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ITW LAURENT FOIREST, ENTRAÎNEUR ROOKIE À QUIMPER

Laurent Foirest: L'UJAP a eu le courage de prendre quelqu'un sans expérience
Crédit photo : Donovan Gougeon

Tout juste nommé entraîneur principal de l’UJAP Quimper pour sa première expérience de coach, l’ancien international français Laurent Foirest a accepté de se livrer à BeBasket au commencement de sa nouvelle carrière.

Tout juste nommé entraîneur principal de l’UJAP Quimper pour sa première expérience de coach, l’ancien international français Laurent Foirest a accepté de se livrer à BeBasket au commencement de sa nouvelle carrière.

Vous êtes quelques-uns dans votre génération à devenir entraîneur dans les clubs français. On pense à Antoine Rigaudeau, Frédéric Fauthoux dans l’actualité récente notamment ou même Laurent Sciarra et Jim Bilba. Est-ce le signe que votre génération est particulière dans le basket français ?

Particulière je ne sais, pour la médaille d’argent aux Jeux olympiques de Sydney en 2000 sûrement mais sinon, chacun a fait sa vie, selon ses envies et ses possibilités. 

Quel regard portez-vous justement sur les situations d’Antoine Rigaudeau et Laurent Sciarra qui ont vécu des premières expériences compliquées ?

Antoine, c’est une expérience plus que mitigée puisqu’il quitte le navire en cours mais pour des raisons personnelles plus ou moins graves qu’on ne connaît pas. Laurent, lui, c’était un grand joueur et c’est un grand coach. Mais ce qui fait peur, c’est qu’il dit ce qu’il pense. Ça ne plait pas tout le temps. On les avait joué en Coupe de France avec l’ASVEL quand il était coach de Vichy et je me rappelle que son équipe jouait très bien. J’espère qu’on lui redonnera sa chance car il a les capacités.

Ils ont commencé leur carrière de coach en Pro B et Pro A. Vous, débuter par de la NM1, est-ce un moyen de faire vos preuves pour commencer ?

Disons que c’est venu comme cela. Ce n’est pas tant une volonté, on me l’a proposé, c’est le président de Quimper qui m’a appelé. L’UJAP a eu le courage de prendre quelqu'un sans expérience, aucun autre club n’a voulu me donner ma chance. Le projet me plaît beaucoup, ils ont une structure à agrandir, des ambitions et peut être une nouvelle salle prochainement. 

« À la fin, je n’ai pas eu trop le choix que de quitter l’ASVEL »

Depuis combien de temps songez-vous à être coach ?

Je ne pensais jamais être coach quand j’ai arrêté ma carrière de joueur car gérer des mecs comme moi, ça va mais il y a de vrais abrutis ! Cette idée m’est venue lors de mon poste de directeur sportif à l’ASVEL. Monter les équipes avec le coach, le président, c’était intéressant. Dans les entraînements, je voyais aussi des choses pour faire évoluer l’équipe et ça m’a donné envie de faire partager ma connaissance du basket. Du coup je me suis dit pourquoi pas. D’autant que j’ai senti le vent tourner par rapport à mon poste à l’ASVEL.

Vous avez plus ou moins été prié de partir ?

Je travaillais en coopération avec le président et le coach pour tout ce qui tournait autour du groupe professionnel. Pendant deux ans, j’ai appris beaucoup de choses et il y a eu des hauts et des bas sportivement parlant. Mais à la fin, je n’ai pas eu trop le choix que de quitter l’ASVEL car des choses ont été dites et pas faites. C’est un monde politique où on écoute bien qui on a envie.

Vous avez rebondi avec un poste d’assistant de Pascal Donnadieu sur l’équipe de France A’. Une façon de mettre le pied à l’étrier en étant davantage sur le terrain ?

Oui complètement et le challenge était intéressant. Ça fait deux étés que l’équipe de France A’ a été remise au goût du jour, en vue des qualifications pour le championnat d’Europe 2017. Le but était premièrement de faire évoluer les joueurs qui étaient aux portes de l’équipe de France et voir s’ils pouvaient y prétendre plus tard et ça devait permettre deuxièmement d’aguerrir les autres joueurs peu habitués aux matchs internationaux. Quand on m’a proposé d’être assistant, j’ai donc accepté avec grand plaisir. Ce qui m’a permis de connaître Pascal, un coach extraordinaire.

« La Nationale 1 est très relevée avec de très bons français qui s’expriment »

Un coach qui vous a d’ailleurs chaudement recommandé à Quimper. Depuis quand êtes-vous réellement sur le marché, à la recherche d’un poste d’entraineur ?

Ça fait un an, un an et demi. Mais je n’ai pas eu extrêmement de contacts pour un poste d’entraîneur principal. Davantage pour être assistant, des coachs voulaient travailler avec moi mais ça ne s’est pas fait. 

Avant Quimper, vous aviez quand même eu une touche à Bordeaux, autre club de Nationale 1 ?

Oui exactement, j’ai eu une touche à Bordeaux mais là non plus, ça ne s’était pas fait. 

Comment s’est alors établi le contact avec Quimper ?

Une ou deux personnes ont donné mon nom au président. Il m’a appelé et a voulu qu’on se rencontre. Ça s’est fait en trois, quatre jours, je suis très content d’être ici.

Comment s’est déroulée la première semaine d’entraînement avec l’UJAP ?

