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ITW MOATASSIM RHENNAM (AUBENAS) : "NOUS AVONS D'ABORD ÉTÉ REFUSÉS EN NM1"

US Aubenas
Crédit photo : Facebook Aubenas

Promu et petit poucet de Nationale 1, l'équipe Ardéchoise a failli ne pas honorer sa montée dans la division cet été. Mais maintenant qu'elle y est, elle compte bien y rester.

Une qualification au deuxième tour de la Coupe de France après une victoire face à Sorgues (83-79), une victoire à Tarbes-Lourdes (82-91) lors de la deuxième journée de championnat et deux courtes défaites à domicile contre le GET Vosges (61-67) et Chartres (72-73). Aubenas vit pleinement son rêve de Nationale 1. Malgré des moyens financiers limités, l'équipe Ardéchoise ne sera pas facile à manoeuvrer cette saison et s'avance vers un enchaînement de matchs des plus difficiles : Lorient, Gries, Rueil et Saint-Vallier. Le point avec Moatassim Rhennam, coach depuis 2012.

Vendredi dernier, vous perdez d’un point à domicile face à Chartres sur un dernier tir de Will Felder. Le dur apprentissage d’un promu…

Oui, c’est cruel. Nous réalisons un match plein même si nous avons eu du mal à prendre la mesure de cette équipe de Chartres. Nous avons subi leur adresse en première mi-temps et nous nous sommes ajustés après la pause pour montrer une belle identité défensive. Mais ce qui est encore plus cruel, c’est la décision de l’arbitre en fin de match, sur un pied en touche de Ipouk, que je n’arrive toujours pas à visualiser en vidéo. Pour l’instant, nous sommes sifflés comme le petit poucet. C’est ce que je ressens. C’est à nous de gagner le respect des arbitres et montrer que nous avons notre place dans la division.

Vous comptez tout de même une victoire en trois matchs, à Tarbes-Lourdes, ainsi qu’une qualification en Coupe de France. Satisfait ?

Sportivement, je suis vraiment fier de mes joueurs. C’est un groupe qui travaille très dur, qui est investi à 200%. J’ai beaucoup de regrets quant aux deux défaites à domicile face au GET Vosges et Chartres. Nous allons les trainer un peu mais nous avons les ressources et une cohésion qu’il n’y a pas forcément ailleurs pour faire une petite série et lancer vraiment le championnat. Nous aurions très bien pu être à 3-0 aujourd’hui mais ce qui nous coute, c’est le manque de rotation. Mes deux recrues américaines, Williams (lors des deux premiers matchs) et Moss, étaient absents. Moss l’est encore pour au moins cinq semaines. Il a une déchirure ischio-jambiers. C’est le seul vrai poste 5 que j’ai et il va rater sept semaines de championnat au total. C’est compliqué de toujours décaler les joueurs vers des postes qui ne sont pas les leurs.

Allez-vous recruter un pigiste ?

Il n’y aura pas de pigiste. J’y ai travaillé cette semaine mais ce n’est pas possible. Nous ne pouvons pas. Nous avons le plus petit budget de la division. Et quand l’équipe réserve joue au deuxième niveau régional, c’est impossible d’aller piocher dedans. L’idée, peut-être, est de trouver un jeune joueur qui soit une bonne surprise. Mais il n’est pas possible d’avoir un poste 5 avec zéro moyen financier. Je ne dis pas du tout cela contre le club. Nous étions prévenus. Le président et le manager général ont fait un travail exceptionnel pour que nous soyons là aujourd’hui.

Cet été, des bruits de couloir ne vous donnaient même pas partants en Nationale 1 ?

Pour être très franc, nous avons d'abord été refusés. Nous sommes là grâce à notre président, Mr Bourganel, qui a amené les garanties financières.

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Larry Williams, meneur de jeu, est l'une des deux recrues américaines d'Aubenas.

Cette intersaison et la préparation de la Nationale 1 vous a-t-elle fait peur ?

Je l’attendais depuis trop longtemps pour que ça puisse me faire peur. C’est un objectif que j’ai en tête depuis pas mal d’années et j’ai travaillé encore plus fort cet été.

Vous avez conservé sept joueurs dans l’effectif. Vos quatre recrues étaient ciblées ou avez-vous saisi des opportunités ?

Ce sont deux paris pour les étrangers. Ils sont inconnus au bataillon, n’ont jamais joué en Europe. Larry Williams est sur le bon chemin, il comprend l’exigence de la NM1. Il a eu une prépa très difficile mais concernant ses deux matchs de championnat, je suis très satisfait. Pour Moss, je ne peux pas encore juger puisqu’il n’a pas joué. 

Concernant Alex Barraud, j’ai vu en lui une maturité physique assez impressionnante pour son âge (19 ans) et une détermination à jouer à ce niveau. Dès les premiers jours, j’ai senti qu’il pouvait faire quelque chose en Nationale 1. Pas si tôt dans la saison, je l’avoue, mais il n’aura aucun problème à évoluer à ce niveau à l’avenir (il a inscrit 17 points pour 24 d’évaluation à Tarbes). Il a su saisir sa chance avec les blessés et face à Chartres, il a posé de gros problèmes à Olivier Romain en deuxième mi-temps. Nous l’avions ciblé à la pause. Il était à 14 points à la mi-temps et n’en a inscrit que trois en seconde. 

Jonathan Léria, lui, je le voulais depuis deux saisons. Le fait d’être en NM1 l’a décidé à venir et à tenter l’aventure. Je suis très content de travailler avec lui. Humainement, j’ai accroché de suite. Il montre le chemin aux autres. C’est le leader de l’équipe avec Michel Ipouk par son expérience et son leadership.

Le parcours d’Andrézieux la saison dernière, promu, avec des moyens limités, et finalement éliminé en quart de finale des playoffs, vous a-t-il inspiré ?

Je les ai suivis du début à la fin. Ce n’est pas du tout la même philosophie et projet de jeu que nous mais le parcours m’a beaucoup inspiré dans la façon de planifier ma saison. Notre force sera notre assise défensive, notre force à collaborer, défendre ensemble et mettre de l’intensité des deux côtés du terrain. Nous avons moins de talent que les autres équipes mais une capacité à partager le ballon et faire défendre les adversaires longtemps.

Un dernier mot sur les déplacements. Qui dit petit budget dit moyens limités ?

Les déplacements vont être très compliqués, les joueurs en sont conscients. J’ai été clair dès le début. Tout se fera en minibus. Ce week-end, c’est 10 h pour aller à Lorient sans compter les pauses. Alors quand on aura fait 20h de minibus dans le week-end, on ne pourra pas travailler la semaine suivante comme on le faisait l’année dernière. Il faudra être vigilant.

11 octobre 2017 à 17:13
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