NM1
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POUR TOUT SAVOIR SUR LA NM1 (QUI REPREND CE VENDREDI)

Bryson Pope Caen
Crédit photo : Sébastien Grasset

La Nationale 1 reprend ses droits ce vendredi soir. Pour tout savoir sur la saison à venir et les spécificités de la division, c'est ici.

Chartres vs Angers et CEP Lorient vs GET Vosges. C'est par ces deux matchs que débute le championnat de Nationale 1 ce vendredi soir.

Toujours plus dense, la Nationale 1 est aujourd'hui un vrai championnat de haut niveau professionnel même si elle reste sous le statut fédéral et donc amateur.

En quelques questions / réponses, nous allons tenter de présenter le championnat.

Combien de clubs ?

18. Le SAP Vaucluse, Caen, le Centre Fédéral, le CEP Lorient, Rennes, Saint-Vallier, Chartres, Souffelweyersheim, Orchies, Vitré, Andrézieux, Gries, le GET Vosges, Challans, Rueil, Angers, Tarbes-Lourdes et Quimper.

Combien de relégués en Nationale 2 ?

4. Le Centre Fédéral (toujours dernier ou presque) ne pouvant être relégué, c'est habituellement les 14e, 15e, 16e et 17e qui descendent en Nationale 2.

Combien de montées en Pro B ?

Deux. Le champion de Nationale 1, soit le premier de la saison régulière. Et le vainqueur des playoffs qui ne se terminent plus par un Final Four. Les quarts de finale, demi-finales et la finale se jouent au meilleur des trois matchs (aller, retour et belle éventuelle).

Combien de joueurs étrangers par équipe ?

Trois, dont un joueur bosman. La plupart des équipes comptent deux joueurs américains et un Européen.

Quels favoris pour la saison 2016/17 ?

Promu en Nationale 1 la saison dernière, le Caen Calvados Basket est arrivé avec de grosses ambitions dans la division. Grâce à un public fidèle et nombreux (plus de 2 000 spectateurs par rencontre), une grosse structuration, le club semble prêt à franchir un nouveau cap. L'effectif est plaisant (avec seulement trois joueurs présents en 2015/16, Eleka, Plateau et et Pope) sans être exceptionnel. Mais avec Richie Gordon, qui a connu deux montées et deux titres de MVP, le CBC a une valeur sûre dans la raquette.

Derrière, le BC Orchies est parvenu à construire une grosse équipe, bien que le recrutement ait été très tardif. La plupart des joueurs arrivent de Pro B ou occupaient un rôle majeur en NM1 à l'image du meneur Benjamin Smith (ex Rueil, Chartres).

L'autre relégué, Souffel, sera solide également. Surtout qu'il faut aller gagner là-bas, dans le petit Espace des 7 arpents.

Mais ce qui marque en Nationale 1, c'est la densité. Peut-être encore plus qu'en Pro A et Pro B, chaque équipe peut battre chaque équipe. Rueil, Saint-Vallier, Chartres ou encore Angers ne se laisseront pas faire. D'ailleurs, Angers, en terminant huitième de la saison régulière en 2015/16 (une place acquise lors de la dernière journée), a perdu de seulement 1 point en demi-finale du Final Four contre le futur vainqueur, Aix-Maurienne.

Quel budget pour évoluer à ce niveau ?

Les gros budgets de Nationale 1 passent tout juste le million d'euros. Mais une petite minorité atteint ce montant. Les clubs se situent pour leur plupart entre 800 000 et un million d'euros. La saison dernière, l'ADA Blois a fait la course en tête avec un budget d'1,2 million d'euros. C'était le deuxième plus gros de la division derrière Aix-Maurienne (1,3), une structure qui restait sur plus de vingt saisons en Pro B. Les plus petits budgets de la division sont généralement de 500 000 euros et concernent avant tout les promus.

Quel statut pour les joueurs ?

Qu'on se le dise, peu de joueurs ne vivent pas du basketball en Nationale 1. Et quand un club manque de moyens, il utilise des contrats plus courants dans le monde amateur pour compléter son effectif. C'est ainsi que l'on retrouve parfois trois contrats d'avenir dans des clubs au petit budget de NM1. Et ces joueurs ont également une aide au logement pour n'avoir à se concentrer que sur le basket. Sans pour autant avoir un gros train de vie.

Quels joueurs à suivre ?

Ces joueurs là n'ont pas de contrat d'avenir. Car en Nationale 1, il y a aussi de sacrés CV. Parmi les joueurs à suivre, il y a bien évidemment Richie Gordon. Richie Gordon, c'est deux montées en Pro B (avec Angers en 2014 et Blois en 2016) lors de saisons également ponctuées par un titre de MVP de NM1 à chaque fois. Nombre de ses compatriotes devraient aussi se montrer. 

