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ITW JULIEN HERVY (RUEIL) : "ON VA ESSAYER D'ALLER LE PLUS LOIN POSSIBLE"

Julien Hervy RAC Basket
Crédit photo : RAC Basket Gérard Héloïse

Chaque semaine, un entraîneur de Nationale 1 fait un point sur la situation actuelle de son club, les ambitions, et sa vision du championnat. Aujourd'hui, Julien Hervy, le coach de Rueil, s'exprime.  

Equipe solide en Nationale 1 ces dernières années, Rueil est cette saison encore plus performant. Après dix-neuf journées, le RAC est troisième du championnat avec treize victoires. Après un match fou et une victoire à Rennes le week-end dernier, l'entraîneur Julien Hervy répond à nos questions.

Pouvez-vous revenir sur votre belle prestation sur le parquet de Rennes samedi dernier (victoire 108-106 après trois prolongations) ? Une équipe difficile à jouer à chez elle.

Oui surtout que nous n’avons pas joué dans leur gymnase habituel puis eux ils ont joué sans Saïd Ben Driss et nous sans Dejan Sencanski. Nous n’étions pas dans nos conditions habituelles mais on a très bien commencé le match. Ensuite Rennes est revenu à la mi-temps et toute la seconde période fut un chassé-croisé incroyable. Il n’y a jamais eu plus de 7 points d’écart entre les deux équipes, honnêtement les deux équipes auraient pu l’emporter. Nous on est très content d’avoir gagné car Rennes méritait ce match autant que nous voire plus. Ce n’était pas un match pour les cardiaques (rires). Rennes a été en mesure de l’emporter deux fois durant les prolongations, mais nous avons réussi à faire la différence sur la fin. Donc on est vraiment très content d’avoir pris cette victoire face à une valeureuse formation rennaise.

Compte tenu du gros temps de jeu de vos cadres, ne craignez-vous pas un contre coup face à Orchies lors de la prochaine journée ?

C’est vrai que c’est compliqué à gérer, parce que l’on ne possède pas un effectif élargi donc forcément on craint les jours qui arrivent. Après nous avons la chance d’être dans une bonne passe avec une dynamique de victoires, et cela aide beaucoup pour la récupération car la fatigue se fait moins ressentir. En ce début de semaine nous avons essayé avec le staff de ménager les joueurs, pour qu’ils puissent récupérer un peu de fraicheur et pour que l’on soit prêt pour la réception d’Orchies ce samedi.

Orchies, après un début de saison catastrophique, compte désormais 11 victoires et 8 défaites et vient de gagner à Quimper. Ça va être un gros match...

Je pense qu’Orchies est l’équipe en forme du moment après notamment leur victoire à Quimper et dernièrement face à Challans, malgré la perte de leur meneur (Benjamin Smith, pour quatre semaines, NDLR) c’est une équipe qui sera compliquée à appréhender.

À ce jour vous-êtes la dernière formation invaincue à domicile (9 victoires en autant de matchs), qu’est-ce qui selon vous fait votre force ? 

Déjà la saison dernière nous nous étions inclinés seulement une seule fois chez nous, après nous avons a un style de jeu avec beaucoup de rythme et basé sur l’euphorie, qui perturbe souvent les équipes adverses. En plus le stadium est un complexe assez particulier avec un grand terrain où les joueurs depuis deux ans ont leurs repères et sont en pleine confiance.

Et souvent quand les équipes viennent chez nous après 400, 600 voire 800 kilomètres au bout d’un moment dans l’intensité elles ont du mal.

Le RAC est l'équipe qui marque le plus en moyenne (86,6 points par match). De votre point de vue, le vainqueur est donc davantage celui qui marque le plus plutôt que celui qui encaisse le moins ? 

Non pas du tout. Personnellement j’essaie de m’adapter au mieux à mon effectif. Nous n’avons pas le budget pour avoir un banc très fourni, il est donc plus facile pour moi de convaincre mes joueurs qu’il faut mettre des points plutôt que de défendre fort pendant 40 minutes durant 34 matchs, alors que l’on a pas les rotations nécessaires. On essaie donc de mettre un maximum de rythme et forcément c’est difficile défensivement d’être aussi performant. Mais je pense vraiment qu’avec le groupe que l’on a construit, c’est la philosophie la plus adaptée. Après si j’avais eu la chance d’avoir 10 joueurs de top niveau cela serait peut-être différent. En tout cas depuis que je suis arrivé à Rueil nous avons toujours eu 7 joueurs majeurs et après on s’appuie sur des jeunes et cela fonctionne plutôt bien. 

