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TRENTON MEACHAM, L'ITINÉRAIRE D'UN CHAMPION ATYPIQUE

Crédit photo : Guilherme Amorin

Revenu en France il y a deux mois après une nouvelle pause dans sa carrière, Trent Meacham fait les beaux jours de Boulazac après avoir fait ceux de Nanterre et de l'ASVEL. Ravi d'être de retour en Pro A, le meneur américain du BBD s'est raconté à notre micro.

Il a vieilli, c'est indéniable. Ses tempes nouvellement grisonnantes sont là pour le prouver. Mais dans son cas, c'est pour le mieux. Comme un bon vin, il s'améliore années après années. Il était arrivé de manière anonyme au Paris-Levallois en 2011, recruté par Christophe Denis afin d'assurer la succession du duo Jimmal Ball - Andrew Albicy. Deux titres de champion de France, une Coupe de France, un Match des Champions, deux campagnes d'EuroLeague et une retraite et demie plus tard, Trenton Meacham (1,90 m, 32 ans) est désormais l'une des figures les plus reconnues et respectées du championnat de France.

Meneur scoreur reconverti organisateur, joueur de haut niveau, leader apprécié, gentleman notoire, le natif de l'Illinois est considéré comme l'une des références au poste 1 en Pro A. Cet automne, de nombreux clubs réputés auraient adoré s'attacher ses services : Nanterre, l'Élan Chalon, Limoges... Mais suite à de grands bouleversements dans la vie et la naissance de ses deux premiers enfants au cours de l'été 2016, le joueur ne souhaitait disputer qu'un seul match par semaine. Alors le promu Boulazac, relégable à ce moment-là, a décroché le gros lot fin octobre. Une "opportunité incroyable" se réjouissait Claude Bergeaud à l'époque, et il n'a pas changé d'avis depuis : "Il nous permet de maîtriser le jeu. Par moment, on peut dire qu'il tient beaucoup la balle... mais il la tient. Il se régale dans ce jeu-là. Avec lui dans ce registre, Anderson et Diggs, on a trouvé un équilibre dernièrement."

Ex-retraité devenu double champion de France, Trent Meacham nous a raconté l'intégralité de sa trajectoire. De Champaign à Boulazac, de l'Illinois au Périgord, des États-Unis à la France, le meneur du BBD a vu et traversé énormément de choses. Il a surtout gagné. Beaucoup. Des matchs, des trophées, des distinctions individuelles... Ainsi, il est double champion de France mais ce n'est pas dont il se souviendra le plus après sa carrière, lui qui affirme n'avoir jamais joué pour gagner des titres. Voici son parcours, décrit avec ses propres mots.


Sa jeunesse

"J'ai grandi à Champaign, une ville étudiante, pas très grande (81 000 habitants, ndlr). Je suis toujours resté au même endroit, dans le Midwest, c'est là-bas que je me sens chez moi.  Le basket et le sport en général représentent une part importante de mon éducation. J'ai essayé tous les sports, le football, le baseball, mais le basket est vraiment ce que je préférais. J'ai commencé à jouer quand j'avais six ou sept ans, dans les petits championnats de quartier. Plus jeune, j'ai toujours été bon mais je ne pensais absolument pas en faire mon métier. Mon seul rêve était de pouvoir jouer pour l'université de l'Illinois, dont le campus est situé à Champaign. C'était l'équipe que je supportais quand j'étais enfant. J'ai de bons souvenirs du lycée et de l'université. En NCAA, j'ai fait une année à Dayton, une bonne école avec un programme basket cohérent. Mais on m'a ensuite donné la chance de jouer pour l'école de mes rêves, Illinois. Alors j'ai saisi cette opportunité. C'est au cours de ma période universitaire que j'ai effectué mon premier voyage en Europe avec l'équipe de l'organisation chrétienne, Athletes in Actions. J'ai rencontré ma femme, Theresa, grâce à ce voyage ! Cela m'a aussi permis de me faire de bons amis et de découvrir la culture européenne. Ma foi a toujours joué un grand rôle dans tout ce que j'ai fait, que ce soit le basket, ma relation avec les autres, mon statut de mari ou de père. Cela m'aide à prendre toutes mes décisions."

