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ITW ALAIN KOFFI : "ON PARLE DE MA RENAISSANCE MAIS JE N'ÉTAIS PAS MORT"

Crédit photo : Sébastien Grasset

Blessé à la cheville, Alain Koffi a manqué le tournoi de Bourges, dernier tournoi de préparation pour les Palois, avant le début du championnat ce samedi sur le parquet de l'Elan Chalon, champion de France en titre. Leader de l'EBPLO, l'intérieur aux 36 sélections en équipe de France s'est longuement confié à BeBasket.

Serge Crevecoeur est arrivé depuis maintenant sept semaines, sa méthode de travail est-elle différente de celle d'Eric Barthecheky? 

Eric est un coach d'attaque. Le jeu avec lui était rapide. Dès l'instant où tu étais ouvert alors il fallait prendre le tir. Aujourd'hui avec Serge, le jeu est plus élaboré, on essaie de trouver la meilleure option de tir, nous poussons les systèmes au maximum pour trouver le joueur démarqué. Le groupe vit bien, tout le monde avance dans le même sens et malgré les petites blessures, tout le monde assimile ce que le coach souhaite. Maintenant, c'est à nous d'être capables de répondre à ses attentes et de faire en sorte qu'il puisse continuer à bien s'acclimater à l'équipe et au club. 

Depuis le début de la préparation, Vitalis Chikoko est absent. Le week-end dernier, c'est vous qui avez manqué le tournoi de Bourges. Vous n'avez donc jamais pu évoluer au complet sur cette préparation...

Oui, c'est vrai que ce n’est pas facile mais c'est comme ça. Le but d'une préparation est de travailler pour que quand la saison commence tu sois en mesure de gagner des matchs. On sait que Vitalis va bientôt revenir. Moi, j'ai une petite entorse donc je serai de retour très rapidement. La saison n'a pas encore commencé donc vaut mieux avoir les blessés maintenant. Nous avons perdu qu'une seule fois depuis le début, donc à nous de continuer à bien jouer et de faire en sorte que ce dernier tournoi se passe de la meilleure des manières. 

L'an dernier, l'Elan a fait une très belle saison. Pensez-vous que vous pouvez rééditer des performances similaires ? 

Oui je pense et je l'espère. Sur les matchs amicaux nous avons montré de très belles choses. Après, ça ne reste que des matchs amicaux mais c'est important de gagner ces matchs. On sait que le début de saison va être important, on commence par le champion en titre, puis Nanterre et le Mans. Trois grosses équipes mais ce sera à nous de tout faire pour remporter ses matchs. On va directement être plongés dans le bain, on va voir comment ça va se dérouler. Mais on a de l'ambition, et on souhaite réaliser de grandes choses.

"Si j'ai la chance d'être appelé en Bleu pour les qualifications, j'irais avec grand plaisir"

Au niveau personnel, votre première saison sous le maillot palois avait été très bonne. Malgré le départ de D.J. Cooper, j'imagine que vous vous sentez à même de continuer sur le même rythme ?

D.J. n'est plus là, il va nous manquer et il est vrai qu'avec lui il y avait du spectacle. Notre relation était très bonne, il me servait dans de très bonnes conditions donc j'ai eu la chance de faire une bonne saison. Je n'ai pas eu la chance de trop jouer avec Kyan (Anderson) car il a eu des petits pépins physiques, mais j'espère que notre relation sera bonne. Sur les matchs amicaux, on a pu voir que je jouais différemment de l'an dernier, mon utilisation est différente, je marque moins de façon spectaculaire mais le plus important est de rester efficace. J'espère que le public appréciera aussi cette facette d'Alain Koffi. 

L'Euro vient de se terminer. La France n'a malheureusement pas répondu aux attentes placées en elle. Vous connaissez bien le sélectionneur Vincent Collet. Comprenez-vous les critiques à son encontre et pensez-vous qu'il est encore l'homme de la situation ? 

Les gens sont durs avec lui. Il a eu de très bons résultats à la tête de l'équipe de France, il ne faut pas l'oublier. C'était une année de transition, tout le monde le savait. Maintenant quand ça perd, c'est facile de taper sur la tête du coach. Mais entre les départs à la retraite, les absents, il n'a pas été facile de constituer une équipe. Alors il est vrai que l'Allemagne était à notre portée, mais c'est aussi ça le basket. Il ne faut pas tout mettre à la poubelle, l'équipe de France a de belles années devant elle, n'oublions pas tout le travail qui a été fait par le staff français depuis maintenant plusieurs années. Nous restons une forte nation du basket. 