C'est le cas du meneur Deremy Geiger. Le petit poste 1 du SAP Vaucluse est un sacré basketteur. Capable de créer son tir - un tir ultra fiable à l'image de son adresse aux lancers francs (39/40 en 2015/16) -, c'est un scoreur né. Mais il ne force rien. Véritable leader et joueur d'équipe, il est encensé par son nouvel entraîneur Sylvain Lautié aussi bien sur ses qualités de basketteur que ses qualités humaines. Arrivé en fin de saison dernière au club, il a livré onze prestations de grande qualité (19,5 points à 47,3% de réussite aux tirs, 3,5 rebonds et 4,4 passes décisives pour 20,4 d'évaluation de moyenne en 32 minutes) et l'équipe s'est mise à gagner avec lui. Une assurance tous risques.

Deremy Geiger, un futur membre du meilleur cinq de la saison ? (photo : Sébastien Grasset)

Seront également à surveiller Daviin Davis et Jared Newson. Ils arrivent tous deux de Pro B où ils étaient loin d'être des joueurs mineurs. Avec Rennes et Lorient, deux promus bretons, ils auront de grosses responsabilités. Ca sent quelques cartons !

Mentions également à Omar Strong, auteur de grosses sorties en préparation avec Saint-Vallier, ou Will Felder, énorme à Challans la saison passée (23 points à 62,4% à 2-points et 6,2 rebonds pour 18,3 d'évaluation sur 23 matchs disputés) lorsqu'il n'était pas blessé.

Dernière recrue d'Angers, le Lituanien Rokas Uzas a montré de très belles choses en Coupe de France contre Dijon mardi (24 points à 7/12 en 28 minutes). Une grosse première en match officiel.

Du côté des Français, Ludovic Vaty, qui fait son retour dans le basketball professionnel (mais avec seulement trois entraînements par semaine), sera forcément sous le feu des projecteurs avec Tarbes-Lourdes. A 27 ans, l'international français n'a pas perdu de sa superbe (15 points et 5 rebonds en 26 minutes en Coupe de France contre Fos).

Capitaine de Rueil, ville où il est né, Karim Gourari a tout connu avec le R.A.C. La NM3, la NM2 puis la NM1. Après une expérience frustrante en 2014/15 à Aix-Maurienne, il a retrouvé son club de coeur. A 27 ans, ce poste 3/4 veut s'affirmer comme un des meilleurs joueurs de Nationale 1. Lui aussi s'est montré (13 points à 4/7, 7 rebonds, 5 passes décisives et 3 interceptions pour 25 d'évaluation en 28 minutes) en Coupe de France lors de la large victoire de Rueil face à Vichy-Clermont (81-64).

Enfin, chez les jeunes du Centre Fédéral, pas de Jaylen Hoard. Parti aux Etats-Unis, le meilleur marqueur du dernier Mondial U17 a laissé le leadership de l'équipe à Yves Pons et Ivan Février. Le premier a vécu une saison 2015/16 quasi blanche. Il devrait continuer de martyriser les cercles, comme il l'a fait à Saragosse. Pour Ivan Février, poste 4 fuyant doté d'une grosse activité et d'une belle adresse, il va vivre une saison de responsabilités très formatrice avant sans doute de rejoindre une cylindrée de Pro A. Sur la génération 2000, Joël Ayayi va prendre du galon. Et chez les 2001 Théo Maledon va pointer le bout de son nez.

C'est l'année de l'explosion pour Ivan Février (photo : Sébastien Grasset)

Conclusion ? Régalez-vous !

La Nationale 1 est devenue un championnat très compétitif. Beaucoup aiment dire que c'est la Pro B d'il y a sept ou huit ans, en terme de niveau. Par rapport à la division supérieure, la Pro B, les joueurs ont quelques centimètres, kilos et qualités athlétiques en moins. Mais le QI basket y est au moins égal. La différence des structures (de très professionnelles à très peu), des salles (les 5 000 places à Orchies, quelques 600 à Souffel), des centres de formation, des ambiances fait que ce championnat est divers et loin d'être aseptisé. Un régal pour les connaisseurs qui retrouvent des joueurs qui ont brillé en jeunes (comment ça, Ulysse Adjagba joue désormais au GET Vosges ?) mais n'ont pas percé plus haut pour x ou y raison, sans avoir perdu leur talent.

Les derbies (quatre équipes de Bretagne !) comme le retour du mythique Souffel (relégué de Pro B) - Gries (promu en NM1) sont à suivre.

Et la densité permettra d'entretenir le suspens jusqu'au bout. Les playoffs (avec enfin un format digne de ce nom) en seront que plus beaux.

Bref, de quoi plaire à tout le monde !

16 septembre 2016 à 15:00
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Tout ça pour mettre une balle dans un cercle.
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