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QUELLE PRO A EN 2016/17 ?

Jamal Shuler AS Monaco
Crédit photo : Sébastien Grasset

La Pro A reprend ses droits ce vendredi. Quel favori, quels outsiders, quel MVP ? Voici un avis complet sur la question, sans oublier une revue d'effectif équipe par équipe.

Le (triste) Match des Champions passé, la saison peut maintenant commencer. C'est dans le Chaudron du Portel que sera donné le premier entre-deux de la saison 2016/17 de Pro A ce vendredi soir. Le promu y reçoit Nanterre 92 avant que, 30 minutes plus tard,  Hyères-Toulon, Gravelines-Dunkerque, Paris-Levallois et Nancy ne débutent à leur tour.

Alors, qui succédera à l'ASVEL ? Qui sera condamné à descendre en Pro B comme Rouen et Le Havre en mai dernier ?

Monaco, archi-favori

Championne de France en titre, l'ASVEL ne fait pas figure de favori. Le départ du MVP de la finale des playoffs, Casper Ware, est une vraie perte. Charles Kahudi débute la saison par plusieurs semaines d'absence. David Lighty et Livio Jean-Charles plus là, l'incroyable impact physique de l'équipe lors des derniers playoffs est revu à la baisse. L'ASVEL peut légitimement viser le top 4 (qu'elle n'a pas atteint la saison dernière ceci dit) mais il y a, sur le papier plus fort.

Et sur le papier, l'AS Monaco a un train d'avance sur Strasbourg. La Roca Team, qui a vécu une énorme saison de promu en 2015/16 (vainqueur de la Leaders Cup, premier de la saison régulière, demi-finaliste des playoffs), a conservé ses meilleurs éléments, Shuler et Ouattara. Avec ces deux là ainsi que Zack Wright et Dee Bost, Zvezdan Mitrovic pourra compter sur une ligne arrière incroyablement dense. L'expérience sur les postes 3 et 4 de Sergii Gladyr, Niklas Caner-Medley et Amara Sy, sera complétée par la puissance de Jordan Aboudou et Brandon Davies ainsi que la verticalité de Bangaly Fofana qui, défensivement, reste unique en Pro A de par sa taille, son engagement et sa mobilité. Avec le départ d'Adrian Uter (pour l'ASVEL), la raquette apporte moins de garanties offensives que la ligne arrière. Mais nul doute que le mécène Sergei Dyadechko saura la renforcer si besoin.

La SIG, un renouveau pour un nouveau succès ?

Plus académique, la SIG a fait le ménage en conservant un coeur de groupe (Matt Howard, Paul Lacombe et Jérémy Leloup) qui permet de garder une partie de son âme et surtout une garantie de compétitivité et de combat. Avec A.J. Slaughter et Erik Murphy, le nouveau coach Henrik Dettmann dispose de deux gros attaquants. En compagnie d'Erving Walker et Paul Lacombe, A.J. Slaughter pourra tenter de rivaliser avec la ligne arrière monégasque. Et si le jeune Frank Ntilikina (18 ans) passe le cap comme attendu, la SIG pourra faire plus que rivaliser. La présence d'un quatrième intérieur référencé, derrière Mouhammadou Jaiteh en 5, donnera plus de garanties à la SIG qui a perdu son premier officiel de la saison à... Lille.

Le Mans, comme toujours outsider

Du côté du Mans, comme l'an dernier, c'est l'impact physique qui est le plus gros atout. Le MSB possède aussi une ligne arrière talentueuse avec le petit Giordan Watson ou encore le scoreur québécois Olivier Hanlan. Sur le poste 3, Lahaou Konaté ne devrait pas tarder à exploser si ce n'est déjà fait. Dessous, entre Yarou et Yeguete, ça va brasser et ramasser des rebonds. Les progrès de postes 4 plus longilignes et fuyants Petr Cornelie et Jonathan Jeanne pourraient donner une autre dimension à l'équipe.

