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ITW ANTHONY RACINE : "JE N’AURAIS JAMAIS IMAGINÉ ÊTRE AU CHÔMAGE À 23 ANS"

Anthony Racine
Crédit photo : Gérard Héloïse

Après une saison à Orchies, en Nationale 1, à 9,1 d'évaluation de moyenne, Anthony Racine n'a pas trouvé de club cet été. L'ancien joueur de Charleville et Saint-Quentin en Pro B revient, pour BeBasket, sur cette période difficile.

Anthony, tu te retrouves actuellement sans club. Comment l'expliquer ?

Je sors d’une bonne saison à Orchies, je suis très content par rapport à ce que Fabrice Courcier m’a donné comme responsabilité. J’avais l’ambition de remonter au plus vite en Pro B. Je cherchais un club de milieu de tableau avec possibilité de m’exprimer. Mais le marché est très compliqué et je me suis retrouvé sans option. J’ai eu des touches en tout début d’été mais ce n'était pas ce à quoi j’aspirais. J’ai 23 ans. J’ai des ambitions. Je voulais à tout prix revenir en Pro B. 

Orchies t’avais pourtant fait une offre de prolongation…

Oui, je l’ai déclinée. Et c’était aussi compliqué de se projeter avec l’incertitude autour du club. Je ne regrette pas. Il faut aller vers un endroit où le coeur me dit. Là, ça aurait été à reculons.

Une nouvelle saison en Nationale 1 n’était pas envisageable ?

Quand je me suis dit "pourquoi pas", les recrutements étaient déjà bien avancés. Depuis quelques années, le marché est compliqué avec le quota d’étranger. Ce n’est pas le basket que j’ai vu tout petit où les français étaient beaucoup plus responsabilisés. On est entre 60 et 70, aujourd’hui, à se retrouver sur le carreau alors que certains ont le niveau pour jouer en LNB. Malheureusement, le basket n’est pas qu’un sport de performance. Les Français ne sont pas considérés comme les étrangers. Il faut parfois être dans les petits papiers.

Quand tu es redescendu en NM1, en signant à Orchies l’été dernier. N’était-ce pas déjà une première alerte ?

Si, je n’ai pas eu de proposition en Pro B. C’est là que j’ai commencé à me poser de réelles questions. C’est frustrant. J’ai été élu meilleur jeune de Pro B en 2014, deuxième jeune de N1 la saison dernière… Je me pose des questions. C’est moi qui ai un problème ? Le système ? Un tout ? Ma place est-elle ici ? Y’a beaucoup de choses qui me viennent en tête.

Comment vis-tu la situation cet été ?

C’est très très dur mentalement car c’est la première fois que je connais ça. Je n’aurais jamais imaginé être au chômage à 23 ans. Je n’y étais pas préparé. J’ai des gros coups de mou. Le matin en août, tu te lèves et tu te dis que tu ne devrais pas être chez toi. Tu devrais être en train de faire connaissance avec tes nouveaux partenaires. Je ne vois plus le basket de la même manière. Si on fait appel à moi, ce sera pour profiter à fond du moment et se dire que c’est la guerre. Il n’y a pas de vérité. Même en sortant d’une bonne saison de Pro B et de NM1, il n’y a plus de vérité dans le milieu. 

Comment vois-tu les prochains jours, les prochaines semaines ?

Pour le moment, je continue de m’entraîner, chez moi, à Fontainebleau, en attendant. Et si je n’ai rien d’ici une ou deux semaines, j’essaierai d’intégrer un club pro pour m’entrainer. Je fais confiance à mon agent (Olivier Mazet). Je continuerai de bosser jusqu’à ce qu’il y ait une opportunité même si c’est en octobre, décembre… C’est la partie la plus difficile pour un sportif de haut niveau.

Quels marchés scrutez-vous ?

On scrute tout. Pro B, NM1 et même l’étranger. J’ai cette envie de partir à l’étranger. Pas dans les grands championnats mais en G-League, en Belgique ou en Suisse. Là où on peut être reconnu par rapport à ce qu’on fait sur le terrain. Je ne suis pas quelqu’un de gourmand. Je suis né dans le basket. J’ai l’envie de garder cette flamme.

Aujourd’hui, avec du recul, regrettes-tu certaines choses dans ta carrière ?

Je regrette juste une chose : à ma sortie de l’Insep, de ne pas être parti aux États-Unis. Les facs de Washington Huskies et New Mexico étaient sur moi. C’est le seul regret que j’ai.

Tu t’es beaucoup remis en question cet été face à cette situation ?

Oui, je me remets sans cesse en question. J’ai revisionné toutes mes vidéos, mes matchs. J’ai regardé ce qu’il fallait que je change dans l’approche, ce que les gens peuvent ne pas aimer. J’écoute ce qu’on me dit et ce qui en ressort : "Anthony, il faudrait peut-être qu’il soit plus athlétique". Alors j’ai bossé mon physique. Dès fois c’est l’aspect basket, d’autres fois la personne. On ne peut pas plaire à tout le monde. Dès coachs disent : "Je ne suis pas sûr de son attitude". On entend de tout. Ils ont le droit. Je bosse là où je suis le moins bon. Maintenant, j’aimerais que quelqu’un me laisse ma chance.

14 aout 2017 à 15:38
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