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ITW D.J. COOPER, GRAVELINOIS SURPRISE

Crédit photo : Guillaume Poumarede

Sa décision de rejoindre Gravelines-Dunkerque a fait l'effet d'une bombe dans le microcosme de la Pro A. Premier MVP depuis Nichols en 2009 à rester en France tout en changeant de club, D.J. Cooper nous a expliqués ses motivations. Une chose est claire, tant que les équipes d'EuroLeague ne se manifesteront pas, on continuera à le voir en France !

D.J., comment se passe ton été ?

Très bien ! Je me repose, j'en profite pour passer du temps avec ma famille et je me prépare pour la prochaine saison.

Une saison où tu défendras les couleurs du BCM Gravelines-Dunkerque. C'est un choix qui a surpris tant tu aurais pu gagner plus d'argent ailleurs ou même disputer une Coupe d'Europe. Mais pourtant, te voilà dans une équipe qui ne jouait pas les playoffs la saison dernière. Qu'est ce qui a motivé ta décision ?

Il y a beaucoup de facteurs qui sont entrés en jeu. À la base, mon objectif principal était de disputer l'EuroLeague mais la France est un excellent endroit pour ma famille, pour ma sécurité. De plus, Gravelines a beaucoup d'ambitions et veut jouer l'EuroCup ou l'EuroLeague prochainement. Alors j'ai pensé que cela pourrait être un bon défi pour moi.

L'affaire a été conclue rapidement entre vous ?

Oui ! Car, sauf Euroleague ou NBA, je voulais vraiment rester en France. Mon fils est très à l'aise ici, avec le style de vie et tout ce qui va avec. Et dès que j'ai parlé au coach, j'ai senti que ce serait une bonne décision pour moi et la meilleure chose à faire, en dehors de l'EuroLeague.

Tu t'es engagé pour deux ans, mais avec la possibilité de rejoindre une équipe d'EuroLeague avant Noël...

J'ai de la stabilité ET une clause de sortie pour l'EuroLeague. Je ne veux pas partir pour l'EuroCup ou la Champions League, je ne veux que l'EuroLeague. Et en attendant qu'une équipe d'EuroLeague soit prête à m'embaucher, la France est le meilleur endroit pour jouer au basket. Cette clause de sortie est valable jusqu'à Noël puis l'été prochain. Mais maintenant, je me concentre sur Gravelines. Je suis heureux d'être ici et mon objectif est de gagner le championnat. Vous savez, en France, tout le monde peut être champion alors pourquoi pas nous...

Tu as déjà discuté avec ton nouvel entraîneur, Julien Mahé ?

Oui, nous avons plusieurs conversations. C'est un jeune coach mais il a des principes similaires à ceux de coach Eric (Bartecheky, ndlr) à Pau. Je pense que cela va bien marcher entre nous. Il a de l'ambition et il est prêt à gagner aussi.

Tu sais ce qu'il attend de toi ?

Il veut que je sois un leader, que j'ai un impact positif sur cette équipe. Il y aura de jeunes joueurs, on vient aussi de signer William Buford et d'autres suivront. Le coach veut que je mène ce groupe et que je refasse ce que j'ai réalisé à Pau.

"J'ai parlé directement avec Limoges moi-même"

Qu'est ce que tu penses de l'équipe pour l'instant ?

Je ne peux pas dire grand chose pour le moment mais j'ai bon espoir ! Je suis simplement heureux de pouvoir en faire partie et on va essayer de gagner.

Tu as eu d'autres opportunités en France ? Les noms de Limoges, Le Mans et Strasbourg ont circulé...

Il faudrait que vous voyez cela avec mon agent mais oui, j'ai reçu des offres, j'ai même parlé directement à Limoges moi-même. Mais cela n'a pas pu se faire financièrement. Puis Gravelines est arrivé avec une très belle proposition, sur deux ans en plus. Je les respecte pour cela. Je suis heureux de ma décision et impatient d'arriver sur place.

(Chet Ervin, l'agent de Cooper : "Après sa saison, il a reçu des propositions de toutes les grosses équipes françaises. Cela s'est joué sur un critère financier, sur ce que les équipes pouvaient lui offrir. Il a aussi eu beaucoup d'intérêt à l'étranger mais il aime vraiment beaucoup la France. C'est une grande décision pour sa famille que de le voir rester en France.")