La rude lutte pour le top 8

Monaco, Strasbourg, ASVEL et Le Mans. Quatre équipes que l'on devrait retrouver en playoffs. Mais dans cette Pro A, on n'est jamais sûr de rien. Car tout le monde a justement ce mot à la bouche, les "playoffs". Equipe la plus illisible de par ses choix jugés étrangers, le Limoges CSP version 2016/17 (de début de saison, on s'entend) est plus qu'intrigant. Mais avec DaShaun Wood et Klemen Prepelic, Dusko Vujosevic a deux garanties supplémentaires sur lesquelles il n'a pas pu s'appuyer lors de la campagne de pré-saison. Quant à l'objectif de maintien annoncé, il n'est certainement pas celui de l'équipe.

L'Elan Chalon de Jean-Denys Choulet a aussi connu des résultats très intéressants en préparation (victoire à l'Ain Star Game puis au Tournoi Aviva de Bourges) et devrait faire quelques cartons derrière les dingos du shoot John Roberson et Lance Harris. En espérant qu'Axel Bouteille soit enfin responsabilisé à la hauteur de son talent. Le BCM Gravelines-Dunkerque a comme toujours une densité physique très élevée. De quoi légitimement viser le top 8. Pour l'Elan Béarnais, après un été de changement et une belle pré-saison, il faudra confirmer sur les ailes d'un D.J. Cooper complètement relâché.

Derrière, c'est plus homogène que jamais. Avec expérience, Orléans et Cholet peuvent s'approcher de nouveau du Top 8. Mais aussi rapidement dégringoler vers la zone de relégation. Comme Nancy, ils ont du talent mais manquent de banc. Dijon sera dur et bien coaché, de quoi se sauver. Et pourquoi pas retrouver les playoffs.

Enfin, Nanterre a beaucoup de boulot. Le Paris-Levallois aura fort à faire avec un coeur d'équipe très jeune. Et Châlons-Reims aura bien besoin de retrouver le génie de Mark Payne.

Pour Antibes, attention à la deuxième saison dans l'élite. C'est le petit poucet de la division avec le HTV. Mais le club varois surfe sur une belle dynamique après deux grosses saisons, comme Le Portel qui a construit une vraie belle équipe.

Quel MVP ?

Quels seront les joueurs qui domineront cette saison ? Difficile à dire. Surtout, les effectifs dotés des joueurs les plus talentueux sont aussi les plus complets. Il apparaît compliqué pour un Jamal Shuler d'avoir des statistiques de MVP quand on sait qu'il sera associé à d'autres joueurs de niveau All-Star (Bost, Wright et Ouattara). D.J. Cooper, lui, aura les clés de la maison à l'Elan Béarnais. Il sera très certainement le meilleur passeur de Pro A et si l'Elan Béarnais accroche encore le top 8, il sera sans aucun doute très bien placé au référendum du meilleur joueur de la saison 2016/17.

Si l'Elan Chalon accroche encore le top 4, ça sera sans doute en bonne partie grâce à un excellent John Roberson. Capable de sorties à sept ou huit 3-points marqués, il jouit lui aussi d'une grande liberté sous les ordres de Jean-Denys Choulet.

Enfin, en pagaille, il y a quelques autres clients : Mark Payne, Mykal Riley, Olivier Hanlan, Justin Cobbs ou A.J. Slaughter (et on en oublie certainement). Une majorité d'arrières dans un championnat où les meilleurs intérieurs ne restent pas longtemps.

La tendance, club par club

Antibes : La deuxième saison d'un promu est toujours plus compliquée que la première. Les progrès de Moustapha Fall, très complémentaire avec le poste 4 fuyant Tim Blue, ont donné une belle dimension aux Sharks la saison passée. N'est-ce pas la saison de trop pour s'appuyer sur le vétéran Will Solomon à la mène, ce dernier ayant sérieusement baissé le pied sur la phase retour en 2015/16 à l'image de son équipe ?

Elan Chalon : John Roberson, Lance Harris, Moustapha Fall. Jean-Denys Choulet a de sacrés arguments dans son équipe. Mais l'Elan est-il capable de faire mieux encore que la saison passée (quatrième de la saison régulière) ? Mieux, pas forcément. Mais aussi bien serait déjà très bien, même si gagner un petit trophée serait mieux qu'être placé.