L'Autriche puis l'Allemagne, la découverte de Europe (2009/11)

"Après mon cursus universitaire, je savais qu'il y aurait l'opportunité d'aller quelque part en Europe mais je n'avais absolument aucune idée de ce à quoi m'attendre en arrivant en Autriche, je ne m'étais pas préparé du tout. C'était une première année difficile, mais aussi une bonne expérience car j'ai rencontré de très belles personnes et cela fut un bon tremplin d'un point de vue basket. Il y a des joueurs de qualité en Autriche, deux ou trois bonnes équipes aussi. J'ai pu voir plusieurs pays lors de ma saison rookie puisque nous avons également disputé l'EuroChallenge. Donc c'était une bonne première étape. Ensuite, je suis allé à Göttingen, en Allemagne, où j'ai vraiment passé de super moments. Nous avions une équipe très soudée, tout le monde s'entendait très bien. Le championnat allemand est extrêmement bien géré. L'économie allemande va bien, c'est un bon pays pour vivre. Là-bas, j'ai goûté pour la première fois les étrangetés du basket européen (il sourit). J'ai scoré un tir au buzzer contre l'équipe d'Allen Iverson, le Besiktas Istanbul. Mais deux semaines après, le buzzer beater était annulé et il a fallu rejouer le match. Heureusement, on l'a gagné et j'ai marqué 30 points lors de ce second match, sans Iverson en face, mais c'était décevant de voir mon shoot être invalidé."

Les premiers pas en Pro A avec le Paris-Levallois (2011/12)

'Paris est une ville magnifique, c'était très bien de vivre là-bas. La saison s'est plutôt bien déroulée. J'avais déjà affronté l'ASVEL et Le Mans l'année précédente en EuroCup mais c'était la première fois que je découvrais véritablement le basket français. La Pro A est légèrement différente des autres championnats. Notre équipe était très talentueuse, il me semble que nous avions trois des cinq meilleurs marqueurs du championnat (trois des six, ndlr) : Eric Chatfield (1er), Jawad Williams (4e) et Lamont Hamilton (6e). Mais malheureusement, nous n'avions pas assez de profondeur dans l'effectif pour aller loin en playoffs (éliminé 2-0 par Orléans en quart de finale, ndlr).


Sa saison au PL a bien failli être sa seule en France
(photo : Olivier Fusy)

Retraité à 26 ans

"Ce fut assez court (il sourit). J'ai toujours énormément travaillé mon jeu que j'en suis arrivé  un point où j'ai ressenti le besoin de m'éloigner du basket, ne serait-ce que pour un temps. Il fallait régénérer mon corps et mon esprit, découvrir un peu plus la vraie vie. Grâce à cette période, je profite dorénavant davantage la possibilité de jouer au basket et c'est vraiment important d'aimer ce que l'on fait. Aussi, cela m'a permis d'apprécier encore plus la possibilité de vivre en Europe, de rencontrer des nouvelles personnes, de découvrir des cultures différentes, d'expérimenter plein de choses en général. Donc s'éloigner du basket fut positif pour ma femme et moi. Nous sommes revenus en Europe avec encore plus d'enthousiasme."

Nanterre, le conte de fées (2012/14)

"Quand ils m'ont appelé, je me suis dit que ce serait une belle opportunité pour moi. En plus, cela nous permettait de revenir dans la région parisienne, nous qui avions appris à apprécier la culture française. Cela fut une décision facile. À Nanterre, après ma courte retraite, j'ai vraiment redécouvert ma passion pour le basket. Je prenais plaisir à venir à l'entraînement tous les jours. Le plus important, c'est qu'il y a vraiment des gens bien dans ce club, que ce soit dans les bureaux ou chez les coachs. Pareil pour les joueurs, nous avons adoré jouer ensemble, c'était de bons groupes. Nanterre était vraiment spécial. En 2013, pendant les playoffs, nous avons vraiment pris match par match, sans se projeter. Notre saison avait été faite de hauts et de bas mais nous avions battu Gravelines de quinze points pendant la saison régulière, Chalon à deux reprises. Après, on n'avait encore jamais gagné contre Strasbourg et ils nous ont mis 30 points lors de la première manche de la finale (55-89, ndlr). Malgré cela, on savait que l'on pouvait battre tout le monde et on a réussi à puiser encore plus de confiance dans notre bonne dynamique du moment. Le momentum était avec nous. On a joué un super basket pendant trois semaines et parfois, c'est ce qu'il faut faire pour gagner un trophée. C'est probablement la plus grande surprise de l'histoire du basket français mais c'était surtout un groupe incroyable de joueurs. La saison suivante fut un vrai challenge avec énormément de matchs et de blessures. Nous avons joué l'Euroleague puis l'Eurocup, nous sommes allés en finale de la Leaders Cup, nous avons gagné la Coupe de France... Ne pas se qualifier pour les playoffs reste une déception mais la saison fut globalement une réussite. Une nouvelle fois, l'entente dans l'équipe était formidable, j'ai vraiment apprécié le fait d'évoluer au sein de ce groupe. Il y avait mon beau-frère dans l'équipe, Kevin Lisch, c'était vraiment quelque chose de spécial. Malheureusement, cela ne s'est pas tout à fait déroulé comme nous l'avions espéré car il a manqué toute la première partie de saison à cause d'une blessure. C'est un excellent joueur et une personne encore meilleure, c'était vraiment cool pour ma femme et moi de l'avoir à proximité."


