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SOFIANE BRIKI, L'ENFANT DE L'ASVEL

Sofiane Briki ASVEL Espoirs
Crédit photo : Romain Villachon

Enfant de l'ASVEL, Sofiane Briki retrace pour nous son parcours, ses objectifs et ses ambitions sur le long terme.

Par Romain Villachon,

Joueur au talent offensif déjà reconnu, Sofiane Briki (1,93 m, 18 ans) suit le destin d'Amine Noua, autre joueur ayant débuté le basketball à l'ASVEL et y jouant désormais chez les professionnels. Passé par le Pôle Espoirs du Lyonnais, le Centre Fédéral mais aussi les équipes de France jeunes (on a pu le voir briller lors de l'Euro U18 cet été), ce poste 2/1 découvre désormais le championnat Espoirs et le professionnalisme avec son club de toujours. Il nous retrace son parcours et nous parle de l'avenir.

Ses débuts dans le basket

« Je suis né au Havre mais je n'y suis pas resté très longtemps. Moins d'un an. Je suis juste né là-bas et je me sens complètement Villeurbannais car je suis arrivé très tôt, à l'âge de 2 ou 3 ans. Ma mémoire ne se rappelle que de Lyon ». Il a très vite était attiré par le basket « j'ai eu ma première licence à 5 ans en baby à l'ASVEL. Mes parents n'étaient pas basketteurs. J'ai choisi ce sport après avoir regardé Space Jam. Je voulais être comme Michael Jordan : sauter du milieu de terrain et dunker. Je faisais aussi un peu de tennis en parallèle où j'avais également plutôt un bon niveau. Après il a fallu choisir entre les deux licences pour une question de budget. Encore une fois ce sont aussi des films comme Coach Carter qui m'ont influencé et j'ai choisi le basket ».

Une longue histoire avec l'ASVEL

De sa première licence à aujourd'hui, il est resté fidèle à l'ASVEL. « J'y ai fait toutes les catégories ». Y compris quand il a intégré le pôle Espoirs du Lyonnais pour ses années minimes puis lors de ses trois années cadets à l'INSEP. « En partant à l'INSEP, j'ai signé une convention avec l'ASVEL pour une durée de quatre ans. Quand je revenais pendant les vacances ou les week-ends, je m’entraînais avec les cadets puis les espoirs et ces derniers temps les pros ». Cette année, il s'entraîne avec les espoirs et les professionnels, toute la semaine : « je travaille pour avoir du temps de jeu en Pro A le plus rapidement possible ».

Les années au pôle du Lyonnais

Sofiane a passé ses deux années minimes au pôle du Lyonnais. « Quand je rentre au pôle, la première année était de la découverte. On commence un peu à entrevoir le haut niveau mais ça semble loin ». Pourtant, il côtoie tous les jours la génération 1998 parmi lesquels Thibault Desseignet, Thimothé Vergiat, Louis Weber ou encore Marlon Kessler. « Tous ces gars là avaient déjà beaucoup d'ambition donc le fait de les côtoyer tous les jours et voir comment ils imaginaient leur avenir, les ambitions qu'ils avaient (Timothé Vergiat souhaitait intégrer l'NSEP) aide à mûrir son projet ». Mais ce n'est que pendant la seconde année que le Lyonnais prend la décision de tout mettre en place pour un objectif : intégrer l'INSEP : «  c'était vraiment un objectif clair et net. J'ai beaucoup travaillé pour intégrer l'INSEP et devenir professionnel. J'ai énormément mûri dans mon éthique de travail ».  

Les tests d'entrée à l'INSEP

Pour beaucoup de joueurs c'est un passage extrêmement difficile. La semaine est longue et éprouvante physiquement comme mentalement « Les tests c'est toujours délicat. La semaine est très dure. On ne joue pas complètement notre avenir mais déjà notre place à l'INSEP. Si je n'avais pas été pris cela aurait été une grosse déception mais je ne me serais pas arrêté pour autant ». L'année suivante, Sofiane intègre le centre fédéral avec un objectif clair : travailler pour devenir professionnel.

Ses études

Mais le garçon a la tête sur les épaules : « je pense que c'est important pour l'après carrière ». L'INSEP a la réputation de très bien encadrer ses jeunes scolairement. À son arrivée, Sofiane est un cas un peu particulier : « J'avais sauté une classe donc j'étais directement en première en arrivant ». Il fait un bac STMG qu'il réussit avec une mention assez bien. Contrairement à ses camarades, il a dû choisir une orientation pour sa troisième et dernière année : STAPS «  mais cela ne me convenait pas. Je n'ai pas continué cette année ». Le pur produit Villeurbannais n'a pas pour autant abandonné l'idée de se former à la vie professionnelle : « je fais un DU (Diplôme Universitaire, ndlr) sur un an : capacité en gestion des entreprises. Celui-ci est plus en rapport avec mon bac ». Il anticipe également sur les années futures : « je pense que je vais continuer au fil de ma carrière sur les étés ou en horaire aménagé pour avoir toujours un petit bagage ».