Châlons-Reims : La mayonnaise prendra-t-elle dans cette équipe quasiment uniquement composée de bons joueurs de Pro A de ces dernières années ? Il faudra avant tout que le génie de Mark Payne, vu dans la Marne en 2014/15, revienne après s'être égaré dans le Limousin la saison dernière. Pour le reste, cette équipe plutôt bien construite manque peut-être d'un poste 1 capable de faire la différence et d'une vraie rotation au poste 4. Pour les playoffs, ça sera sans doute un peu court. Pour le maintien, ça devrait suffire. Même si entre les deux la marge est faible.

Cholet : Voici une équipe de vétérans au QI basket élevé pour comprendre le système complexe (mais efficace quand il est saisi) de Philippe Hervé. Le technicien champion de France 2015 a construit une équipe à son image. Mais celle-ci manque peut-être de qualités athlétiques pour répondre aux exigences de la Pro A. Les rotations, à l'image des postes 2 et 3, sont un peu courtes. En cas de pépins physiques, ce sera compliqué. Et le potentiel remplaçant devra tout assimiler en un rien de temps. Derrière Ilian Evtimov, qui devrait se sentir comme un poisson dans l'eau dans les Mauges, il manque aussi un poste 4. Attention à Jerry Boutsiele, dont l'explosion est attendue.

Dijon : La pré-saison n'a pas été très enthousiasmante. Mais sous les ordres de Laurent Legname, l'équipe devrait rester compliquée à battre. L'identité restera avant tout défensivement et cette JDA devrait être encore plus rugueuse qu'habituellement avec Judith, Alingue, Passave-Ducteil ou encore Mbida. De l'autre côté du terrain en revanche, cela manque un peu de talent offensif. Mais avec un budget moindre, il faut faire des choix de recrutement. Et ceux de la JDA paraissent cohérents.

Gravelines-Dunkerque : Pour sa probable dernière saison à la tête du BCM, Christian Monschau a concocté une nouvelle équipe très athlétique. Avec deux postes 4 fuyants, le petit Myles Hesson et le shooteur Aaron Cel, les nombreux arrières (Cobbs, Keita, Gray et Dobbins) auront beaucoup d'espace et de libertés pour s'exprimer. Dessous, ça va bastonner avec les costauds Shawn King et Nando Raposo mais l'alternance extérieur-intérieur ne devrait que très peu exister. L'équipe va encore pouvoir abuser du tir à 3-points, à l'image de Steven Gray. Quand ça rentrera, banco. Quand ça ne fonctionnera pas, la soirée risque de se terminer plus tristement.

Hyères-Toulon : De retour en Pro A quatre ans après, le Hyères-Toulon a construit une équipe qui semble équilibrée. Dans le jeu bien cadré de Kyle Milling, les jeunes David Michineau, Alexandre Chassang et William Howard auront à coeur de donner un véritable élan à leur carrière professionnelle. Mais c'est globalement tout l'effectif, très jeune, qui aura tout à prouver. Akeem Williams et Ryan Evans arrivent de Pro B où ils étaient des joueurs majeurs mais que l'on n'imaginait pas encore être promus à ce niveau. Lucky Jones (23 ans) n'a qu'un an de basket professionnel derrière lui et Trevis Simpson (25 ans) seulement deux de plus. Ferdinand Prénom s'est relancé à Boulogne-sur-Mer mais doit s'affirmer comme un vrai poste 5 titulaire de Pro A. Par ailleurs, l'équipe manque de centimètres mais semble très athlétique. Anthony Christophe, seul joueur né avant 1989, aura un rôle très important dans le vestiaire pour mettre l'ambiance mais aussi pousser les jeunes à agir en bons professionnels, comme ils sont décrits par leur président. La mayonnaise peut prendre. En tout cas, l'équipe, sérieusement renouvelée malgré le succès de la montée (Maurice Acker n'a toujours pas de club), est intrigante.

Le Mans : Ca va envoyer du brin à Antarès. Entre l'imposant Mouphtaou Yarou et le très intense Will Yeguete, le MSB va prendre du volume dans la raquette. L'équipe d'Erman Kunter devrait encore dominer le rebond. Avec ces deux là plus Amagou ou encore Konaté à l'extérieur, ça va défendre fort. Watson, Olivier Hanlan, Jonathan Jeanne, Mickaël Gelabale et Petr Cornelie vont devoir se mettre au diapason. De leur capacité à être régulier de l'autre côté du parquet tiendra la réussite du MSB cette saison. Sans oublier le petit poste 4 Ryan Pearson, performant en pré-saison (18 d'évaluation lors du Match des Champions). Le Mans sera comme toujours placé. Mais peuvent-ils faire plus ?