Et à l'étranger ?

Oui, on m'a proposé de jouer l'EuroCup, la Champions League... Mais je ne voulais pas aller en Europe de l'Est pour cela. Je ne veux que l'Euroleague. Et s'il n'y a pas l'EuroLeague, alors ce sera la France.

Mais en dehors du confort de vie ici, qu'est ce qui rend la France si différente des autres à tes yeux ?

La Pro A est un bon championnat, professionnel, organisé. Toutes les choses sont cadrées, l'argent arrive à temps. Parfois, je me suis retrouvé dans des situations stressantes par le passé (Cooper a joué en Grèce et en Russie, ndlr). Bien sûr que j'aimerais gagner de l'argent et j'ai le sentiment que je le ferai un jour. Les équipes d'EuroLeague savent où je me trouve.

On le sait, tu as été élu MVP du championnat de France. Deux mois après le verdict, qu'est ce que cela représente à tes yeux ?

Ça veut dire beaucoup ! Déjà, j'ai pu décrocher un meilleur contrat d'un point de vue financier, je suis dans une meilleure situation. Être désigné MVP m'a offert tellement d'options différentes : j'aurais pu jouer en Espagne ou dans n'importe quel autre pays. Il y avait énormément d'équipes intéressées. J'ai pu prendre mon temps et faire le meilleur choix à tête reposée.

"Je pense que je peux faire encore mieux qu'avec Pau !"

Est-ce que Pau a été la meilleure saison de ta carrière ?

Ce qui est sûr, c'est ce que ça a été une très bonne saison, sur le terrain et en dehors. J'ai toujours été enthousiaste et c'est pour cela que j'aime tant la France.

Je suppose qu'Alain Koffi va te manquer à Gravelines ?

Bien sûr qu'Al va me manquer ! C'est un bon coéquipier et un meilleur joueur encore. Mais ça fait partie du business : chaque année, il faut s'adapter à de nouveaux coéquipiers, bien s'entendre avec eux et j'ai vraiment envie d'aider les gars de Gravelines à être bons.

J'imagine que tu penses être capable de répéter à Gravelines ce que tu as réalisé avec l'Élan Béarnais ?

Je pense que je peux faire encore mieux ! Avec Pau, je crois avoir plutôt bien commencé la saison mais j'ai ensuite été quelque peu limité : nous avons eu énormément de blessures et moi tellement de responsabilités que je n'étais plus en pleine possession de mes moyens. Mais cette année, je pense que j'aurais un peu plus d'aide et on va faire de très belles choses.

Tu as suivi la fin des playoffs en France ?

Non, je n'ai vu aucun match, ni suivi les résultats. J'ai essayé de m'éloigner du basket et de rafraîchir mon esprit.

Pendant ta série de playoffs contre Strasbourg, tu as été directement opposé à Frank Ntilikina. Que penses-tu de lui ?

C'est un excellent jeune joueur ! Je ne lui souhaite rien d'autre que le meilleur en NBA. C'est une belle opportunité pour lui, il le mérite. Cela dit, je ne veux commenter la situation de personne mais New York n'est pas un endroit facile pour jouer au basket, spécialement lorsqu'on est un rookie. Il y a beaucoup de pression. J'espère qu'il aura le soutien des fans !

À quel point est-ce difficile d'attaquer contre lui, déjà un défenseur reconnu ?

En effet, il est bon en défense. Il est grand, athlétique et surtout, il est très long. Il travaille dur et il écoutait son coach, ce qui l'a beaucoup fait progresser.

Le mois dernier, l'idée de te voir disputer l'EuroBasket avec la Roumanie a fait son chemin. Qu'en est-il finalement ?

Oui, j'ai discuté avec la fédération mais malheureusement, il y a eu quelques petits problèmes avec ma femme. Et puis j'ai signé à Gravelines alors c'est mieux pour ma famille et moi de rester aux États-Unis, de me concentrer sur la saison et d'être en forme à 100% pour quand je débarquerai à Gravelines.


D.J. Cooper sous le maillot palois, déjà une image d'archive (photo : Sébastien Grasset)

 

11 juillet 2017 à 21:24
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