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VINCENT POURCHOT : « A MOI DE PROUVER QUE MA PLACE N'EST PAS EN NM2 »

Vincent Pourchot Charleville BesAC
Crédit photo : Vincent Janiaud

Vincent Pourchot a joué son premier match avec Besançon en Nationale 2. Le pivot de 24 ans explique son choix de rejoindre un club de quatrième division.

La semaine dernière, Vincent Pourchot a pris la route direction Besançon. Le plus grand basketteur français (2,22 m) y a signé un contrat de joueur (à temps plein) jusqu’en juin 2018 avec une clause de sortie lui permettant de rejoindre un club de niveau supérieur l’été prochain. L’ancien pensionnaire du Centre Fédéral puis du centre de formation du SLUC Nancy va ainsi découvrir la Nationale 2 après trois saisons en Pro B (une à Lille puis deux à Charleville-Mézières) entre 2013 et 2016.

« J'ai pris la décision de signer à Besançon car mentalement je ne pouvais plus être sans club, cela devenait compliqué, le basket me manquait beaucoup. Je m'entraînais avec Charleville, j'allais voir les matchs, pour moi c’était vraiment un supplice, c'était dur mentalement de se dire que j'étais là avant. Mais après, c'est le business, je sais comment ça fonctionne. »

Quant au BesAC, son nouveau club, «  c'est celui qui m'a apporté le plus d'intérêt avec des arguments convaincants », admet l’ancien international jeune. « J'ai mis du temps prendre cette décision car ce n’était clairement pas le plan de carrière que j'avais prévu. Je me disais que j'allais sortir du monde professionnel, que j'avais tout sacrifié dans ma jeunesse et que pour moi, en NM2, j'allais me faire oublier et que je ne pourrai plus jamais remonter (les divisions). Mais avec le temps, avec des conseils de mes anciens coéquipiers, mes proches, mon agent je me dis que j'ai 24 ans et qu’encore beaucoup de choses sont possibles. Je sais que dans le basket tout peut aller très vite. »

Mentalement, Vincent Pourchot a aussi mal accepté les arguments donnés par les clubs à son agent quand celui-ci les démarchait pour leur proposer son client. « Ils lui disaient, ‘’on veut un joueur plus petit’’. Mentalement, ça a été dur à encaisser. Mais je suis me suis accroché depuis tout petit. On me dit ‘’tu ne peux jouer nulle part’’ alors que jusqu’à présent j’ai toujours su prouver le contraire. »

Alors qu’il a su se montrer rentable lors de ses deux saisons à Charleville-Mézières (10,4 d’évaluation en 15 minutes en 2014/15 puis 7,4 d’évaluation en 13 minutes en 2015/16), Vincent Pourchot n’a ainsi pas reçu d’offre de club. « Je n'ai pas vraiment d'explication. Je vais être honnête, la règle qui a permis d’ajouter un joueur étranger n'a aidé aucun basketteur français. Concernant mon profil, peu de coach le recherche. Tout le monde voit le côté ‘’Vincent n’est pas rapide, n’est pas athlétique’’, comme depuis toujours. Et ils oublient le reste, j'ai quand même de grandes qualités. Après il faut juste savoir m'utiliser et prendre le temps. Cédric (Heitz) de Charleville qui était aussi mon coach Espoirs à Nancy avait compris cela. Maintenant, je pense que Nicolas Faure (l’entraîneur du BesAC) a compris aussi. Je le vois avec lui depuis que j'ai commencé les entraînements, on prend le temps de tout faire par rapport à moi et moi j’ajoute un peu ma touche perso que j'ai pu acquérir au haut niveau. »

Un préparateur physique mis à disposition

Malgré cette période très difficile mentalement, il n’a jamais été question de remettre en cause son choix de carrière professionnelle pour le Messin. « Il n’y a jamais eu un seul instant où je souhaitais arrêter le basket car je me disais qu'il y aurait bien une occasion qui allait se présenter. Et j'ai la chance d'être bien entouré. »

A Besançon, Vincent Pourchot aura peut-être l’occasion de gravir les échelons avec un club qui souhaite ramener le basketball professionnel dans une ville qui l’a quitté en 2009. « Je m'imagine totalement dans ce projet, c'est d'ailleurs pour ça que j'ai accepté de signer ici. Je pense qu'on peut monter à terme. Ça prendra peut-être du temps mais il y a vraiment de quoi faire ici. C'est sûr que j'espère retrouver la Pro B ou la NM1 mais si ça peut être fait avec Besançon, tant mieux. Maintenant c'est à moi de bosser et de prouver que ma place n'est pas en NM2. » Pour l’utiliser au mieux, Nicolas Faure a prévu un dispositif spécial. Le club va notamment faire appel à un préparateur physique pour suivre son nouveau joueur. « Nicolas a également contacté Cédric et Fred Jaudon, mes anciens coachs de Charleville, pour savoir comment m'utiliser. De nos jours, trouver un coach qui est capable de m'accorder de l'importance, ça ne court pas les rues. »

Pour sa première avec le Besançon Avenir Comtois, Vincent Pourchot a marqué 6 points samedi soir en sortie de banc mais n’a pas pu empêcher la deuxième défaite à domicile de son équipe contre Prissé-Macon (65-68).

Avec une vraie semaine d’entraînement dans les pattes, nul doute que l’impact de Vincent Pourchot dans les raquettes de la poule D de Nationale 2 grandira vite. Et qu'il permettra au BesAC de remonter la pente après un début de saison mitigé (cinq défaites en neuf matchs).

28 novembre 2016 à 11:00
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