La victoire à Barcelone, l'un des moments forts de l'aventure nanterrienne
(photo : Claire Macel)

Milan, le seul échec (2014/15)

"L'Italie n'était probablement pas le meilleur choix que j'aurais pu faire cet été-là mais cela reste une expérience enrichissante. L'équipe était vraiment talentueuse mais nous n'avons pas réussi à atteindre les limites de notre potentiel, à développer la qualité de jeu que nous aurions dû. Je voulais jouer plus. Je sortais du banc : j'avais quelques minutes lors de certains matchs, rien du tout dans d'autres. J'imagine que je ne méritais pas le temps de jeu. La saison était assez irrégulière : nous avons fait une série de 20 victoires d'affilée en Lega mais une mauvaise campagne d'Euroleague. L'équipe n'a rien gagné, ce fut une déception. Cela dit, j'ai beaucoup appris, j'ai rencontré de belles personnes. Le propriétaire du club est Giorgio Armani ! Il n'était bien sûr pas plongé dans la gestion quotidienne du club, j'ai eu peu d'interaction directe avec lui mais il était d'un grand soutien pour l'équipe. On le voyait aux matchs, il nous a organisé un dîner de Noël."

Lyon-Villeurbanne, vraiment particulier (2015/17)

"J'étais heureux d'avoir la chance de revenir en France au milieu de la saison. Encore une fois, de très belles années là-bas. Mes deux fils sont nés à Lyon donc c'est vraiment une ville qui me tient à cœur. J'y ai laissé de bons amis et je suis impatient d'y retourner avec Boulazac. Le sacre de 2016 fut un superbe accomplissement pour l'équipe et le club. 2013 et 2016, ce sont deux titres très différents. Chaque saison est unique. Au final, un trophée se joue sur un seul match, une seule soirée, mais j'essaye de prendre du plaisir dans le processus de construction d'une équipe, d'amélioration tout au long d'une année. Tous les jours comptent car ils nous conduisent jusqu'à cette finalité qui est de pouvoir prétendre à un titre. Peut-être que Tony Parker n'est pas aussi célèbre que Giorgio Armani (il sourit) mais c'était unique de pouvoir jouer pour un futur membre du Hall of Fame. Il est probablement le meilleur joueur français de tous les temps. Avoir son empreinte sur l'équipe est vraiment bénéfique pour l'ASVEL : il connait bien le basket, c'est un bon recruteur. Il arrive à s'impliquer sans marcher sur les plates-bandes du coach et c'est très positif. Évidemment, il est super occupé avec les Spurs mais je sais qu'il aime vraiment ce qu'il fait avec l'ASVEL. En dehors du basket, cela n'a pas toujours été une période facile. Ma femme est restée à l'hôpital pendant pratiquement toute sa grossesse lors de l'année du titre. Parfois, je restais la nuit à l'hôpital avec elle. Après le titre, nous n'avons pas pu rentrer aux Etats-Unis. Je suis resté à l'hôpital pendant tout l'été, aux côtés de ma femme. Nos jumeaux, Andrew et Malachi, sont nés prématurément, l'un d'entre eux a dû rester pendant deux mois à l'hôpital. Ils vont bien maintenant mais leur début de vie a été difficile. Et nous, nous avons pratiquement vécu à l'hôpital pendant neuf mois, loin de nos familles, de nos amis et du soutien que l'on aurait pu avoir si l'on avait été à la maison. C'était une année très spéciale, mais vraiment compliquée aussi. Nous sommes donc rentrés à la maison en mars. J'ai pu passer du temps avec ma famille, m'assurer que tout allait bien. À 31 ans, on pense forcément à la suite. Donc c'était à la fois une pause et une nouvelle retraite (il rit). Mais contrairement à 2012, je suis resté proche du basket. J'entraînais des enfants à côté de chez moi, je me maintenais en forme. Et quand l'automne est arrivé, j'ai senti que c'était l'heure de retourner sur le terrain."