Très bien ! J’ai retrouvé le groupe le lundi 28 décembre pour un premier entraînement dans l’après-midi, j’étais arrivé le dimanche soir sur Quimper. J’ai débuté en leur expliquant ce que j’attendais d’eux et comment je pensais les faire jouer. Les joueurs s’entraînent bien, c’est un groupe de talent. Ils sont très motivés pour aller chercher le maintien. 

La Nationale 1 sera aussi une découverte pour vous. La suiviez-vous de près malgré tout ?

Je connaissais de loin la Nationale 1. J’ai commencé à regarder des vidéos de matchs quand j’ai eu des contacts avec Bordeaux. Je connais aussi des joueurs et des entraîneurs. C’est un championnat avec peu d’étrangers, contrairement aux niveaux supérieurs et c’est bien. Ceci dit, ça reste très relevé avec de très bons français qui s’expriment.

« Le basket a baissé de niveau par rapport à mon époque »

Selon vous, le basket actuel a-t-il beaucoup évolué par rapport à celui de votre époque ? Qu’est ce qui change vraiment ?

Complètement, physiquement c’est au-dessus mais tout ce qui est culture basket, les joueurs sont moins forts. À l’époque il n’y avait déjà pas autant d’étranger même si j’en ai connu pas mal lors de mon expérience en Espagne, à Vitoria. Je pense sincèrement que le basket a baissé de niveau par rapport à mon époque. 

Laurent Foirest joueur et Laurent Foirest coach seront-ils la même personne ?

(Rire) Je suis plus mature aujourd’hui ! Quand j’étais joueur, je n’avais pas besoin d’ouvrir ma gueule car je montrais sur le terrain ce que les autres devaient faire. Là, il va falloir que je m’exprime mieux, que je hausse le ton davantage tout en étant le plus juste possible. 

Quels seront vos principes en tant que coach ?

Ce sera un mélange de ce que j’ai fait comme joueur et des méthodes de coachs intéressants que j’ai connus. La priorité sera d’avoir une bonne défense pour avoir des paniers faciles. Ce sera un jeu simple avec pas mal de précisions dans les détails. Si on le fait bien ça marchera. Les choses simples fonctionnent, c’est ma vision des choses.

De votre point de vue, que vous apportera le fait d’avoir été joueur de haut niveau dans votre carrière de coach ?

Je pense que le fait d’avoir été ancien joueur et avoir joué à un haut niveau va me permettre de voir des choses qu’un autre coach ne verrait pas. Notamment dans l’attitude des joueurs. Mais de toute façon, pour démarrer, je vais davantage m’appuyer sur mon expérience de joueur que d’entraineur car je n’en ai pas tant que ça !

« Le maintien est vraiment possible »

Justement avec l’aura dont vous disposez grâce à votre belle carrière de joueur, n’êtes-vous pas encore plus attendu en tant que coach ?

Non, je n’ai pas plus de pression que ça. Comme on dit, les bons joueurs ne font pas forcément des bons coachs. Alors je ferai le maximum pour réussir, il n’y a pas de réalité vrai. 

Votre premier chantier à l’UJAP Quimper a été réglé avec l’arrivée de Maxime Choplin à la mène et donc le décalage d’Omar Strong au poste 2. C’était déjà ce que vous vouliez en arrivant ?

Oui mais j’en ai parlé avec des gens qui ont vu jouer l’équipe et on en est tous venus à la même conclusion. Omar a des qualités de scoreurs et il fallait que quelqu'un d’autre prenne la mène pour le mettre davantage en valeur et jouer sur ses points forts. Il a très bien pris la chose dans la mesure où ça n’a pas changé son rôle dans l’équipe.

Et qu’en est-il du poste 4 attendu pour remplacer Ansenso Ampim ?

On est en contact avec un joueur. Mais la différence avec l’ASVEL, c’est qu’à Quimper on a une liste entre les joueurs qui veulent venir et ceux qui ne veulent pas ! On cherche un poste 4 shooteur capable de défendre sur des joueurs physiques en Euroleague (rire), heu en Nationale 1 ! Ce n’est pas évident de réunir tous les critères souhaités. C’est comme dans une agence immobilière quand on va visiter une maison. Ce qu’on nous propose est trop cher ou ne correspond pas à nos recherches. Il va falloir faire un compromis sur certains critères, on n’aura pas tout. Mais heureusement, certains agents nous proposent des joueurs intéressants !

Comment appréhendez-vous l’opération maintien avec Quimper ? Une mission difficile pour débuter en tant que coach…

Si je pensais cette mission impossible, je ne serais pas là. Comme j’ai dit au président au téléphone la première fois, le maintien est vraiment possible. Il y a quatre descentes cette saison et le championnat est dense mais on va faire le maximum. Les joueurs sont motivés et il le faut car il n’y a pas comme les années précédentes deux ou trois équipes contre qui on est sûr de gagner.

Pour finir, quelles ambitions avez-vous comme coach ?

Je m’occupe vraiment du moment présent. Comme quand j’étais joueur, je n’avais jamais imaginé pouvoir jouer en équipe de France un jour. On va donc d’abord s’occuper des six prochains mois et si je fais du bon boulot, si c’est l’idée que je me faisais du boulot de coach, et bien on verra la suite !

01 janvier 2016 à 08:57
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DONOVAN GOUGEON
19 ans et déjà en retraite sportive. Shootait dans le corner comme dans son fauteuil mais une reprise en D5 est imminente. La Bretagne ça le gagne.
Donovan Gougeon
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