Le Portel : L'ESSM semble sur la lancée de ses playoffs 2016. L'euphorie, qui sera sans aucun doute partagée par le Chaudron, leur permettra de gagner des matchs pour se sauver. La raquette, composée de trois des meilleurs joueurs de la saison dernière de Pro B (le fidèle Jakim Donaldson, Lance Goulbourne et Frank Hassell) sera peut-être un peu courte en cas de soucis de fautes ou blessures mais aura l'occasion d'être dominatrice sur certains matchs. A la mène, Darrin Dorsey peut faire la différence s'il ne tombe pas dans l'excès d'individualisme. Mais dans ce cas, Eric Girard pourra toujours compter sur son autre option au poste 1, le solide Benoit Mangin. L'effectif, bien que talentueux, semble néanmoins un peu court, surtout au vue de la fragilité historique de certains joueurs (Mo Hachad et Lance Goulbourne en tête). Mais avec un petit budget, il faut toujours faire des choix. Et ceux du tandem Girard - Perigois semblent plus que cohérents.

Limoges : C'est l'énigme de cette intersaison. Les recrues au CV peu enthousiasmant (surtout Ernest Scott et Zamal Nixon) ont montré différentes aptitudes en pré-saison. Au final, l'équipe est finalement bien dotée sur les lignes arrières (Nixon , Wood, Prepelic et Buford) mais semble légère aux postes 3 et 4. Mathieu Wojciechowski devra passer un cap et C.J. Fair monter son niveau d'exigence. Quant au niveau du poste 5, il dépendra surtout de l'abattage du MVP de la finale des playoffs de Pro A 2015, Ousmane Camara, Fréjus Zerbo et Romain Duport étant destinés à tenir un rôle bien précis.

ASVEL : John David Jackson a beaucoup perdu cet été. De l'expérience, du talent (Ware, Jean-Charles et Andersen) et surtout de l'impact physique. Les remplaçants ne sont franchement pas convaincants, pour le moment. On ne doute cependant pas de la capacité de Tony Parker à faire des ajustements en cours de saison. Comme le retour de Casper Ware après la pré-saison NBA des Washington Wizards ? L'équipe, telle qu'elle est, aura cependant la capacité à être dans le top 8. Puis à donner un coup d'accélérateur avec Charles Kahudi dans ses rangs ainsi que, peut-être, de nouveaux joueurs.

Monaco : L'équipe la mieux dotée sur le papier du championnat. Monaco semble favori en France (voir ci-dessus) et peut-être même en Basket Champion's League. La ligne arrière (Bost, Wright, Shuler et Ouattara) est tout simplement incroyable. Sous leur seule pression offensive et défensive, des équipes du championnat devraient très facilement pliées. Si Bangaly Fofana retrouve son efficacité de la dernière saison strasbourgeoise, si Davies confirme ses progrès et Niklas Caner-Midley s'adapte à la Pro A, alors il sera très difficile de battre la Roca Team.

Nancy : Après une saison 2015/16 catastrophique, le SLUC a tout changé ou presque. Le coach Alain Weisz est toujours là de même que le petit du centre de formation, Benjamin Sene. L'arrivée du meneur Gregory Vargas est une vraie bonne idée et le bras d'Ebi Ere pourrait gagner quelques matchs à lui tout seul. Reste à savoir si Marc Trasolini aura la dureté nécessaire, si l'intensité de Dario Hunt lui permettra de compenser son manque d'adresse, et si les rotations ne seront pas trop courtes. A suivre également les performances de Thaddeus McFadden, qui à 29 ans aura à coeur de prouver qu'il peut évoluer dans un ligue importante en Europe, lui a parcouru le monde pour arriver jusqu'ici. Pour les playoffs, le banc semble néanmoins un peu court. Les cadres devront être vraiment dominants pour atteindre cet objectif.

