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PRO A
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LIMOGES ÉTEINT ENCORE LE RHÉNUS

Limoges éteint encore le Rhénus
Crédit photo : Dorian Brault - SIG

Même affiche que l'an dernier et même premier résultat dans la finale de Pro A.

Malgré le soutien du Rhénus et son retour en deuxième mi-temps, Strasbourg s'est incliné ce vendredi soir dans le Match 1 face à Limoges, sur le score de 68 à 70. Le CSP reprend donc l'avantage du terrain et fait un premier pas afin de conserver sa couronne. Pour la SIG, c'est une septième défaite de suite en finale du championnat.

Souvenez-vous. 29 mai 2013. Favorite de sa finale, la SIG concassait l'insolence de Nanterre - dont on ne promettait alors plus grand chose - et s'adjugeait facilement son premier match de la décennie en finale de Pro A. Depuis ? Niet, nada, rien. Sept matchs comptant pour la quête du titre de champion de France se sont écoulés. Et autant de fois, les Strasbourgeois ont terminé la tête basse. Dont quatre devant leur public. Balayé l'an dernier par Limoges suite à deux revers fatals dans son Rhénus, le club alsacien s'est une nouvelle fois pris les pieds dans le tapis, déroulé dans son antre en l'honneur du vainqueur de la saison régulière qu'il est. Si la pression a petit à petit été moins lourde à porter dans ces playoffs, les épaules strasbourgeoises ont encore fléchi au moment d'ajouter une unité en leur faveur dans une série finale.

Mais contrairement aux deux premières fois, l'adversaire qui se dresse face au club de Vincent Collet est cette fois attendu, aguerri et pas vraiment (du tout) outsider. Après être monté en puissance sur ses derniers matchs éliminatoires, le CSP est désormais capable de dicter sa loi à n'importe qui, n'importe où et n'importe quand. Du moins quand il a décidé de garder le ballon en mains. C'est ce qu'il a démontré dans ce premier épisode, afin de rester toujours invaincu dans ces playoffs. Et si la défense a été le mot d'ordre toute cette saison à Strasbourg, c'est Limoges qui s'en est le mieux servi dans un premier temps. Alors que les deux meilleures équipes de l'Hexagone s'adonnaient d'abord à un combat équilibré, se rendant coup pour coup (18-18, 11e), Limoges resserrait ses lignes et n'encaissait que six unités entre la 12e et la 19e minute (24-37).

Moerman : "Pas là pour me faire des potes"

Avec cinq marqueurs différents à longue distance (5/12) et autant de balles perdues à la mi-temps, le CSP avait su se montrer pragmatique et collectif pour prendre la poudre d'escampette à mi-match (27-38, puis 27-40 dès la reprise). Or, dans une situation qu'elle a de nombreuses fois expérimentée cette année, la SIG élevait immédiatement son niveau d'application des deux côtés du terrain, dans le sillage d'un Matt Howard omniprésent (14 points à 6/13, 12 rebonds et 5 passes pour 23 d'évaluation en 28 minutes) et du facteur X Anthony Dobbins (8 points à 3/5, 3 rebonds et 2 passes). Porté par un Rhénus réchauffé, Strasbourg alignait alors un 13-0 pour revenir à hauteur en six minutes (40-40, 27e). Du côté de la SIG, l'adresse était revenue - mais pas à trois-points ! -, tandis que le CSP était contraint de rendre huit fois la gonfle à l'adversaire dans le seul troisième quart-temps (46-47).

Mais le club haut-viennois pouvait compter sur l'apport habituel de Nobel Boungou-colo (12 points à 4/8 et 7 rebonds) et surtout celui salvateur de Ousmane Camara (14 points à 7/9 et 9 rebonds dont 7 offensifs pour 19 d'évaluation en 17 minutes). Alors qu'Ali Traoré (13 points à 5/8 et 4 rebonds) avait pris les choses en mains au début du dernier quart-temps, Camara tenait la baraque limougeaude, qui continuait de perdre quelques ballons (55-53, 35e). Jusqu'à ce qu'Adrien Moerman (10 points à 4/7 et 6 rebonds) ne vienne montrer au Rhénus qui est le MVP. Visant du regard les travées du Rhénus à quelques reprises, le meilleur joueur de la saison régulière "n'était pas là pour [se] faire des potes, mais pour jouer et gagner". Ce qu'il a fait, puisqu'un gros shoot égalisateur (55-55), puis un tir primé autoritaire (59-63, 37e) sont venus mettre le CSP sur la bonne voie.

Quand Limoges ne perd pas le ballon...

Maladroit tout au long du match (9 points à 2/8), Jamar Smith profitait du money-time pour se refaire et augmentait l'avance des siens à moins de deux minutes de la fin (60-66). Si Jérémy Leloup divisait illico presto par deux cet écart derrière l'arc (63-66, 39e), celui-ci voyait dans la foulée sa nouvelle tentative lointaine faire le tour du cercle et ressortir. Après avoir de nouveau ramené la SIG dans la dernière minute (65-68), l'ailier alsacien récupérait la possession sur la remise en jeu suivante et tentait sa chance sans attendre à l'extérieur. Son tir, contré, marquait la fin des derniers espoirs de Strasbourg. Après Jamar Smith, c'était au tour de Pooh Jeter (4/4 pour chacun des deux aux lancers) de remplir son contrat sur la ligne (65-70, 40e). Malgré un nouveau ballon perdu sur remise en jeu, le CSP avait fait l'essentiel et pouvait s'imposer 68 à 70.

Si les deux dernières ont redonné à la SIG des occasions (manquées), les balles perdues limougeaudes auront été l'un des indicateurs marquants du match. Les hommes de Philippe Hervé en auront certes perdu 18 au total, mais seulement 5 sur toute la première mi-temps. Et surtout, aucune entre la 35e et la dernière minute, quand s'est faite la décision. A noter également la bonne adresse du CSP à trois-points : 8 sur 18, grâce à... sept "primeurs" différents. A contrario, du côté de Strasbourg, la maladresse derrière la ligne majorée (4/23) a été l'une des vraies explications de cette défaite. Tout comme peut l'être celle derrière la ligne des lancers-francs 8/16 - dans une moindre mesure puisque le CSP termine de son côté à 12/21. Vainqueur du match - sur le fil, tenons à le préciser - à l'évaluation (82-78), mais pas au tableau d'affichage, la SIG perd donc de nouveau l'avantage du terrain face à Limoges. Tâche à elle de débloquer son compteur dès dimanche (17 heures au Rhénus) pour ne pas revivre une nouvelle désillusion.

12 juin 2015 à 22:40
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QUI A ÉCRIT CE PAPIER ?
EMILE VAIZAND
Je gazouille sport. Mais pas que...Blagues pourries assumées.
Emile Vaizand
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