Aujourd’hui vous êtes troisièmes de Nationale 1, l’année dernière votre aventure s’était arrêtée en quart de finale de playoffs face à Angers. Quels sont vos objectifs cette année ?

Depuis six ans que nous sommes en Nationale 1 on essaie toujours de progresser. La première année on a eu du mal à se maintenir mais on a réussi sur la dernière journée. L’année dernière on était dans le top 3 et cette année on aspire à faire aussi bien, voire mieux tout en sachant que la NM1 est un championnat avec beaucoup de bonnes équipes et surtout très dense. D’ailleurs beaucoup de gros budgets vont avoir du mal à se maintenir cette année, donc nous on prend les matchs les uns après les autres je pense que maintenant le RAC est un club référencé au sein de la division avec une vraie identité. On va essayer d’aller le plus loin possible car les joueurs y aspirent tout simplement.

Vous évoluez depuis 2011 en Nationale 1. Quels changements notables observez-vous au sein de la division ?

Quand j’ai débuté il y 6 ans en Nationale 1, il y avait très peu d’équipes professionnelles à 100% avec des staffs comme aujourd’hui. C’était des coachs semi-pros avec des joueurs semi-pros également.

L’arrivée d’un troisième étranger a considérablement changé la donne dans la mesure où elle a augmenté le niveau, le fait également que le nombre de JFL en Pro A et Pro B ait diminué fait que beaucoup de JFL de qualité sont maintenant en Nationale 1. Le championnat est donc devenu très homogène et personne ne peut partir gagnant à l’avance le samedi soir. C’est ce qui rend ce championnat intéressant et d’autant plus cette année je trouve, tout le monde peut battre tout le monde. 

Le fait maintenant les équipes peuvent changer de joueurs à tout va permet pas mal d’ajustements et parfois de sauver certaines équipes. Moi par contre je suis contre ça, parce que j’estime que quand on débute une saison avec une équipe ce n’est pas pour changer la moitié des joueurs. Alors bien entendu on peut se tromper sur un ou deux joueurs, ou encore sur remplacement d’un joueur pour cause de blessure mais le nombre de contrats délivrés  par la fédération est pour moi quelque chose de négatif. Il y a trop de possibilité de recours pour moi, même pour la lisibilité du championnat c’est un problème. On essaie d’avoir un championnat de plus en plus attractif mais comment voulez-vous que les gens s’identifient à une équipe si les joueurs changent tout le temps… Sans oublier que cela est souvent réalisé au détriment de joueurs français, c’est dommage.

Est-ce utopique pour vous de penser que le RAC pourrait-être le prochain club de Pro B en Ile-de-France ?

Moi je parle en logique sportive, un club se doit d’avoir des ambitions sinon c’est un club qui se meurt en quelque sorte. En étant raisonnable, on essaie tous les ans de faire un petit peu mieux et en terminant troisième l’année dernière et en l’étant encore cette année forcément on y pense. Avec les moyens que l’on a et étant compétiteurs les joueurs ont véritablement envie d’accéder au niveau supérieur. Bien entendu ce ne sera pas un drame si ce n’est pas le cas, mais on ne va se fermer aucune porte. Le championnat est encore long, on est conscient que nous ne nous ne sommes pas les seuls à avoir des arguments, on fera notre maximum si l’occasion se présente. 

Comment avez-vous appréhendé Will Felder, qui continue de prouver ses bonnes aptitudes dans cette division malgré ses blessures ?

Nous on a la chance d’avoir trois joueurs étrangers qui sont avant d’être des basketteurs, sont des hommes bien éduqués. Will est arrivé chez nous en début de saison avec quelques blessures, mais nous avons été patients avec lui car humainement tout d’abord il le valait bien et puis il a fait plusieurs gros matchs, avant de se re-blesser avant Noël et de louper cinq matchs. On a choisi à ce moment là de faire le dos rond et de ne pas prendre de pigiste médical. Il est depuis revenu à un meilleur niveau physique et il nous montre toutes ses qualités notamment de part les joueurs autour de lui, car je pense qu’il sait que le club lui a laissé du temps et lui porte de la considération et il se sent bien chez nous.

 

 

26 janvier 2017 à 13:45
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