Nanterre : Quelle équipe de Nanterre pour la saison 2016/17 ? On avoue ne pas être totalement convaincu pour le moment. Le départ du très talentueux Quinton Hosley, qui ne s'est visiblement jamais vraiment impliqué, fait baisser la dangerosité potentielle de l'équipe, même s'il sera très certainement remplacé. Les meneurs Heiko Schaffartzik et Chris Warren ont un profil similaire de "volume shooteurs", Baptiste Tchouaffe va montrer le bout de son nez mais n'a que 18 ans, et il semble manquer dans l'équipe d'un gros poste 5 capable de fixer les défenses pour ressortir de bonnes balles pour les nombreux shooteurs de l'effectif. Malgré tout, Nanterre devrait rester compétitif, Mykal Riley, le Palais des Sports Maurice Thorez et Pascal Donnadieu étant des assurances tous risques. Mais comme pour l'ASVEL, des améliorations seront sans doute nécessaires.

Orléans : Surfant sur une deuxième partie de saison très intéressante, l'OLB annonce et répète vouloir jouer les playoffs. C'est d'ailleurs l'objectif officiel des dirigeants comme des joueurs (et Dieu sait que c'est différent en ce moment). Seulement, pour le moment, Orléans n'a pas montré grand chose de positif en préparation. Les vétérans, pas fans de la pré-saison, vont-ils montrer autre chose une fois les vrais matchs débutés ? Certainement. Mais le -24 en match officiel, à Roanne en Coupe de France, fait tâche. L'équipe, à l'image du meneur de jeu et meneur d'hommes Antoine Eito, a une grosse capacité de réaction. La capacité d'Ahmad Nivins à retrouver son niveau et la capacité d'adaptation du talentueux Micah Downs seront deux clés pour s'approcher de l'objectif initial.

Paris-Levallois : Avec un budget en nette baisse, le PL a fait confiance à sa base de jeunes. Les leaders Rémi Lesca et Louis Campbell sauront les driver et les clés du camion seront filées à Jason Rich en attaque. Dessous, Vincent Poirier devra prendre une dimension encore plus importante (surtout offensivement) pour que le PL puisse se mêler à la lutte pour les playoffs. Mais l'objectif sera certainement de s'éloigner le plus vite possible de la zone rouge.

Elan Béarnais : Si Eric Bartecheky a perdu nombre de ses cadres (Thompson, Harris, Yeguete et Smith), il est parvenu à reconstruire une belle équipe. Dans un registre moins scoreur mais plus créateur, D.J. Cooper devrait sans aucun doute devenir All-Star, voire plus. Ron Lewis devrait reprendre le rôle de serial shooteur de Lance Harris et Alain Koffi pourra se réaffirmer comme un gros joueur de Pro A dans le rôle de Yeguete. Au-delà de ça, on se pose des questions sur l'impact potentiel d'Antywane Robinson, génial avec Cholet il y a six ans mais souvent déroutant par la suite. Vitalis Chikoko, belle surprise de la pré-saison, devra confirmer maintenant que la vraie saison débute. Enfin, Léopold Cavalière et Elie Okobo ne pourront se contenter d'un impact occasionnel. Ils devront devenir de vraies rotations solides. Comme Nanterre, Le Portel, Orléans ou Nancy, le talent semble au rendez-vous mais l'effectif est un peu court. Si l'EBPLO traverse l'hiver sans encombre, l'objectif de playoffs semble raisonnable. En cas de pépins, ça sera nettement plus compliqué. Mais avec le génie de D.J. Cooper...

Strasbourg : La grosse équipe derrière Monaco, c'est Strasbourg. Dense à l'arrière, dans l'aile et sur le poste 4, la SIG doit par contre avoir un vrai relais au centre à Mouhammadou Jaiteh, qui a montré ses limites dans ce rôle à Nanterre même s'il possède encore une grosse marge de progression. Le coaching d'Henrik Dettmann sera également scruté. Va-t-il imposer un style rigoureux comme a pu le faire Vincent Collet - souvent avec succès, parfois pas comme l'Histoire le retiendra - ou va-t-il laisser les artilleurs Erving Walker et A.J. Slaughter s'éclater comme il peut laisser Petteri Koponen tirer à tout va avec la Finlande ? Ce sera l'une des questions de ce début de saison.

23 septembre 2016 à 12:20
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QUI A ÉCRIT CE PAPIER ?
GABRIEL PANTEL-JOUVE
Tout ça pour mettre une balle dans un cercle.
Gabriel Pantel-jouve
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