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JÉRÉMY NZEULIE PRÉSENTE LES CHAMPIONS

Crédit photo : GPJ

À l'instar de Mérédis Houmounou avec les champions de Pro B, nous avons demandé à Jérémy Nzeulie, l'animateur du vestiaire chalonnais, de nous présenter ses coéquipiers. Voici les champions de France 2017, vus par le MVP de la finale.

John Roberson (16,1 points à 47%, 2,9 rebonds et 6,6 passes décisives en 33 minutes, 44 matchs disputés) : « John est l’un des shooteurs les plus impressionnants que j’ai rencontré dans ma carrière. Je l’ai vu faire un exercice du coach... Il fallait mettre dix tirs à trois points, soit deux d’affilée dans cinq spots, pour pouvoir aller dans l’axe et en mettre dix autres en moins de deux minutes. Beaucoup de joueurs échouent et lui, il en a mis 29 en deux minutes... C’est très, très impressionnant. Il n’a dû rater que trois tirs en deux minutes, quatre maximum. Ça montre quel genre de shooteur il est. C’est un joueur très talentueux et l’un des plus gros bosseurs que j’ai eu l’occasion de voir. En plus, à côté de ça, c’est vraiment un super coéquipier, toujours le sourire, quelqu’un de très positif, qui met l’ambiance dans le vestiaire. C’est un gars génial. »

Gédéon Pitard (2,2 points à 35%, 1,1 rebond et 1,3 passe décisive en 11 minutes, 45 matchs) : « Gédéon était l’un de mes amis très proches dans cette équipe. C’était, comme j’aime l’appeler, mon partenaire ! On a souvent mis l’ambiance ensemble. Je pense qu’on a aidé le groupe à se souder en mettant une ambiance bon enfant. C’est vraiment quelqu’un de très gentil, l’une des personnes les plus gentilles que je connaisse. Il se plaint très peu, il est toujours prêt à travailler. À côté de ça, sur le terrain, c’était un peu l’âme de l’équipe. C’est le genre de gars qui fait tous les sacrifices nécessaires, il donne tout ce qu’il peut en défense. Il ne réfléchit pas, il n’est pas là pour calculer combien de points il devrait marquer ou quoi que ce soit. C’est vraiment quelqu’un qui se donne pour le collectif et je pense que, sans lui, on n’aurait pas fait la même saison. Même si les stats ne le reflètent pas, il a eu un apport énorme dans notre équipe. Comme les gens ont pu le voir lors du Match 5 de la finale. »

« Mais il est à deux de tension, c’est quoi ce cross ?! »

Axel Bouteille (8,3 points à 53%, 3,8 rebonds et 0,9 passe décisive en 20 minutes, 45 matchs) : « C’est notre attaquant ! Je l’appelle toujours « L’attaquant » car c’est un très fort joueur offensif. Il trouve toujours un moyen de marquer, tu ne sais même pas comment... Tu te dis « Mais il est à deux de tension, c’est quoi ce cross ?! » et puis là, boum, il te met un fade-away. Mais en fait, à force de le garder, je me suis rendu compte qu’il sait très bien se placer pour aller se mettre sur ses spots. Je pense qu’il a un très grand avenir devant lui. Et humainement, c’est un gars très simple, très calme. Il est toujours là à me sortir des blagues pourries, pour m’énerver. C’est un très bon gars avec qui je me suis très bien entendu. »

Lance Harris (12 points à 48%, 3,3 rebonds et 1,6 passe décisive en 28 minutes, 45 matchs) : « Lance, c’est notre autre gros shooteur à trois points. Il est très fort pour mettre des tirs compliqués. Pendant toute une partie de la saison, il était à plus de 15 points de moyenne et les gens ne se rendaient pas compte du niveau de difficulté de ses tirs. Donc quand il était un peu moins bien, on pouvait alors l’impression qu’il était moins bon mais c’est juste qu’on ne se rendait pas compte qu’il ne mettait quasiment que des tirs difficiles. Et malheureusement, on ne peut pas en mettre tout le temps. Il est aussi le plus gros boute-en-train de tous les Américains. Lance, c’est un peu moi en version américaine. Il aime toujours faire beaucoup de blagues un peu stupide. C’est toujours lui qui va faire rire et mettre l’ambiance. »

Cameron Clark (17,5 points à 51%, 5,8 rebonds et 2,2 passes décisives en 30 minutes, 44 matchs) : « Alors lui, c’est un joueur d’un énorme talent. Je pense qu’il a impressionné beaucoup de gens cette saison, et moi le premier. Quand je suis arrivé et que je l’ai vu petit comme ça, je me suis demandé ce que ça allait donner. Et au final, il a montré qu’il pouvait faire d’énormes choses puisqu’il a fini meilleur marqueur du championnat. C’est aussi un énorme bosseur : il a été l’acolyte de John pendant leurs séances supplémentaires. Il est silencieux mais c’est un coéquipier génial : ce n’est pas le genre de joueur à crier mais il va venir te voir tranquillement, te glisser un petit mot pour te garder motivé. C’est vraiment quelqu’un avec qui je me suis très bien entendu et que j’ai beaucoup apprécié. »

