NM1

ITW SÉBASTIEN LAMBERT (CHARTRES) : "IL FAUT CASSER LA SPIRALE"

Crédit photo : Gérard Héloïse

Chaque semaine, un entraîneur de Nationale 1 fait un point sur la situation actuelle de son club, les ambitions, et sa vision du championnat. Aujourd'hui, Sébastien Lambert, le coach de Chartres, s'exprime.     

11e ex aequo de Nationale 1 avec 10 victoires pour 13 défaites, Chartres vit une saison sur courant alternatif. 2017 avait bien démarré avec des succès à Vitré puis Angers. Mais depuis, l'UBCM reste sur cinq défaites avant de recevoir Saint-Vallier ce vendredi soir à 20 h 30 pour le compte de la 24e journée. Un match déjà capital.

Vous aviez parfaitement bien commencé 2017 avec des victoires à Vitré et Angers et vous restez sur cinq défaites de rang. Est-ce inquiétant ?

C’est plus frustrant qu’autre chose. Nous avons attaqué cette mauvaise série contre Andrézieux, un match que nous avions en main dans la première mi-temps et qui aurait pu nous amener à 11-8 avant de jouer Souffel et Caen. Pas le calendrier idéal. Mais nous n’avons pas été loin de gagner à Souffel, nous avons eu l’occasion de revenir à -1 à Caen sur deux lancers-francs et nous faisons une grosse première mi-temps à Tarbes. Tout n’a pas été mauvais. Maintenant, il faut retrouver de la confiance, de l’énergie positive et casser la spirale. C’est l’objectif à court terme.

Aujourd’hui, pensez-vous davantage au maintien qu’aux playoffs ?

L’objectif reste le même qu’en début de saison, les playoffs. Et dans ce championnat si serré, nous n’en sommes pas loin. Il ne faut pas dramatiser. Tout n’est pas à jeter encore une fois sur ces dernières semaines. Pour repartir de l’avant, nous devons retrouver une assise défensive. Sans défense, Chartres ne gagne pas. Cette saison, nous n’avons gagné qu’un seul match à plus de 90 points.

Ce vendredi, vous recevez Saint-Vallier, une équipe qui comme vous est dans le dur. L’occasion de repartir vers l’avant ?

L’adversaire n’est pas le problème. Nous avons assez de boulot avec nous-mêmes. Quelque soit le match, il faut gagner. Quimper ou Rueil, ça aurait été pareil. Il faut essayer de l’aborder sereinement et avec le plus de confiance possible. Même si c’est vrai que nous jouons Saint-Vallier et nous allons à Rennes, des équipes qui sont proches de nous au classement.

En début de semaine, vous avez décidé de vous renforcer avec Tafari Toney. Pourquoi maintenant ?

Nous avons besoin de sang frais pour redonner de l’élan. Comme à Tarbes, nous soufflons le chaud et le froid. La première mi-temps a été très bonne et ensuite nous avons craqué. En plus, Jonathan Mitchell a un gros hématome au pied et Damien Pistre traîne une douleur à l’épaule. Nous sommes davantage dans la gestion. Nous avions déjà pensé à se renforcer après un début de saison chaotique puis à la trêve. La décision a finalement été prise après le revers face à Caen. Le club a été réactif. 

Qu’attendez-vous de lui ?

Qu’il apporte du leadership. Je voulais quelqu’un qui puisse secouer le prunier quand il le faut. Depuis le début, l’équipe vit très bien ensemble, peut-être trop. Et dans la difficulté, elle tarde à se parler. Tafari est un joueur d’expérience, qui connaît la division et qui va facilement rentrer dans le collectif. Nous avons besoin de lui tout de suite.

Numériquement, il va remplacer qui ?

Tafari est en renfort. Poste pour poste, il prend la place d’Abou Diallo mais ce n’est pas clairement défini. La concurrence va être ouverte sur tous les postes. Chacun doit se remettre en cause. Il rentre sur un poste intérieur mais pour Abou Diallo, la porte n’est pas fermée. Il peut être capable de se montrer sur un autre poste. Aussi, j’attends davantage de certains autres joueurs.

Vous restez donc confiant pour aborder la fin de saison ?

La confiance est un état qui fonctionne avec la victoire. Il faut que nous arrivions à casser la spirale pour prendre de l’air et tout pourra ensuite rentrer dans l’ordre. La confiance ira avec. Ce n’est pas le moment d’être pessimiste. Il faut être réaliste sur la situation mais elle n’est pas catastrophique. Le groupe vit bien et nous venons de nous renforcer. Nous allons repartir de l’avant. Ça se joue à peu de choses. Il faut gagner ce soir. 

Vous aviez connu la NM1 en 2012/13 avec une montée à la clé avec Saint-Quentin. Ce championnat est plus dur aujourd’hui ?

La Nationale 1 a évolué car la Pro A et Pro B ont évolué. De plus en plus de bons joueurs français qui, hier, jouaient en Pro B sont en NM1 aujourd’hui. Puis chaque week-end ou presque il y a des performances. Regardez Challans qui va gagner au GET Vosges samedi dernier. Avant, il y avait toujours trois ou quatre équipes qui se dégageaient vers le bas. Maintenant, c’est beaucoup moins le cas. Le haut est aussi assez serré et la zone intermédiaire est très très dense. Elle l’a toujours été et l’est encore plus.

17 février 2017 à 16:10
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