui vous a fait manquer l'EuroBasket cet été ?

Après mon forfait, j'ai fait deux PRP (injection de Plasma Riche en Plaquettes) à deux semaines d'intervalle. Pendant un mois et demi sur ce début de saison, je n'avais plus rien du tout et là c'est un peu revenu. C'est récurrent. Ça fait mal le lendemain de match. Je pense que je vais traîner cela pendant toute la saison et cet été je vais m'occuper de ça sérieusement.

Est-ce que cela a un impact sur votre niveau de jeu ?

J'arrive à passer au-dessus. Les lendemains (de match) ça fait mal, aux entraînements... Entre deux périodes d'activité surtout, dans la nuit ça me lance.

Dans ce cas, on peut se demander si cela était nécessaire de faire la Summer League à Las Vegas en juillet. En plus, vous aviez déjà prouvé que vous pouviez apporter lors de la saison passée...

Oui je n'aurais pas dû jouer. A la fin de la saison, je pensais avoir une tendinite rotulienne. Je suis resté une semaine à Philly où ils m'ont montré ce qu'il fallait que je fasse en France. Je l'ai fait sur Antibes. C'est lors des Summer Leagues que j'ai fait beaucoup de matchs, avec beaucoup de minutes. C'est là que j'ai commencé à sentir un petit truc, même si ça ne me faisait pas énormément mal. Quand je suis arrivé en équipe de France, du coup j'étais blessé. Je pensais que c'était juste une tendinite, qu'il fallait s'étirer et mettre de la glace. En fait non, c'était plus sévère.

Il y avait beaucoup de temps entre la saison régulière et les Summer League NBA, la franchise pensait que je serais guéri. Mais en Summer League, ça a fait stagner la blessure car je n'étais pas encore soigné. Quand je suis arrivé en équipe de France, le staff a voulu me faire passer des examens supplémentaires et c'est à ce moment là qu'on s'en est rendu compte.

Les Sixers, au départ, n'étaient pas contre le fait que vous jouiez en Bleu ?

Avant de partir de Philly, on a fait une réunion avec le GM, on a parlé de l'équipe nationale et ce n'était pas un problème pour eux que je participe à l'Euro. Pour eux, c'était une occasion que je prenne de l'expérience en plus. Ils trouvaient que c'était bien pour moi.

Comment contrôlez-vous l'évolution de la blessure désormais ?

On fait des échographies toutes les semaines pour voir le niveau de sang, l'épaisseur du tendon...

Et l'été prochain, vous comptez vous soigner comment ?

Cela ne nécessite pas d'opération, ça nécessite du repos et des soins. Il ne faut pas de courses ni de charge. Ça fait déjà longtemps que je souffre de ce mal, ça a commencé en cadet.

Je pense que j'aurais du faire un PRP dès la fin de saison 2016/17 puis des soins, un protocole de ré-athlétisation, du renforcement physique au niveau des ischio-jambiers, quadriceps et mollets. Je pense que ça aurait été mieux pour toute l'année. Maintenant tout le monde le sait.

"J'ai toujours eu envie de jouer en équipe de France"

Du coup pour l'équipe de France, vu qu'il n'y a qu'une petite fenêtre fin juin, il faudra peut-être encore faire l'impasse.

Je ne sais pas, ça dépendra de comment je me sens, de comment mon genou est et de ce qu'il se passe. J'ai toujours eu envie de jouer en équipe de France et j'ai toujours envie mais après si je ne suis pas à 100% et que je ne peux pas jouer mon basket au maximum, pour moi ça ne sert à rien et pour l'équipe non plus. Je ne vais pas forcément aider l'équipe si j'ai une jambe en moins. Il faut juste que je me soigne et on verra pour l'équipe de France.

Revenons un peu sur la saison... Comment le trouvez-vous pour le moment ?

On est dans une phase compliqué en ce moment. Mais au début de la saison, on gagnait, l'équipe était pas mal. À part ce (lundi) soir et l'autre soir où je n'ai pas joué, en général je suis dans la rotation et j'ai des minutes. Donc je suis déjà content de ça, de pouvoir me prononcer. Il faut juste que je continue à travailler, ce n'est pas un match comme ce soir qui va m'arrêter.

Vous avez une équipe jeune... C'est l'idéal pour vous non ?

Pour nous tous, c'est parfait, on a tous les mêmes délires, les mêmes centres d'intérêts. C'est toujours des bons moments, même lors de notre série de défaites on était toujours souriant, ensemble. On ne s'est jamais tourné le dos, on a continué à parler, à rigoler.


Il y a deux ans et demi, TLC évouluait encore en Pro B
(photo : Sébastien Grasset)

Au centre, il y a Joel Embiid. Il incarne un peu ça non ? Outre son impact sportif, il se fait une réputation de gros chambreur.

Oui, c'est un mec chambreur à l'entraînement comme en match, mais après en dehors de toute ça, quand on est dans l'avion ou dans l'hôtel, il est plutôt en retrait, dans son coin tranquille. Il ne va pas faire des blagues à tout va, il est plus tranquille. Par contre, je pense que quand il joue au basket, sa manière de s'exprimer l'amène à beaucoup parler.

Vous parlez en Français ensemble ?

Oui, à chaque fois qu'on parle, c'est en Français. C'est sa première langue le Français, c'est normal.

Sinon, il y a un autre jeune européen, Dario Saric. Vous êtes arrivé en même dans la ligue.

On a toujours été proche depuis le début de la saison passée. On fait toujours des choses ensembles, par exemple on va au resto, on va faire du shopping. Depuis le début, on est assez proche.

"Cette saison, c'est la gagne"

Malgré les douleurs au genou droit, vous pensez avoir passé un cap ?

Oui ! Même si je n'ai pas joué ce soir, comme les Américains disent tout le temps : "gère ce que tu peux gérer". C'est ce que je fais. Avant chaque match, je m'échauffe comme si j'allais jouer. Si le coach me fait jouer 30 minutes, je joue 30 minutes. Si c'est 15, c'est 15. Si je n'entre pas... ce n'est arrivé qu'une ou deux fois cette année.

Selon vous, vous avez progressé ?

Je pense que la situation est différente que la saison passée. Cette saison, c'est la gagne, c'est les playoffs et c'est un autre rôle pour moi. J'ai un vrai rôle en sortant du banc dans une équipe qui gagne des matchs. L'année dernière, on perdait, je ne jouais pas et puis après on perdait encore et je me suis mis à jouer. C'est encore une autre façon de jouer. Je pense que je progresse dans ce rôle là.

Au début de l'année, je voulais vivre à travers mon tir à 3-points et en ce moment j'ai un trou complet à 3-points, ça ne veut pas tomber dedans. Il faut que je fasse plus que ce rôle de shooteur parce que si je ne fais que ça, des joueurs comme ça tu peux en trouver à la pelle. Tandis que si je rentre, que je peux shooteur à 3-points, défendre, pénétrer, créer... Plein de choses qui vont te permettre de jouer. Par exemple T.J. (McConnell), il ne tire pas beaucoup, mais il fait autre chose. Il amène de l'énergie, de la défense... Tout ce qui peut emmener, il l'emmène sur le terrain.

En Europe, avec le KK Mega Leks, vous aviez cette étiquette « all-around » ?

Oui mais en Europe je savais que j'allais jouer 25 minutes, que j'avais mes tirs. Je n'étais pas le rush, il n'y avait pas cette pression. C'est sûr ça que j'ai progressé, la patience, réapprendre à épouser un rôle dans l'équipe.

27 décembre 2017 à 08:00
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