Son retour à l'ASVEL

Le Villeurbanné de cœur ne s'est pas posé la question : « je suis sous convention jusqu'en fin d'année prochaine avec l'ASVEL. C'est chez moi, c'est mon club. J'habite à 300 mètres de l'Astroballe. Le projet qui est en train de se mettre en place autour des jeunes et des compétitions européennes... c'est un club qui va compter dans l'avenir et j'ai envie de prendre part à ce projet. Je ne voulais pas partir ailleurs ». ASVEL vs INSEP. Nous lui avons alors demandé de comparer les deux entités : « L'INSEP est un cocon. On est bichonné. C'est aussi vraiment très bien au niveau de l'aménagement des horaires de cours et des horaires d’entraînement ». « À l'ASVEL, on entre dans la sphère professionnelle. On peut discuter avec les pros, voir leur éthique de travail. C'est quelque chose qu'il n'y a pas à l'INSEP. Au niveau du basket, à l'INSEP on travaille beaucoup et avec une grande intensité collectivement. À l'ASVEL, c'est beaucoup plus basé sur le développement individuel. »

EuroLeague Junior vs NM1

Il a connu les deux... déjà. L'EuroLeague junior il l'a disputée à trois reprises : avec l'ASVEL la première année puis deux saisons avec l'INSEP. Il était dans le groupe champion en 2017 à Istanbul. Tournoi au cours duquel il a tourné à un peu plus de 9 points de moyenne et 5 passes décisives pour 13 d'évaluation. Puis il a bien évidemment évolué en NM1 avec le Centre Fédéral pour 9 points marqués et 2,5 passes en 24 minutes la saison dernière. Son avis : « C'est complètement différent. En NM1 on prend cher. Sur le coup, c'est toujours très très dur. Au fur et à mesure des semaines qui passent sur quelques matchs on se rapproche mais il manque toujours ce petit détail pour aller chercher la victoire ». Pourtant, ils travaillent énormément : « les semaines sont très chargées, très intenses avec Jean-Aimé Toupane et quand on voit qu'on n'y arrive pas en NM1 ça fait toujours un peu mal ». Le passage par l'EuroLeague fait du bien aux têtes : « Par contre, quand on voit sur le long terme, que l'on gagne avec des écarts de 20 points en EuroLeague Junior (U18). Tout le travail a porté ses fruits. C'est une grosse satisfaction. On se dit qu'on n'a pas travaillé pour rien. Se mesurer à ce genre d'équipes et gagner c'est vraiment magique (NDLR : au tournoi final, le CFBB a pris le meilleur sur Barcelone, l’Étoile Rouge de Belgrade, le CSKA Moscou et Mega Lex pour s'imposer) ».

EuroLeague vs NBA

Comme tous les jeunes, Sofiane a été élevé à la NBA : « Je ne regardais que la NBA. Jusqu'à 15-16 ans, ce n'était que la NBA » ! Puis l'influence des coachs lui a permis d'ouvrir son champ de vision : « La NBA, c'est vraiment de l'individuel, du physique. Les coachs m'ont dit très vite que mon style de jeu correspondait plus à l'EuroLeague. J'ai commencé à regarder et ça me plaît aussi ! » Après un court temps de réflexion, il enchaîne : « Mon objectif ce serait de pouvoir jouer dans ces deux grandes ligues, de dominer dans les deux compétitions. Aujourd'hui je suis plus axé sur l'EuroLeague et son côté tactique. Pour un jeune joueur à mon poste c'est très important ».

Ses ambitions

À court terme, le numéro 9 est concentré sur sa saison : « Je veux dominer la catégorie Espoirs. Pour le moment c'est un peu compliqué mais je m'habitue au fur et à mesure des matchs ». Collectivement, il attend plus que ce que propose son équipe (défaites à Boulazac et contre Cholet, après une victoire face à Limoges en ouverture) : « Je pense que l'on peut faire bien mieux que ce que l'on propose pour le moment. Mine de rien, le championnat Espoirs n'est pas aussi faible que tout le monde veut bien le dire. Il y a beaucoup de prospects. On a eu beaucoup de blessés mais quand tout le monde va revenir ça devrait aller. Notre objectif, c'est le Top 4 ».

À moyen terme, il vise l'obtention de minutes en Pro A. « Je vais essayer de gagner ma place avec le groupe pro. Montrer que s'il y a un blessé ou un absent je peux être quelqu'un sur qui le coach peut compter ». Ses premières minutes et ses premiers points contre Cholet montrent que John David Jackson ne ferme pas complètement la porte au jeune arrière.
 
Équipe de France

Arrivé très tôt sous le maillot bleu (U15), il n'a raté qu'une seule campagne, en 2016, à cause d'une blessure (pour le Mondial U17). Pour Sofiane, l'équipe de France c'est « la récompense du travail fourni durant toute l'année et un endroit où l'on peut acquérir beaucoup d'expérience en très peu de temps » au contact des meilleurs joueurs européens et mondiaux. C'est aussi et surtout « la fierté de représenter et défendre le basketball français ». 

06 octobre 2017 à 15:30
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Résultats
Classement
13ème journée
15 décembre
Hyères-Toulon
20h30
Dijon
Le Portel
75
-
80
Strasbourg
16 décembre
Monaco
84
-
76
Antibes
Cholet
77
-
74
Gravelines-Dunkerque
Limoges
74
-
70
Le Mans
Nanterre
93
-
82
Chalon-sur-Saône
Levallois Metropolitans
94
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84
Châlons-Reims
17 décembre
Lyon-Villeurbanne
83
-
87
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18 décembre
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