Meacham a remporté ses deux finales contre la SIG, à ses yeux "le meilleur club de France"
(photo : ASVEL Basket)

Boulazac, la nouveauté

"Pendant toute ma carrière, j'ai joué une Coupe d'Europe : EuroLeague, EuroCup, Champions League, EuroChallenge... J'ai vraiment apprécié cela. En tant que joueur, tu préfères toujours jouer que t'entraîner. Mais cette année, le mieux pour ma famille était de ne pas rejoindre une équipe où j'aurais été sur la route de deux à quatre jours par semaine. Avoir le moins de déplacement possible était le plus important pour moi cette saison. Pour l'instant, je suis très heureux de ne jouer qu'une seule fois par semaine. C'est totalement différent, tu t'installes plus dans une routine d'entraînements pendant toute la semaine avant de jouer le samedi. Il y a des points positifs et négatifs à cette situation : il y a plus de temps de récupération, on prépare mieux les matchs mais cela peut également s'avérer difficile de n'avoir si peu de matchs, tu peux facilement passer un mois sans gagner une seule rencontre. Et alors, il est plus compliqué de retrouver de la confiance. Au moment de choisir ma future destination, revenir en France était le plus attrayant. Je connais le championnat, je commence à avoir des amis un peu dans chaque équipe. Et nous nous plaisons vraiment dans le pays avec ma femme, même si j'aimerais parler plus Français. Si on reste ici, mes enfants parleront mieux que moi assez rapidement (il rit). J'aime les gens ici, la culture, le rythme de vie. Bien sûr, la ville de Boulazac est beaucoup plus petite que Paris, Lyon ou Milan. Cela nous change totalement mais nous apprécions vraiment la vie ici pour l'instant. Nous y sommes bien installés. Avant de signer, j'avais entendu beaucoup de bonnes choses sur le club de Boulazac. Maintenir le BBD en Pro A, j'ai vu cela comme un beau challenge à relever. Cela s'annonce difficile mais nous avons un bon groupe. Je suis plutôt optimiste. Nous sommes sur une bonne dynamique en ce moment mais il faut continuer à construire cela petit à petit, s'améliorer jour après jour. Il y aura beaucoup de challenges cette saison mais c'est excitant et je vais faire tout ce qui est en mon pouvoir pour maintenir ce club en Pro A. C'est un gros changement personnel que de se retrouver à jouer le maintien. Mais bon, quand je suis arrivé à Nanterre, on n'était pas censé être une équipe de haut de tableau non plus (il sourit). Mais c'était déjà la seconde année du club en Pro A, ils étaient plus stables. C'est vraiment différent pour moi mais j'essaye de tirer le meilleur de cette situation. Gagner des titres n'a jamais été la plus grande motivation pour moi, au contraire de la possibilité de pouvoir repousser mes limites chaque jour et d'aider mes coéquipiers à devenir meilleur. J'apprécie de pouvoir relever ce défi et j'espère que je vais pouvoir grandir en tant que basketteur, devenir encore plus un leader."


Le BBD va devoir lutter pour sauver sa tête en Pro A
(photo : Guilherme Amorin)

Et après ?

"Je ne sais pas combien de temps je vais encore jouer mais une chose est sûre : je suis vraiment très heureux d'être de retour sur le terrain à l'heure actuelle. J'apprécie cette opportunité de pouvoir continuer à jouer, j'espère avoir la meilleure saison possible et aider cette équipe au maximum. Ensuite, on verra... Après, il y a une possibilité que je devienne coach, cela m'attire vraiment. Mais je n'en suis pas sûr. J'ai beaucoup d'options qui se présentent à moi et pas mal de personnes avec qui en discuter. Quand je me regarderai en arrière sur ma carrière dans une vingtaine d'années, plus que les victoires et les titres, je me rappellerai des gens que j'ai rencontré, des relations  avec mes coéquipiers, le travail quotidien pour progresser. Pouvoir gagner sa vie en jouant au basket est vraiment quelque chose de particulier mais il y a beaucoup de chsoes qui valent plus à mes yeux que le simple fait de gagner des trophées : la volonté constante de progresser, l'entraide avec mes coéquipiers, la compétition sur le terrain, avoir la chance de vivre à l'étranger... Les relations humaines et le travail quotidien sont les aspects que j'apprécie le plus et représentent les meilleurs souvenirs que je garderai de ces années."

18 décembre 2017 à 11:00
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Résultats
Classement
16ème journée
12 janvier
Antibes
75
-
70
Boulazac
Dijon
65
-
77
Strasbourg
13 janvier
Bourg-en-Bresse
20h00
Hyères-Toulon
Chalon-sur-Saône
20h00
Lyon-Villeurbanne
Le Mans
20h00
Châlons-Reims
Levallois Metropolitans
96
-
91
Nanterre
Pau-Lacq-Orthez
20h00
Cholet
14 janvier
Monaco
105
-
90
Limoges
15 janvier
Gravelines-Dunkerque
55
-
63
Le Portel
Autres journées
PROGRAMME TV
18 janvier - 01h30
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Buzzer
18 janvier - 04h00
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18 janvier - 07h45
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