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LÉO CAVALIÈRE : "CE SERAIT UNE ÉNORME FIERTÉ D'ÊTRE UN JOUR LE CAPITAINE DE L'ELAN BÉARNAIS"

Crédit photo : Guillaume Poumarede

Il est le plus ancien joueur de l'effectif. Pourtant, Léopold Cavalière n'a que 21 ans. MVP du championnat Espoirs Pro A il y a deux ans, le natif d'Albi représente avec Elie Okobo la jeunesse vert et blanc. Très mature pour son âge, celui qui a tout pour être un jour le capitaine de l'Elan Béarnais, s'est confié à BeBasket. 

Léopold, la préparation avance et les résultats sont positifs pour l'instant. Quel est ton ressenti sur ses premières semaines avec le groupe version 2017/18 ? 

J'aime la façon dont on travaille. Ce groupe je le sens bien, on bosse bien. Pourtant il y trois nouveaux joueurs, un nouveau coach, mais tout le monde avance dans le même sens. Nous sommes encore en phase de préparation, mais je nous trouve plutôt bien rôdés. Mais attention, si le championnat commençait demain, nous ne serions pas prêts. Cependant, je trouve que nous sommes dans les temps et c'est très bien. Sur un plan personnel, je travaille tous les jours pour m'améliorer, je vais plus alterner que l'an dernier sur les postes 3 et 4 donc c'est à moi de tout mettre en œuvre pour être efficace sur les deux postes.

En 5 ans, tu as déjà connu trois entraineurs. Après Claude Bergeaud et Eric Bartecheky, quelle est la méthode Serge Crevecoeur?

La méthode Serge Crèvecoeur est assez proche de celle de Claude Bergeaud. C'est-à-dire une philosophie avec beaucoup de travail, plutôt basée sur la défense. Avec Eric Bartecheky les entrainements étaient moins longs même s'ils pouvaient être par moment très intenses, mais plus orientés vers l'attaque. Ça change, c'est à nous de nous adapter mais j'ai l'impression que la mayonnaise a bien prise, donc continuons ainsi.

Tu es capable de jouer sur le poste 3 et sur le poste 4. Sur quel poste te sens-tu le plus à l’aise ?

Je n'ai pas de préférence. Je pense que c'est un vrai plus de pouvoir être polyvalent. J'ai de la chance d'avoir et de savoir jouer sur le poste 3 et le poste 4. C'est une question d'habitude. J'ai joué la saison dernière sur le poste 3, là on attend que je puisse apporter à l'équipe sur le poste 4. J'avais un peu perdu l'habitude de jouer sur ce poste, mais ça revient assez vite. Cela me permet d'être polyvalent, d'être capable d'évoluer sur les deux postes et c'est un réel avantage pour la suite de ma carrière. L'an dernier, j'ai dû dribbler, tenir la balle, des choses que je ne faisais pas par le passé. Maintenant je dois continuer à progresser sur mon tir, continuer à être menaçant en attaque. Je sais qu'en défense je peux défendre sur les deux postes, mais en attaque c'est plus compliqué. Mais je ne m’inquiète pas car avec du travail tu arrives à tes fins.

Son rêve : remporter un titre avec l'Elan Béarnais 

Tu es natif de la région toulousaine, ressens-tu une certaine fierté d'avoir réussi à t'imposer ici à Pau tout près de chez toi?

Je suis né à Albi et j'ai grandi à Toulouse. Ça fait 6 ans que je suis à Pau, j'ai 21 ans donc ça va bientôt faire un tiers de ma vie que je suis ici, je me sens un peu Palois d'adoption. J'ai envie de rayonner avec ce club, de continuer à écrire l'histoire d'un des plus grands clubs du basket français. Tout faire pour remporter un titre de champion (le dixième) qui nous permettrait d'avoir une étoile sur le maillot. Je suis content d'être à Pau et j'espère y rester le plus longtemps possible.

Tu es aujourd'hui le joueur le plus ancien de l'effectif palois. Faire toute ta carrière à l'Elan Béarnais et être un jour nommé capitaine de l'équipe est-il un objectif ? 

Je ne me fixe pas ces objectifs, mais il est vrai que je peux l'envisager. Je suis bien à Pau, j'ai appris ici. Je suis arrivé en ici en cadets (U18), jai remporté des titres en jeune, cest des moments inoubliables. Tant qu'avec le club nous arrivons à nous entendre sur un plan de vue sportif mais aussi financier alors je n'ai aucune raison de vouloir partir. C'est clair que si je continue à prendre de l'ampleur dans le club alors peut être qu'un jour je serais nommé capitaine. Je me sens l'âme d'un capitaine et ce serait une énorme fierté d'un un jour le capitaine de cette équipe. 

Un rôle de grand frère

Thibaut Duval-Braquet et Damien Larribau sont des jeunes espoirs qui ont intégré le groupe professionnel cette saison. As-tu un rôle de grand frère avec eux ? 

Oui, j'essaie de jouer ce rôle. Ce n’est jamais facile quand tu es jeune d'intégrer un groupe. Ils peuvent par moment se sentir un peu perdus, donc je fais en sorte qu'ils soient le plus à l'aise possible. Que ce soit Emile (Chassaigne) ou Thibaut (Duval-Braquet), ils me demandent des conseils et c'est mon rôle d'être là pour les aider sur et en dehors des parquets. Il y a aussi un jeune Toulousain qui vient d'intégrer le centre de formation, donc je fais en sorte qu'il soit le mieux possible dans le club. Il a 15 ans, nous avons le même parcours et j'espère qu'il pourra connaître autant de belles choses que moi ici à Pau. Je ferais en sorte d'aller voir ses matchs. Mais c'est un rôle qui me tient à cœur, car quand je suis arrivé des joueurs comme Jean-Fred Morency ou Remi Lesca ont eu ce comportement avec moi, donc c'est la moindre des choses de le reproduire aujourd'hui. J'aime avoir ce rôle de mentor et j'espère que les jeunes pourront s'identifier à moi au moins sur mon attitude.

Tu es le dernier rescapé de la génération 96. Tu as dû être triste de voir tous tes amis de ta génération partir du club.

Il me reste Elie (Okobo), je ne fais pas de différence entre la génération 96 et 97. Mais il est vrai qu’année après année j'ai perdu des amis. Alex Moisy, Ivan Bede ou Lucas Dussoulier il y a deux ans, Corentin Carne, Franck Seguela cette saison, mais c'est comme ça, c'est la dure loi du monde professionnel. Moi je n'ai pas bougé, ce sont les autres qui m'ont quitté, donc c'est ça qui peut paraître bizarre. Mais on garde des contacts, on essaie de s'écrire le plus souvent possible. Ça fait partie des inconvénients d'une carrière de sportif de haut niveau. Tu te rencontres jeunes, tu apprends à vivre et à gagner ensemble puis tu voles de tes propres ailes....

08 septembre 2017 à 20:34
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