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ITW SÉBASTIEN BOZON : "ON M'A DIT C'EST SOIT TOI, SOIT UN AUTRE"

Crédit photo : François Pietrzak

Une semaine et demi après avoir emmené Aix-Maurienne vers la Pro B, l'entraîneur Sébastien Bozon s'était déjà remis au travail, pour la période estivale. Ce qui ne l'a pas empêché de revenir, avec nous, sur ce dernier mois de folie. 

 Plus d'une semaine après le succès au Final Four de Saint-Vallier, vous avez réalisé ?

Oui ça y’est c'est bon ! On a vécu une semaine de fou mais moi, en tout cas, j'ai déjà réalisé depuis un petit moment. L’euphorie est passée, je suis déjà tourné vers autre chose. Désormais, on est dans des situations connues, des joueurs vont partir et il va falloir reconstruire. Le plus dur va commencer.

C’est quand même assez fou ce qu’a fait Aix-Maurienne car vous êtes parti de très très loin !

Oh que oui, la situation est extraordinaire même si la baisse que l'on a connu en deuxième partie de saison est inexplicable. On a pu rebondir de très belle manière et ce, avec les mêmes joueurs ou presque. Seuls Moses Sonko et Pavelas Cukinas sont arrivés en cours de saison. C'est ce qui rend les choses plus belles.

Qu’est-ce qui se passe pour vous au moment où François Sence est mis à l’écart ?

Mon téléphone sonne le dimanche précédant le quart de finale de playoffs face au GET Vosges et on me dit « c'est soit toi, soit un autre ». Dans ces moments là, on est pas bien dans la tête, ça surprend, c'est même pénible. Soit on accepte, soit on n'accepte pas mais il faut répondre rapidement. C'est une situation qui était en plus déjà arrivée à François quand il a remplacé Damien Leyrolles début 2015.

Comment abordez-vous dès lors la semaine d’entraînement juste avant le premier match face au GET Vosges. C'est un défi assez fou à relever...

On n'a pas le temps de tout refaire et heureusement, car tout ne l'était pas. Il y a surtout eu un gros travail mental, une prise de conscience collective des joueurs. Le fait d'avoir des joueurs d'expérience a rendu les choses plus faciles. Ceci-dit, personne n’avait mis une pièce sur la montée d'Aix-Maurienne à l'issue du Final Four. Mais moi j’y croyais vraiment, surtout après la série face au GET Vosges. Après, la situation est indescriptible, c’est un vrai exploit même si on était donné favori en début de saison.

Le soir du match 2 face au GET Vosges, quel était votre sentiment. Car vous perdez après prolongation en ayant mené presque tout le match ?

Forcément, on se dit qu'on a raté le coche. Mais quand on manque 12 lay-ups dans le match, on ne peut pas espérer mieux. En plus Steffon Bradford était blessé et à ce moment là, malgré la victoire en match 1, on se dit qu'on est finalement pas si bien que ça. Puis, encore une fois, les joueurs ont réagi. Physiquement ça été très bien. Et sincèrement, je ne pensais pas gagner la belle comme ça.

Puis vient ce Final Four complètement dingue avec une victoire à l’arrachée face à Angers et un renversement de situation face à Saint-Vallier. Tout cela montre une équipe de caractère !

Complètement mais c'est surtout que les joueurs ont mis des gros tirs de talent. À l’intérieur on a aussi été très très bien avec Bradford alors qu'il n'avait joué que 6 minutes la belle face au GET Vosges une semaine avant et ne s’entraînait plus depuis 15 jours. On était inquiets. Mais la peur n'évite pas le danger et on a joué plutôt libéré. La grosse performance a été en deuxième mi-temps. On encaisse seulement 21 points et au moment où on passe devant sur un 3-points avec la planche d'Aurélien Rigaux, qui avait été nul en attaque jusqu'ici, cela leur fait très mal.

Le samedi soir après votre demi-finale face à Angers, vous avez fait quoi ? La nuit a dû être courte.

Les joueurs sont rentrés à l'hôtel et avec mon assistant, on est resté scouter le match Saint-Vallier – Caen. On connaissait déjà les différents plans de jeu donc ça a juste permis de faire des ajustements pour la séance vidéo du lendemain matin. Ce Final Four s'est vraiment joué à rien du tout, sur des détails, sur des tirs de talent pour nous. Angers ou Saint-Vallier auraient très bien pu être à notre place. Caen a été un peu en deça.

Ne pas remonter directement, ce qui était l’objectif annoncé par la direction en début de saison, ça aurait réellement eu des impacts sur le club ?

C'était catastrophique. Par rapport aux sponsors et au public qu'on avait déjà perdu au moment de la descente en Nationale 1. Même si paradoxalement, 300 personnes se sont déplacées à Saint-Vallier. Il y avait donc de gros enjeux financiers mais c'est surtout par rapport au centre de formation. On aurait perdu l'agrément. Et ça, ce n'était pas possible. Nous bénéficiions d'une dérogation d'un an, il fallait alors à tout prix remonter.

En même temps c’est une sacrée performance car ce n'est pas évident pouvoir remonter directement après une descente.

Oui, cela ne se fait presque jamais. En Nationale 1, Pro B et Pro A confondus, c'est très très rare. Ce qui constitue donc vraiment une grosse performance.

L’année prochaine, serez-vous toujours sur le banc d’Aix-Maurienne en tant qu’entraîneur principal ?

Pour l’instant je ne sais pas, rien n'est fait. Mais ça en prend la voie.

Et avez-vous déjà des certitudes concernant l'effectif ?

Quatre joueurs sont encore sous contrat. Il s'agit de Karim Atamna, Aurélien Rigaux, Romain Dardaine et Thomas Yvrande. Après, rien n'est défini. Mais j’aimerais bien en garder quelques autres comme Moses Sonko.

01 juin 2016 à 10:34
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DONOVAN GOUGEON
19 ans et déjà en retraite sportive. Shootait dans le corner comme dans son fauteuil mais une reprise en D5 est imminente. La Bretagne ça le gagne.
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