« Moustapha Fall, mon MVP de la saison »

Abdoulaye Loum (3,4 points à 43%, 3,1 rebonds et 0,6 passe décisive en 12 minutes, 30 matchs) : « Abdou, il a toujours le sourire, parfois même quand il arrive sur le terrain. Il nous a apportés une autre dimension physique et athlétique. Il nous a rendus énormément de services sur la deuxième partie de saison. À lui aussi, on lui doit quelques unes de nos victoires. En dehors du parquet, c’est un gars facile à vivre. Il est toujours heureux, il a toujours des bêtises à raconter donc c’est vraiment quelqu’un d’agréable à avoir dans le vestiaire. »

Moustapha Fall (11,5 points à 68%, 8,3 rebonds, 2,4 passes décisives et 2,2 contres en 30 minutes, 45 matchs) : «  À mes yeux, il est la révélation de la saison. Il faisait déjà de très bonnes choses à Antibes mais il a montré à tout le monde ce qu’il savait faire, en haussant son niveau d’un cran chez le deuxième du championnat. Moi-même, je ne me rendais pas compte de l’étendue de son talent. Je ne savais pas qu’il était aussi bon sur le post-up, je ne savais pas qu’il était aussi bon passeur, je ne savais pas qu’il était aussi bon défenseur. Il est mon MVP de la Pro A cette année, tant pour son apport en attaque qu’en défense. Et sinon, c’est un super bon coéquipier. Je me suis très bien entendu avec lui, nous sommes devenus très proches. Même s’il aime bien rigoler, c’est quelqu’un de discret, qui n’aime pas trop se montrer. Mais quand on découvre ce qu’il y a sous la carapace, il est vraiment adorable. »

Ekene Ibekwe (5,2 points à 45%, 3,2 rebonds et 0,9 contre en 15 minutes, 15 matchs) : « Ce qui est clair et net, c’est que sans lui, on n’aurait pas pu aller au bout. Il a un apport énorme en défense et au rebond. Même en attaque où parfois, il a sauvé des matchs lors des séries contre le Paris-Levallois et Strasbourg avec quelques tirs et des post-up. Ekene était notre guerrier et on peut vraiment le remercier. Le coach a pris une bonne décision en le faisant venir. Et de toute façon, vu qu’il n’y avait que des bons gars dans notre équipe cette année, lui aussi en était un. Il est très cool, très facile à vivre, toujours prêt à rigoler. Il arrivait dans le vestiaire avec ses petites musiques et se mettait parfois à danser.»

« Les gens ne se rendent pas compte à quel point Jean-Denys Choulet est une bonne personne »

Et aussi Mareks Mejeris (12 matchs), Thomas Gipson (8 matchs) et Zeke Marshall (12 matchs) : « Je m’entendais très bien avec les trois. On s’écrit encore avec Mareks. Il m’avait appelé pour me féliciter, il m’a tenu au courant de son titre avec le VEF Riga. Je suis toujours en contact avec lui et je voyais bien qu’il était content pour notre équipe, qu’on ait réussi. C’est dommage, il est parti au mauvais moment, je pense qu’il commençait à s’adapter mais il a décidé de partir quand même. Mais bon, les deux parties en sortent heureuses puisqu’il a eu son titre en Lettonie et nous le nôtre ici. Je m’entendais aussi très bien avec Thomas en dehors du terrain, on s’écrit toujours de temps en temps. De toute façon, lui, il est resté dans le groupe (il rit). C’est le seul des trois qui est parti mais qui continue de communiquer avec tout le monde, il est resté dans l’équipe. Quant à Zeke, son passage a été un peu plus difficile pour lui. Il ne s’entendait pas avec tout le monde. Mais tous les deux, on continue de s’écrire, il me tient au courant sur sa situation. Il a suivi un peu l’équipe, il m’a envoyé des messages de félicitations. »

Le staff :« Déjà, il faut féliciter le coach pour son recrutement et pour sa gestion de l’équipe cette année puisque cela nous a valu un titre. C’est vraiment quelqu’un que j’apprécie beaucoup. J’avais entendu des choses, pas forcément positives, sur lui avant de venir mais la plupart sont fausses : c’est quelqu’un de très agréable, de très facile à vivre, qui rendait les entraînements agréables. Les dires sur lui sont souvent très faux : je pense que les gens ne se rendent pas compte à quel point c’est une bonne personne. Et après, je me suis bien entendu avec tout le staff aussi. Par exemple, Maxime Paccaud était assistant-coach et il m’a beaucoup aidé dans la vie en dehors. Dès que j’avais besoin de quelque chose, je savais que je pouvais lui demander et il était toujours très réactif. Et puis, c’est un énorme boute-en-train. Dès qu’il fallait sortir une bêtise, il arrivait en premier. Il y avait aussi Julien Martin qui a fait beaucoup de séances individuelles pour tous les joueurs, il était toujours disponible si quelqu’un voulait bosser avec lui et il a fait du très bon travail tout au long de la saison. »

Retrouvez la première partie de l'interview de Jérémy Nzeulie ici.

07 juillet 2017 à 10:44
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