Justement, cette équipe de France va vite retrouver les parquets avec les matchs de qualification pour le Mondial 2019 en Chine au mois de novembre. Privé de ses nombreux joueurs NBA et Euroligue le staff français devra sans doute se tourner vers la Pro A. Peut-on s'attendre à un retour d'Alain Koffi en Bleu ? 

Tout le monde parle de mon retour, mais je n'ai pas signé de charte et je ne suis pas dans liste des 37. Après, si mes performances en club permettent de mettre un doute dans la tête du sectionneur et que j'ai la chance d'être appelé, alors j'irais avec grand plaisir. L'équipe de France, c'est quelque chose d'extraordinaire. Représenter son pays dans son sport est tout simplement fabuleux, donc non, je ne ferme pas la porte à l'équipe de France. Mon histoire en Bleu s'est terminée sur une blessure. Si j'ai l'occasion de revenir et finir sur une meilleure note, alors c'est avec grand plaisir. 

"L'avenir de l'équipe de France dépend du temps de jeu des jeunes joueurs français"

Le débat du moment est au sujet des JFL. Beaucoup de joueurs se sont exprimés sur la question. Quel est votre avis ? 

Le débat est compliqué. Je ne pense pas qu'il ait de bons ou de mauvais avis. Sur Twitter, j'ai lu les réponses de tout le monde, et je ne suis pas très d'accord avec Edwin Jackson. Je pense qu'il crache dans la soupe, car il a profité du système JFL. Il a peu joué au début et maintenant qu'il a explosé et qu'il joue au plus haut niveau, alors il se permet de critiquer. Mais en même temps, je comprends son point de vue quand il dit qu'il faut travailler dur. Lui, il a travaillé pour progresser mais il a aussi eu la chance et l'opportunité de jouer et de montrer ses progrès sur un terrain de basket. Mais je pense qu'il ne faut jamais oublier d'où on vient. Tu as beau être le plus fort la semaine si le coach ne te fait pas confiance, tu fais comment pour jouer et montrer que tu as le niveau ? Moi, j'ai eu la chance de rencontrer un entraineur formateur (Vincent Collet). A cette époque, les jeunes jouaient. Que ce soit Yannick (Bokolo), Pape (Amagou) ou même Amara (Sy), nous avons travaillé très dur la semaine et Vincent (Collet) nous donnait notre chance le week end. Il nous a lancé et nous lui avons rendu sa confiance sur le terrain. Comme la saison dernière ici avec Léo (Cavaliere), Elie (Okobo) ou même Corentin Carne, dès que nous avons fait appel à eux, ils ont su répondre présents. Elie ou Léo ont aujourd'hui des responsabilités dans notre équipe et c'est très bien pour l'image du club de voir deux jeunes issus de la formation réussir au plus haut niveau. 

Faire jouer les jeunes français est aussi très important pour l'équipe de France ? 

Tout à fait, on va le voir dès les prochaines semaines. Si on n'a pas des jeunes français avec du temps de jeu dans notre championnat, comment va-t-on faire pour être compétitif lors des phases de qualification sans nos joueurs NBA ou Euroleague ? Je pense que c'est l'avenir de notre équipe de France qui est en jeu, il faut en être conscients. Si on veut continuer à figurer dans le haut du panier aux Jeux Olympiques ou lors des championnats du Monde ou d'Europe, il faut que les Français aient du temps de jeu. 

Avez-vous retrouvé une seconde jeunesse dans le Béarn ? 

J'ai souvent entendu "la renaissance d'Alain Koffi", mais je n’étais pas mort (rires). J'ai traversé des moments compliqués et de doutes qui étaient le fait d'une blessure au genou. Mais j'ai toujours gardé confiance en moi. Peut-être que des gens ont cru que je ne reviendrais pas, il est vrai que des blessures au genou pour un basketteur, ce n'est pas facile. Mais elles m'ont permis de m'aérer l'esprit, de me focaliser sur autre chose et c'est pour cette raison qu'aujourd'hui, j'ai encore cette envie et cette rage de vaincre. Aujourd'hui, je ne pense à rien d'autre que d'être sur un parquet. 

Finir votre carrière à Pau, est une possibilité ?  

Je me sens bien à Pau, ma famille aussi. Si on me propose une extension de contrat alors pourquoi pas... Mais c'est à moi d'être performant sur le terrain pour mériter de continuer ici. En tout cas, j'y pense et j'espère que tout se passera bien.

À Pau,

23 septembre 2017 à 10:00
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